Palestine – Jour de la Terre – Ode à la Terre

 

 

https://frontdeslaics.files.wordpress.com/2018/03/518a1-a5.jpg?w=919&h=817

Nabil Inani – Palestine

 

A la mémoire d’Omar Samour, agriculteur palestinien de 27 ans, tué tôt ce vendredi du 30 mars 2018 dans la bande de Gaza par un tir d’artillerie de l’armée d’occupation, à quelques heures d’un rassemblement à l’occasion de la « Journée de la terre ».

 

 

 

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La terre
l’oliveraie,
l’huile coule dans mes veines.

 

La terre
le thym, la sauge, la marjolaine, la sarriette, la lavande
les parfums ferment mes yeux.

 

La terre
le peuplier, le chêne, le tilleul, le hêtre, le pin
le vent souffle dans ma tête.

 

La Terre
l’orange, l’abricot, la pêche, la cerise
la lumière inonde ma chevelure.

 

La terre
le blé, le froment, le seigle, l’orge, l’avoine,
la faucille prolonge ma main.

 

La terre
l’eau, la source, le ruisseau, la rivière
je vais tout nu au soleil.

 

La terre
le hameau, la ferme, le village, la ville
l’école, l’usine et la prison.

 

La terre
le sentier, le chemin, la route
sans perspective, barrés par le mur.

 

La terre
les champs et le cimetière
où vont quelques fois les vivants et les morts.

 

La terre
vue de la lune
vue des étoiles.

 

La terre
que je laisse derrière moi
quand je m’en vais.

 

La terre
le rêve qui me ramène à mon enfance
quand je grandis.

 

La terre
les nuages qui passent, se regroupent, se disloquent et disparaissent
dans le ciel bleu.

 

La terre
avec à l’horizon, la mer
d’où personne ne vient.

 

La terre
volée, violée, blessée,
qui saigne.

 

La terre
ma mère.

 

Al Faraby,
Vendredi, 30 mars 2018
à l’occasion de la
« Journée de la Terre »

 

https://assawra.blogspot.fr/2018/03/ode-la-terre.html

 

 

 

 

La pétition qui monte…

« Libérez A’hed Tamimi »

https://www.change.org/p/benyamin-netanyahou-libérez-l-enfant-a-hed-tamimi

 

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PALESTINE : Oui, Ahed Tamimi est notre idole !

PALESTINE :

Oui, Ahed Tamimi est notre idole !

Alors que le juge militaire lui demandait :

« Comment avez-vous fait pour gifler ce soldat ? ».

Ahed a répondu :

« Si vous m’enlevez mes menottes, je vous montrerai ! »

Et à l’issue du « procès », alors que les gardiens l’emmenaient, elle a crié : « il n’y a pas de justice sous occupation ! »

La résistance, mais aussi le sens de l’humour et la grâce d’Ahed Tamimi, y compris en détention, rendent l’occupant israélien malade.

A tel point qu’on aura tout entendu ces derniers mois dans les commentaires à la botte de l’Etat colonial , y compris le fait que la famille Tamimi n’était pas une vraie famille mais un « montage » pour déstabiliser Israel !

En vérité, Ahed a fait prendre conscience au monde entier de la réalité de l’occupation israélienne, de la manière dont elle traite les enfants palestiniens qu’elle kidnappe, torture, emprisonne, quand elle ne les tue pas ou ne les rend pas infirmes à vie.

De même, un jugement à huis clos devant des juges militaires, dont le taux de condamnation des Palestiniens est de 99.74% , et qui sont les mêmes soldats qui arrêtent et brutalisent les enfants, a montré à l’opinion publique israélienne, à quoi ressemblait la « grande démocratie » israélienne.

Des mois en détention, avec d’interminables interrogatoires sans la présence d’un parent, d’un avocat ou de la moindre protection, alors qu’elle est mineure.

La machine à propagande israélienne, malgré ses moyens hors du commun, s’est rouillée face à Ahed Tamimi, une blonde aux yeux bleus, sans foulard, et avec un sourire éclatant, pour tout arranger ! Quelle poisse !

Merci Ahed ! Merci la famille Tamimi ! Merci tout le village de Nabi Salah ! Merci tous les résistants palestiniens, vous qui refusez de quitter la Palestine, malgré tout ce que l’occupant vous fait subir !

Nous célèbrerons votre résistance, à Paris :

LE SAMEDi 31 MARS, A 15 H

A LA FONTAINE DES INNOCENTS (dont le nom vous convient bien)

METRO-RER CHATELET lES HALLES

A très bientôt !

CAPJPO-EuroPalestine

http://www.europalestine.com/spip.php?article14067

Élections en Irak : Front uni anti-impérialiste!

ÉLECTIONS EN IRAK

Front anti-impérialiste…

Front unique…

Front laïc…

« En Irak, le turban s’allie à la faucille et au marteau pour les élections…

Raëd Fahmi, secrétaire du Parti communiste irakien, le 14 février 2018 à Bagdad (afp)

Pour la première fois dans l’histoire de l’Irak, le turban noir des religieux chiites affirmant descendre du prophète Mahomet s’est allié à la faucille et au marteau des communistes, pour les législatives de mai.

Au grand dam de ses pairs, le turbulent chef chiite Moqtada Sadr, issu d’une lignée de dignitaires religieux, a choisi de faire campagne avec ceux qu’hier encore il abhorrait car ils étaient pour lui synonyme du diable, des sans Dieu qui voulaient un Etat laïque.

« Cette alliance est une première en Irak. C’est une révolution des Irakiens pour les réformes, qu’ils soient laïcs comme les communistes, ou du courant islamiste modéré », explique à l’AFP Ibrahim al-Jaberi, responsable sadriste en charge des manifestations.

Barbe rousse, turban noir et abaya, ce dirigeant de 34 ans harangue chaque vendredi place Tahrir à Bagdad les centaines de manifestants hostiles à la politique gouvernementale.

« Nous ne sommes pas surpris par cette alliance car depuis plus de deux ans nous combattons ensemble dans toutes les provinces contre le confessionnalisme », dit-il.

Ce mouvement de protestation a été lancé en juillet 2015 à l’initiative de militants de la société civile auxquels se sont joints ensuite les sadristes, pour réclamer des réformes, la lutte contre la corruption et l’amélioration des services publics.

« Les revendications n’avaient aucun caractère confessionnel. Elles sont pour un Etat de droit, civil et citoyen », explique Raëd Fahmi, secrétaire du Parti communiste irakien (PCI). « L’important, c’est que cela a permis à des gens du mouvement islamiste et à des laïcs de travailler ensemble ».

« Une coopération est née entre des gens n’ayant, à priori, rien en commun idéologiquement. Puis cela a évolué vers une alliance politique », ajoute-t-il dans son bureau où trônent le drapeau rouge avec la faucille et le marteau et le drapeau irakien avec l’inscription « Dieu est grand ».

L’alliance, « La marche pour les réformes », compte six formations majoritairement laïques, dont le PCI, et Istiqama (droiture), un parti de technocrates soutenu par Moqtada Sadr qui a suspendu son groupe parlementaire Ahrar et appelé ses 33 députés à ne pas se présenter aux élections prévues le 12 mai. Le PCI a actuellement un représentant au Parlement.

Place Tahrir, les femmes en tchador noir croisent en souriant mais sans se parler des femmes sans voile, et les hommes tout de noir vêtus ceux en costume cravate.

« Cette alliance n’est pas étrange car le courant sadriste est ouvert à tous les partis et confessions. Pour moi, nous sommes un seul peuple avec un seul drapeau », assure Qassem Mozam, journalier de 42 ans.

Pourtant Moqtada Sadr, 44 ans, en dirigeant populiste, ne fut pas aussi œcuménique à ses débuts, après l’invasion de l’Irak conduite par les Etats-Unis en 2003.

Sa milice, l’armée du Mahdi, a sévi de 2003 à 2008 et a été accusée d’avoir établi des escadrons de la mort contre les musulmans sunnites. Lui-même a été accusé d’avoir commandité le meurtre en 2003 d’un rival, Abdel Majid al-Khoei.

Ses miliciens s’en sont pris aux débits de boisson et aux homosexuels avant qu’il n’appelle en août 2016 à faire cesser ces attaques.

Pour Nadia Nasser, enseignante de 43 ans en tchador, « l’objectif est de changer les horribles têtes qui nous gouvernent depuis 14 ans. J’en ai marre des corrompus. Je suis pour cette alliance car je veux de nouveaux visages ».

Souriant, les cheveux gris, l’organisateur communiste des manifestations, Jassem al-Hilfi, 58 ans, se rappelle la première fois qu’il a rencontré Moqtada Sadr en 2015 dans la ville sainte chiite de Najaf.

« Nous lui avons présenté nos projets pour lutter contre la corruption et créer un Etat civil issu des urnes. Il nous a écoutés et dit qu’il était d’accord et prêt à coopérer », raconte-t-il. Depuis ils se voient chaque deux semaines.

Pour le secrétaire du PCI, « certains disent que c’est impossible » pour les laïcs et les religieux de travailler ensemble, mais « ce n’est pas une alliance idéologique ». « Chacun a ses convictions ».

En tout cas, cette alliance est jugée scandaleuse par les autres partis religieux chiites au pouvoir en Irak.

« Ils ont lancé une guerre contre notre liste et nous attaquent sur leurs télévisions. C’est la preuve de la faiblesse des corrompus et de notre force », dit en souriant M. Jaberi.

https://assawra.blogspot.fr/2018/03/en-irak-le-turban-sallie-la-faucille-et.html

La pétition qui monte…

« Libérez A’hed Tamimi »

https://www.change.org/p/benyamin-netanyahou-libérez-l-enfant-a-hed-tamimi

 

 

Sur le prétendu « léninisme » du PC chinois et en réponse à « Librairie Tropiques », H. Fuyet et deux autres auteurs…

 

 

 

Reçu le 21 Mars, ce mail relayant la présentation d’un article paru sur le site LePCF.fr, mail envoyé par la Librairie Tropique et cosigné par l’un des auteurs, Hervé Fuyet, les deux autres, mentionnés sur le site, étant Michaële Lafontant et Peggy Cantave Fuyet.

« Pour les fidèles de Pierre Laurent… ni marche avant, ni arrière : ils sont à proprement parler au point mort … « durable », et semble-t-il encore « soutenable ».
Un état que le PCF doit principalement à ce dont témoigne son « 
électroencéphalogramme théorique et politique … plat« .
Un état végétatif où il s’agit de se maintenir dans les limbes de la classe politique, elle-même en état de décomposition « avancé »… comme Marchais disait à propos de la démocratie qu’il préconisait à l’horizon eurocommuniste, celui des lendemains libéraux qui chantaient sur l’air de l’abandon du marxisme ( c.a.d. : l’abandon de la « notion de dictature du prolétariat » , à l’époque, depuis ils ont bien « avancé ») .

Cela dit, les commensaux du Parti ne sont pas particulièrement en meilleure posture….

et comme des luttes concrètes semblent venir des « changement dans la base économique » ça pourrait bien « bouleverser plus ou moins rapidement toute l’énorme superstructure ».

Le PCF y compris, quelque fantomatique ( et somnambule-noctambule) qu’il soit devenu … ce qui du reste facilite son « bouleversement » car il n’y a plus qu’à le délester des chaines de bimbeloterie révisionniste qu’il agite encore, mollement, sans trop y croire, s’encourageant de « houhou » escrologistes et libertaires mais d’une voix déjà bien chevrotante (sans doute les effets de la « domination symbolique » »

Le lien vers l’article complet sur LePCF.fr  :

http://lepcf.fr/PCF-Congres-Extra-ou-Ordinaire-2018-en-Marche-Avant-ou-Arriere

A la suite, notre réponse… :

Bonjour à tous,

L’article cité en référence dans ce mail, paru sur LePCF.fr, propose de constituer une fraction « de gauche » au sein du PCF, comme alternative à sa direction actuelle, entièrement convertie au réformisme social-démocrate via l’ « eurocommunisme »…

Intention à priori louable, mais qu’en est-il, concrètement ?

Quant au fond, l’auteur se réfère essentiellement, et à de multiples reprises, à la ligne du PC chinois qui serait, selon lui, de type « léniniste » !

Il infère donc qu’une nouvelle ligne du PCF pour un socialisme « à la française » serait une sorte d’équivalent de l’actuel « socialisme à la chinoise », ou de ce qui est donc prétendu tel par le PC chinois…

Selon cette « vision » du monde et de la politique la Chine serait donc à la fois un « pays socialiste » et en passe de devenir la première puissance mondiale !

Le fait est que la place de première puissance économique se joue effectivement entre les USA et la Chine, la « pôle position » variant selon les méthodes statistiques employées…

Par contre un fait est incontestable : la Chine est bien la seconde puissance mondiale en terme de capitalisation boursière, avec plus de 11 000 Milliards de Dollars de valeurs et de titres financiers cumulés sur ses places financières et marchés boursiers… !

La Chine est donc incontestablement la seconde puissance mondiale en termes de capitalisme financier.

Très loin devant les autres challengers et satellites de la finance US, que ce soit en Europe ou ailleurs, Japon compris.

A travers sa ligne actuelle de Kollaboration de classe sociale-démocrate le PCF n’est que l’un des micro-satellites, parmi tant d’autres, au sein d’une nuée de zélateurs du capitalisme et de l’impérialisme, tentant néanmoins de se dissimuler derrière un masque de « critique » des « excès » du capitalisme et de l’impérialisme…

En quoi le fait d’en faire un micro-satellite de la puissance financière chinoise changerait le sort des prolétaires de France ? On se le demande, et bien en vain, tant la réponse devrait être évidente pour tout le monde… !

Mais le caractère « socialiste » du capitalisme financier chinois et la ligne « léniniste » du PC chinois seraient attestés, selon l’auteur, par une vague référence à la NEP des années 20 en URSS…

Or, si la NEP comprenait bien, en plus du secteur économique socialiste, un secteur économique de « capitalisme d’État », celui-ci était clairement défini et délimité par Lénine lui-même, dès 1918, et repris, dans cette même définition, à l’occasion de la NEP, en 1921. Il est évident qu’il s’agissait, au lendemain de la guerre civile et de l’intervention impérialiste, de redémarrer la production, totalement ruinée, en y incluant une part limitée de petit capitalisme rural et de capitalisme productif industriel, mais, par contre, aucune part de renaissance du capitalisme financier.

Il est évident, de plus, qu’il ne s’agissait pas du secteur économique essentiel en URSS, qui restait bien le secteur socialiste, non soumis à ce capitalisme d’État, et encore moins, à l’influence du capitalisme financier et boursier, inexistant en URSS, car démantelé dès la Révolution d’Octobre.

Alors que le PC chinois s’est non seulement efforcé de reconstituer un capitalisme financier et boursier en Chine mais que, de plus, la plupart de ses membres, et jusqu’aux niveaux les plus élevés de la hiérarchie, y ont des intérêts personnels notoires, directs ou indirects, et très importants.

Le PC chinois est à peu près tout ce que l’on voudra, sauf un parti de prolétaires au pouvoir.

C’est, clairement, le parti du capitalisme financier chinois, aujourd’hui en lutte pour l’hégémonie financière mondiale contre la puissance financière US, après avoir été son Kollaborateur zélé contre l’URSS, du temps du capitalisme bureaucratique prétendument « national » de Mao Zedong, dès 1972, via l’entremise du tristement célèbre Henry Kissinger.

Il serait donc temps, si l’on veut vraiment reconstruire une alternative prolétarienne à la fois unitaire et autonome, de mettre fin à ce genre de mascarade idéologique pseudo « marxiste-léniniste ».

Une des questions posées en commentaire sur le site LePCF.fr est formulée ainsi :

« …est-ce que la pierre de touche aujourd’hui est-ce bien l’importance du léninisme, ou de l’eurocommunisme, ou bien une analyse bien concrète et pertinente de la phase actuelle du capitalisme, et aussi du programme qu’il faudrait défendre pour s’en sortir ? »

Que l’on soit marxiste-léniniste ou non, c’est effectivement la bonne question pour le mouvement ouvrier.

Nous vivons une époque de crise inédite, où les forces productives continuent de se développer de manière exponentielle grâce aux nouvelles technologies, et où, en même temps, les besoins sociaux les plus élémentaires continuent de rester insatisfaits dans de vastes régions du globe, alors que dans les pays dits « avancés » la misère regagne chaque jour du terrain sur les conquêtes sociales des générations précédentes.

La vraie question est donc de faire correspondre les forces productives avec les besoins sociaux. C’est là la base de toute alternative. C’est ce qui relève à la fois du simple bon sens et des fondamentaux du ML. Et de plus, on sait aujourd’hui précisément que grâce à l’informatique et aux nouvelles technologies les difficultés rencontrées jadis pour une planification efficace en URSS seront beaucoup plus facilement résolues, et à la fois de manière démocratique et interactive.

Ce n’est précisément pas ce que le capitalisme financier peut apporter, qu’il soit US, français ou chinois.

Le capitalisme financier est la base de l’impérialisme et la cause des guerres dans le monde, qui vont en se développant, avec la crise.

Des luttes de résistance anti-impérialistes ont encore lieu dans différentes régions du globe. Mais sans alternative socialiste prolétarienne unitaire, elle ne mèneront qu’à de nouveaux échecs, de nouvelles évolutions du néo-colonialisme ou de l’impérialisme.

Dans la plupart de ces pays les prolétaires doivent à la fois lutter contre l’impérialisme et pour construire l’autonomie de leur propre classe par rapport à leur bourgeoisie nationale.

Chez nous, il n’existe plus de bourgeoisie « nationale » significative, la France étant elle-même et depuis très longtemps une puissance impérialiste, même si aujourd’hui sur le déclin.

Pour nous, prolétaires de France, lutter contre l’impérialisme et pour le socialisme, c’est donc un seul et même combat.

Encore faut-il l’exprimer clairement et simplement et ne pas se tromper ni d’alliés ni d’adversaires.

Le capitalisme financier, d’où qu’il vienne, est la base de l’impérialisme et il est donc notre adversaire.

Les peuples en lutte contre l’impérialisme sont nos alliés car ils contribuent notamment à affaiblir cet adversaire.

Selon les cas et les situations concrètes, des contradictions plus complexes apparaissent nécessairement, mais nous devons sans cesse en revenir à ces fondamentaux, si nous voulons réellement avancer.

Pour Tribune Marxiste-Léniniste:

Luniterre

Divers articles et études connexes sur TML :

Sur le capitalisme chinois :

https://tribunemlreypa.wordpress.com/chine-capitalisme-ou-socialisme-aux-racines-du-maoisme/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2014/03/08/en_relisant_lenine_qui_parlait_deja_de_chine/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2015/09/01/de-la-structuration-maoiste-de-la-bulle-chinoise/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2014/07/29/1385_chine_yuan_dollar_/

Sur les nouvelles possibilités de planification démocratique :

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/01/12/democratie-proletarienne-et-planification-socialiste-le-role-de-linformatique-et-de-linteractivite/

Sur l’histoire économique de l’URSS :

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/01/06/le-marxisme-etait-il-a-la-base-du-socialisme-en-urss-et-quelles-lecons-peut-on-en-tirer/

Sur la situation actuelle de l’impérialisme :

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/02/20/limperialisme-nest-pas-un-complot-cest-un-systeme-economique-a-la-base-du-capitalisme-mondialise/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/03/03/capitalisme-et-imperialisme-sont-les-deux-faces-dune-meme-piece/

22 MARS 2018 : REFUS DES ILLUSIONS RÉFORMISTES !!

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Pour un front unique interprofessionnel!

Service «  Public  » ou «  privé  », c’est aujourd’hui un faux problème, car cela ne change plus rien aux critères de concurrence et de rentabilité dans l’époque de crise actuelle.

Dans le contexte international actuel, de mondialisation et de concurrence entre USA, Chine et UE, le secteur public et nationalisé ne peut plus être financé aux dépens du secteur privé d’aucun pays, au risque d’être complètement liquidé. Même un pays soucieux d’indépendance et se retirant de l’UE ne pourrait plus survivre de manière tout à fait autarcique dans le contexte capitaliste actuel. Pour le système actuel, « macronien » ou non, ses secteurs publics et privé doivent donc rester également « rentables » , sauf à tomber complètement dans la dépendance de la super puissance financière US/UE, ce qui serait un résultat encore pire et même contraire aux prétentions éventuelles d’«  indépendance  »…

Le secteur dit «  public  » doit donc demeurer «  rentable  » au point de s’autofinancer, pour l’essentiel. Il est contraint de s’aligner, nécessairement, dans le contexte capitaliste, sur les critères de «  concurrence  » du privé…  !

La seule solution alternative est darriver à créer un nouvel équilibre économique, sur une autre base, socialiste et prolétarienne!

LURSS, malgré tous ses défauts, a pu survivre dans de bonnes conditions tant qu’elle avait à la fois un développement endogène et un commerce extérieur équilibré. Cest la rupture de cet équilibre, au tournant des années 60, conséquence des «  réformes  » khrouchtcheviennes, qui a amorcé la pente fatale, provisoirement ralentie par la rente pétrolière au cours de l’ère Brejnev. Il ne sagit évidemment pas de reproduire à l’identique les solutions drastiques auxquelles s’est trouvée contrainte l’URSS des premières décennies, mais d’en tirer les leçons utiles pour les adapter au mieux à notre époque.

Le piège du réformisme des syndicats actuels, toutes «  confédérations  » confondues et unies pour la circonstance, est dans l’illusion, en réalité… L’illusion qu’on pourrait en revenir à une sorte de «  compromis social  » dans lequel les services publics retrouveraient leur prérogatives d’après-guerre… Prérogatives qui n’ont existé que par la reconstitution provisoire de l’  «  empire français  » colonialiste et néocolonialiste…

Avec la crise actuelle, le seul «  service public  » réellement social et efficace qui soit possible est celui d’une économie socialiste planifiée démocratiquement, faisant correspondance entre infrastructures productives, également dans le domaine des services, et besoins sociaux réels, également définis démocratiquement et de manière interactive!

Il est donc nécessaire de dénoncer les défaillances actuelles pour montrer l’impasse des «  services publics  » soumis en fait inexorablement à la loi du marché…

Des services publics dignes de ce nom ne peuvent plus se développer que dans un cadre économique libéré de la loi du marché  : le socialisme prolétarien.

Si la lutte se développe, les militants syndicalistes conscients doivent donc tenter de la politiser, même si cela paraît «  diviser  », car entretenir l’illusion c’est, à court terme, renforcer l’illusion réformiste, et à moyen terme, aller à l’échec, de toutes façons, comme lors de la lutte anti-loi El Khomri.

Travailler au réveil de la conscience de classe, c’est être solidaires de l’avenir, en quelque sorte, et des générations futures, même si celles d’aujourd’hui ne sont pas encore réellement prêtes à relever le défi, qui se précise, pourtant  !

Tribune Marxiste-Léniniste

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/

POUR DÉBATTRE D’UNE ALTERNATIVE POLITIQUE

ET ÉCONOMIQUE A LA CRISE!

Toutes les richesses créées, en biens et services socialement utiles, sont le fruit du travail, devenu précaire et de plus en plus mal payé, des forces vives productives qui sont la force essentielle de la société. Leur fonction naturelle est de répondre aux besoins sociaux des travailleurs et de leurs familles.

Avec la crise, le fait qu’elles soient détournées au profit de l’accumulation du capital apparait de plus en plus flagrant.

Les besoins sociaux les plus élémentaires d’une part croissante de la population ne sont plus satisfaits, alors que prolifèrent les services et productions superfétatoires et de luxe, gaspillant les ressources de la planète. Rendre aux forces productives vives leur fonction sociale première, c’est l’exigence de l’heure!

Dans ce but, il est nécessaire de rendre à chacun le pouvoir de s’y impliquer, en y participant par son travail, afin de recevoir en échange la juste part qui lui en revient, pour soi-même et sa famille.

8 points du débat de fond :

___1_Refonte complète des institutions politiques et de l’état, en donnant tout le pouvoir aux travailleurs, qui doivent être représentés par eux-mêmes et avoir le droit de révoquer leurs élus. Donner à la démocratie prolétarienne la direction de l’économie.
Électivité et révocabilité du personnel de l’appareil d’état (police, armée, justice, responsables administratifs).
Élus politiques, cadres et officiers, dont le salaire est ramené au salaire des ouvriers et ouvriers qualifiés, selon grade et responsabilités.(fourchette de 1 à 3)

__2_Créer un nouvel équilibre économique où les forces productives sont employées pour répondre aux besoins sociaux réels, et non à l’accumulation du capital. Cela seulement rendra possible le partage du travail entre tous, éliminant ainsi le chômage et la précarité.

L’avenir du mouvement social n’existe donc concrètement qu’autour des revendications pour un tel partage véritablement socialiste prolétarien du travail, impliquant la socialisation des moyens de production et des services essentiels.

__3_Recensement des besoins sociaux urgents actuellement non satisfaits, notamment en matière de logement et de santé.

__4_Recensement des forces productives disponibles et nécessaires à développer pour satisfaire ces besoins réels.

__5_Redéfinition d’un budget en équilibre, en base valeur-travail, entre ces forces productives et ces besoins.

__6_Redéfinition, dans cet équilibre, de la durée moyenne hebdomadaire de travail, nécessaire pour atteindre cet objectif.

__7_Réajustement, dans le cadre de cet équilibre, du SMIC à un niveau permettant d’accéder au moins à la satisfaction pour tous des besoins sociaux essentiels, notamment en matière de logement, éducation, culture, sport, etc…

__8_Prise en compte, dans cet équilibre, de l’effort collectif nécessaire aux objectifs de sécurité, de développement social et de solidarité.

Tribune Marxiste-Léniniste

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LE TEXTE EN VERSION PDF IMPRIMABLE,

FORMAT TRACT  21×29,7

AVEC, AU VERSO, LES 8 POINTS A DÉBATTRE :

22 MARS 2018 tract REFUS DU REFORMISME

https://tribunemlreypa.files.wordpress.com/2018/03/22-mars-2018-tract-refus-du-reformisme.pdf

Le 22 Mars : grèves et manifestation

pour la fonction publique et les services publics !

LOIRE:

Saint-étienne :

10h30 gare de Chateaucreux

Roanne :

10h gare de Roanne

FONCTION PUBLIQUE : Grève et manifestation le 22 MARS

Les organisations CFTC, CGC, CGT, FAFP, FO, FSU, Solidaires appellent à la mobilisation pour la fonction publique et notre pouvoir d’achat le jeudi 22 mars 2018

LYON :

Manifestation :

départ 10h30 de la Place Bellecour en direction de la préfecture

LILLE/NORD:

Le 22 mars, la manifestation régionale débutera à Lille à 14 h 30, Porte de Paris.

Ailleurs dans la région :

Boulogne-sur-Mer, 9 h 30, bourse du travail ;

Calais, 9 h, sous-préfecture ;

Dunkerque, 15 h, place Jean-Bart ;

Douai, 9 h 30, place d’Armes ;

Valenciennes, 10 h, place d’Armes.

PARIS:

Lieu : Paris 12e – Place du Bataillon du Pacifique

Métro Bercy

Manifestation et grève – Fonction publique

Trajet / parcours : Départ à 14h de Bercy en direction de Bastille

Bercy > Bd de Bercy > Rue de Charenton > Av Daumesnil > Rue de Lyon > Bastille

Convergence avec la manifestation des cheminots à Bastille

Ordre des cortèges syndicaux:

CGT, FO, UNSA, FSU, Solidaires, CFTC, CGC, FAFP, Unef, URIF CGT, URIF FO

BORDEAUX:

Manifestation à Bordeaux le 22 mars

Rassemblement 13h30 Place de la République

Départ 14h – Fin de la manif Place de la Bourse

MARSEILLE:

Marseille vieux port / canebière

Jeudi 22 mars 2018

Marseille – 10 H 30 – Vieux Port

Arles – 10 H 30 – Place de la République

Manifestation interprofessionnelle du 22 mars rdv 10h30 Marseille vieux port / canebière, départ en bus 9h halle de Martigues

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La Résistance : ça paye !!!

https://www.francetvinfo.fr/image/75ipey8h1-977c/1200/450/14552586.jpg

La Résistance

ça paye !!!

L’un promettait à l’autre « le feu et la fureur », mais ils vont finalement se serrer la main. Donald Trump a accepté l’invitation du leader nord-coréen Kim Jong-un, qui avait « fait part de son désir » de rencontrer le président américain « le plus vite possible », et une entrevue aura lieu « d’ici fin mai », a expliqué vendredi 9 mars le conseiller national sud-coréen à la Sécurité, Chung Eui-yong, qui a servi de messager.

L’annonce intervient après un réchauffement des relations entre les deux Corées, autour des JO de Pyeongchang, mais ne représente pas moins une surprise. Et un événement historique. Il n’y a jamais eu, en effet, de rencontre entre un chef d’Etat nord-coréen et un président américain en exercice. Les menaces de Donald Trump et l’escalade des sanctions contre Pyongyang ont-elles payé ? Ou est-ce l’héritier de la dynastie Kim qui réussit un coup de maître et le président américain qui a tort d’espérer obtenir des concessions ? Franceinfo vous explique les raisons de cette rencontre inédite avec deux experts de la Corée du Nord.

Parce que la Corée du Nord est sous pression???

L’été dernier, Washington et Pyongyang semblaient au bord d’un conflit explosif. La Corée du Nord multipliait les essais nucléaires et balistiques, menaçait l’île américaine de Guam et affirmait maîtriser la bombe H. Fin novembre, elle annonçait même être capable de frapper « la totalité du continent américain »Mais les tensions étaient aussi attisées par la rhétorique belliqueuse de Donald Trump. Face aux menaces, le président américain promettait « le feu et la fureur telle que le monde n’en a jamais vu » et de « détruire la Corée du Nord » si jamais les Etats-Unis avaient à se défendre. Des avertissements bien plus directs que ceux de ses prédécesseurs.

L’annonce de sa rencontre prochaine avec Kim Jong-un valide cette stratégie menaçante des Américains, explique à franceinfo Valérie Niquet, responsable du pôle Asie de la Fondation pour la recherche stratégique. Elle prouve que « quand on montre une vraie détermination, et pas seulement une attitude ambiguë, ça marche ». Pour cette chercheuse, la Corée du Nord mène sa diplomatie en calculant « le coût et les bénéfices » : attaquer les Etats-Unis serait s’exposer à une riposte « qui signerait la fin du régime ».

Une explication qui ne convainc pas Antoine Bondaz, chargé de recherche à la Fondation pour la recherche stratégique, joint par franceinfo. Pour lui, « il n’y a pour l’instant aucun succès » de l’approche de Donald Trump, dans la mesure où la Corée du Nord n’a pas fait de promesses fermes en échange de cette rencontre avec le président américain, à l’exception d’un gel des essais qui était déjà en place depuis fin novembre. Cette rencontre à l’initiative de la Corée du Nord illustre surtout « l’effet des sanctions » de la communauté internationale sur le régime de Kim Jong-un. Face au président américain, le dictateur cherchera sans doute à alléger la pression économique sur son pays, qui complique sa capacité à « satisfaire les élites qui le soutiennent », acquiesce Valérie Niquet.

Parce que Kim Jong-un a tout à gagner

Pour Antoine Bondaz, pas de doute, c’est la Corée du Nord qui « mène la danse » dans cette séquence diplomatique. Qu’a-t-elle à y gagner ? Un sommet peut « lui donner une légitimité politique » : Kim Jong-un deviendrait le premier dirigeant nord-coréen à réussir à rencontrer un président américain, un objectif de longue date de la dynastie Kim. S’asseoir autour d’une table « lui donne un statut d’égal à égal » avec Donald Trump. Comme l’a fait remarquer un chercheur américain sur Twitter, une visite à Pyongyang du président des Etats-Unis est même présenté comme le happy end dans un film de propagande nord-coréen des années 1980.

« Kim Jong-un peut transformer cette rencontre en quelque chose de prestigieux » aux yeux de son peuple, confirme Valérie Niquet, et « se présenter comme un dirigeant raisonnable, qui choisit la paix ». Pour la Corée du Nord, organiser un sommet avec les Etats-Unis équivaut même à un rétablissement des relations diplomatiques entre les deux pays, quand bien même elles ne le seraient pas officiellement (les deux pays n’ont aucun contact et ne s’envoient pas d’ambassadeurs). « Cela ouvre la voie à une reconnaissance officielle », un autre objectif historique du régime, estime Antoine Bondaz. En somme, cette rencontre est déjà une victoire pour le leader nord-coréen, que la discussion avec Donald Trump débouche ou non sur un accord.

Parce que Donald Trump fait un pari politique

« La stratégie de la Corée du Nord n’est pas surprenante, explique Antoine Bondaz. Ce à quoi personne ne s’attendait, c’est que Donald Trump accepte, et que ça se fasse aussi rapidement. » En effet, c’est loin d’être la première fois qu’un président américain décroche une invitation de la part de Pyongyang : Bill Clinton, George W. Bush et Barack Obama ont tous été conviés. « Mais ils refusaient de faire un sommet sans qu’il y ait un accord », explique Antoine Bondaz, et n’avaient jamais réussi à obtenir des garanties suffisantes.

C’est en cela que l’annonce de cette rencontre est étonnante. « Normalement, on négocie pendant des mois entre diplomates, jusqu’à avoir obtenu un accord viable, souligne le chercheur. Et ensuite, on organise un sommet pour couronner cet accord. » En décidant d’une rencontre dans seulement deux mois, et avant même le début de quelconques négociations, Donald Trump « met la charrue avant les bœufs ». Pour Valérie Niquet, ce changement d’approche s’explique par « la pression très forte » exercée sur la Corée du Nord, qui placerait Washington dans une position favorable pour obtenir des concessions. Pour Antoine Bondaz, en revanche, elle montre surtout que « Donald Trump n’est pas un diplomate », même si le milliardaire vante ses prouesses de négociateur.

Donald Trump semble croire qu’il peut obtenir de la Corée du Nord des avancées vers une dénucléarisation du régime, et pas seulement un gel de son programme nucléaire. Il l’a souligné dans un tweet vendredi. Mais si Kim Jong-un a bien évoqué avec les Sud-Coréens la possibilité de discuter de ce sujet, il n’a pris aucun engagement en ce sens. Ce qui place Donald Trump dans une situation d’asymétrie : la Corée du Nord tire déjà le bénéfice, en terme d’image, de l’organisation de cette rencontre, alors que le président américain devra les convaincre de faire des sacrifices. S’il échoue, « il risque de perdre du crédit politique ».

Tout dépendra sans doute du travail de l’ombre des négociateurs, mais obtenir un accord important en seulement deux mois « est très peu crédible », estime Antoine Bondaz. D’autant que les Etats-Unis sont dépourvus de négociateurs rodés aux discussions avec la Corée du Nord, alors que « côté nord-coréen, il y a des gens qui négocient depuis des décennies avec les Américains et les connaissent bien ». En tentant un coup politique historique, Donald Trump prend donc le risque d’un retour de bâton.

https://www.francetvinfo.fr/monde/usa/presidentielle/donald-trump/coree-du-nord-pourquoi-kim-jong-un-et-donald-trump-ont-accepte-de-participer-a-une-rencontre-historique_2648156.html

Sommet Trump – Kim Jong-un :

« Les Etats-Unis ont beaucoup plus à perdre que la Corée du Nord »

DIPLOMATIE – Comment expliquer l’annonce surprise d’un sommet entre les États-Unis et la Corée du Nord ? Après des mois de tensions, que faut-il espérer de la rencontre entre Donald Trump et Kim Jong-un ?

Antoine Bondaz, chercheur associé au Centre de recherches internationales de Sciences Po et spécialiste de la politique étrangère coréenne, a répondu aux questions de LCI.

09 mars 14:09Matthieu Jublin

Personne ne l’imaginait il y a quelques jours, mais Donald Trump et Kim Jong-un devraient se rencontrer prochainement. L’annonce par Séoul de ce sommet Etats-Unis-Corée du Nord, dans la nuit du 8 au 9 mars, a surpris tous les observateurs, y compris… Rex Tillerson, le secrétaire d’Etat américain. Si la date et le lieu de l’événement ne sont pas encore connus, un responsable nord-coréen a déclaré que Kim Jong-un s’est engagé à discuter d’une « dénucléarisation » de la péninsule coréenne et qu’il a promis d’arrêter tout test nucléaire d’ici le sommet.

LCI : Cette annonce est-elle vraiment une surprise ?

Antoine Bondaz : Ce n’est pas une surprise d’un point de vue nord-coréen. Ça fait des décennies que la Corée du Nord essaie d’organiser un tel sommet. Et le pays était entré dans une séquence diplomatique depuis novembre 2017, dont l’invitation de Donald Trump était une conclusion logique. C’est plus surprenant du point de vue américain. D’abord parce que c’est la première rencontre entre le dirigeant nord-coréen et un président américain en exercice. Ensuite, parce que ce sommet va s’organiser très rapidement. Normalement, vous avez des mois de négociations, et on fait un sommet quand on pense avoir un accord, afin de couronner ce travail en amont. Là, on met la charrue avant les bœufs, et je pense que les diplomates américains eux-mêmes ont été surpris. Le sommet est annoncé avant même le début des négociations. Si, sur le fond, ces annonces sont surprenantes, elles le sont encore plus sur la méthode.

LCI : Les deux leaders semblent sortir gagnant de cette séquence, mais quels sont les risques à long terme ?

Antoine Bondaz : À très court terme tout le monde est gagnant. L’organisation de ce sommet est déjà une victoire diplomatique pour la Corée du Nord. C’est également une reconnaissance implicite des relations diplomatiques entre les deux pays, alors qu’elles n’existent pas officiellement. Enfin, Kim Jong-un ne s’est engagé à rien. Il a dit être prêt à discuter d’une « dénucléarisation de la péninsule », mais ce terme peut vouloir dire plusieurs choses, comme la fin de l’alliance entre les Etats-Unis et la Corée du Sud, protégée par le parapluie nucléaire américain. Côté américain, Trump peut dire que sa stratégie a fonctionné, que ce soit vrai ou pas. La question, c’est celle de l’après-sommet. Le risque, c’est de donner de la légitimité internationale à Kim Jong-un, sans rien obtenir en retour. Et les Etats-Unis ont beaucoup plus à perdre à ce moment. Il très difficile d’analyser ce que fait Donald Trump et de savoir si ses décisions dépendent du contexte intérieur aux Etats-Unis. Ce qui est sûr, c’est que ce n’est pas une séquence imaginée par des diplomates. Pour l’instant, ça apparaît plus comme un coup politique que comme un coup diplomatique.

LCI : Quel est le rôle de la Corée du Sud et de la Chine dans cette séquence ?

Antoine Bondaz : La Chine a toujours été en retrait sur cette question-là. Elle appelle au dialogue, et ce sommet est conforme à ses intérêts, mais elle n’y a pas contribué activement. Par contre, la Corée du Sud a eu un rôle fondamental, en servant d’intermédiaire entre Pyongyang et Washington, et en rendant ce sommet politiquement possible. À partir du moment où le Sud a initié le dialogue et a accepté de participer à un sommet inter-coréen, alors il devenait acceptable pour Trump d’organiser un sommet. La Corée du Sud, dont l’objectif était d’établir un dialogue direct entre les Etats-Unis et la Corée du Nord, a débloqué la situation. Diplomatiquement, c’est un coup de maître.

Il faut parvenir à un accord avant que les missiles intercontinentaux nord-coréens soient pleinement opérationnelsAntoine Bondaz

LCI : Peut-on imaginer un scénario de sortie de crise ?

Antoine Bondaz : On est encore très loin d’une dénucléarisation. En plus du gel des tests nucléaires nord-coréen, il faut parvenir à un gel du programme nucléaire, vérifié par l’AIEA, et enfin, au démantèlement des capacités nucléaires. On est aussi loin d’un retour de la Corée du Nord dans le jeu diplomatique, mais l’existence de sommet permet déjà de créer des opportunités. C’est désormais le travail des négociateurs de transformer ces opportunités en gains diplomatiques. Mais soyons honnêtes : négocier un tel accord en quelques mois, alors que le dialogue était inexistant il y a quelques semaines et que les négociateurs historiques américains sont partis, c’est extrêmement compliqué. En face, les négociateurs nord-coréens sont très expérimentés.

LCI : Cette position de force est-elle aussi garantie par les capacités nucléaires de la Corée du Nord ?

Antoine Bondaz : Oui. Côté américain, il y a urgence. Il faut parvenir à un accord avant que les missiles intercontinentaux nord-coréens soient pleinement opérationnels. Arriver à un gel des essais est déjà une victoire de Trump sur ce plan-là, car la menace est contenue.

https://www.lci.fr/international/denuclearisation-trump-kim-jong-un-les-etats-unis-ont-beaucoup-plus-a-perdre-que-la-coree-du-nord-2081175.html

19 MARS, Solidarité Anti-impérialiste : Une date à retenir !

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19 MARS

Solidarité

Anti-impérialiste

Une date à retenir !

Chère amies, Chers amis,

Nous venons d’apprendre qu’à la demande du lobby israélien un nouveau procès nous est intenté le 19 mars 2018, pour avoir appelé la chanteuse Vanessa Paradis, il y a 7 ans, à ne pas aller donner un concert à Tel Aviv et à ne pas y rencontrer le président de l’Etat d’Israël Shimon Peres.

Les plaignants : « L’Union des communautés juives d’Ile de France », présidée par le colon franco-israélien Sammy Ghozlan, nous accusent de « provocation à la haine ou à la violence » et de « provocation à la discrimination nationale, raciale, religieuse », en se référant à une vidéo, publiée sur notre site en janvier 2011, qui nous montre en train d’expliquer, chants et danses à l’appui, qu’il serait immoral d’aller cautionner les colonies, l’occupation, les massacres et le blocus de Gaza, ainsi que la torture des enfants palestiniens.

Lors de cette soirée, nous avions distribué au public la lettre des opposants israéliens appelant Vanessa Paradis et Johnny Depp à ne pas se rendre en Israël et à ne pas « permettre à l’Etat d’Israël de se servir de votre réputation pour blanchir ses crimes ! »

Texte intégral sur http://www.europalestine.com/spip.php?article5752

Vanessa Paradis et Johnny Depp avaient choisi d’annuler leur concert. Tant mieux.

Des centaines d’artistes dans le monde, de Ken Loach à Roger Waters, en passant par MassiveAttack, Brian Eno ou Lorde, refusent de cautionner l’occupation et la colonisation israéliennes, et nous leur en savons gré.

Sont ils antisémites ? Non ! Pas plus que nous, ni les opposants israéliens, ni le peuple palestinien qui nous appelle à faire comme pour l’Afrique du Sud de l’Apartheid, et à boycotter Israël tant que durent l’occupation, la colonisation, et leur cortège d’atrocités.

Mais une fois de plus, le lobby israélien essaie de créer la confusion entre judaïsme et condamnation de l’apartheid israélien, et d’inverser les rôles en osant parler de « discrimination » à l’encontre d’un Etat qui boycotte en permanence tout un peuple, le privant de l’ensemble de ses droits les plus fondamentaux.

Netanyahou et ses supporters ne se contentent pas d’amplifier la colonisation, comme les violations des droits de l’homme et du droit international. Ils exigent que la France interdise le boycott d’Israël, interdisant par là même aux artistes, aux universitaires, aux sportifs, de refuser d’aller se produire dans ce pays !

On pourrait ainsi réclamer des sanctions contre la Chine, la Russie, la Syrie ou dl’Iran, mais pas contre Israël, qui s’estime au-dessus des lois, comme vient de le proclamer sans complexe la ministre israélienne de la justice Ayelet Shaked :

http://www.europalestine.com/spip.php?article13956

C’est énorme ! Nous devons, par un soutien et une présence massive au procès d’Olivia Zémor, présidente de CAPJPO-EuroPalestine, montrer que la France n’est pas une colonie israélienne.

C’est pourquoi nous vous donnons rendez-vous le lundi 19 Mars 2018 à partir de 12 H 30, au Tribunal de Versailles, 5 Place André Mignot, 78011 (le procès se déroulera à 14 H à la 8e Chambre, Section 3).

Nous vous demandons de faire tout votre possible pour être présent(e)s ce jour là (dans 3 semaines précisément), afin que le gouvernement français, qui se proclame contre la colonisation et pour le respect du droit international, ne puisse faire ses coups bas en catimini.

Nous en appelons au soutien de tous les défenseurs du droit et de la justice, en France comme à l’étranger.

NDLR : Pour l’actu anti-impérialiste, suivre

Solydairinfo

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