14 Juillet 2017 : Bienvenue « In the New France », le pays des « gens qui ne sont rien »…

 

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14 Juillet 2017 :

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Bienvenue « In the New France »

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le pays des « gens qui ne sont rien »…

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Trump est l’invité « d’honneur » de Macron, au motif prétexté de la célébration du centenaire de l’intervention US en France, dès la première guerre mondiale, en 1917.

Une reconnaissance officielle tardive, en fait, pour ce qui est d’admettre que de « victoire française » dans ce conflit, il n’y eut déjà pas, en réalité, tant cette intervention US fut décisive dans le renversement du rapport de forces.

Elle consacrait la réalité de l’arrivée des USA au tout premier plan des puissances mondiales, et comme puissance montante dont on ne connaissait pas encore réellement les limites…

Néanmoins l’historiographie officielle avait, dès 1918, réussi à gommer cette évidence des esprits et des manuels scolaires, tant était encore présent le mythe de la « grandeur française » soutenu par l’Empire colonial encore très solide en termes d’implantation territoriale.

En pratique, la puissance financière et économique avait déjà pris le pas, dans l’univers moderne encore naissant, sur l’extension territoriale, et les empires britanniques et français étaient déjà entrés dans leur phase déclinante.

Si la deuxième guerre mondiale a confirmé spectaculairement l’effondrement de la puissance française, difficilement limité par l’éphémère « sursaut » gaulliste, plus symbolique que réel, elle aurait pu ménager la susceptibilité de nos voisins britanniques tant la résistance de leurs îles fut opiniâtre, et pour l’essentiel, couronnée de succès.

On sait aujourd’hui, même si cette réalité est également encore le plus souvent occultée, que Churchill ne souhaitait pas, initialement, le débarquement en France, à partir de ses côtes britanniques, mais plutôt le renforcement de la tête de pont alliée en Italie, ce qui était, du reste, la voie du bon sens à tous points de vue, sur le plan géostratégique et sur le plan de l’économie de moyens, et encore plus, de l’économie de vies humaines.

Qui s’en rappelle? Très exactement à la veille du débarquement en Normandie, Rome tombait déjà, et avec beaucoup moins de moyens militaires engagés, et de plus, pour ce qui nous concerne, une participation très active de l’armée française…

Le débarquement en Normandie, pour les USA, représentait donc avant tout et bien davantage un enjeu géopolitique et symbolique vis à vis de ses propres « alliés », plutôt qu’une opération prétendument vitale pour en finir avec la puissance allemande…

C’était une manière d’effacer ce qui restait des prétentions britanniques à avoir contribué en premier lieu à la défaite allemande, et par le sacrifice spectaculairement tragique et en réalité tout à fait inutile de milliers de jeunes soldats sur nos plages, tenter d’effacer la dette de sang immense que l’Europe entière devait à l’Union Soviétique pour avoir terrassé l’essentiel des forces nazies sur les fronts de l’Est.

Le spectacle de la mort concentrée sur les plages de Normandie est d’abord et avant tout une des premières grandes victoires du pouvoir de l’image sur la réalité, et d’autant plus que les acteurs y ont été, néanmoins et pour ce qui les concerne, véritablement sacrifiés comme des pions. C’est une prolongation moderne du pouvoir mythique spectaculaire du sacrifice « religieux », au sens basique du terme, qui « relie » les humains.

Aujourd’hui, si Trump a quelque peu écorné l’image de l' »Amérique » par son comportement fantasque et caricatural, il n’en représente pas moins la puissance encore dominante des USA, difficilement challengée par l’occupation de quelques îlots stratégiques en Mer de Chine…

Au delà des rodomontades verbales, il n’hésite pas à y réaffirmer, par la présence de sa marine militaire, sa capacité à les récupérer le cas échéant, et sans coup férir, très probablement, vu la réaction très passive des chinois…

C’est néanmoins un foyer de guerre potentielle supplémentaire qu’il n’hésite pas non plus à entretenir, parmi tous ceux déjà très actifs qui ravagent la planète.

Dans l’univers moderne, la puissance militaire n’est le plus souvent que la prolongation de la puissance financière par d’autres moyens…

A défaut de puissance industrielle, en voie de délitement total, la France de Macron, comme celle de Hollande, Sarkozy et prédécesseurs, tente de sauver les restes de sa puissance financière et de son pré carré africain, qui lui est en quelque sorte concédé par les USA, au prix d’une caution politique désormais systématique, sinon d’un renfort militaire direct, pour leur opérations extérieures diverses…

La « regimbade » de Macron sur la question « climatique », demeurée controversée quant au fond, était une regimbade à bon marché, en réalité, si le prix en était de rétablir très officiellement l’image des USA comme « libérateurs » de la planète, et cela dès 1917!


C’était donc, en fait, une sorte d’extension temporelle dans la soumission à l’impérialisme US, pour justifier, en la « redorant » formellement, l’actualisation de la soumission présente…
La « réussite » de Macron n’est que celle d’un simple tour de prestidigitation, dont les ficelles, au demeurant grossières, sont néanmoins assez bien dissimulées à grand renfort de communication univoque sur tous les médias au service du système, c’est à dire la très grande majorité.

L’une des dernières « ficelles » du pantin Macron a déjà bien failli craquer complètement suite au « show » de la « station F » où il s’est mis en vedette aux bons soins de Xavier Niel, le « Pape » des « start-up »…

Macron s’y est mis en scène, ostensiblement et de lui-même, comme une « start-up » qui aurait réussi… En réalité c’est donc bien l’image qu’il veut délibérément donner de sa conception de la réussite « à la française », mais plus précisément « in the New France », dans le royaume imaginaire de Xavier Niel, comme chef de gare de ce train fantôme vers un futur pour le moins incertain, sinon carrément chimérique et délétère…


En effet, si, à première vue, le royaume des start-up est aussi celui de la création d’emplois en CDI, cette notion de « durée indéterminée » prend un tout autre sens, en fonction des statistiques de survie des dites « start-up »…
Concrètement, selon « les Echos », 60% des start-up françaises n’atteignent pas le cap des 4 ans…

https://www.lesechos.fr/tech-medias/hightech/0211800593832-diriger-une-start-up-le-ba-ba-2065687.php

Tandis que pour « 1001 startups », pourtant site dédié, mais donc assez honnête, semble-t-il, 74% des start-up tournent à perte, et au final, 90% échouent carrément!

http://1001startups.fr/chiffres-cles-startups-france/


Si la notion de « réussite », pour l’avenir de la société française, tient dans les 10% de start-up survivantes, c’est bien une image extrêmement restrictive de l’humanité, et même franchement dégradée, que Macron veut nous imposer, et si les vies de la grande masse des autres humains, non embarqués dans ce train infernal, « ne sont rien », selon ses propres dires, il y a donc sans aucun doute possible, et malgré la brosse à reluire médiatique en mouvement perpétuel autour de sa personne « jupitérienne », de quoi s’inquiéter sérieusement…

Si l’objectif « entrepreneurial » du « startupper » est la « création de valeurs », c’est à dire, en clair et selon les critères mêmes de cette vision économique, la reproduction et l’élargissement du capital investi, on en voit tout de suite les limites, surtout en termes d’utilité sociale.

Combiner utilité sociale réelle et élargissement du capital, cela reste tout aussi antinomique, sinon plus encore, dans l’univers des start-up, que dans le reste de l’économie capitaliste.
Et c’est toujours, dans le meilleur des cas, limiter le concept de « réussite » humaine à celui de l’élargissement du capital.

Mais on comprend bien qu’après avoir, des décennies durant, abandonné au duo américano-chinois et à sa cousine germaine Merkel le champ du développement industriel, le capital français cherche à se recentrer, sinon à se concentrer tout de suite, sur ce domaine illusoire et éphémère des start-up pour se redonner un peu de volume en termes d’investissement ayant au moins l’apparence d’une « productivité », et marginalement, une très relative efficacité, en termes de création d’emploi…

Pour faire face à la crise mondiale, et en plus faire face à son déclassement inexorable dans l’ordre du capital productif, le capital « français » tente aujourd’hui d’entraîner l’ensemble de la vie économique et sociale du pays dans cette spirale en réalité tout à fait destructrice de ce qui y reste d’encore à peu près sain. La seule « création de valeurs » liées aux « chaines de valeur » de la mondialisation, obère, ici comme ailleurs, toute possibilité de développement économique réellement endogène et relié à des échanges internationaux véritablement équitables, c’est à dire autrement que sur l’étiquette…

C’est dans le cadre de cette contrainte absolue de «  compétitivité internationale  » que le capital «  français  » se trouve face à la nécessité de précariser tout ce qui reste d’emploi en dehors de la sphère des start-up, déjà précaire par nature. Il ne s’agit pas seulement de sauvegarder des super-profits, mais de tenter de sauvegarder son modeste rang de puissance impérialiste désormais secondaire.

C’est la réalité de ce déclassement qui consacre cette nécessité, et non une volonté perverse de surexploitation, même si c’est bien ce qui en résultera, inévitablement.

La perte des «  acquis sociaux  » de la très mythique «  libération  » est une conséquence inéluctable de la réduction des super-profits que le capital «  français  » a pu provisoirement encore retirer de son empire colonial restructuré en forme de «  Françafrique  », aujourd’hui en voie de délitement, tout comme sa capacité industrielle, sous la poussée de l’émergence chinoise.

Ces «  acquis sociaux  » étaient d’abord et avant tout le fruit de la collaboration de classe du parti thorézien et de la bourgeoisie monopoliste française pour la reconstitution éphémère des restes de l’Empire colonial. Ils étaient le prix du sang des indigènes écrasés par le néocolonialisme «  à la française  », cherchant à se rapprocher progressivement du modèle US, mais avec nettement moins d’efficacité…

De plus, tant que l’URSS était debout, tant que des luttes anti-impérialistes se développaient à travers le monde, le risque du retour à une radicalité dans les luttes sociales persistait, et le rôle de collaboration de classe des partis révisionnistes, comme le parti thorézien en France, était précieux pour la bourgeoisie, et il lui fallait donc lâcher du lest « social » de temps à autre, pour intégrer au système une partie de l’aristocratie ouvrière et de la bureaucratie réviso-réformiste.

C’est dans ces conditions que l’illusion réformiste a pu s’enraciner dans les masses et que s’est forgé le mythe du CNR comme forme embryonnaire d’une transition vers le socialisme et celui, en conséquence, des « acquis sociaux » comme fruit de la lutte de classe. Alors qu’il s’agissait précisément de tenter d’y mettre fin et de barrer la voie de toute alternative au système.

Aujourd’hui n’existent plus aucunes des conditions qui ont permis ce « compromis », au demeurant et par nature tout à fait stérile comme alternative au capitalisme.

Aujourd’hui l’URSS a disparu et la Chine est devenue l’un des poumons essentiels de la finance impérialiste mondialisée.

La « Françafrique » s’est réduite comme peau de chagrin sous la pression de nos « amis » chinois et américains, et il en revient surtout, politiquement, la trace des millions de cadavres que la France y a laissé, comme au Rwanda.

Vouloir entretenir l’illusion réformiste des « acquis sociaux » et le mythe du CNR c’est vouloir faire tourner à rebours la roue de l’histoire, vouloir contribuer à sauvegarder l’impérialisme français, vouloir sauvegarder à tout prix les prébendes de la bureaucratie syndicale et politique constituée à cette époque révolue. C’est l’idéologie de classe d’une petite bourgeoisie bureaucratique qui en était le produit et dont la fonction essentielle était celle d’un relai pour la collaboration de classe.

Aujourd’hui, les condition économiques et sociales qui ont permis l’existence d’une telle classe et la survie de cette bureaucratie réviso-réformiste n’existent plus. Aujourd’hui la fonction de collaboration de classe que la bourgeoisie veut encore accorder à la frange bureaucratique résiduelle n’est plus que celle d’un auxiliaire pour la liquidation des derniers restes de ces « acquis sociaux ». C’est aussi dans cette perspective qu’il faut considérer l’épisode ubuesque du « Revenu Universel » et la mansuétude et même le soutien médiatique dont ont bénéficié les « collectifs démocratiques », genre « nuits debout » et autres foyers de « mobilisation » anarcho-spontanéistes et anarcho-syndicalistes. Il s’agit toujours de barrer la voie qui mènerait à un véritable réveil de la conscience de classe, à la constitution d’une véritable alternative prolétarienne.

C’est la constitution d’une telle alternative qui est la seule voie possible pour un modèle de développement économique et social endogène mettant en correspondance le développement des forces productives et la réponse aux besoins sociaux réels. C’est une révolution qui rend au travail sa véritable valeur et finalité. C’est la fin des illusions réformistes, la Révolution du Retour au Réel…!

Luniterre

Nous ne sommes rien,

Soyons tout !

Eugène Pottier- « L’Internationale »


 

2017, POUR SORTIR DE L’IMPASSE… LA RÉVOLUTION DU RETOUR AU RÉEL !

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017-pour-sortir-de-limpasse-la-revolution-du-retour-au-reel/ 

 

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De la Station F à la Station R . . . ! Réussite de la Résistance !!!

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De la Station F  à la Station R . . . !

      « The New France… »

« Station F… »

L’endroit « tendance » où Macron a fait fureur …à l’Américaine !

« Une gare, c’est un lieu où on croise les gens qui réussissent et les gens qui ne sont rien »

Une Française « qui n’est rien »

répond à Emmanuel Macron

Et de par le monde, il y a des « petits » peuples qui tentent de résister à la « mondialisation » impérialiste « à l’américaine… »

                        Il y en a même qui…  

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        RÉUSSISSENT !

Selon les autorités de la RPDC, le lancement, décidé et supervisé par le Maréchal Kim Jong-un, a permis à l’engin d’atteindre une altitude de 2 802 km. Il a volé sur une distance de 933 km, avant de tomber dans la mer de l’Est. Toujours selon les médias de la RPDC, la Corée du Nord, puissance nucléaire, serait désormais dotée d’ICBM lui permettant de « frapper tout endroit au monde« . 

Philippe Pons, auteur de l’ouvrage Corée du Nord, un Etat-guérilla en mutation, et correspondant au Japon pour Le Monde, parlait ainsi, en mai 2017 de ce qu’il intitule « la rationalité de Pyongyang » :

« Les programmes nucléaires et balistiques nord-coréens ne sont plus une monnaie d’échange dans une négociation : ils relèvent d’une nécessité stratégique »

Selon Pons, la République de la Corée du Nord  »fait preuve de la même farouche indépendance (qu’autrefois) en défiant Washington autant que Pékin ». Depuis 2016, sa nucléarisation est une réalité irréversible qui se heurte à l’obsession américaine de la non-prolifération. Toujours d’après Pons, « les programmes nucléaires et balistiques nord-coréens ne sont plus une monnaie d’échange dans une négociation : ils relèvent d’une nécessité stratégique. »

Sur le plan de sa politique interne, la population se désunirait rapidement si ses terribles conditions de vie ne trouvaient plus de raison dans le budget de la défense du pays. L’ennemi commun permet au pouvoir de se maintenir, la politique de dissuasion étant devenue une condition sine qua non de sa permanence. En outre, la stratégie de Kim Jong-Un vise dans une certaine mesure la normalisation de ses relations avec les Etats-Unis, dans le but de relancer sa croissance économique, ayant conscience que sa force nucléaire est peut-être à l’avenir ce que le pétrole est aux pays du Golfe.(EXTRAIT DU JDD…)

INTERVIEW : L’historienne Juliette Morillot analyse les enjeux du nouveau tir de missile balistique opéré ce mardi par la Corée du Nord…

Corée du Nord: «Ce tir de missile permet au régime de garantir son existence»

 

Propos recueillis par Anissa Boumediene, pour « 20 Minutes »

Publié le 04/07/17 à 19h35 — Mis à jour le 04/07/17 à 19h35

La Corée du Nord a affirmé ce mardi avoir testé avec succès un missile intercontinental, ce qui serait une avancée majeure dans ses efforts pour être en mesure de menacer les Etats-Unis du feu nucléaire. La Télévision centrale coréenne a indiqué que le projectile tiré ce mardi avait atteint une altitude de 2.802 km et volé sur une distance de 933 km.

Un essai dont le calendrier ne doit rien au hasard, puisqu’il intervient le jour de la fête de l’indépendance américaine, célébrée chaque 4 juillet outre-Atlantique. « Ce type n’a-t-il rien de mieux à faire de sa vie ? », a écrit un Donald Trump furieux sur Twitter au sujet du dirigeant nord-coréen Kim Jong-un.

Le président américain a demandé à Pékin, principal soutien international de Pyongyang, de « mettre fin à cette absurdité une bonne fois pour toutes ». Pour Juliette Morillot, historienne spécialiste de la Corée du Nord et coauteure de La Corée du Nord en 100 questions (éd. Tallandier), ce tir nord-coréen « permet à Pyongyang de garantir son existence ».

Si la Corée du Nord dispose effectivement de missiles intercontinentaux, quel degré de menace cela représente-t-il ?

Si c’est avéré, c’est une nouvelle de grande importance : on parle de tirs capables de toucher l’Alaska. Il ne s’agit certes pas du cœur des Etats-Unis, mais symboliquement, le sol américain peut être atteint par Pyongyang. Et un tel tir, réalisé le jour de la fête de l’indépendance américaine, c’est très fort. C’est un message clair envoyé aux Etats-Unis.

Certains experts estiment que ce tir est raté et doutent de la capacité de Pyongyang à miniaturiser une tête nucléaire pour la monter sur un missile, ainsi que de sa maîtrise de la technologie de rentrée dans l’atmosphère. Mais ce qu’il faut y voir, c’est avant tout les progrès technologiques très réguliers accomplis par la Corée du Nord dans son programme nucléaire. Contrairement à son père, Kim Jong-un a mis en place une nouvelle politique dans le cadre de laquelle les ingénieurs nord-coréens sont encouragés à multiplier les essais nucléaires pour apprendre. Et on observe que depuis ce tournant fin 2011, cette nouvelle gestion du programme balistique de Pyongyang est efficace.

Faut-il y voir de la pure provocation de la part de Pyongyang ?

Il y a une part évidente de provocation, mais dans le même temps, la Corée du Nord se sent menacée par les Américains, et de fait, elle l’est. En atteste il y a quelques semaines l’annonce par Trump de l’envoi d’un porte-avions américain dans la zone. Kim Jong-un craint que Donald Trump, qui a 28.000 soldats américains postés sur le sol sud-coréen, ne décide d’envoyer ses troupes envahir la Corée du Nord. D’ailleurs, entre Donald Trump et Kim Jong-un, c’est bien Donald Trump qui est le plus imprévisible des deux. Les tensions ont d’ailleurs atteint un pic en début d’année lorsque Donald Trump s’est dit prêt à régler seul, et si besoin par la force, la question nord-coréenne.

La Corée du Nord, elle, reste sur sa position, inébranlable. Tandis que Trump a tout tenté avec la Chine, intermédiaire dans le dossier et alliée de Pyongyang, sans succès.

Que peut-il se passer désormais ?

Entre la « patience stratégique » de Barack Obama et les gesticulations de Donald Trump, on voit bien que les Américains ne parviennent pas à trouver le moyen de gérer le dossier nord-coréen.

Plusieurs scénarios sont à craindre : soit Trump réagit de manière intempestive, soit un dérapage – américain ou coréen — met le feu aux poudres. Ce sont des possibilités qu’il faut envisager. Mais si les Américains se lançaient dans la voie de frappes ciblées, les conséquences pourraient être cataclysmiques ! D’autant que la capitale sud-coréenne, Séoul, est très proche de la frontière avec la Corée du Nord et Kim Jong-un pourrait décider de frapper son voisin du Sud en représailles.

Comment éviter cela et tenter de mettre un terme à ce conflit ?

Il y a une multiplication des essais nucléaires nord-coréens depuis 2006, malgré l’interdiction par l’ONU de ses programmes nucléaire et balistique. Mais il ne fait absolument aucun doute que les sanctions décidées par l’ONU ne servent strictement à rien. Ce n’est pas non plus par la voie de la Chine qu’une solution sera trouvée : Pékin n’acceptera jamais des troupes étrangères à ses portes, c’est pourquoi elle n’est pas près de laisser tomber son allié nord-coréen. D’autant que la Chine ne souhaite pas que les deux Corées soient réunifiées.

Il y a toute une somme d’intérêts particuliers et contradictoires qui sont en jeu dans la balance : la Russie suit le dossier de près, tout comme la Chine, et les Etats-Unis ont besoin d’être présents dans la région.

Mais dans le même temps, la Corée du Sud, via son nouveau président Moon Jae-in, est pour sa part plus dans l’apaisement : elle souhaite ramener la Corée du Nord au dialogue, et cherche à relancer la diplomatie entre les deux Corées par différents biais, souhaitant même associer Pyongyang à l’organisation des JO d’hiver qui doivent se dérouler en Corée du Sud en 2018. Et surtout, il a gelé le déploiement du bouclier antimissile THAAD sur son sol, auquel les Américains sont pourtant si attachés.

Quelles sont les attentes véritables de Kim Jong-un ?

La Corée du Nord se sent menacée et aujourd’hui, Kim Jong-un a l’impression d’être comme David contre Goliath. Aux yeux des Nord-Coréens, le programme balistique est légitime et justifié dans le sens où, en tant que petit pays cerné de grandes puissances, il représente leur assurance-vie. Pour eux, seule l’arme nucléaire garantit leur existence. C’est également, selon eux, ce qui leur permet de montrer qu’ils sont capables de se défendre et de tenir la dragée haute à des puissances comme les Etats-Unis.

Ce que veut vraiment Kim Jong-un aujourd’hui, c’est signer un traité de paix sur la péninsule, obtenir un pacte de non-agression des Etats-Unis et la reconnaissance du régime nord-coréen par les Américains.

SOURCES:

http://www.20minutes.fr/monde/2099167-20170704-coree-nord-tir-missile-permet-regime-garantir-existence

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http://www.lejdd.fr/international/asie/mais-pourquoi-la-coree-du-nord-continue-de-tirer-des-missiles-balistiques-3380225

http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2017/07/04/la-coree-du-nord-a-tire-un-nouveau-missile-balistique_5155093_3216.html

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Pour plus d’info sur le conflit USA/RPDC, voir la première version de

De la Station F à la Station R…

https://solydairinfo.wordpress.com/2017/07/04/de-la-station-f-a-la-station-r/

sur SOLYDAIRINFO, avec de nombreux liens sur l’historique et la situation actuelle.

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« Nous ne sommes rien, Soyons tout ! »
Eugène Pottier
« L’Internationale »

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14 Juillet 2017 – Geste indécent!

 

 

Compte tenu de l’augmentation des violences guerrières sur la planète et des agressions contre les peuples dans lesquelles les deux nations, France et USA, sont impliquées, nous considérons que l’invitation du Président Macron au Président Trump pour le 14 Juillet 2017 est un geste indécent et inapproprié.

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PARIS (Reuters) – Donald Trump a accepté l’invitation d’Emmanuel Macron d’assister au défilé du 14 juillet à Paris à l’occasion du centenaire de l’entrée en guerre des Etats-Unis dans la Première Guerre mondiale, ont annoncé mercredi l’Elysée et la Maison blanche.

« A cette occasion, des soldats américains participeront à ce défilé aux côtés de leurs camarades français », a indiqué la présidence française dans un communiqué.

Le président américain, dont ce sera la première visite à Paris depuis son arrivée au pouvoir en janvier, a « hâte de réaffirmer les solides liens d’amitié entre la France et les Etats-Unis », a fait savoir la Maison Blanche.

Les deux dirigeants, dont les pays sont engagés dans la lutte contre l’Etat islamique en Syrie et en Irak, renforceront à cette occasion « leur coopération déjà forte en matière de lutte contre le terrorisme et leur partenariat économique et aborderont de nombreuses autres questions d’intérêt mutuel ».

La question de la Syrie devrait notamment être abordée dans le cadre de ce déplacement, après les menaces de représailles brandies cette semaine par Washington et Paris contre le régime de Damas en cas de nouvelle attaque chimique.

Lors de leur entretien téléphonique mardi, les deux dirigeants ont évoqué notamment leurs « désaccords » sur la question du climat, un sujet dont Emmanuel Macron a fait une de ses priorités et qui devrait également être évoqué lors de leur rencontre à Paris, selon l’Elysée.

Avant le 14 juillet, Emmanuel Macron et Donald Trump, qui se sont rencontrés pour la première fois fin mai en marge du sommet de l’Otan à Bruxelles, s’entretiendront une nouvelle fois en bilatérale lors du sommet du G20 qui se tient les 7 et 8 juillet à Hambourg, en Allemagne.

« Au-delà des divergences sur certain dossiers comme le climat », la venue de Donald Trump à Paris « démontre la force et les liens de notre relation transatlantique et les convergences sur des dossiers comme la lutte anti-terroriste et notre engagement commun sur les théâtres de guerre », souligne une source diplomatique française.

Emmanuel Macron, qui accueillera le 13 juillet au soir à Paris son homologue qui sera accompagné de son épouse Melania, se rendra après le défilé sur les Champs-Elysées à Nice pour rendre hommage aux victimes de l’attentat du 14 Juillet 2016 qui avait fait 86 morts sur la promenade des Anglais.

Selon son entourage, il est « peu probable » que le chef de l’Etat se prête au jeu de la traditionnelle interview du 14-Juillet, contrairement à ses prédécesseurs. 

 

 

PAS DE TRUMP AU ROYAUME-UNI

L’invitation lancée par la France au président américain a été dénoncée mercredi matin par le chef de file de La France insoumise et ancien candidat à la présidentielle Jean-Luc Mélenchon.

« Je le déplore », a dit le député sur Europe 1. « M. Trump n’est pas le bienvenu à la fête du 14 juillet. La fête du 14 juillet est celle de la liberté des Français, M. Trump représente l’Otan et l’asservissement de notre nation à une coalition internationale dans laquelle elle ne joue aucun rôle. »

« M. Trump est un violent, il n’a rien à faire là », a-t-il ajouté.

Avant le G20, Donald Trump a prévu de se rendre en visite officielle en Pologne, afin, selon la Maison Blanche, de « réaffirmer l’engagement sans faille des Etats-Unis envers l’un de ses plus proches alliés ».

Le président américain ne devrait en revanche pas se rendre en Grande-Bretagne où sa venue fait polémique après sa passe d’armes avec le maire de Londres Sadiq Khan, consécutive aux attentats qui ont secoué la capitale britannique.

 

DEPUIS LE DÉBUT DE L’ANNÉE, PLUS DE DEUX MILLIONS DE BRITANNIQUES ONT SIGNÉ UNE PÉTITION DEMANDANT A CE QUE LA VISITE DU PRÉSIDENT AMÉRICAIN NE SOIT PAS TRAITÉE COMME UNE VISITE OFFICIELLE.

 

Début juin, le maire de Londres a estimé que l’invitation pour une visite d’Etat était « prématurée », ces visites étant selon lui destinées « à des dirigeants internationaux qui se sont distingués ».

La reine Elizabeth, qui avait invité en janvier le nouveau président américain à se rendre cette année en Grande-Bretagne, n’en a plus fait mention lors de son discours devant le Parlement le 21 juin dernier. Elle a en revanche évoqué la visite du couple royal espagnol pour le mois de juillet.

(Marine Pennetier, avec Elizabeth Pineau et John Irish à Paris et Steve Holland à Washington, édité par Yves Clarisse)

SOURCE:

http://fr.reuters.com/article/topNews/idFRKBN19J25X-OFRTP?sp=true

PÉTITION

14 JUILLET 2017 –

NON à l’invitation

inappropriée!

 

http://www.mesopinions.com/petition/politique/14-juillet-2017-invitation-inappropriee/31292

 

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Journée internationale contre la torture : Quand la France va-t-elle cesser d’accueillir les tortionnaires israéliens ?

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Le 26 juin est la journée internationale de lutte contre la torture, mais la France qui a signé la Convention internationale contre la torture, déroule régulièrement le tapis rouge à des tortionnaires israéliens !



« Torture testée en israel »

Il n’est pas une journée sans que des hommes, des femmes ou des enfants palestiniens soient torturés dans les centres d’interrogatoire et les prisons d’Israel, mais aussi dans leur vie quotidienne.

Les rapports d’associations, y compris israéliennes, de juristes internationaux, d’ONG comme l’UNICEF ou l’ACAT, se suivent et se ressemblent sur leur caractère systématique et sur leur variété : coups, privation de sommeil, de WC, de douches, de vêtements propres, positions douloureuses, viols et menaces de viol, séances d’interrogatoire qui peuvent durer jusqu’à 75 jours pour les Palestiniens (règles qui n’existent pas pour les juifs arrêtés ou détenus), confinement solitaire pendant des semaines, des mois, voire des années, cellules insalubres, glaciales ou étouffantes, fouilles à nu la nuit, non traitement des malades, privation de visites, et d’études, … mais aussi démolitions des maisons familiales, arrestations avec des chiens d’attaque, non restitution des corps des victimes palestiniennes. L’imagination de l’occupant israélien est fertile quand il s’agit de torturer toute une population.



Qu’ils soient accusés de militer dans un parti politique ou un comité populaire, d’être avocat, journaliste, ou clown (le clown Mohamed Abu Sakha vient de voir sa détention a »administrative » prolongée), d’avoir lancé des pierres contre les jeeps qui occupent leurs villes, leurs villages et leurs de réfugiés, d’avoir publié sur internet, des propos contre l’occupation, d’avoir commis des actes de résistance contre l’occupant, ou encore sans la moindre accusation, inculpation, ni procès, comme les quelques 700 détenus « administratifs », la torture physique et psychologique sont une spécialité israélienne.

Des dizaines de prisonniers palestiniens en sont morts dans les prisons israéliennes sans qu’on en parle : 73 de manière documentée par Addameer, depuis 1967.



Pour Arafat Jaradat, roué de coups en détention, qui est mort d’un syndrome des détresse respiratoire aigue le 23 février 2013, Israel n’a pu étouffer l’affaire. Mais aucun gouvernement, aucune institution internationale n’a pour autant demandé des comptes à Israël.

Le simple fait de vivre à Gaza est un motif de tortures telles que la privation d’eau potable, d’électricité, de médicaments, de traitements…

En ce 26 juin 2017, vingt-cing juristes internationaux, parmi lesquels les Pr. Richard Falk, John Dugard, Laurens Jan Brinkhorst,Tom Moerenhout et Michel Waelbroeck, viennent de publier un document montrant que toutes les instances européennes qui s’engagent dans des collaborations avec Israël, sont dans l’illégalité et violent le droit international, dans la mesure où Israel pratique la torture.

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Source:

CAPJPO-EuroPalestine

http://www.europalestine.com/spip.php?article13135

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Que faire d’Octobre? La question du centenaire de la Révolution Bolchévique

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A l’occasion de l’année du centenaire d’Octobre, il y a toutes les réactions possibles qui s’expriment, soit pour être sûres de bien enterrer le souvenir de l’URSS, dès fois que, …avec le syndrome de l’ »ostalgie », on ne sait jamais…, soit pour récupérer ce qui peut encore être utile au service de telle ou telle petite boutique politique très formellement « de gauche », parfois, mais pas que…

Et dans la prétendue « extrême-gauche », voire même s’affichant parfois « marxiste-léniniste », quelques appels à une commémoration « unitaire » ont récemment jailli ici et là…

Célébrer Octobre, ce n’est pas célébrer n’importe quelle révolution.

C’est célébrer la première alternative au capitalisme enfin réalisée et construite, et construite durablement sur une période et une étendue suffisamment extensibles pour avoir marqué profondément l’histoire de l’humanité.

La question est donc de savoir si l’on veut se contenter de célébrer les « 10 jours qui ébranlèrent le monde », comme un événement folklorique sur lequel on peut broder n’importe quelle légende de circonstance, au gré des obsessions politiciennes intéressées des uns ou des autres, ou bien si l’on considère que cette voie ouverte vers le socialisme, durant plusieurs décennies, est une première tentative humaine d’envergure et qu’il y a des leçons positives à en tirer pour réussir la prochaine…

 

 A lire sur le blog

TML

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Que faire d’Octobre? La question du centenaire de la Révolution Bolchévique

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/06/24/que-faire-doctobre-la-question-du-centenaire-de-la-revolution-bolchevique/

 

 

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