URSS

Prix du pétrole : Effondrement des cours et effondrement d’une théorie pseudo « marxiste-léniniste » !

Prix du pétrole :

Effondrement des cours

et effondrement d’une théorie

pseudo « marxiste-léniniste » !

L’effondrement récent des cours du brut, ces dernières années, a remis en lumière la capacité de l’impérialisme US à manipuler le cours des matières premières à l’échelle mondiale en vue de contrôler ses alliés, de neutraliser une partie importante de ses adversaires et de tenter d’en réduire d’autres brutalement à merci…

Aujourd’hui cette stratégie est largement utilisée contre la Russie de Poutine et le Vénézuéla de Maduro, entrainant néanmoins de fortes résistances.

La Russie a prouvé une capacité d’autonomisation économique déjà suffisante pour imposer aux USA de renouveler et d’augmenter les « sanctions économiques » déjà établies en vue d’affaiblir ce pays.

Cette stratégie n’est pas nouvelle, et avait déjà été un des facteurs aboutissant à l’effondrement de l’URSS dans la deuxième moitié des années 80.

Elle repose sur un axe USA-Arabie Saoudite où ce dernier pays fait en apparence le « sacrifice » provisoire de ses marges extensives sur le prix du baril… En réalité c’est précisément le caractère extensif de ces marges par rapport à ses coûts de production réduits, exceptionnellement bas du fait de ses facilités d’exploitation, qui lui permet de suivre son « allié », en réalité son suzerain, dans cette stratégie.

A terme la « perte » sera compensée par la reconquête de nouveaux marchés, perdus par certains producteurs faillis du fait de leurs coûts de production prohibitifs.

Impérialisme US et dumping commercial saoudien font, aujourd’hui comme hier, très bon ménage.

Aux USA eux-mêmes il peut y avoir une perte de revenus sur les ressources naturelles locales, du fait de ce « dumping », mais elle est largement compensée par la baisse des cours du brut à l’importation.

Les revenus de l’industrie US s’en trouvant même globalement améliorés, une bonne partie de leur « compétitivité » est retrouvée, à l’export, sur le marché mondial.

C’est précisément toute la différence entre une métropole impérialiste capable d’agir par le poids de sa finance mondialisée et une nation capitaliste « émergente » comme le Venezuela, la Russie ou d’autres, qui ont connu des sorts encore moins enviables !

Dans cette affaire la Chine se trouve relativement « neutralisée » vu qu’elle a elle-même besoin d’un cours des matières premières le plus bas possible, en vue de relancer ses exportations, également en berne, tout étant relatif…

On a déjà vu dans d’autres articles, plus approfondis sur le sujet, que son « développement » continue de dépendre de ses exportations, même s’il tend à s’autonomiser en tant que pôle financier, désormais exportateur de capitaux lui-même et donc maintenant le principal challenger impérialiste de l’expansionnisme US.

La seule pirouette, de pure façade, que la Chine puisse se permettre à ce propos, c’est de contraindre en plus la Russie à accepter de faire les transaction dans cette monnaie de singe qu’est le yuan chinois…

Malgré l’immensité des deux pays, le rapport de force est loin d’être égalitaire et l’ »amitié » n’est donc que de pure façade diplomatique, contrainte et forcée. Ce n’est pas un hasard si une partie de la défense stratégique russe est toujours orientée contre son « allié » chinois…

Pour fixer les idées, chacune des deux plus grandes grandes firmes US, Apple et Google, possède à elle seule un capital financier largement supérieur à la totalité du capital financier de la Russie…

Le rapport de proportion Chine/Russie, dans ce domaine, en milliards de dollars, tourne autour de 11000/ 300…

Le fait de présenter les BRICS comme une sorte d’ « alliance anti-impérialiste » relève soit de la duperie, soit de la farce, à moins qu’il ne relève de la complicité stipendiée avec l’impérialisme chinois…

C’est pourtant cette illusion grotesque que défendent divers groupements et tendances françaises se réclamant du « communisme », et même du « marxisme-léninisme » !!

Les BRICS ne sont que l’un des biais par lesquels l’impérialisme chinois tente de se créer une zone de suzeraineté sur un ensemble de vassaux, fondamentalement de la même manière que les USA ont créé la leur, même si avec plus de « diplomatie » dans la forme…

Une autre aberration, apparemment contradictoire, consiste, pour certains gauchistes, trotskystes, maoïstes, et également certains qui se prétendent « marxistes-léninistes », à présenter la Russie comme une puissance « impérialiste »…

Le fait que la Russie soit une nation capitaliste « émergente » et développe une certaine puissance militaire pour survivre n’en fait pas pour autant une puissance impérialiste, à moins de revoir complètement la définition léniniste de l’impérialisme, basée précisément sur la domination du capital financier.

Mais le comble du raffinement « théorique », pour ceux-ci qui se prétendent « marxistes-léninistes », est de chercher à prouver que le prétendu « impérialisme » russe actuel serait l’héritier direct d’un non moins prétendu « social-impérialisme soviétique », datant des dernières décennies de l’URSS…

Or, dans la dernière décennie de l’URSS, et en plein milieu, 1985, peu avant la plongée vers l’effondrement final, se trouve précisément le premier épisode de « contre-choc » pétrolier, c’est à dire de baisse brutale des cours du brut, déjà tout à fait orchestrée par l’axe USA-Arabie Saoudite, dans des conditions très similaires à l’actuelle, et qui a mis en lumière, dès cette époque, la dépendance de l’économie russe à l’égard de la rente pétrolière. Cette chute a également mis en lumière le fait que cette rente soit utilisée non seulement pour les besoins intérieurs de la Russie, mais également pour l’entretien dispendieux de sa zone d’influence, notamment sur l’Europe de l’Est, qui avait donc tout d’une coûteuse « danseuse » et rien d’une rente financière impérialiste telle que définie par Lénine dans son célèbre ouvrage…

Il en allait de même pour les rapports de l’URSS avec de nombreux pays du tiers-monde, et notamment avec Cuba.

Parler d’impérialisme ou de « social-impérialisme », à propos de la Russie et de l’URSS, c’est, aujourd’hui comme hier, un grossier déni du marxisme-léninisme.

Utilisée par les chinois dans leur propagande pseudo « marxiste-léniniste », et en réalité purement nationaliste et anti-soviétique, cette formule n’a abouti à rien d’autre qu’à leur collaboration avec l’impérialisme US.

Reprise par les albanais aux même fins nationalistes et isolationnistes, elle n’a abouti qu’au fiasco final de ce petit pays qui avait pourtant une capacité de résistance relativement extensive, du fait de ses ressources naturelles.

En URSS, la période « Brejnevienne », terminée en apparence avec la mort de Brejnev lui-même, se prolonge, en quelque sorte avec l’intermède gérontocratique Andopov-Tchernenko. C’est dans ce contexte instable en URSS que survient le « contre-choc » pétrolier, paralysant toute chance de nouveau développement économique de l’URSS, et même toute chance de survie, probablement.

Les « réformes » de Gorbatchev, à partir de 1985, ne feront qu’officialiser le retour à l’économie capitaliste déjà initié par les « réformes » de même nature de Khrouchtchev, dès la fin des années cinquante, en les amplifiant dans un sens ouvertement « libéral », déchainant une nouvelle vague d’accumulation primitive du capital de type maffieuse, mais incapable de relancer le développement global de l’activité économique.

Par comparaison, la période « brejnevienne », se caractérisant par une grande stabilité, comme corollaire de sa relative stagnation économique, est restée dans le souvenir de nombreux russes un peu comme celui de nos « trente glorieuses » en France…

Évidemment, cela n’a rien à voir avec la nature de classe du régime, considéré du point de vue de l’analyse marxiste-léniniste, et il n’y avait aucune illusion à ce sujet, pas plus que les Français ne pensent avoir vécu sous le « socialisme » des « trente glorieuses »…

Toutefois, les « acquis sociaux » de l’URSS étaient bel et bien un héritage lointain des conquêtes du socialisme et de la Révolution d’Octobre, même s’ils étaient, à ce moment précis, essentiellement entretenus par la rente pétrolière.

C’est pourquoi la nostalgie de l’URSS qui perdure actuellement et semble même étrangement se renouveler avec les générations, et cela même selon les observateurs occidentaux, qui n’y comprennent rien, présente un caractère ambigu où les souvenirs, la mémoire populaire des acquis, des faits historiques, de la victoire contre le fascisme, de la grandeur de l’URSS, jusque et y compris, à la veille de sa chute, tout cela se confond donc dans ce phénomène global de nostalgie populaire.

Pour autant de nombreux russes se penchent désormais sur leur propre histoire et cherchent à en démêler les arcanes à partir des documentations d’époque maintenant accessibles.

La seule période qui semble universellement exécrée est bien celle de Gorbatchev, qui a précipité, et semble-t-il, délibérément, le syndrome de la chute, par ses « réformes » aux effets désastreux et de toutes façons, absolument incontrôlables.

Bien évidemment, l’analyse historique marxiste-léniniste doit porter sur l’ensemble de la période soviétique pour en distinguer les différentes phases et leur nature de classe, mais elle ne peut se contenter de reprendre celles qui ont abouti aux formules inappropriées et grossièrement fausses de « social-impérialisme », qu’elles soient héritées de Chine ou d’Albanie.

Il s’avère pourtant évident qu’on ne peut pas à la fois parler de « social-impérialisme soviétique » et s’appuyer sur le fait que ce prétendu « empire » était entièrement dépendant de sa « rente pétrolière » pour sa survie économique, et surtout pour acheter une « paix sociale » à la manière du Vénézuela de Chavez-Maduro, aujourd’hui en faillite…

Aujourd’hui, pour tenter de redonner une certaine « actualité » à ces « théories », de prétendus « marxistes-léninistes » avancent ce mensonge grossier que la nostalgie russe pour l’URSS ne porterait que sur la période Lénine-Staline, et non sur l’ensemble. Même si les causes de cette nostalgie sont multiples et en grande partie confuses, le fait qu’elle soit globale est bien la réalité, que cela nous plaise ou non, et prétendre le contraire, c’est, notamment à l’occasion du centenaire d’Octobre, vouloir baser l’action d’agit-prop sur un mensonge  !

Cette attitude mensongère est à la fois grossièrement en contradiction avec le matérialisme dialectique et historique, avec le marxisme-léninisme, et avec le simple respect, du tant au peuple russe qu’au prolétariat français auquel ils prétendent s’adresser.

Alors que partir du niveau de conscience réel des masse populaires russes peut être un moyen, sinon de les faire avancer, ce qui appartient aux camarades russes eux-mêmes, du moins un moyen de faire avancer le niveau de conscience des masses prolétariennes et populaires françaises, et en partant de ce constat et en commençant à aborder la différenciation des périodes de l’histoire de l’URSS et leur signification.

C’est la démarche choisie et initiée par Tribune Marxiste-Léniniste,

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/08/03/100-ans-apres-octobre-vu-par-les-russes/

même si elle est rejetée, aujourd’hui, tant par ceux qui restent dans l’optique anti-soviétique traditionnelle et/ou gauchisante que par ceux-là même qui avaient prétendu y participer au départ, au nom du Marxisme-Léninisme !!

Luniterre

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100 ans après, Octobre vu par les Russes…!

 

 

En cette année 2017, en Octobre,

la Russie Soviétique

aurait pu avoir 100 ans…

Les capitalistes occidentaux ont réussi à persuader leurs peuples que l’URSS fut un échec d’un bout à l’autre…

Alors que potentiellement, lors de sa dissolution, en 1991, elle était encore la seconde puissance mondiale.

Son effondrement devait être la « fin de l’histoire », la « libération des peuples de l’Est », le « développement économique par le capitalisme », etc…

Aujourd’hui, plus d’un quart de siècle après cette «  libération  », plus de 55% des Russes, même selon les instituts de sondage US, s’affirment nostalgiques de l’URSS, et Lénine et Staline y sont considérés parmi les chefs d’Etat russes les plus populaires, que cela « choque » l’Occident ou non !

Pourtant, le retour au pouvoir d’un parti communiste, même s’il en reste d’influents, n’y semble pas imminent…

Gorbatchev, liquidateur de l’URSS en 1991, avait déjà depuis des années livré officiellement l’économie de son pays aux bandes maffieuses constituées par les gangs tout droit sortis des anciens goulags. C’était ce qu’il prétendait être la « perestroïka » (reconstruction)  !! Parachevant cette ruine économique tragique et entraînant un appauvrissement généralisé de la population, sous l’ère Eltsine, ces gangs de futurs « oligarques » se sont affrontés de manière sanglante pendant des années, jusqu’à ce que le clan Poutine, issu du KGB, prenne le dessus et impose son ordre, toujours en place, depuis 1999. Aujourd’hui, la Russie reste un état capitaliste «  émergent  », capable de défendre militairement son indépendance, mais d’une puissance financière à peu près équivalente à celle de l’Espagne, infiniment plus petite…

Aujourd’hui la Russie Soviétique qui suscite la nostalgie n’est donc pas celle, dégénérée, de Gorbatchev, déjà ravagée depuis longtemps par le capitalisme, mais bien celle qui est sortie de terre à l’issue de la Grande Révolution d’Octobre, il y a cent ans.

Celle qui a émergé du néant, saignée à blanc par la 1ère guerre mondiale, puis par la guerre « civile », guerre soutenue en fait par toutes les puissances impérialistes occidentales, dont la France.

Celle qui, dès 1917, organisait le pouvoir des Soviets, assemblées ouvrières et paysannes sur la société, alors que chez nous « démocratie » rime encore avec ploutocratie, oligarchie et surtout duperie !

Celle qui, en 20 ans, est devenue, à partir d’un pays totalement ruiné, une puissance économique industrielle capable de résister à l’Allemagne Nazie, puissance dominante en Europe, et de la vaincre!

Une nouvelle fois ruinée par cet effort immense, l’URSS se releva à nouveau en quelques années, sans déchoir de son rang de deuxième puissance mondiale

Avec la prétendue « libéralisation économique », véritable rétablissement du capitalisme, entrepris par Khrouchtchev, s’ouvrira une ère de stagnation économique et de recul social, parachevée sous l’ère Gorbatchev.

Néanmoins, de nombreux acquis sociaux de la première période y ont perduré suffisamment pour que l’on puisse comprendre à la fois la nostalgie actuelle et la méfiance à l’égard des divers «  communistes  », héritiers de l’ère Gorbatchev, même s’ils font mine de s’en défendre et n’hésitent pas à se référer formellement à Lénine et Staline pour tenter de capter une part de leur prestige historique.

Les véritables communistes sont parfaitement conscients des légendes noires, mensonges et calomnies déversées par la bourgeoisie pendant des dizaines d’années sur leur propre histoire. Ils ne se contentent pas de proclamations nostalgiques mais tirent les leçons utiles de l’histoire de l’édification de l’Union Soviétique, qui a rayonné un temps sur le tiers de la planète.

Leur but n’est pas de la reconstituer en l’état, mais de construire un nouveau projet d’alternative prolétarienne, à la fois digne du Grand Octobre et capable de répondre, en 2017, au chaos de la crise du capitalisme ainsi qu’à sa mascarade de démocratie, et notamment en Macronie !

« NOUS NE SOMMES RIEN ? SOYONS TOUT ! » – Eugène POTTIER – « L’Internationale »

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POUR DÉBATTRE D’UNE ALTERNATIVE POLITIQUE

ET ÉCONOMIQUE A LA CRISE!

Toutes les richesses créées, en biens et services socialement utiles, sont le fruit du travail, devenu précaire et de plus en plus mal payé, des forces vives productives qui sont la force essentielle de la société.

Leur fonction naturelle est de répondre aux besoins sociaux des travailleurs et de leurs familles.

Avec la crise, le fait qu’elles soient détournées au profit de l’accumulation du capital apparait de plus en plus flagrant.

Les besoins sociaux les plus élémentaires d’une part croissante de la population ne sont plus satisfaits, alors que prolifèrent les services et productions superfétatoires et de luxe, gaspillant les ressources de la planète.

Rendre aux forces productives vives leur fonction sociale première, c’est l’exigence de l’heure!

Dans ce but, il est nécessaire de rendre à chacun le pouvoir de s’y impliquer, en y participant par son travail, afin de recevoir en échange la juste part qui lui en revient, pour soi-même et sa famille.

8 points du débat de fond :

___1_Refonte complète des institutions politiques et de l’état, en donnant tout le pouvoir aux travailleurs, qui doivent être représentés par eux-mêmes et avoir le droit de révoquer leurs élus. Donner à la démocratie prolétarienne la direction de l’économie.
Électivité et révocabilité du personnel de l’appareil d’état (police, armée, justice, responsables administratifs).
Élus politiques, cadres et officiers, dont le salaire est ramené au salaire des ouvriers et ouvriers qualifiés, selon grade et responsabilités.

__2_Créer un nouvel équilibre économique où les forces productives sont employées pour répondre aux besoins sociaux réels, et non à l’accumulation du capital. Cela seulement rendra possible le partage du travail entre tous, éliminant ainsi le chômage et la précarité.

L’avenir du mouvement social n’existe donc concrètement qu’autour des revendications pour un tel partage véritablement socialiste prolétarien du travail, impliquant la socialisation des moyens de production et des services essentiels.

__3_Recensement des besoins sociaux urgents actuellement non satisfaits, notamment en matière de logement et de santé.

__4_Recensement des forces productives disponibles et nécessaires à développer pour satisfaire ces besoins réels.

__5_Redéfinition d’un budget en équilibre, en base valeur-travail, entre ces forces productives et ces besoins.

__6_Redéfinition, dans cet équilibre, de la durée moyenne hebdomadaire de travail, nécessaire pour atteindre cet objectif.

__7_Réajustement, dans le cadre de cet équilibre, du SMIC à un niveau permettant d’accéder au moins à la satisfaction pour tous des besoins sociaux essentiels, notamment en matière de logement, éducation, culture, sport, etc…

__8_Prise en compte, dans cet équilibre, de l’effort collectif nécessaire aux objectifs de sécurité, de développement social et de solidarité.

Tribune Marxiste-Léniniste

Célébrons OCTOBRE !

https://tribunemlreypa.wordpress.com/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/08/03/100-ans-apres-octobre-vu-par-les-russes/

 

 

 

ÉGALEMENT REPUBLIÉ SUR:

https://nousnesommesriensoyonstout.wordpress.com/2017/08/04/100-ans-apres-octobre-vu-par-les-russes/

 

https://solydairinfo.wordpress.com/2017/08/04/100-ans-apres-octobre-vu-par-les-russes/

 

Manifeste du Collectif Marxiste-Léniniste OCTOBRE !

MANIFESTE

DU

Collectif Marxiste-Léniniste

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 OCTOBRE !

1917-2017 : Octobre arrive !!

Que faire du centenaire ?

Un premier élément de réponse…

Quelle fut la véritable portée historique d’Octobre, de la Révolution Bolchévique, sinon la naissance de l’URSS, cinq ans plus tard, en fait, mais devenant rapidement le pivot historique, la pierre d’angle du XXème siècle… ?

C’était déjà le constat d’une première approche de la question :

Que faire d’Octobre ? La question du centenaire de la Révolution Bolchévique

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/06/24/que-faire-doctobre-la-question-du-centenaire-de-la-revolution-bolchevique/

Célébrer Octobre, c’est donc célébrer 70 ans d’URSS…

70 ans qui ont profondément marqué le monde, celui du XXème siècle,et le nôtre aussi, en réalité…

Dans ses écoles, dans ses livres d’histoire, l’Occident ne raconte guère les 70 ans de cette pierre angulaire que comme une sorte de bloc monolithique, et quasiment sous la forme exclusive d’une légende noire, à laquelle l’Occident « libérateur » aurait mis fin, sauvant la veuve et l’orphelin du maléfice bolchévique-stalinien!

100 ans après, qu’y aurait-il donc à commémorer, célébrer, fêter ? La naissance de la première et de la plus grande nation socialiste peut-elle être saluée et honorée par ceux qu’elle a eu mission de libérer, les travailleurs ?

Vu de France, vu d’Occident, la question paraît devoir entraîner une réponse négative, selon l’historiographie officielle, les médias officiels, les syndicats et partis politiques officiels, etc…

Néanmoins, dans la France de M. Macron, qui profite encore de l’été pour réduire pratiquement à néant le droit social, le travailleur syndicaliste, militant politique, ou tout simplement un tant soit peu conscient de ce qui l’attend à la rentrée peut s’interroger…

Quelle image les russes ont-ils eux-même gardé de leur passé socialiste ? Octobre arrive…!! Ce centenaire a-t-il un sens pour nos luttes politiques et sociales ?

Le débat a surgi, vif et acerbe, entre quelques militants marxistes-léninistes… Faut-il opposer à la « légende noire » une « légende rouge », en réalité « repeinte en rose », pour en gommer les aspérités dérangeantes, ou bien suffit-il simplement, pour ouvrir le débat de fond, de parler de la réalité des faits et de la perception que le peuple russe en a lui-même ?

C’est cette dernière option, la réalité historique sans fard, avec sa grandeur et ses faiblesses, qu’ont choisi une poignée de militants marxistes-léninistes, désormais regroupés dans le Collectif Marxiste-Léniniste OCTOBRE !

Voici leur première publication, leur manifeste, en quelque sorte, qui est, pour l’essentiel, un appel au débat sur ces questions de fond :

__Quelles leçons tirer de l’histoire d’Octobre et de l’histoire de l’URSS ?

__Quelles perspectives d’alternative politique et sociale ouvrir dans la France du XXIème siècle ?

Leur but est que ce message circule et soit diffusé, le plus directement possible, dans les quartiers ouvriers et populaires, là où sont les véritables héritiers d’Octobre, ceux qui ont quelques enseignements réellement utiles à tirer de l’histoire.

C’est pourquoi il a été pensé sous la forme d’un tract recto-verso, avec, d’un côté, une approche résumée de la portée historique d’Octobre, et de l’autre, les points fondamentaux à débattre pour une alternative aujourd’hui !

Le tract en version PDF:

Tract CELEBRONS OCTOBRE!

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1917-2017

Les travailleurs doivent-ils fêter

le centenaire de la Révolution d’Octobre  ?

Même si l’URSS n’a été officiellement créée qu’en 1922, la Révolution d’Octobre en est incontestablement l’acte fondateur. Lors de sa dissolution, en 1991, elle était encore potentiellement la seconde puissance mondiale.

Son effondrement devait être la «  fin de l’histoire  », la «  libération  des peuples de l’Est  », le «  développement économique par le capitalisme  », etc…

Aujourd’hui, plus d’un quart de siècle après cette «  libération  », plus de 55% des Russes, même selon les instituts de sondage US, s’affirment nostalgiques de l’URSS, et LÉNINE et STALINE y sont considérés parmi les chefs d’Etat russes les plus populaires.

Pourtant, le retour au pouvoir d’un parti communiste, même s’il en reste d’influents, n’y semble pas imminent…

Gorbatchev, liquidateur de l’URSS en 1991, avait déjà depuis des années livré officiellement l’économie de son pays aux bandes maffieuses constituées par les gangs tout droit sortis des anciens goulags. C’était ce qu’il prétendait être la «  perestroïka  »(reconstruction)  !! Parachevant cette ruine économique tragique et entraînant un appauvrissement généralisé de la population, sous l’ère Eltsine, ces gangs de futurs «  oligarques  » se sont affrontés de manière sanglante pendant des années, jusqu’à ce que le clan Poutine, issu du KGB, prenne le dessus et impose son ordre, toujours en place, depuis 1999. Aujourd’hui, la Russie reste un état capitaliste «  émergent  », capable de défendre militairement son indépendance, mais d’une puissance financière à peu près équivalente à celle de l’Espagne, infiniment plus petite…

Aujourd’hui la Russie Soviétique qui suscite la nostalgie n’est donc pas celle, dégénérée, de Gorbatchev, déjà ravagée depuis longtemps par le capitalisme, mais bien celle qui est sortie de terre à l’issue de la Grande Révolution d’Octobre, il y a cent ans.

Celle qui a émergé du néant, saignée à blanc par la 1ère guerre mondiale, puis par la guerre «  civile  », guerre soutenue en fait par toutes les puissances impérialistes occidentales, dont la France.

Celle qui dès 1917, organisait le pouvoir réel des ouvriers et paysans sur la société, alors que chez nous « démocratie » rime encore avec ploutocratie, oligarchie et surtout duperie! Celle qui, en 20 ans, est devenue, à partir d’un pays totalement ruiné, une puissance économique industrielle capable de résister à l’Allemagne Nazie, puissance dominante en Europe, et de la vaincre!

Une nouvelle fois ruinée par cet effort immense, l’URSS se releva à nouveau en quelques années, sans déchoir de son rang de deuxième puissance mondiale.

Avec la prétendue « libéralisation économique », véritable rétablissement du capitalisme, entrepris par Khrouchtchev, s’ouvrira une ère de stagnation économique et de recul social, parachevée sous l’ère Gorbatchev.

Néanmoins, de nombreux acquis sociaux de la première période y ont perduré suffisamment pour que l’on puisse comprendre à la fois la nostalgie actuelle et la méfiance à l’égard des divers «  communistes  », héritiers de l’ère Gorbatchev, même s’ils font mine de s’en défendre et n’hésitent pas à se référer formellement à Lénine et Staline pour tenter de capter une part de leur prestige historique.

Les véritables communistes sont parfaitement conscients des légendes noires, mensonges et calomnies déversées par la bourgeoisie pendant des dizaines d’années sur leur propre histoire. Ils ne se contentent pas de proclamations nostalgiques mais tirent les leçons utiles de l’histoire de l’édification de l’Union Soviétique, qui a rayonné un temps sur le tiers de la planète.

Leur but n’est pas de la reconstituer en l’état, mais de construire un nouveau projet d’alternative prolétarienne, à la fois digne du Grand Octobre et capable de répondre, en 2017, au chaos de la crise du capitalisme ainsi qu’à sa mascarade de démocratie !

« NOUS NE SOMMES RIEN ? SOYONS TOUT ! »

– Eugène POTTIER – « L’Internationale »

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POUR DÉBATTRE D’UNE ALTERNATIVE POLITIQUE

ET ÉCONOMIQUE A LA CRISE!

Toutes les richesses créées, en biens et services socialement utiles, sont le fruit du travail, devenu précaire et de plus en plus mal payé, des forces vives productives qui sont la force essentielle de la société.

Leur fonction naturelle est de répondre aux besoins sociaux des travailleurs et de leurs familles.

Avec la crise, le fait qu’elles soient détournées au profit de l’accumulation du capital apparait de plus en plus flagrant.

Les besoins sociaux les plus élémentaires d’une part croissante de la population ne sont plus satisfaits, alors que prolifèrent les services et productions superfétatoires et de luxe, gaspillant les ressources de la planète.

Rendre aux forces productives vives leur fonction sociale première, c’est l’exigence de l’heure!

Dans ce but, il est nécessaire de rendre à chacun le pouvoir de s’y impliquer, en y participant par son travail, afin de recevoir en échange la juste part qui lui en revient, pour soi-même et sa famille.

8 points du débat de fond :

___1_Refonte complète des institutions politiques et de l’état, en donnant tout le pouvoir aux travailleurs, qui doivent être représentés par eux-mêmes et avoir le droit de révoquer leurs élus. Donner à la démocratie prolétarienne la direction de l’économie.
Électivité et révocabilité du personnel de l’appareil d’état (police, armée, justice, responsables administratifs).
Élus politiques, cadres et officiers, dont le salaire est ramené au salaire des ouvriers et ouvriers qualifiés, selon grade et responsabilités.

__2_Créer un nouvel équilibre économique où les forces productives sont employées pour répondre aux besoins sociaux réels, et non à l’accumulation du capital. Cela seulement rendra possible le partage du travail entre tous, éliminant ainsi le chômage et la précarité.

L’avenir du mouvement social n’existe donc concrètement qu’autour des revendications pour un tel partage véritablement socialiste prolétarien du travail, impliquant la socialisation des moyens de production et des services essentiels.

__3_Recensement des besoins sociaux urgents actuellement non satisfaits, notamment en matière de logement et de santé.

__4_Recensement des forces productives disponibles et nécessaires à développer pour satisfaire ces besoins réels.

__5_Redéfinition d’un budget en équilibre, en base valeur-travail, entre ces forces productives et ces besoins.

__6_Redéfinition, dans cet équilibre, de la durée moyenne hebdomadaire de travail, nécessaire pour atteindre cet objectif.

__7_Réajustement, dans le cadre de cet équilibre, du SMIC à un niveau permettant d’accéder au moins à la satisfaction pour tous des besoins sociaux essentiels, notamment en matière de logement, éducation, culture, sport, etc…

__8_Prise en compte, dans cet équilibre, de l’effort collectif nécessaire aux objectifs de sécurité, de développement social et de solidarité.

 

                                   Tribune Marxiste-Léniniste

                                    Célébrons

 

                OCTOBRE !

 

 

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Que faire d’Octobre? La question du centenaire de la Révolution Bolchévique

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A l’occasion de l’année du centenaire d’Octobre, il y a toutes les réactions possibles qui s’expriment, soit pour être sûres de bien enterrer le souvenir de l’URSS, dès fois que, …avec le syndrome de l’ »ostalgie », on ne sait jamais…, soit pour récupérer ce qui peut encore être utile au service de telle ou telle petite boutique politique très formellement « de gauche », parfois, mais pas que…

Et dans la prétendue « extrême-gauche », voire même s’affichant parfois « marxiste-léniniste », quelques appels à une commémoration « unitaire » ont récemment jailli ici et là…

Célébrer Octobre, ce n’est pas célébrer n’importe quelle révolution.

C’est célébrer la première alternative au capitalisme enfin réalisée et construite, et construite durablement sur une période et une étendue suffisamment extensibles pour avoir marqué profondément l’histoire de l’humanité.

La question est donc de savoir si l’on veut se contenter de célébrer les « 10 jours qui ébranlèrent le monde », comme un événement folklorique sur lequel on peut broder n’importe quelle légende de circonstance, au gré des obsessions politiciennes intéressées des uns ou des autres, ou bien si l’on considère que cette voie ouverte vers le socialisme, durant plusieurs décennies, est une première tentative humaine d’envergure et qu’il y a des leçons positives à en tirer pour réussir la prochaine…

 

 A lire sur le blog

TML

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Que faire d’Octobre? La question du centenaire de la Révolution Bolchévique

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/06/24/que-faire-doctobre-la-question-du-centenaire-de-la-revolution-bolchevique/

 

 

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