Syndicalisme

Unité CGT-GJ : Le baiser qui tue ?

 

 

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/01/05/unite-cgt-gj-le-baiser-qui-tue/

 

 

Unité CGT-GJ :

Le baiser qui tue ?

On reproche assez souvent au mouvement GJ son manque d’unité et surtout, son manque de cohérence dans les revendications…

En étudiant la liste des 42 revendications, émise depuis le 29 Novembre, on a déjà vu que cette apparence hétéroclite tient plus à la formulation, parfois maladroite, il est vrai, qu’au fond, qui reflète fort bien, en réalité, la diversité des préoccupations sociales urgentes qui ont motivé le mouvement depuis son origine.

Dès le départ, l’hostilité manifestée par les confédérations syndicales n’a pas permis un débat réellement structuré sur ces revendications.

Dépassées par ce mouvement qu’elles n’ont pu endiguer, et cela au grand dam du gouvernement macronien, de plus, elle ont parfois tenté de prendre le train en marche, ici et là, le plus souvent poussées par la base, mais sans réellement investir leurs compétences pour aider les GJ à reformuler leurs revendications de manière appropriée, et dans le respect de leurs motivations. Bien au contraire, les rares fois où une ébauche de convergence se produit elles contribuent à brouiller l’originalité du message GJ et au lieu de l’éclairer, elles l’incitent hypocritement, par leurs manœuvres de récupération, à céder aux sirènes de la démagogie et de la surenchère verbale. En fait , tout en prétendant renforcer le mouvement elles contribuent à en donner une image réductrice et coïncidant, par contre, avec l’image que les médias au service du pouvoir s’acharnent déjà à donner de lui  !

Une nouvelle forme, particulièrement vicieuse, de kollaboration de classe et de liquidationnisme.

L’exemple nous en est donné par un tract CGT en provenance de Martigues et appelant à une manifestation commune CGT-GJ le Samedi 5 Janvier 2019.

En effet, qui ne souhaiterait pas à la fois une hausse de salaire, plus de service public, plus d’accès à la santé, plus de démocratie, et moins d’impôts ???

Mais en quoi ce genre de généralités constitueraient-elles une plate-forme revendicative cohérente, comme ose le prétendre le secrétaire général de l’Union Locale CGT sur France 3 ??? (1) En quoi seraient-elle un apport positif au mouvement GJ ?

Les deux seuls revendications assez clairement formulée sur ce tract sont, il est vrai, les deux premières :

_La suppression des taxes et de toutes TVA.

_Le retour de l’ISF.

Même si une autre ligne fait une allusion vague à une « fiscalité équitable », le seul processus proposé implicitement par ce tract est donc concrètement l’idée que le retour de l’ISF pourrait compenser à la fois la « suppression des taxes » et celle « de toutes TVA » !

Bien évidemment la revendication de rétablissement de l’ISF, emblématique en matière de justice fiscale, n’est pas que purement symbolique, et on comprend bien qu’elle soit reprise par le mouvement GJ. Toutefois, en faire une ressource majeure, sinon la ressource unique, comme dans ce tract CGT, d’une « fiscalité équitable », cela relève effectivement de la pure démagogie. Si l’on veut véritablement chercher à comprendre et à expliquer ce que pourrait être une fiscalité réellement plus équitable, il est donc absolument nécessaire de dénoncer cette démagogie.

C’est nécessaire autant pour poser les bases d’un débat utile au sein du mouvement GJ que pour renouer avec l’image extrêmement positive qui était la sienne à l’origine, et que le pouvoir, et ici, avec l’aide de la CGT, s’ingénie à détruire.

En effet, bon an mal an, l’ISF rapportait à l’Etat 4 à 5 Milliards d’Euros, au grand maximum.

« En 2008, il a rapporté 4,2 milliards d’euros, soit environ 1,5 % des recettes fiscales de l’État ou 0,5 % du total des prélèvements obligatoires. »

https://fr.wikipedia.org/wiki/Imp%C3%B4t_de_solidarit%C3%A9_sur_la_fortune

« Pour sa dernière année d’existence,[2017] l’ISF a été rentable. Selon un rapport d’information de la commission des Finances de l’Assemblée nationale, les recettes générées se sont élevées à 5,56 milliards d’euros. Un record. Initialement, la loi de finances 2017 ne tablait d’ailleurs que sur 5,4 milliards d’euros après les 5,2 milliards d’euros constatés en 2016. (…) L’Etat n’a toutefois pas réellement encaissé 5,56 milliards d’euros l’an passé. L’ISF était en effet plafonné afin que l’ensemble des impôts des redevables ne dépasse pas 75% de leurs revenus. Ainsi, le plafonnement a retiré 1,33 milliard d’euros de recettes en 2016. Le produit net de l’ISF a donc été de 4,23 milliards d’euros. »

https://argent.boursier.com/impots/actualites/pour-sa-derniere-annee-lisf-a-rapporte-4-23-milliards-deuros-5045.html

Ces 4,2 Milliards sont donc à comparer avec la nature des autres recettes fiscales, et notamment, avec la TVA, que la CGT voudrait donc, selon ce tract, voir disparaître et compenser essentiellement par le retour de l’ISF :

http://www.senat.fr/rap/l18-147-1/l18-147-130.png

http://www.senat.fr/rap/l18-147-1/l18-147-19.html

Comme on le voit, même si le montant total prévisionnel de la TVA collectée par l’Etat est en baisse pour 2019, avec 130,3 Milliards d’Euros, c’est tout de même plus de 31 fois le montant de l’ISF… !!!

De la part de responsables syndicaux supposés avoir une formation militante et donc au moins quelques notions rudimentaires d’économie, rédiger et diffuser un tract présenté ainsi, et voulant, de plus et très explicitement, avec la symbolique de l’image en tête, représenter l’alliance éventuelle du mouvement GJ et du syndicalisme, c’est délibérément à la fois manipuler les GJ locaux et donner d’eux une image particulièrement négative qui ne peut concourir qu’à enterrer leur mouvement tout en prétendant « être solidaires ».

Alors que dès le début du mouvement GJ, au moment où se construisait encore le rapport de force qui allait contraindre le pouvoir macronien à un recul tactique, le débat social a porté d’une manière générale sur la pression économique induite par l’ensemble des prélèvements obligatoires, une très grande confusion s’était établie sur toutes ces questions, et notamment celle de la frontière entre cotisations sociales (« charges sociales ») et taxes et impôts à proprement parler.

Le rôle des syndicats, et notamment de la CGT, aurait du être d’intervenir pour clarifier ces questions et proposer des solutions revendicatives à la hauteur des enjeux.

En effet il est clair qu’après la TVA, une taxe injuste parmi d’autres, mais de loin la plus massive, la pression la plus forte en termes de prélèvements obligatoires ne vient pas réellement d’un impôt puisqu’il s’agit de celle de la CSG, dont le produit est destiné à financer la protection sociale et qui reste donc, fondamentalement, une forme supplémentaire de cotisation sociale et donc de « charge sociale », mais entièrement assumée par le contribuable.

Et donc, cette confusion des genres, instituée par Michel Rocard, alors premier ministre du deuxième mandat de « Tonton » en 1991, nous ramène néanmoins en grande partie à un problème de justice et d’égalité fiscale…

…Ou d’injustice et d’inégalité, bien que selon les termes du dit Rocard ce devait être un instrument de « justice sociale »… !

http://discours.vie-publique.fr/notices/903372600.html

En effet, l’idée, pertinente dans son principe, consiste à faire « cotiser » tous ceux qui bénéficient de la Sécu sans pour autant cotiser via leur travail. Outre les salaires (« revenus d’activité »), cette « cotisation » supplémentaire, pour eux, s’étend donc aux revenus des retraites (« revenus de remplacement »), aux revenus du patrimoine (foncier, « revenu immobiliers » >>> loyers), aux revenus de placements (« revenus mobiliers » >>> capital >>> dividendes).

A l’origine, à sa fondation, en 1991, le taux unique s’élevait à 1,1% sur tous les types de revenus, du salarié au capital. La notion de progressivité était donc déjà absente, dès le départ, quoi qu’ait tenté de prétendre Rocard à ce sujet :

**************

« M. le Premier ministre. La contribution sociale généralisée est donc un impôt, c’est notre seul point d’accord. [ NDLR : A nouveau contesté par d’autres juristes, depuis] Plus exactement, c’est juridiquement une imposition car elle pèse sur l’ensemble des revenus sans contrepartie directe sous forme de prestation.

M. René Dosière. C’est clair !

M. le Premier ministre. La jurisprudence du Conseil constitutionnel est là pour le confirmer, et il ne m’appartient pas de la remettre en cause.

M. Jean-Marie Demange. C’est certain !

M. le Premier ministre. Il s’agit donc d’une forme d’imposition nouvelle directement affectée à la sécurité sociale. C’est une imposition plus juste.

Deuxièmement, la contribution sociale généralisée est non déductible.

M. Charles Ehrmann. Embêtant !

M. le Premier ministre. C’est ce qui fonde sa légère progressivité par rapport au revenu disponible et donc son caractère de justice sociale. (Rires et exclamations sur plusieurs bancs des groupes du Rassemblement pour la République et Union pour la démocratie française.)

M. Eric Raoult. il vaut mieux entendre ça qu’être sourd !

M. le Premier ministre. Retenir la déductibilité fiscale comme en matière de cotisations sociales serait, mesdames, messieurs les députés, confirmer l’inéquité actuelle. Je ne m’y résoudrai pas ! (Applaudissements sur les bancs du groupe socialiste)

M. Pierre Pasquini. Et nous non plus !

M. Jean-Marie Demange. Oui, quelle démagogie !

M. le Premier ministre. Troisièmement, la contribution sociale généralisée pèsera sur tous les revenus. Oui, les revenus du patrimoine y contribueront, et les revenus de remplacement également.

M. Jean-Claude Lefort. C’est le pâté de cheval et d’alouette !

M. le Premier ministre. Chacun paiera dorénavant les charges de solidarité nationale en fonction de son revenu et sur la base d’un principe fort simple : à revenu égal, prestations égales et contribution égale . (Applaudissements sur les bancs du groupe socialiste.)

Je crois pour ma part à ce vieux principe républicain qui veut que la contribution de tous aux dépenses de tous soit répartie en fonction des possibilités de chacun. Cela remonte à la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen.(…) »

*****************

Comme on peut le voir à travers ce fragment d’ « anthologie » du débat politique français, l’hypocrisie et le cynisme de la classe politique ne datent pas d’hier et Macron en remet une couche avec ses vœux 2019 :

« Vous le voyez, nous sommes en train de vivre plusieurs bouleversements inédits : le capitalisme ultralibéral et financier trop souvent guidé par le court terme et l’avidité de quelques-uns, va vers sa fin ; notre malaise dans la civilisation occidentale et la crise de notre rêve européen sont là.» (2 )

Dans un cas comme dans l’autre, c’est, selon l’expression populaire, « l’hôpital qui se moque de la charité » !

Depuis 1991 le taux de CSG n’a cessé d’augmenter, et vient de passer, en 2019, de 8,3% à 9,2% sur les revenus d’activité… !

Une certaine différenciation s’est toutefois opérée, et encore tout récemment, donc, sous la pression du mouvement des Gilets Jaunes, aboutissant à des taux différenciés en vue de soulager les retraites les plus modestes.

Des exonérations existaient déjà pour les très petites retraites depuis quelques années, mais l’annulation de la hausse pour certaines aboutit donc à une différenciation encore plus grande, évidemment bienvenue dans le cadre de la crise actuelle.

Rappelons tout de même qu’il s’agit là de cas de retraités qui se situent, le plus souvent, en dessous du seuil de pauvreté, à 1026 euros/mois pour une personne vivant seule, par exemple. (3)

Rappelons encore, précisément pour rester cohérents dans l’élaboration de nos revendications, que la liste du 29 Novembre (dite des 42 Revendications, ou « directives du peuple » – (4) posait 1200 euros net comme minimum de retraite.

Ce minimum doit donc soit être exonéré lui-même, soit être augmenté d’une quote-part reversée au titre de la CSG, ce qui serait évidemment, en réalité, encore plus cohérent !

Dans les conditions actuelles d’inégalité sociale extrême où l’Etat se voit dans la nécessité d’exonérer les plus faibles retraites, parler de contribution sociale « généralisée » n’est donc plus réellement le terme adapté. En serait-on pour autant arrivés à un état de « justice sociale » réelle, comme le prétendent nos politiciens de service depuis Rocard ?

Si le budget de la Sécu a quasiment atteint l’équilibre en 2018, ce n’est donc évidemment pas sans l’apport de la CSG, qui y contribue pour 23% :

http://www.senat.fr/rap/l17-077-1/l17-077-11.gif

Si l’on s’en tient au résultat pour 2018, cela représente donc 114 Milliards d’euros (sur 498), franchissant ainsi la barre des 100 Milliards qui n’était que « frôlée » en 2017, avec 99,4 Milliards, déjà.

« En 2017 (avant l’augmentation des taux), pour l’ensemble des attributaires, le rendement de la CSG nette s’est élevé à 99,4 milliards d’euros. La composante la plus importante de la CSG est celle assise sur les revenus d’activités »(5)

Difficile d’anticiper ce qu’il en sera réellement en 2019, mais ces 114 Milliards sont donc à comparer, désormais, avec les 130 Milliards prévus au titre de la TVA. « Impôt » ou « cotisation sociale », quoi qu’il en soit, la CSG est devenue le deuxième prélèvement obligatoire, après la TVA, et loin devant l’impôt sur le revenu, qui ne représente plus, si l’on ose dire, « que » 70 Milliards d’euros… En est-on arrivés pour autant à plus de « justice sociale » dans la répartition des charges, avec ce système « hybride », mi-impôt mi-cotisation?

Dans le débat de 1991 un député rappelait déjà, à ce propos, la célèbre recette du pâté d’alouette, à savoir, une alouette pour un cheval… Voyons ce qu’il en était, en 2017, de l’origine de ces charges sociales…

https://fr.wikipedia.org/api/rest_v1/page/graph/png/Contribution_sociale_g%C3%A9n%C3%A9ralis%C3%A9e/0/5a3e8a3dfdebbcf78322bc0bc1b5bdf2e6aaf3dd.png

On n’a donc pas ici de chiffres exacts en pourcentages, mais le rapport de proportion visible montre que la plus grande partie des 99,4 Milliards d’euros de CSG de cette année là incombent au »cheval » des salariés et des retraités. De plus, il est à considérer que les revenus du patrimoine sont aussi parfois ceux de familles de classes moyennes et non réellement de capitalistes invétérés…

Au final, la part incombant réellement aux revenus du capital reste ultra-minoritaire. Une « alouette » très peu déplumée, en fait…

Bien évidemment, il faut tenir compte que cette somme globale, pour faramineuse qu’elle soit, n’est donc que pour 23% du budget de la Sécu, et que la répartition totale va peut être dans un sens différent… Or qu’en est-il réellement ?

En 2016, la répartition globale, incluant donc la CSG, se situait ainsi :

http://www.senat.fr/rap/l17-077-1/l17-077-14.gif

Ici les critères retenus sont donc différents, mais on a, pour point de comparaison, la part des revenus d’activité (salaires), des revenus de remplacement (retraites), et des revenus du capital.

Or il se trouve que l’on a, pour 2018, et suite à l’augmentation de la CSG, la situation suivante :

http://www.senat.fr/rap/l17-077-1/l17-077-15.gif

On constate ici, avec des critères identiques, les deux schémas se faisant suite dans le document d’origine (6), que la part imposée au capital a encore diminué, et que celle à la charge des salariés, par contre, a encore nettement augmenté.

Outre ce constat d’évidence, le document, issu du sénat, et qui n’a donc rien d’un pamphlet révolutionnaire, constate :

« Le résultat brut de la mesure d’augmentation de la CSG est négatif pour la sécurité sociale de 0,5 milliard d’euros et positif pour l’État de 5,94 milliards d’euros, via l’ajustement de la fraction de TVA et l’affectation du prélèvement de solidarité. »

http://www.senat.fr/rap/l17-077-1/l17-077-16.gif

Comme on peut le voir encore ici, l’ambivalence du statut de la CSG n’est, en pratique non plus, pas forcément levée. Et d’autant moins qu’on a déjà vu, à propos de la TICPE (3), que la destination finale des recettes fiscales est souvent loin de leur but originellement invoqué, et ce qui est étiqueté « social » dans les recettes du budget général de l’Etat, est en fait soumis au sort commun de ses dépenses et autres dettes dont l’aspect « social » est loin d’être le maître mot.

Autre exemple, en 2019, la CSG sur les revenus du capital continue, quant à elle, de baisser… ! (7) Le taux global d’imposition sur le capital, le PFU, dit « flat tax », reste certes constant, et son aspect « social », très formellement aussi, par l’instauration d’un « prélèvement de solidarité » qui remplace une série d’autres taxes préexistantes. Néanmoins, il s’agit là clairement encore d’un impôt et non d’une participation aux charges sociales :

« A compter du 1er janvier 2019, un prélèvement de solidarité sur les revenus du patrimoine et les produits de placement au taux de 7,50% est instauré. L’assiette du prélèvement est identique à celle de la CSG sans qu’il soit toutefois possible d’y échapper pour les non-résidents. Le produit du prélèvement est par ailleurs affecté au budget de l’Etat, et non à celui de la sécurité sociale, comme la CSG et la CRDS. » (7)

Du reste, l’instauration de cette « flat tax » elle-même, en remplacement, en 2018, de la fiscalité préexistante sur le capital, était évidemment loin d’être « mal vécue » par ce type de contribuable… :

https://youtu.be/l1oZeFFPMf8

Autrement dit, de la part de ce petit monde, c’est encore  …« Merci Macron, président des riches » !

En conclusion provisoire, ce qui ressort donc de la situation actuelle, ce n’est pas seulement l’accentuation de la pression fiscale mais l’accentuation globale de la pression induite par l’ensemble des prélèvements obligatoires, à la fois en charges, en taxes et en impôts.

Or, ce qui rend cette pression de plus en plus insupportable, en réalité, c’est précisément le mouvement de transfert des charges sociales vers le budget de l’Etat et la fiscalité. Et cela parce que ce mouvement, comme on vient de le voir, n’est pas neutre. Ce n’est pas une suite d’opérations « blanches » de transferts d’un compte sur un autre. C’est à travers toute l’évolution de ce processus, un transfert de plus en plus lourd de la part des charges sociales incombant au capital vers le monde du travail, vers l’ensemble des catégories populaires et prolétariennes, et de plus en plus, avec l’approfondissement de la crise, vers les classes moyennes.

Outre les processus liés à la CSG depuis 1991 et le gouvernement Rocard, il y a aussi, comme on l’a vu dans un précédent article(8), tous les processus complexes d’ « allègement » des charges sociales des entreprises dont le poids, en réalité, se retrouve systématiquement, via les méandres de la fiscalité, sur le dos des travailleurs, d’une manière ou d’une autre.

Commencée en 1993 avec le gouvernement Balladur, cette stratégie n’a pas cessé depuis, avec 82 vagues de « mesures » de ce type, au fil des dernières décennies (9), et poursuivie avec le gouvernement Macron, malgré son « arrêt » formel du CICE, remplacé par un « allègement » encore plus direct et qui sera donc directement compensé par une surcharge fiscale supplémentaire, de 40 Milliards, pour 2019.(8)

Bien entendu, la piste revendicative de réduction des impôts et taxes pesant sur le pouvoir d’achat est une piste pour améliorer celui-ci, et l’idée, émise par Priscillia Ludosky dans sa réponse à Emmanuel Macron, évoquant la solution d’allègement de la TVA sur les produits de première nécessité est bien à rajouter la liste des revendications utiles. En tous cas, plus utile et cohérente que les « solutions » déjà engagées par Macron et qui aboutissent à répondre à un mouvement de révolte contre la fiscalité par un alourdissement global de celle-ci.

Cependant, comme on l’a vu, ce qui est essentiel, pour la réussite de toute revendication immédiate sur le pouvoir d’achat, c’est de briser le mouvement de transfert des charges sociales sur la fiscalité. Faute de quoi, à l’évidence, une réduction, pourtant bien nécessaire, de celle-ci, sera nécessairement « compensée » au profit du système par une réduction de la protection sociale sur tous les plans, et dont les travailleurs feront encore les frais, dans tous les sens du terme !

C’est pourquoi l’élaboration d’une nouvelle liste de revendications mise à jour en fonction de l’expérience doit reprendre ces points et les développer dans toutes les directions possibles.

C’est cette orientation stratégique qu’indique ce point exprimé dans la liste du 29 Novembre :

« Que les GROS (Macdo, google, Amazon, Carrefour…) payent GROS et que les petits (artisans, TPE PME) payent petit. »

Orientation encore exprimée concrètement par la revendication d’abrogation du CICE : une abrogation réelle de cette « usine à gaz » fiscale pseudo « compétitive » et de son nouvel avatar permettrait donc immédiatement une économie budgétaire de 40 Milliards qui devrait donc être répercutée en baisses réelles de taxes, et évidemment, en premier lieu, en baisse de TVA sur les produits de premières nécessité !

40 Milliards, c’est aussi quatre fois la valeur du « plan Macron » édicté le 10 Décembre dernier, comme simple avance, en réalité, sur ses « promesses électorales » : une « promesse » qui consistait donc déjà à piocher encore une fois de plus dans la poche du contribuable pour créer l’illusion momentanée d’une « hausse du pouvoir d’achat » sans le moindre effort de la part du capitalisme financier dont il ose pourtant se faire le Tartuffe « pourfendeur » au soir du 31 Décembre…

Il est clair que pour le smicard, pour le retraité sous ou près du seuil de pauvreté, pour la ou le responsable d’une famille monoparentale en limite de survie, pour tous ceux dont les ressources sont simplement insuffisantes en regard des besoins incompressibles et incontournables de la vie quotidienne, il importe peu que le soulagement se présente sous la forme d’une réduction de TVA sur les produits de première nécessité ou sous la forme d’une augmentation de leur revenu de base.

Toutes les pistes revendicatives utiles sont à explorer, mais en tenant compte tant de l’expérience déjà acquise par le mouvement GJ que du bilan des luttes sociales du passé, le mouvement pourra donc éviter d’entériner des fausses solutions comme celles du 10 Décembre, tout comme de céder à la démagogie anarcho-syndicaliste du genre de celle exprimée par le tract CGT de Martigues.

On constate ainsi que la CSG, si elle ne correspond plus du tout à sa vocation de « justice sociale » et de plus « généralisée », doit donc au contraire être « différenciée » selon les inégalités entre catégories sociales et donc logiquement se transformer plutôt en une suite de « Contributions Sociales Différenciées », de façon à rétablir une ébauche réelle de « justice sociale »

Il n’est pas question, ici, de proposer des « solutions » toutes faites, mais simplement d’évoquer des pistes de réflexion en fonction à la fois de l’analyse globale de la situation et de la réalité du mouvement.

Comme exemple, on a vu que la somme « officielle » des prélèvements dits « sociaux » sur les revenus du capital, en cumulant CSG et impôt dit de « solidarité » reste plafonnée à 17,2% dont seulement 9,7 sont réellement reversés au financement de la sécu (CSG+CRDS)(7). Transformer l’ensemble des 17,2% en une « Contribution Sociale du Capital » peut être une piste, et voire même, porter le tout au taux de base actuel de la TVA, à savoir 20%… !

Autre exemple, on a évoqué le fait que les revenus du patrimoine sont parfois ceux de familles de classes moyennes qui investissent dans le logement locatif, qui manque tant sur le marché, pour d’autres familles encore plus modestes. En fonction des logements ainsi loués, et sous condition d’une limitation des loyers, dans un rapport loyer/surface à définir, une réduction de la CSG sur ces revenus du patrimoine pourrait donc avoir une réelle fonction sociale et donc se « différencier », comme « Contribution au Logement Social », du régime général actuel, utile par ailleurs pour resocialiser un tant soit peu l’argent de la spéculation immobilière.

Ce n’est que dans le débat sur des réalités concrètes, et non dans les proclamations démagogiques que des pistes revendicatives peuvent s’ouvrir pour mettre le pouvoir macronien devant les responsabilités sociales qu’il est incapable d’assumer et le contraindre à reculer réellement, et non à simplement feinter en puisant encore davantage dans la poche des contribuables, comme il l’a fait le 10 Décembre.

Si la feinte macronienne du 10 Décembre a pu avoir un début d’effet corrosif sur l’unité du mouvement, cela tient en grande partie au fait qu’il a réussi, et avec le silence complice des confédérations syndicales, à évacuer le problème fondamental de la répartition des charges sociales.

Il a pu contourner ainsi la revendication stratégique essentielle de l’augmentation du SMIC, dont la revendication est à 1300 euros en salaire net dans la liste du 29 Novembre.

Là encore on a déjà vu (8) que l’originalité d’une revendication en salaire net est essentielle en ce qu’elle peut aboutir à en faire un critère de définition légale du salaire de base, autour du quel peut s’articuler un système unique et progressif des charges sociales, aboutissant également à la fin de toutes les « usines à gaz » fiscales de dégrèvements arbitraires des charges, ayant tous abouti à des fiascos en matière d’emploi.

Un système unique et progressif de répartition des charges tiendra donc compte à la fois de la taille de l’entreprise en chiffre d’affaire et du nombre de salariés, avec clairement en vue d’aboutir à un soulagement des charges pour les plus petites et un report du poids sur les plus grosses, et donc sans altérer l’équilibre du budget de la Sécu. Les droits sociaux et l’accès aux soins des salariés étant conservés comme c’est déjà le cas actuellement, indépendamment de leur niveau de rémunération.

Là encore, il ne s’agit pas ici de proposer une « formule miracle » mais de poser ce problème comme essentiel dans les débats sur l’élaboration des revendications GJ, en vue non seulement de conserver l’unité sociale qui était celle du mouvement au matin du 17 Novembre, mais carrément de l’établir sur des fondations solides pour cette lutte sociale qui n’aboutira que par sa durée et sa résistance globale.

Comme le montre l’expérience actuelle, le mouvement GJ ne peut absolument pas compter, pour l’élaboration de ses propres revendications, sur les compétences des confédérations syndicales dont l’agenda est déjà fixé par leurs propres objectifs, de kollaboration de classe, en réalité. Il doit donc trouver en lui-même la force de le faire par ses débats internes et son contact avec la réalité sociale la plus large, sur le terrain.

Le mouvement GJ ne peut plus compter sur les confédérations syndicales, non plus, pour la lutte contre la répression, alors que la solidarité avec les victimes était l’un des points forts essentiels en Mai 68, aboutissant d’abord à l’amnistie du 23 Mai (10), quelques jours avant la conclusion des Accords de Grenelle.

Luniterre

NOTES:

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( __1 https://www.francetvinfo.fr/economie/automobile/essence/gilets-jaunes-tract-commun-avec-la-cgt_3132029.html )

( __2  verbatim macron voeux 2019 )

( __3  https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/11/30/et-la-marquise-dansait-sur-les-champs-elysees-en-flammes-explication-de-texte/  )

( __4  https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/12/02/gilets-jaunes-un-cahier-de-revendications-adresse-a-lassemblee-nationale/ )

( __5  https://fr.wikipedia.org/wiki/Contribution_sociale_g%C3%A9n%C3%A9ralis%C3%A9e#Historique )

( __6  http://www.senat.fr/rap/l17-077-1/l17-077-16.html )

( __7  https://www.cbanque.com/placement/cotisations-sociales.php )

( __8  https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/12/26/noel-en-prison-pour-combien-de-gilets-jaunes-et-pour-quel-combat/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/12/13/pourquoi-et-comment-une-augmentation-reelle-du-smic-doit-concretement-favoriser-lemploi/ )

( __9  http://www.vie-publique.fr/decouverte-institutions/finances-publiques/approfondissements/allegements-charges-sociales-manque-gagner-pour-securite-sociale.html )

( __10  https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/12/31/gj-amnistie-une-idee-qui-fait-son-chemin/ )

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A propos du 17 Novembre… Lettre ouverte aux syndicats et partis « de gauche »

 

 

 

A propos du 17 Novembre...

Lettre ouverte

aux syndicats et partis « de gauche »

et à leurs avatars pseudos- « marxistes-léninistes »,

« marxistes révolutionnaires » et autres « syndicalistes révolutionnaires »…

 

En forme de rafraîchissement de mémoire historique…

Actuellement, l’unanimité est faite au moins sur un point entre toutes ces « élites » et « avant-gardes » autoproclamées de la « gauche » française : aucune n’apporte son soutien au mouvement du 17 Novembre, hormis Mélenchon et Ruffin, à titre « personnel » et du bout des lèvres (*), et, naturellement, sans engager leurs « troupes » en voie de déliquescence.

Plusieurs de ces « institutions », la CGT, le journal « l’Humanité », les syndicats « solidaires », le NPA, LO, etc…, se sont même très officiellement fendues d’articles et de communiqués pour condamner, en fait, toute participation  « de gauche » à ce mouvement.

Le prétexte affirmé est évidemment la tentative de « récupération » dont ce mouvement est l’objet par la droite nationaliste et l’extrême-droite, DLF, RN(ex FN), et d’autres activistes de ce bord.

En ce qui concerne l’origine réelle de ce mouvement, il n’a clairement, au départ, aucune coloration politique particulière et s’inscrit dans le fil de protestations populaires induites par la réalité de la crise économique et la brutalité des reculs économiques et sociaux imposés par le système capitaliste et son serviteur du moment, le gouvernement Macron.

De sorte que la vague de soutien qu’il semble actuellement soulever pose une question claire à la gauche :

La revendication immédiate qui le sous-tend, contre la hausse du prix des carburants, est-elle justifiée d’un point de vue social ?

Si la réponse est oui, la gauche doit donc reprendre cette revendication à son compte, et, d’une part, manifester son appui à cette initiative, et d’autre part, si elle estime avoir des critiques à formuler sur le mode d’action choisi, ce qui n’est pas forcément illégitime, comme on l’a déjà vu, proposer des actions complémentaires qui prolongeront cette première action d’origine spontanée.

Si elle estime la revendication injuste, et constate donc qu’elle sert uniquement de marche-pied à l’extrême-droite, elle doit non seulement la condamner carrément et ouvertement, mais encore, bien plus, faire également carrément et ouvertement campagne contre cette supposée « manœuvre » de l’extrême-droite…

Elle doit donc fournir un argumentaire convainquant qui puisse arracher ce mouvement populaire des « griffes » de l’extrême-droite.

Faute de quoi, non seulement elle légitimise cette récupération, abandonnant le terrain d’une revendication sociale justifiée à l’extrême-droite, mais elle lui fait carrément la courte échelle en vue de son accession éventuelle au pouvoir.

Le fait que l’extrême-droite ait réussi à prendre ce train en marche au bon moment est indéniable, le fait qu’il y eu un plan préconçu à ce sujet ne semble toujours pas avéré, mais cela ne changerait rien au problème, quant au fond.

Dans la Russie du début du XXème siècle, quant le prolétariat a commencé à s’organiser spontanément, le régime tsariste s’est dépêché d’y infiltrer des indicateurs et des provocateurs. Il est même allé, par ce biais, jusqu’à créer lui-même, via ses agents infiltrés, des organisations ouvrières complètes, sur la base des revendications populaires immédiates, dans le but de les canaliser et de les contrôler !

Pour autant, cela n’enlevait rien à la validité de ces revendications, et encore moins, au soutien populaire massif qu’elles rencontraient, au tournant de l’année 1905, déjà…

C’est là que se place l’épisode célèbre de la grande manifestation organisée par le Pope Gapone, à la fois agent tsariste occulte et leader charismatique du mouvement populaire de l’époque… Compte tenu des mœurs brutales de cette époque farouche l’affaire a évidemment tourné au tragique, mais elle a en fait mis complètement et définitivement à bas la légitimité du Tsar, qui avait en réalité signé là son propre arrêt de mort, en croyant arrêter l’Histoire en marche, littéralement et sans jeu de mots… !

On peut imaginer, à la lueur des « lumières » de la gauche française actuelle, ce qu’aurait été un cours de l’histoire « alternatif » si les bolcheviks, tout nouvellement organisés en parti suite à la rupture avec les mencheviks, s’étaient désolidarisés de ces revendications et de ces luttes !

Non seulement ce n’était pas le cas, mais tout en étant parfaitement conscients des probabilités d’infiltrations policières, qui n’ont été confirmées que par la suite, il faisaient, eux aussi, leur travail d’infiltration pour tenter de renforcer ce mouvement et de promouvoir des revendications de plus en plus radicales (**).

Sans ce travail, la légitimité politique n’eut point nécessairement changé de camp, ni à cette époque ni plus tard, et l’autocratie guerrière et meurtrière du tsar aurait certainement duré encore beaucoup plus longtemps, sinon encore aujourd’hui…

Bien évidemment, comparaison n’est pas raison, et il n’y a pas lieu de projeter cette situation ancienne sur la nôtre, mais néanmoins la question de légitimité sociale et politique d’une revendication demeure, quel que soit le contexte.

Refuser de légitimer socialement une revendication telle que celle du 17 Novembre, c’est, ipso facto, légitimer la politique de Macron et du système, et, quoi qu’il arrive, échec ou réussite, la main-mise de l’extrême-droite sur le mouvement populaire et prolétarien.

Dans l’état de faiblesse relative où il se trouve, et avec le peu de légitimité populaire qu’il reste à Macron, cela risque fort d’être, pour la « gauche » française, un choix historique dont elle n’est pas près de se remettre, tant il lui reste si peu de légitimité, également.

La pseudo « extrême-gauche », se posant « marxiste-léniniste » ou non, ferait bien de s’en aviser, également.

Luniterre

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(* http://www.regards.fr/politique/article/manif-du-17-novembre-la-gauche-peut-elle-sortir-de-l-embarras   )

(** Voir la documentation en PJ, PDF et ODT, en fin d’article  )

DERNIÈRE MINUTE:

Un sursaut, malgré tout, de la part du très minoritaire et pathétique « Front Social »… Mieux que rien, cependant, et donc nous relayons leur appel:

Appel du 10 novembre, regroupons-nous : Ne laissons pas l’extrême-droite récupérer la colère sociale

Date : 

A l’initiative de milieux populaires une mobilisation contre la hausse de l’essence a rencontré un large succès sur les réseaux sociaux.
La gauche syndicale et politique n’ayant pas d’autre projet contre Macron que les négociations ou les élections européennes n’a pas voulu se saisir de cette occasion pour porter la colère générale contre le pouvoir.
Du coup cette initiative qui percute toutes les colères actuelles contre les attaques gouvernementales depuis le Code du travail jusqu’à la Sécurité sociale a été l’objet d’une tentative de récupération par l’extrême droite, depuis M. Le Pen jusqu’aux groupes fascisants de la police en passant par les jeunesses des LR, un certain nombre de ses représentants et N. Dupont-Aignan.
La CGT a dénoncé cette récupération dans un communiqué mais elle n’offre en alternative que le dialogue social avec un gouvernement qui ne négocie rien mais cogne fort ; Mélenchon n’a su que dire « faites ce que vous voulez » à ses partisans en n’offrant comme option que le bon bulletin de vote dans plusieurs mois.
Seule la volonté affichée et déterminée d’unifier l’exaspération populaire par un plan de bataille clair, un agenda des luttes qui ne se limite pas à des journées d’action saute- mouton sans suite ou des combats professionnels dispersés peut arrêter Macron et stopper la démagogie d’extrême droite.

C’est pourquoi, devant le danger qui se profile où l’extrême droite pourrait récupérer la colère sociale, des secteurs en lutte, Mc Do en grève, livreurs de Deliveroo et autres du Clap en lutte, postiers du 92 en grève, étudiants de l’Unef Tacle de tous les combats, CGT Goodyear, CGT Geodis Calberson IDF, Sud Commerce, militants du Comité de mobilisation du travail social, le Front social…. et tous ceux qui voudraient s’adjoindre à ces premiers signataires, ont décidé d’appeler syndicats, associations, fronts de lutte, partis, militants et individus à une réunion le 10 novembre à Paris afin de débattre et décider ensemble dans cette situation d’une initiative et d’une politique alternative.

télécharger le texte d’appel en PDF

Se réunir le 10 novembre et préparer l’action contre la hausse des prix et la baisse des salaires. C’est notre champ d’action.
Nous ne laisserons pas l’extrême-droite prendre la tête de nos combats !
L’exaspération sur la hausse des carburants est générale. Elle s’étend à d’autres hausses – produits alimentaires, loyers, santé…
La colère monte, parce que cette hausse des prix percute la baisse des salaires, des pensions et des aides sociales.
Tout ça, c’est le fait des profits des patrons et de la prise des dividendes des actionnaires. Les taxes du gouvernement s’y additionnent.
Le prix du travail coule en raison de la politique d’un chômage tenu à très haut niveau, de licenciements permanents et massifs et de précarité.
La baisse du salaire est relayée par le démantèlement du salaire social, la Sécurité sociale.
La répression d’État relaie les attaques patronales contre les grèves, les grévistes et leur représentation syndicale.
Le Front social déclare en conséquence l’état d’urgence sur le pouvoir d’achat, les salaires et les pensions.
Le pouvoir d’achat est une chose trop sérieuse pour la laisser aux mains de l‘extrême droite.
Le pouvoir d’achat est une cause abandonnée par des institutions syndicales qui cherchent des strapontins dans les couloirs de ministères vides.
Qui ne contribue pas à la lutte commune, tous ensemble, pour le pouvoir d’achat, portera une part de responsabilité dans l’ascension de l’extrême droite vers le pouvoir.
Le Front social ne laissera pas le terrain d’une extrême droite qui veut faire du 17 novembre la date de sa récupération, pas plus qu’il reconnaît la moindre qualité à Macron pour lutter contre elle, car il en est le marchepied.

Nous appelons à la réunion du samedi 10 novembre des secteurs en lutte et de tous ceux qui se retrouvent dans ce combat de 10 h à 17 h à la salle Hénaff- Bourse du travail- Paris

https://www.frontsocialuni.fr/se-reunir-le-10-novembre-une-necessite/

Faisons entendre la voix de notre camp !

L’exaspération n’est pas que sur la hausse des carburants : elle est générale

Bien que fortement fragilisé depuis cet été, le gouvernement Macron continue a taper fort: droits des chômeurs, retraite à points,suppressions de postes et privatisation de nombreux secteurs publics. sélection des étudiants, attaques contre les migrants… sur un fond d’intense répression policière,judiciaire et disciplinaire. De son côté le patronat, malgré ses bénéfices considérables, continue à frauder le fisc comme jamais, licencier massivement bloquer les salaires tandis que l’inflation finit de ruiner les classes populaires.

La colère sur la hausse des carburants monte parce qu’elle percute la baisse des salaires, des pensions, des aides sociales, le démantèlement de la Sécurité sociale, des retraites, du chômage…

Nous devons faire entendre la voix de notre camp, au travers de ses revendications : la hausse des salaires, des pensions et des allocations. Ne laissons pas l’extrême droite détourner et récupérer la question du pouvoir d’achat.

Au contraire, prenons appui sur les résistances importantes qui existent : les Ford qui luttent depuis 10 ans contre la fermeture de leur entreprise, les Goodyear qui bien que leur entreprise ait fermé continuent la bagarre, les postiers et postières du 92 qui sont en grève depuis 7 mois, les agents de l’hôpital Pinel en lutte depuis 4 mois, les femmes de ménage de l’hôtel Park Hyatt Vendôme qui affirment leur volonté de tenir au moinsjusqu’à Noël, les cheminots qui, après 3 mois de grève au printemps, résistent et luttent encore aujourd’hui contre l’application de la réforme ferroviaire et la répression mais aussi les salariés de McDonald’s, de New Look, de Happychic, de Monoprix, les livreurs de Deliveroo, les étudiants qui résistent contre la sélections et tant d’autres qui partout se battent, résistent et ne renoncent pas.

Pour faire reculer un pouvoir centralisé doté d’un plan de bataille commun, il nous faut dépasser les journées d’actions éparpillées secteurs par secteurs. Nous aussi nous devons nous doter d’un plan de mobilisation. Nous aussi nous devons réfléchir a comment avancer vers la construction d’un mouvement d’ensemble capable de les stopper. Pour gagner : Faisons front ! Convergeons !

Les signataires de cet appel proposent donc aux secteurs en lutte, aux organisations syndicales, à tous les fronts de lutte à ceux et celles qui sont en bute à la répression et qui ne veulent pas laisser le terrain libre à l’extrême droite de se retrouver pour faire front et converger !

Ne laissons pas une minorité parasite continuer de nous précariser, nous appauvrir et détruire nos conquis!

Nous vous proposons pour cela de nous retrouver

le samedi 10 novembre salle Henaff à la Bourse du travail,

29 boulevard du Temple Paris, à 10h pour en discuter.

https://www.frontsocialuni.fr/le-10-novembre-regroupons-nous-ne-laissons-pas-lextreme-droite-recuperer-la-colere-sociale/

https://fr-fr.facebook.com/events/740025743029993

Deux pages d’Histoire,

Où Lénine évoque le rôle

du Pope Gapone en 1905 :

(Textes français suivis des originaux russes)

Lénine – 1er Mai 1905  ODT

Lenine – 1er Mai 1905 __  PDF

Lénine – Janvier 17 – Rapport sur Révolution de 1905   ODT

 

Lénine – Janvier 17 – Rapport sur Révolution de 1905 __  PDF

 

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Appel des travailleurs iraniens de la métallurgie aux syndicalistes et aux pacifistes du monde entier

 

 

 

Un appel qui illustre parfaitement la nécessité d’organiser une Résistance Globale synergique et coordonnée à la fois contre le capitalisme et l’impérialisme, qui ne sont bien que les deux faces d’une même pièce, et d’abord et avant tout, du dollar US !

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/03/03/capitalisme-et-imperialisme-sont-les-deux-faces-dune-meme-piece/

En finir avec l’impérialisme est la base de toute alternative.

Donbass, Syrie, Yémen, Palestine, etc…, le vrai sens de la solidarité, c’est une résistance globale où chaque peuple a sa place.

Chacun contre son propre impérialisme ou l’impérialisme qui l’opprime et tous contre l’impérialisme US, et tous solidaires avec les luttes en cours !

 


« Appel des travailleurs iraniens

de la métallurgie

aux syndicalistes

et aux pacifistes du monde entier

Economic Sanctions, a war against the Iranian working class

http://english.sfelezkar.com/2018/08/economic-sanctions-a-war-against-the-iranian-working-class/

What is currently happening in the world with regards to our country Iran, is not intended to improve the working conditions and livelihood of the working people of Iran, but is a full-scale war against the Iranian working people and waged earners. US imperialism is leading policies aimed at changing the political map of the Middle East and Iran.

Fellow brothers and sisters of trade unions across the world!

Be aware that the policy of imposing unilateral economic sanctions on Iran by the great powers, in particular the United States and its allies, is the beginning of an unfair and unequal war against Iran’s working class. These sanctions will lead to the closure of the country’s manufacturing plants, rising unemployment, increasing costs of food, medicine and the essential goods for Iranian people. These sanctions will create a golden opportunity for middle men and profiteers, with no harm done to the warmongers who will use this opportunity to get richer by amassing and hoarding essential goods needed by the working people, welcoming wars and conflicts.

Fellow brothers and sisters in America and Europe!

To prevent this catastrophe, we urge you to put pressure on your governments not to join these terrible sanctions and not to use your taxes for war efforts in the embargo of medicine and food against the Iranian workers and wage earners. Please request that your Members of Parliament to use your taxes for your country’s progress and not for the destruction of the livelihood of Iranian working class families.

In countries where trade unions are influential on policies adopted by parliaments and governments, we urge our brothers and sisters in the metalworkers unions to demand from their respective governments not to join these sanctions and to support the Iranian labour movement and their families against the anti-labour policies, wherever they originate from.

Dear trade union comrades in Europe and America,

Let us unite, hand in hand, to organise an effective movement to fight against the threat of economic sanctions and war and to prevent the repeat of the calamities of Syria, Iraq and Libya to the Iranian People.

Union of Metalworkers and Mechanics of Iran (UMMI)

20 August 2018

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Les sanctions économiques, une guerre contre la classe ouvrière iranienne.

 

Ce qui se passe actuellement dans le monde en ce qui concerne notre pays, l’Iran, n’a pas pour but d’améliorer les conditions de travail et les moyens de subsistance des travailleurs iraniens, mais constitue une guerre totale contre les travailleurs iraniens et les salariés. L’impérialisme américain mène des politiques visant à changer la carte politique du Moyen-Orient et de l’Iran.

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Amis frères et sœurs des syndicats du monde entier!


Sachez que la politique d’imposition de sanctions économiques unilatérales à l’Iran par les grandes puissances, en particulier les États-Unis et leurs alliés, marque le début d’une guerre injuste et inégale contre la classe ouvrière iranienne. Ces sanctions conduiront à la fermeture des usines de fabrication du pays, à la montée du chômage, à l’augmentation des coûts de la nourriture, des médicaments et des biens essentiels pour les Iraniens. Ces sanctions créeront une opportunité en or pour les intermédiaires et les profiteurs, sans faire de mal aux bellicistes qui saisiront cette occasion pour s’enrichir en amassant et en accumulant les biens essentiels nécessaires aux travailleurs, en encourageant les guerres et les conflits.

 

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Amis frères et sœurs en Amérique et en Europe!


Pour éviter cette catastrophe, nous vous exhortons à faire pression sur vos gouvernements pour qu’ils ne se joignent pas à ces terribles sanctions et n’utilisent pas vos impôts pour des efforts de guerre dans l’embargo sur les médicaments et la nourriture contre les travailleurs et les salariés iraniens. Veuillez demander à vos parlementaires d’utiliser vos impôts pour les progrès de votre pays et non pour la destruction des moyens de subsistance des familles iraniennes de travailleurs.

Dans les pays où les syndicats exercent une influence sur les politiques adoptées par les parlements et les gouvernements, nous exhortons nos frères et sœurs des syndicats des métallurgistes à demander à leurs gouvernements respectifs de ne pas adhérer à ces sanctions et de soutenir le mouvement des travailleurs iraniens et de leurs familles contre les politiques anti-sociales, d’où qu’elles proviennent.

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Chers camarades syndicalistes en Europe et en Amérique,


Unissons-nous, main dans la main, pour organiser un mouvement efficace de lutte contre la menace des sanctions économiques et de la guerre et pour empêcher la répétition des calamités de la Syrie, de l’Iraq et de la Libye pour le peuple iranien.

Union des métallurgistes et mécaniciens d’Iran (UMMI)

20 août 2018

https://i0.wp.com/english.sfelezkar.com/wp-content/uploads/2017/11/new1-300x300.jpg

Не хотим умирать на работе !! Pour ne pas mourir au travail? Finalement le vent se lève à l’Est… !

 

 

Une importante revue de presse

 

à lire sur

TML :

 

 

Не хотим умирать на работе !! Pour ne pas mourir au travail? Finalement le vent se lève à l’Est… !

 

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/07/19/ne-khotim-umirat-na-rabote-pour-ne-pas-mourir-au-travail-finalement-le-vent-se-leve-a-lest/

 

 

Не хотим умирать

на работе !!

« Nous ne voulons pas mourir au travail !! »

Finalement,une fois de plus,

le vent se lève à l’Est… !

Avec la Coupe du Monde de foot, c’est la mondialisation qui frappe à nouveau à la porte de la Russie.

Vouloir y prendre sa place, investir pour donner une belle image de la Russie, c’était sans aucun doute le but de l’opération, et en termes de communication, il est largement atteint, et même au delà de ce qui était attendu par la plupart des observateurs.

Combiner résistance militaire, diplomatique et attractivité, cela « paye » donc, sur bien des plans, mais a aussi un coût. Coincée entre le marteau chinois et l’enclume US, l’économie russe n’a en réalité toujours pas accumulé un capital financier suffisant pour échapper à son statut de proie potentielle de l’impérialisme, qu’il vienne d’outre-atlantique ou de ses marches chinoises. Pour la bourgeoisie nationale, en Russie comme ailleurs, le stade de la résistance nationale n’est toujours qu’un pis aller faute de mieux en matière de puissance financière.

Pour prendre une place conséquente sur les marchés financiers il lui faut augmenter sa capacité d’accumulation du capital, et pour cela, restaurer et élargir ses marges de profit.

Là se trouve une limite à l’unité nationale qui faisait jusque là sa force, car ces marges ne peuvent se restaurer qu’au détriment du prolétariat et des classes populaires.

Avec la Coupe du Monde il y avait donc un Grand Chelem a tenter et Poutine a donc mis en œuvre une réforme des retraites qui constitue un recul social historique considérable, et le premier, sur ce thème, depuis les droits sociaux acquis sous Staline, en 1932.

La justification officielle en serait l’amélioration de l’espérance de vie, qui avait en quelque sorte légèrement« repris vie » elle-même après la sombre période Eltsine. Or il se trouve qu’avec la présente crise cette amélioration apparaît de plus en plus illusoire et semble même devoir faire place à un nouveau recul, surtout dans les classes populaires. Il est important de souligner ici que ce phénomène n’est pas spécifique à la Russie, mais qu’on le retrouve également concernant les classes populaires en Occident, comme on venait justement de le voir sur TML :

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/07/09/retraites-en-peau-de-chagrin-le-capital-comprime-et-tue-pour-sauver-ses-benefices/

Avec, de plus, de nouvelles tentatives de la bourgeoisie occidentale pour également faire payer sa crise sur le dos de ces classes, et du prolétariat en premier lieu.

Si, par exemple, la Coupe du Monde de foot a définitivement enterré, en France, les faibles braises d’un « Mai 2018 » resté des plus symboliques, le même prétexte, en Russie, pour confiner les protestations loin des grands centres urbains, a donc finalement fait long feu, et la mèche de la contestation s’est rallumée aussitôt que les stades se sont vidés…

Finalement, alors que la « gauche » occidentale s’avère toujours aussi impuissante à rependre l’offensive dans les luttes sociales, il semble bien que le vent, à nouveau, se lève à l’Est !

Luniterre

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Le graphique ci-dessous, arrêté en 2015, s’il ne montre pas encore de fléchissement récent de la courbe, montre néanmoins le caractère inhumain et réactionnaire de la « réforme » proposée,qui aboutit pratiquement à faire correspondre l’âge de la retraite et l’espérance de vie, et aboutit donc à dépouiller quasiment le prolétariat russe de l’épargne de toute une vie de labeur, constatation qui se retrouve donc, très logiquement, dans les slogans des manifestants:

https://i2.wp.com/images.vfl.ru/ii/1531428243/36d803ef/22459807.jpg

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>>>A noter également que l’évolution de la courbe, au fil des décennies, est l’illustration parfaite d’une analyse ML de l’histoire de l’URSS et de la Russie, avec, notamment, l’effet de la contre-révolution khrouchtchevienne, qui fait sentir son effet radicalement à partir de 1961, soit cinq ans après le XXème congrès, et trois ans après la mise en oeuvre réelle, sur le terrain, de la politique de « réformes » khrouchtcheviennes!

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https://ptzgovorit.ru/sites/default/files/styles/700x400/public/original_nodes/417374_size2.jpg?itok=zuX356kl

https://static.ngs.ru/news/99/preview/a6198caa41e0142ab6ce1414e63545c200887781_1200.jpg

https://i2.wp.com/actualcomment.ru/upload/resize_cache/iblock/1e3/380_250_1/1e3bbd575e6d2aa8c9e2cccb62224fd6.jpg

https://newdaynews.ru/pict/arts1/63/95/639571_b.jpg

https://encrypted-tbn0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcQcR2sHEgmAUbs0j-PpAINunSYnUgd8TfLANNFUBaOhtxhD0AFx« A l’appel des syndicats et partis d’opposition, les Russes ont manifesté en masse contre le projet de relèvement de l’âge de départ à la retraite. La côte de popularité du président a pâti de l’annonce de ce projet.

Des milliers de Russes ont manifesté, le 1er juillet, dans des dizaines de villes contre le projet de relèvement progressif de l’âge de départ à la retraite de 60 à 65 ans pour les hommes et de 55 à 63 ans pour les femmes. Des seuils inchangés depuis 1932, fixés à cette époque à 55 ans pour les femmes et 60 ans pour les hommes, sous l’autorité de Joseph Staline.

Les manifestants répondaient aux appels de la Confédération du travail de Russie, de la Fédération des syndicats indépendants, des différentes organisations se réclamant du communisme, des partis Russie juste, Iabloko et LDPR (nationaliste) ainsi que de l’opposant Alexeï Navalny. Les rassemblements et marches de protestation se sont déroulés sans incident notable et n’ont pas donné lieu à des arrestations.

Des photos parues dans les médias russes montrent les manifestants brandir des pancartes sur lesquelles on peut lire, par exemple, «Le relèvement de l’âge de la retraite c’est le génocide du peuple» ou encore «Tu as vécu, souffert, tu es mort, puis tu pars à la retraite».

A Moscou, où se déroulait le même jour la rencontre entre la Russie et l’Espagne, en huitièmes de finale de la Coupe du monde de football, les quatre rassemblements prévus ont été interdits. Résignés à ne pas obtenir d’autorisation avant la fin de la compétition, le 15 juillet, les syndicats ont déposé un préavis pour le 18 juillet, veille de l’examen en première lecture du texte de la réforme.

Ce projet de loi a déjà été présenté en conseil des ministres le 14 juin, premier jour de la Coupe du monde de football, puis transmis le 16 à la Douma, chambre basse du Parlement. Le Premier ministre Dmitri Medvedev l’a justifié par la croissance attendue du nombre de retraités et la réduction de celui des actifs. Il a ajouté que cette situation pourrait «conduire à un déséquilibre du système de retraite jusqu’au point où le gouvernement ne pourrait plus faire face à ses obligations sociales».

Plusieurs catégories de travailleurs, en particulier ceux du rail et de la métallurgie, mais aussi les forces armées et la police, ne sont pas concernées par cette réforme. Le gouvernement estime que le projet de loi permettra d’augmenter les pensions de 1 000 roubles (14 euros) par an et de sauver le régime actuel de retraite par répartition.

Départ à la retraite à 65 ans, espérance de vie : 66 ans

En Russie, l’espérance de vie des hommes est de 66 ans et celle des femmes de près de 76 ans. Après une chute spectaculaire en 1991, année du démantèlement de l’Union soviétique, elle s’est peu à peu redressée. L’allongement de l’espérance de vie est l’une des priorités de l’action du gouvernement, selon les engagements pris par le président Vladimir Poutine, peu avant sa réélection le 18 mars 2018.  

Lors des consultations tripartites (gouvernement, employeurs, syndicats) qui ont précédé la présentation du projet de loi, plusieurs options auraient été envisagées. Selon Tatiana Stanovaïa, présidente du Centre des technologies politiques, une des plus importantes organisations indépendantes d’analyse politique russes, citée par le quotidien Vedomosti, le gouvernement a sciemment proposé la variante la plus dure pour laisser de la marge à une négociation et permettre au président d’apparaître en modérateur, en dernier recours.

En attendant, selon le dernier sondage de l’Institut Fom, publié le 29 juin, sa cote de popularité est tombée de 62% à 48% depuis l’annonce de ce projet auquel, selon le même institut, 86% des personnes âgées de 31 a 60 ans sont opposées. En ce qui concerne l’approbation de l’action du gouvernement ou la confiance dans le président et le premier ministre, un autre institut, VTsIOM, avance des chiffres différents, mais les deux sociétés de sondages estiment que les dirigeants du pays ont atteint le niveau de confiance le plus bas depuis cinq ans.

https://francais.rt.com/international/52095-milliers-russes-ont-manifeste-contre-refome-retraites

 

https://stolicaonego.ru/pics/FAnLDYIuYYw.jpg

MEETING A OMSK:

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Комсомольск-на-Амуре :

https://tribunemlreypa.files.wordpress.com/2018/07/227e0-1lbckoqcz8xvioycvqcpejw.jpeg?w=993&h=662

MEETING A OMSK:

https://gdb.rferl.org/982220F4-7550-4EEC-9D4C-759282260661_cx3_cy0_cw87_w1023_r1_s.jpg

https://uneideefolle-lefilm.com/wp-content/uploads/2017/08/le-monde-logo.jpg

En plein Mondial, des milliers de Russes se sont rassemblés dimanche 1er Juillet pour protester contre l’allongement de l’âge du départ à la retraite tandis qu’une pétition a déjà réuni plus de 2,5 millions de signatures.

La liesse des supporteurs de football avait quelque peu éclipsé la colère sourde qui s’est emparée d’une bonne partie des Russes depuis l’annonce, le 14 juin, jour du coup d’envoi de la Coupe du monde 2018 en Russie, de l’allongement de l’âge de départ en retraite. Cette colère a toutefois ressurgi dimanche 1er juillet, lorsque des milliers de protestataires sont descendus dans la rue dans une vingtaine de villes.

Parfois autorisées, parfois non, ces manifestations ont épargné les villes hôtes du tournoi sportif où tout rassemblement est strictement prohibé durant la compétition. A Moscou, cependant, un archéologue de 28 ans a eu le temps de s’afficher tout nu sur la place Rouge, sans être interpellé, avec juste cette pancarte : « Dépouillé jusqu’au slip. »

A Omsk, dans l’Oural, 4 500 participants, selon les organisateurs, ont réclamé la démission du gouvernement et du président.

Jamais, depuis 1932, date à laquelle l’âge du départ à la retraite avait été fixé sous Staline à 55 ans pour les femmes et 60 ans pour les hommes, le pouvoir n’avait osé s’attaquer à cet acquis social. « Tant que je suis président, une telle décision ne sera pas prise », avait encore promis Vladimir Poutine en 2005.

Huit années de plus pour les femmes, cinq pour les hommes

La réforme, annoncée par le premier ministre Dmitri Medvedev, prévoit d’allonger progressivement, à partir de 2019, le seuil de départ à la retraite à 65 ans pour les hommes d’ici à 2028 et à 63 ans pour les femmes en 2034 ; huit années de plus pour les femmes, cinq pour les hommes. Cela passe mal, même si la faiblesse des pensions (183 euros en moyenne par mois) contraint des millions de retraités russes à trouver un travail d’appoint.

Les femmes sont particulièrement vulnérables. Elles doivent souvent se contenter, après 50 ans, de petits boulots pour joindre les deux bouts, alors même que leur espérance de vie a augmenté à 77,7 ans. Celle des hommes, elle, reste basse : 67,5 ans. A peine plus de deux ans après l’âge de départ à la retraite envisagée.

La mesure, couplée à une augmentation de la TVA de 18 % à 20 %, a soulevé un tollé. Une pétition, lancée par un syndicat pourtant loyal au pouvoir, a déjà réuni plus de 2,5 millions de signatures. Les arguments relayés par les chaînes de télévision publiques sur les « avantages » de la réforme, destinée selon le gouvernement à pallier le déséquilibre démographique, n’ont pas convaincu.

Et toutes les tentatives du porte-parole du Kremlin pour mettre Vladimir Poutine à l’abri de la tempête sont restées vaines. « Le thème de cette réforme concerne le gouvernement. Le président ne participe pas à ces travaux », avait pourtant affirmé Dmitri Peskov. In fine, le projet de loi, s’il est voté, devra pourtant être signé par le chef de l’Etat, réélu en mars pour un quatrième mandat.

Cote de confiance au plus bas depuis 2011

Le résultat ne s’est pas fait attendre. Plusieurs sondages attestent d’une baisse brutale de la popularité de Vladimir Poutine.

Selon une étude de l’institut VTsIOM, rendue publique le 29 juin, sa cote de confiance s’est effondrée en quelques jours pour revenir à celle de décembre 2011, avec moins de 40 % d’opinions positives. C’est le pire score enregistré par le président depuis douze ans. A la question « Soutenez-vous l’activité présidentielle ? », près de 10 % des sondés ont déjà changé d’avis entre le 14 juin et le 15 juin, au lendemain de l’annonce.

« Avant l’amortisseur, l’airbag, c’était le gouvernement. Le jeu “le tsar est bon, les boyards sont mauvais” est fini », s’est réjoui Leonid Volkov, adjoint de l’opposant Alexeï Navalny. Par crainte d’être interpellé et de devoir passer à nouveau trente jours en détention pour appel à des rassemblements illicites, ce dernier avait préféré quitter le territoire. Il n’y a eu cependant aucune interpellation parmi les foules de tous âges réunies.

Lire aussi :   L’opposant russe Navalny libéré après trente jours de détention

Fait rarissime, plusieurs élus ayant fait part de leur mauvaise humeur – telle la députée conservatrice Natalia Poklonskaïa, qui avait indiqué sur son compte Twitter son intention de ne pas voter la loi –, le parti Russie unie a tenu une réunion à huis clos le 22 juin pour rappeler à l’ordre les frondeurs.

« Il est inacceptable d’avoir des points de vue contradictoires dans nos rangs », a tonné le secrétaire général Andreï Tourtchak, cité par le site RBK. La réforme contestée devrait être examinée en première lecture à la Douma, la chambre basse du Parlement russe, le 19 juillet, une fois le Mondial terminé.

https://www.lemonde.fr/europe/article/2018/07/01/en-russie-une-reforme-des-retraites-fait-chuter-la-popularite-de-vladimir-poutine_5324071_3214.html

 

Митинг против повышения пенсионного возраста пройдет в Екатеринбурге 3 июля

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Новосибирск

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Иваново

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Иваново, 1 июля. Фото Владимир Смирнов/ ТАСС

VLADIVOSTOK

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EN CRIMÉE

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В Москве 18 июля 2018 года ожидается митинг против повышения пенсионного возраста

В столице России 18 июля профсоюзами планируется проведение митинга против повышения пенсионного возраста. В начале июля в российских городах, где не проходил ЧМ-18 по футболу уже прошли подобные митинги, проведение которых было согласовано с управляющей верхушкой. Московская оппозиция так же заявила о намерении провести митинг, но правительство не позволило провести акцию по соображениям безопасности во время ЧМ.

3 июля заявка на проведение митинга против реформы, повышающей пенсионный возраст, была подана вновь «Конфедерацией труда России», с указанием даты мероприятия – 18 июля.

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По последним сообщениям прессы, в столице России готовится проведение массовой акции протеста против повышения пенсионного возраста. Про это рассказывают непосредственные организаторы мероприятия, в числе которых представители различных политических сил, а также профсоюзов страны.

Акция протеста против повышения пенсионного возраста состоялась 18 июля в Москве

Как рассказали СМИ представители организационного комитета митинга против повышения пенсионного возраста в России, руководству Москвы была направлена заявка на проведение протестной акции. В ходе нее планируется проведение митинга и шествия. Люди, которые выражают свое несогласие с предложением правительства о повышении возраста выхода на пенсию, планируют высказаться против него. Подобное решение о проведении акции протеста связано с непопулярными мерами, на которые идут российские власти.

Условия пенсионной реформы, которая спровоцировала митинг

Ровно месяц назад российским правительством было принято решение, вызвавшее ажиотаж у простого населения. О пенсионной реформе, повышении пенсионного возраста говорили давно, но россияне надеялись, что решение будет положительным. Однако власть одобрила проект закона, по которому возраст начнут повышать со следующего года.

Проведение пенсионной реформы будет поэтапным. До 2028 года возраст выхода на заслуженный отдых будет повышен до 65 лет для мужчин, до 2034 года – до 63 лет для женщин. Пока мужчины и женщины выходят на пенсию в 60 лет и 55 лет соответственно. Безусловно, население не готово работать, по-сути, до смерти, и сейчас во многих российских регионах проводятся акции протеста против такой реформы. 

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Акция протеста будет включать в себя демонстрацию и митинг. Дата и время сбора на месте начала шествия (с 18.30 до 19.00) уже назначены штабом общественной кампании «НАРОД ПРОТИВ повышения пенсионного возраста».

Маршрут демонстрации и место проведения митинга – есть два варианта, которые представили в администрацию для согласования заявители. Первый: шествие от Пушкинской площади по Страстному бульвару и после этого по бульварам до проспекта Сахарова, где и будет проведён митинг. Второй: шествие от Самотечной площади по бульварам между Самотечной улицей и Олимпийским проспектом в направлении Суворовской площади, где и состоится митинг.

В качестве одного из организаторов митинга в столице называют Илью Свиридова из партии «Справедливая Россия». Кроме того, он намерен участвовать в выборах мэра Москвы.

Против повышения пенсионного возраста выступают КПРФ, «Яблоко», профсоюзы. Шествие будет проходить по пл. им. Пушкина до просп.  Сахарова, и от ул. Трубная до пл. Суворовская. По словам Ильи Свиридова, цель митинга – заставить ГД отменить принятие проекта закона.

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Краснодар, 1 июля. Фото Мария Иванова / специально для «Новой»

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Митинги 1 июля 2018 года в городах России

В десятках городов России 1 июля прошли митинги против повышения пенсионного возраста. Заявки были поданы в городах, в которых не проходят матчи ЧМ по футболу. В большинстве городов акции были согласованы с властями. Информации о задержаниях не поступало.

В Комсомольске-на-Амуре в акции приняли участие более 500 человек.

Во Владивостоке активисты провели шествие и митинг у здания Пенсионного фонда. Акция не была согласована с властями.

Митинг в Хабаровске тоже прошел без происшествий. В нем приняли участие несколько сотен человек. Организатором акции выступил оппозиционный кандидат в мэры города Алексей Ворсин, который в ходе акции собирал подписи за свое выдвижение.

В Омске местные власти пытались помешать проведению митинга – администрация нагнала автобусы. Сторонникам Навального не дали выступить на митинге: «Отобрали микрофон. Ольгу Картавцеву, координатора штаба вытолкали со сцены». В акции приняли участие около 3000 человек.

В Якутске администрация пыталась помешать активистам, включив в месте проведения митинга музыку.

Акции также прошли в Краснодаре (там перекрыли вход в парк, где проходил митинг, и людям приходилось идти в обход), Брянске, Чебоксарах (митинг не был согласован с властями), Челябинске, Томске, Оренбурге, Иваново и других городах.

http://www.1rre.ru/140779-v-moskve-18-iyulya-2018-goda-ozhidaetsya-miting-protiv-povysheniya-pensionnogo-vozrasta.html

https://static.novayagazeta.ru/storage/content/pictures/17642/content_IMG_7254IMG_7254.jpg

Митинг в Москве. Фото: Виктория Одиссонова / «Новая газета»

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В Москве и Петербурге прошли акции против повышения пенсионного возраста

Общество18:44 18 июля 2018

Анастасия ТоропВиктория Одиссонова«Новая газета»

В Москве и Санкт-Петербурге прошли митинги против повышения пенсионного возраста. В столице участники митинга встретились в гайд-парке в Сокольниках, в Петербурге акцию согласовать не удалось, были задержаны около двух десятков человек.  

Митинг в Москве. Фото: Виктория Одиссонова / «Новая газета»

Акцию в Москве организовала «Гражданская солидарность». Несмотря на дождь, более тысячи человек пришли на митинг. У входа на площадку парка поставили несколько электронных рамок, а также дежурит полиция.

По словам организаторов, «данная акция является внепартийной».
Люди, собравшиеся здесь, требуют отменить повышение пенсионного возраста, а также отправить правительство в отставку.

Выступая на митинге, депутат от «Справедливой России» Олег Шеин назвал закон антироссийским и антинародным.

«Этот закон о безработице, о кризисе демографии, об увеличении преступности. Его могут предлагать только враги Российского народа», – сказал он.

В Санкт-Петербурге несогласные с повышением пенсионного возраста вышли на несанкционированную акцию. Как сообщил «Новой газете» депутат Заксобрания Петербурга Борис Вишневский, участники акции собрались на пересечении Невского проспекта и Малой Садовой. 

«В полицию доставлены около двух десятков человек, среди них Григорий Михнов-Вайтенко (Епископ Апостольской Православной Церкви -прим.) и двое моих коллег из „Яблока“. Их увезли в 76 отдел полиции», — сказал Вишневский.

По его словам, полиция была недоброжелательно настроена к протестующим: когда люди шли от Малой Садовой к Невскому проспекту с красными карточками, их окружили сотрудники правоохранительных органов.

«Как только карточки убрали, полиция отступила. Пройдя по Невскому, в районе Гостиного двора они опять начали поднимать карточки, несколько десятков человек задержали», — отметил депутат.

Он уточнил, что красная карточка была выбрана в качестве футбольной аналогии после прошедшего чемпионата мира по футболу.

«Карточки показали чиновникам и депутатам, которые поддерживают повышение пенсионного возраста. Примечательно, что человек с красной карточкой, идущий по улице, не является участниками митинга. Карточка — это не лозунг и не плакат, она никак не отражает его отношение к общественно-политическим событиям», — сказал Вишневский.

Как сообщает «ОВД-Инфо», на акции задержали 14 человек. По данным «Дождя», среди них один из организаторов Иван Овсянников. 

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Одобрение строптивых. Регионы формально поддерживают пенсионную реформу, но требуют исключений для своих жителей

Согласовать акции удалось в Воронеже, Иркутской области, Сургуте и других городах.

В Новосибирске в мэрии сначала согласовали акцию, а потом предложили организаторам митинга перенести его в отдаленные от центра районы или отказаться от проведения, из-за фонтана, который стал бить людей током по «непонятным причинам». 

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«Все не доживут»: восемь митингов против пенсионной реформы. Фотографии

Напомним, 1 июля в городах России, где не проходит чемпионат мира по футболу, провели акции против повышения пенсионного возраста. В Саратове на митинг вышли около 500 человек. В Омске, по данным корреспондента «Новой», в акции участвовали не менее семи тысяч человек, в Магадане – около ста человек.

О повышении пенсионного возраста правительство сообщило 14 июня. Реформа предусматривает повышение пенсионного возраста до 65 лет для мужчин и до 63 лет — для женщин. Сейчас он составляет 55 лет для женщин и 60 — для мужчин.

В первом чтении законопроект о пенсионной реформе Госдума рассмотрит на своем завтрашнем заседании. 

https://www.novayagazeta.ru/news/2018/07/18/143430-v-moskve-nachalsya-miting-protiv-povysheniya-pensionnogo-vozrasta

 

 

 

 

 

Текст песни Вахтанг КикабидзеМои года – мое богатство

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[ Музыка Г. Мовсесяна Слова Р. Рождественского ]

Пусть голова моя седа
Зимы мне нечего пугаться
Не только грусть мои года
Мои года – моё богатство
Пусть голова моя седа
Не только грусть мои года
Мои года – моё богатство

Я часто время торопил
Привык во все дела впрягаться
Пускай я денег не скопил
Мои года – моё богатство
Я частовремя торопил
Пускай я денегне скопил
Мои года – моё богатство

Шепчу спасибо я годам
И пью их горькое лекарство
И никому не отдам
Мои года – моё богатство
Шепчу спасибо я годам
И никому не отдам
Мои года – моё богатство

А если скажут мне века
Твоя звезда, увы, погасла
Подымет детская рука
Мои года – моё богатство
Когда-нибудь наверняка
Подымет детская рука
Мои года – моё богатство
Когда-нибудь наверняка
Подымет детская рука
Мои года – моё богатство

http://www.pesni.net/text/vahtang-kikabidze/moi-goda-moe-bogatstvo

 

 

 

 

https://i0.wp.com/st.rline.tv/upload/iblock/c36/ad35fb_pano_20180708_131154.jpg

https://gorobzor.ru/content/news/2018/07/kommunisty_bashkirii_vyydut_na_miting_protiv_provedeniya_pensionnoy_reformy_image_5b4595c9edb047.40035969.jpg

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Челябинск, 1 июля. Фото Алекчандр Кондратюк/ РИА Новости

https://im6.kommersant.ru/Issues.photo/REGIONS/UFA_Online/2018/06/25/KNO_004496_00024_1_t218_224454.jpg

22 MARS 2018 : REFUS DES ILLUSIONS RÉFORMISTES !!

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Pour un front unique interprofessionnel!

Service «  Public  » ou «  privé  », c’est aujourd’hui un faux problème, car cela ne change plus rien aux critères de concurrence et de rentabilité dans l’époque de crise actuelle.

Dans le contexte international actuel, de mondialisation et de concurrence entre USA, Chine et UE, le secteur public et nationalisé ne peut plus être financé aux dépens du secteur privé d’aucun pays, au risque d’être complètement liquidé. Même un pays soucieux d’indépendance et se retirant de l’UE ne pourrait plus survivre de manière tout à fait autarcique dans le contexte capitaliste actuel. Pour le système actuel, « macronien » ou non, ses secteurs publics et privé doivent donc rester également « rentables » , sauf à tomber complètement dans la dépendance de la super puissance financière US/UE, ce qui serait un résultat encore pire et même contraire aux prétentions éventuelles d’«  indépendance  »…

Le secteur dit «  public  » doit donc demeurer «  rentable  » au point de s’autofinancer, pour l’essentiel. Il est contraint de s’aligner, nécessairement, dans le contexte capitaliste, sur les critères de «  concurrence  » du privé…  !

La seule solution alternative est darriver à créer un nouvel équilibre économique, sur une autre base, socialiste et prolétarienne!

LURSS, malgré tous ses défauts, a pu survivre dans de bonnes conditions tant qu’elle avait à la fois un développement endogène et un commerce extérieur équilibré. Cest la rupture de cet équilibre, au tournant des années 60, conséquence des «  réformes  » khrouchtcheviennes, qui a amorcé la pente fatale, provisoirement ralentie par la rente pétrolière au cours de l’ère Brejnev. Il ne sagit évidemment pas de reproduire à l’identique les solutions drastiques auxquelles s’est trouvée contrainte l’URSS des premières décennies, mais d’en tirer les leçons utiles pour les adapter au mieux à notre époque.

Le piège du réformisme des syndicats actuels, toutes «  confédérations  » confondues et unies pour la circonstance, est dans l’illusion, en réalité… L’illusion qu’on pourrait en revenir à une sorte de «  compromis social  » dans lequel les services publics retrouveraient leur prérogatives d’après-guerre… Prérogatives qui n’ont existé que par la reconstitution provisoire de l’  «  empire français  » colonialiste et néocolonialiste…

Avec la crise actuelle, le seul «  service public  » réellement social et efficace qui soit possible est celui d’une économie socialiste planifiée démocratiquement, faisant correspondance entre infrastructures productives, également dans le domaine des services, et besoins sociaux réels, également définis démocratiquement et de manière interactive!

Il est donc nécessaire de dénoncer les défaillances actuelles pour montrer l’impasse des «  services publics  » soumis en fait inexorablement à la loi du marché…

Des services publics dignes de ce nom ne peuvent plus se développer que dans un cadre économique libéré de la loi du marché  : le socialisme prolétarien.

Si la lutte se développe, les militants syndicalistes conscients doivent donc tenter de la politiser, même si cela paraît «  diviser  », car entretenir l’illusion c’est, à court terme, renforcer l’illusion réformiste, et à moyen terme, aller à l’échec, de toutes façons, comme lors de la lutte anti-loi El Khomri.

Travailler au réveil de la conscience de classe, c’est être solidaires de l’avenir, en quelque sorte, et des générations futures, même si celles d’aujourd’hui ne sont pas encore réellement prêtes à relever le défi, qui se précise, pourtant  !

Tribune Marxiste-Léniniste

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/

POUR DÉBATTRE D’UNE ALTERNATIVE POLITIQUE

ET ÉCONOMIQUE A LA CRISE!

Toutes les richesses créées, en biens et services socialement utiles, sont le fruit du travail, devenu précaire et de plus en plus mal payé, des forces vives productives qui sont la force essentielle de la société. Leur fonction naturelle est de répondre aux besoins sociaux des travailleurs et de leurs familles.

Avec la crise, le fait qu’elles soient détournées au profit de l’accumulation du capital apparait de plus en plus flagrant.

Les besoins sociaux les plus élémentaires d’une part croissante de la population ne sont plus satisfaits, alors que prolifèrent les services et productions superfétatoires et de luxe, gaspillant les ressources de la planète. Rendre aux forces productives vives leur fonction sociale première, c’est l’exigence de l’heure!

Dans ce but, il est nécessaire de rendre à chacun le pouvoir de s’y impliquer, en y participant par son travail, afin de recevoir en échange la juste part qui lui en revient, pour soi-même et sa famille.

8 points du débat de fond :

___1_Refonte complète des institutions politiques et de l’état, en donnant tout le pouvoir aux travailleurs, qui doivent être représentés par eux-mêmes et avoir le droit de révoquer leurs élus. Donner à la démocratie prolétarienne la direction de l’économie.
Électivité et révocabilité du personnel de l’appareil d’état (police, armée, justice, responsables administratifs).
Élus politiques, cadres et officiers, dont le salaire est ramené au salaire des ouvriers et ouvriers qualifiés, selon grade et responsabilités.(fourchette de 1 à 3)

__2_Créer un nouvel équilibre économique où les forces productives sont employées pour répondre aux besoins sociaux réels, et non à l’accumulation du capital. Cela seulement rendra possible le partage du travail entre tous, éliminant ainsi le chômage et la précarité.

L’avenir du mouvement social n’existe donc concrètement qu’autour des revendications pour un tel partage véritablement socialiste prolétarien du travail, impliquant la socialisation des moyens de production et des services essentiels.

__3_Recensement des besoins sociaux urgents actuellement non satisfaits, notamment en matière de logement et de santé.

__4_Recensement des forces productives disponibles et nécessaires à développer pour satisfaire ces besoins réels.

__5_Redéfinition d’un budget en équilibre, en base valeur-travail, entre ces forces productives et ces besoins.

__6_Redéfinition, dans cet équilibre, de la durée moyenne hebdomadaire de travail, nécessaire pour atteindre cet objectif.

__7_Réajustement, dans le cadre de cet équilibre, du SMIC à un niveau permettant d’accéder au moins à la satisfaction pour tous des besoins sociaux essentiels, notamment en matière de logement, éducation, culture, sport, etc…

__8_Prise en compte, dans cet équilibre, de l’effort collectif nécessaire aux objectifs de sécurité, de développement social et de solidarité.

Tribune Marxiste-Léniniste

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LE TEXTE EN VERSION PDF IMPRIMABLE,

FORMAT TRACT  21×29,7

AVEC, AU VERSO, LES 8 POINTS A DÉBATTRE :

22 MARS 2018 tract REFUS DU REFORMISME

https://tribunemlreypa.files.wordpress.com/2018/03/22-mars-2018-tract-refus-du-reformisme.pdf

Le 22 Mars : grèves et manifestation

pour la fonction publique et les services publics !

LOIRE:

Saint-étienne :

10h30 gare de Chateaucreux

Roanne :

10h gare de Roanne

FONCTION PUBLIQUE : Grève et manifestation le 22 MARS

Les organisations CFTC, CGC, CGT, FAFP, FO, FSU, Solidaires appellent à la mobilisation pour la fonction publique et notre pouvoir d’achat le jeudi 22 mars 2018

LYON :

Manifestation :

départ 10h30 de la Place Bellecour en direction de la préfecture

LILLE/NORD:

Le 22 mars, la manifestation régionale débutera à Lille à 14 h 30, Porte de Paris.

Ailleurs dans la région :

Boulogne-sur-Mer, 9 h 30, bourse du travail ;

Calais, 9 h, sous-préfecture ;

Dunkerque, 15 h, place Jean-Bart ;

Douai, 9 h 30, place d’Armes ;

Valenciennes, 10 h, place d’Armes.

PARIS:

Lieu : Paris 12e – Place du Bataillon du Pacifique

Métro Bercy

Manifestation et grève – Fonction publique

Trajet / parcours : Départ à 14h de Bercy en direction de Bastille

Bercy > Bd de Bercy > Rue de Charenton > Av Daumesnil > Rue de Lyon > Bastille

Convergence avec la manifestation des cheminots à Bastille

Ordre des cortèges syndicaux:

CGT, FO, UNSA, FSU, Solidaires, CFTC, CGC, FAFP, Unef, URIF CGT, URIF FO

BORDEAUX:

Manifestation à Bordeaux le 22 mars

Rassemblement 13h30 Place de la République

Départ 14h – Fin de la manif Place de la Bourse

MARSEILLE:

Marseille vieux port / canebière

Jeudi 22 mars 2018

Marseille – 10 H 30 – Vieux Port

Arles – 10 H 30 – Place de la République

Manifestation interprofessionnelle du 22 mars rdv 10h30 Marseille vieux port / canebière, départ en bus 9h halle de Martigues

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Aux portes du palais… 18 Novembre 2017… La Marche du Siècle !!

 

 

 

 

 

« LA

 

 

 

MARCHE

 

 

 

DU

 

 

SIÈCLE . . . »

 

 

https://i0.wp.com/bellaciao.org/fr/local/cache-vignettes/L213xH300/fs-38d10-97fdf.jpg

Ouf ! … On est rassurés… Depuis quelques temps nous recevions diverses informations selon lesquelles une grande « marche nationale sur l’Elysée », faisant converger vers Paris de nombreux manifestants, qui par covoiturage, qui par cars affrétés en commun, et le tout organisé par le redoutable « front social », avec le support de nombreuses organisations, allant des anarcho-syndicalistes aux sociaux-chauvins du PRCF, et passant par « Solidaires », le NPA, la CGT Goodyear, une partie de la FI, etc…, devait donc déferler sur la capitale et même « créer la surprise », ce Samedi 18 Novembre 2017, selon « Bellaciao » ( http://bellaciao.org/fr/spip.php?article158456 )…

Or, jusqu’à une heure avancée de l’après-midi nous étions sans la moindre nouvelle de cet événement grandiose, tant attendu par tous les promoteurs de son panel hétéroclite mais éventuellement représentatif d’un sursaut de mobilisation…

Même en consultant notre oracle « libertaire » local, « Rebellyon », habitué du « suivi » quasiment en temps réel, de ce genre d’évènement, nous n’y trouvions pas le moindre fil ouvert, pas la moindre mention de l’existence de cet événement du jour…

Toute la manifestation avait-elle disparu dans un monde parallèle, avec autocars, drapeaux et banderoles ? Avait-elle été entièrement enlevée par des extra-terrestres soucieux de protéger le Jupiter de ces lieux ? Nous en étions à concocter un e-mail en forme de SOS inter-sidéral à l’égard du média lyonnais lorsque nous avons enfin retrouvé quelques traces de ces héros perdus du réformisme « radical de gauche » sur « Libé », en marge d’une autre recherche, sur une autre « tragédie » de ce W-E pathétique, celle de l’inénarrable Filoche, qui a donc trouvé un autre moyen, bien plus efficace, de faire parler de lui, même si c’est, bien naturellement, « à l’insu de son plein gré »… !!

Il a même presque réussi à faire passer au second plan le non-évènement de l’« élection-nomination » de Castaner à la tête du parti godillot présidentiel…

Le voilà donc bien placé, « en réserve de la République », comme candidat d’un éventuel substitut de PS dans les banlieues anti-sionistes… Le système a besoin de tous ses pions, en ces temps de crise, et celui là peut donc encore servir…

La journée, pour le reste, se termine donc avec quelques carreaux cassés du côté de la Rue de Courcelles… Ouf, on est rassurés ! Nos héros retourneront sains et saufs vers leurs chaumières, en attendant de nouvelles aventures, aussi pathétiques, à moins que cette équipée mémorable, ajoutée à d’autres « manifestations nationales », pour certains, (*), ne les pousse enfin à une réflexion politique…

Luniterre

(*  https://tribunemlreypa.wordpress.com/2015/05/31/30-mai-un-nouveau-tremblement-de-terre-a-paris/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2015/06/16/un-constat-lucide-sur-lechec-du-30-mai-a-paris/

https://www.initiative-communiste.fr/articles/culture-debats/marchons-ensemble-18-novembre-vers-lelysee-lappel-de-cgt-goodyear-front-social/    )

4 heures d’enregistrement, pour la « Marche du Siècle », ça le vaut bien…

Une «marche sur l’Elysée» pour dénoncer la «politique anti-sociale» de Macron

Par AFP — 18 novembre 2017 à 15:37 (mis à jour à 17:56)

Plusieurs centaines de personnes ont mené samedi à Paris une «marche sur l’Elysée» contre «la politique anti-sociale» d’Emmanuel Macron, dénonçant la baisse des emplois aidés, les réformes du code du travail et de l’ISF, a constaté un journaliste de l’AFP .

Cette marche, qui répondait à l’appel du Front social, une coordination de sections syndicales (CGT, Sud, CNT, Unef), de collectifs et d’associations (Droit au logement, Droits devant…), a rassemblé 3.000 personnes selon les organisateurs et 1.800 selon la préfecture de police.

Les manifestants ont défilé de la place du Maréchal Juin (XVIIe arrondissement) au boulevard Haussmann (VIIIe), non loin de l’Elysée.

«On va dire au président des riches ce qu’on pense de tous les dégâts qu’il est en train de provoquer en France», avait lancé au micro Romain Altmann, d’Info-com CGT, en début de manifestation.

«Il y en a ras-le-bol de subir, on est trop loin de l’unité et c’est cette unité qu’on est venu chercher aujourd’hui», avait ajouté Mickaël Wamen (CGT Goodyear).

Dans le cortège, coloré et festif, des banderoles proclamaient: «Marchons sur l’Élysée. Point final au pouvoir des riches!», «S’unir pour ne plus subir», «Tous ensemble contre la casse sociale», ou encore «Contre Macron et son monde, prenons la rue!».

Drapeaux, fumigènes, fanfare et slogans ont animé le cortège composé de nombreux syndicalistes et militants politiques de gauche, principalement de la France insoumise et du NPA. Eric Coquerel, député (LFI) de Seine-Saint-Denis, comptait parmi les manifestants.

Une centaine de militants antifascistes, autonomes et anticapitalistes s’étaient placés en tête de cortège.

La manifestation n’a donné lieu à «aucun incident majeur, hormis une dizaine de dégradations (vitrines, distributeurs de billets)», a indiqué dans un communiqué la préfecture de police, précisant que les images de vidéosurveillance de la manifestation seraient étudiées pour «identifier les auteurs de ces faits et engager à leur encontre les procédures appropriées».

Des vitrines d’agences bancaires ont été brisées ainsi que celles de l’ambassade d’Arabie saoudite, a constaté un journaliste de l’AFP.

Le Front social, qui juge trop timide l’opposition des confédérations syndicales au gouvernement, avait organisé une manifestation dès le lendemain de la présidentielle pour s’opposer au programme d’Emmanuel Macron.

Dans son «appel du 18 novembre», publié récemment, la coordination disait vouloir s’employer à «faire converger toutes les luttes qui rassemblent afin de créer les bases d’un mouvement interprofessionnel reconductible» avec les «salariés et chômeurs, jeunes et précaires, ouvriers et paysans, immigrés et auto-entrepreneurs».

Ses initiateurs vont inviter, mercredi à Paris, l’ensemble des syndicats, partis et associations hostiles au gouvernement pour convenir «d’une date, d’un lieu» unique pour rassembler les mécontentements.

Il faut «que ce soit le début d’une bagarre prolongée», celle de la «grève générale interprofessionnelle», a plaidé Gaël Quirante, de Sud-PTT. «On peut gagner et on va gagner!», a-t-il affirmé en fin de manifestation.

Jeudi, 80.000 personnes (selon la police) ont battu le pavé partout en France contre les réformes «libérales» du gouvernement, à l’appel d’organisations syndicales (CGT, FO, Solidaires, FSU) et de jeunesse (Unef, UNL, Fidl). C’est près de trois fois moins que lors de la première journée de contestation contre les ordonnances réformant le code du travail, le 12 septembre (223.000 manifestants).

AFP

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En 3ème édition…

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La fin

des illusions

réformistes !

Avec la Loi El Khomri, la classe ouvrière et l’ensemble des couches populaires ont compris que la bourgeoisie française était décidée à faire face à la crise en faisant reculer le droit social sans fixer la moindre limite à ce recul.

C’est simplement ce que confirme le « nouveau » pouvoir de Macron, en allant encore beaucoup plus loin dans cette destruction systématique, avec ses « ordonnances » pour une potion socialement mortelle.

Après la première lutte perdue contre la Loi El Khomri, la résistance contre les « ordonnances » ne parvient pas à trouver un second souffle, et pour cause…

Les processions syndicales à répétition ne font plus recette et montrent la désillusion du prolétariat quant au « réalisme » des revendications réformistes.

Ne rien lâcher, réduire encore plus le « coût » du travail humain, c’est une nécessité absolue pour la survie du capital en crise, désormais.

Le discours des syndicats, même « radicalement » réformiste, genre « front social », n’est plus crédible.

Malgré l’échec de la lutte anti-El Khomri, l’abstention massive aux élections avait encore davantage marqué le « désenchantement » populaire vis à vis de la classe politique, y compris « de gauche »…

Répondre aux besoins sociaux populaires implique le développement d’ un appareil productif industriel approprié. Hors celui-ci a disparu déjà depuis longtemps, en France, démantelé et délocalisé au profit des capitaux financiers circulant dans les zones à moindre coût de main-d’œuvre, et notamment en Chine.

Les industries européennes survivantes, à forte valeur technologique ajoutée, ont été concentrées en Allemagne, pour plus de rentabilité et de docilité de la main-d’œuvre.

La bourgeoisie française se positionne dans la mondialisation comme plaque tournante de capitaux financiers, et non comme créatrice d’emploi productifs sur son propre sol, voué aux « petits boulots » de services, au tourisme, aux rares productions de luxe qui n’intéressent que sa propre classe et ses affidés.

La reconstruction d’un tissu économique et social digne de ce nom n’intéresse aucune de ses factions, et il n’y a que la petite-bourgeoisie en voie de paupérisation qui tente d’entretenir l’illusion de la reconstitution d’un capitalisme « national », « productif français », etc…

Reconstruire un tissu économique et social capable de répondre aux besoins sociaux réels du prolétariat et des couches populaires, cela ne peut être que l’œuvre du prolétariat lui-même, en alliance avec les couches populaires.

La petite-bourgeoisie idéaliste « sociale », « progressiste », « écologiste », etc… devra choisir entre ses vaines illusions, qui mènent à la capitulation, et le camp de l’unité prolétarienne.

A l’occasion du centenaire de la Révolution d’Octobre, ce que la petite-bourgeoisie, comme la grande, tente de dissimuler à tout prix, aussi bien derrière ses calomnies habituelles répétées à l’envie que par ses pseudo- »études universitaires », c’est la formidable productivité que le socialisme prolétarien à engendré en URSS, lui permettant, en moins de 20 ans, de se reconstruire entièrement et de se développer au point de résister à l’Allemagne nazie, alors au top de la puissance industrielle en Europe, et de la vaincre.

Et cela sans aucune des conditions actuelles permettant, avec les progrès technologiques, à la fois une gestion rationnelle, et une gestion démocratique, participative, interactive, et donc équilibrée entre les besoins sociaux réels, qu’il est désormais plus facile de cerner, et les forces productives nécessaires, qu’il est désormais également plus facile d’adapter.

Encore faut-il en avoir la volonté politique, et elle ne peut émaner que du prolétariat lui-même, ce qui implique une refondation totale de son organisation politique, qui reste à recréer, dans cette perspective sociale et politique prolétarienne, la seule viable, en réalité.

Luniterre

Le texte de l’article en version PDF/tract imprimable,

fin des illusions reformistes_PDF_

    + au verso: les 8 points du débat de fond pour

…La Révolution du Retour au Réel!

[NDLR: SUR LE MÊME THÈME:

https://solydairinfo.wordpress.com/2017/10/29/macron-melenchon-un-moment-etrange-de-verite/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/10/29/macron-le-pere-noel-et-ses-amis-illusionnistes/ ]

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POUR DÉBATTRE D’UNE ALTERNATIVE POLITIQUE

ET ÉCONOMIQUE A LA CRISE!

Avec la crise, Les besoins sociaux les plus élémentaires d’une part croissante de la population ne sont plus satisfaits, alors que prolifèrent les services et productions superfétatoires et de luxe, gaspillant les ressources de la planète. Rendre aux forces productives vives leur fonction sociale première, c’est l’exigence de l’heure! Dans ce but, il est nécessaire de rendre à chacun le pouvoir de s’y impliquer, en y participant par son travail, afin de recevoir en échange la juste part qui lui en revient, pour soi-même et sa famille.

8 points du débat de fond :

___1_Refonte complète des institutions politiques et de l’état, en donnant tout le pouvoir aux travailleurs, qui doivent être représentés par eux-mêmes et avoir le droit de révoquer leurs élus. Donner à la démocratie prolétarienne la direction de l’économie.

Électivité et révocabilité du personnel de l’appareil d’état (police, armée, justice, responsables administratifs).

Élus politiques, cadres et officiers, dont le salaire est ramené au salaire des ouvriers et ouvriers qualifiés, selon grade et responsabilités. (Fourchette de 1 à 3)

__2_Créer un nouvel équilibre économique où les forces productives sont employées pour répondre aux besoins sociaux réels, et non à l’accumulation du capital. Cela seulement rendra possible le partage du travail entre tous, éliminant ainsi le chômage et la précarité.

L’avenir du mouvement social n’existe donc concrètement qu’autour des revendications pour un tel partage véritablement socialiste prolétarien du travail, impliquant la socialisation des moyens de production et des services essentiels.

__3_Recensement des besoins sociaux urgents actuellement non satisfaits, notamment en matière de logement et de santé.

__4_Recensement des forces productives disponibles et nécessaires à développer pour satisfaire ces besoins réels.

__5_Redéfinition d’un budget en équilibre, en base valeur-travail, entre ces forces productives et ces besoins.

__6_Redéfinition, dans cet équilibre, de la durée moyenne hebdomadaire de travail, nécessaire pour atteindre cet objectif.

__7_Réajustement, dans le cadre de cet équilibre, du SMIC à un niveau permettant d’accéder au moins à la satisfaction pour tous des besoins sociaux essentiels, notamment en matière de logement, éducation, culture, sport, etc…

__8_Prise en compte, dans cet équilibre, de l’effort collectif nécessaire aux objectifs de sécurité, de développement social et de solidarité.

TRIBUNE MARXISTE-LÉNINISTE

https://tribunemlreypa.wordpress.com/                                                                                            tml-info@laposte.net

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Et pourtant, on se rappellera le lendemain

du 2ème tour des législatives…

La question était déjà…