Solidarité

Saison France – Israël: 2018 sera-t-elle l’année carte blanche pour l’apartheid israélien ?

 

 

Saison France – Israël:

2018 sera-t-elle l’année

carte blanche

pour l’apartheid israélien ?

 

Par Laëtitia Fromenteau – Agence Média Palestine – 9 février 2018

De juin à novembre 2018, les cultures, sciences, innovations et l’éducation israéliennes seront mises à l’honneur en France. L’Institut français célèbrera le rapprochement entre les deux pays à travers une opération de propagande « Saison croisée France-Israël ». A l’heure où de nombreuses associations appellent au boycott culturel et économique de l’Etat d’Israël, le timing est pour le moins étonnant.

Comme en 2006, l’Institut français a décidé, à nouveau, de mettre à l’honneur Israël. Selon le site qui lui est dédié, « la Saison France-Israël 2018 marquera une nouvelle et importante étape dans les relations entre les deux pays. Elle mettra à l’honneur, dans tous les domaines de la création, les liens étroits et de haut niveau qui existent déjà, tout en traçant des lignes d’horizon pour l’avenir » « avec des événements de grande ampleur en France et en Israël, l’initiative vise à présenter l’image des deux pays à travers des formes et des expressions des plus contemporaines », peut-on encore lire.

Paris espère donc tirer profit de cette Saison France-Israël et « nouer et renforcer des relations bilatérales entre professionnels, étudiants, universitaires et entrepreneurs ». Nul doute que, comme pour l’opération « Tel-Aviv sur Seine en 2015 », l’événement amènera son lot de polémiques. Et pour cause, Israël viole régulièrement les résolutions de l’ONU et la France s’apprête à célébrer là un pays condamné plusieurs fois par les différentes instances internationales pour ses attaques répétées contre le peuple palestinien.

Derrière la vitrine culturelle israélienne, une intolérable occupation

Le choix de 2018 pour cette opération de propagande ne peut-être une coïncidence. L’année prochaine marque le 70ème anniversaire de la Nakba. Ce terme arabe qui signifie « catastrophe » ou « cataclysme » se réfère à un tragique épisode historique lié à l’expulsion de centaines de milliers de Palestiniens de leur terre d’origine, ainsi que la destruction de près de 600 communautés et plus largement, de la vie palestinienne. Rappelons que cette appropriation territoriale s’est caractérisée, depuis 1948, par un remodelage du paysage afin qu’Israël puisse dénoter l’identité et la mémoire sionistes, tout en excluant l’identité et la mémoire palestiniennes.

Pour Emmanuel Halperin, principal co-organisateur israélien du festival 2018 (journaliste et présentateur de télévision, ainsi qu’ancien diplomate ayant à plusieurs reprises fait la promotion de la propagande anti-palestienne), « la catastrophe » des Palestiniens n’existe pas. L’année dernière, Halperin a déclaré que « le principal objectif des Palestiniens est la destruction d’Israël », grâce à « une stratégie très perverse ». Selon lui, les Palestiniens veulent « laisser la situation pourrir, afin de continuer à ternir l’image d’Israël et de soumettre le pays à la pression internationale ». Le ton est donné !

Récupérer la culture à des fins de propagandes

Ces événements visant à promouvoir Israël font passer les principes universels de justice et ceux des droits de l’homme au second plan. Et sa capacité à critiquer le gouvernement Netanyahou est remise en cause. « La Saison Croisée France-Israël » en est le parfait exemple. La bivalence du discours et des actes de la France maintient un dangereux double jeu. Une culture prise en otage à des fins politiques pour redorer l’image internationale d’un Etat.

Mais peut-on vraiment faire un focus sur ce pays sans parler des artistes palestiniens et cela d’autant plus dans un contexte très particulier avec une politique de répression sans limite menée par le gouvernement de Netanyahu, conduisant par exemple à la fermeture récente de théâtres à Jérusalem-Est ?

La culture ne doit pas être prise en otage pour les simples intérêts économiques d’un pays. A travers cette saison annoncée « France-Israël 2018 », la France lance un message de soutien à la politique coloniale d’Israël.

Un accord passé sous le quinquennat de François Hollande

Pour sa première visite d’Etat en Israël, François Hollande n’a pas hésité à défendre corps et âme le régime israélien, lors de sa déclaration du 18 novembre 2013. « Vous êtes une grande démocratie – vous l’avez rappelé et vous pouvez en être fiers – car malgré les épreuves que vous avez rencontrées, jamais, je dis jamais, vous n’avez cédé sur la démocratie, sur le pluralisme, sur les droits. » Jamais un président français n’était allé aussi loin dans l’expression de « son soutien indéfectible » à cet Etat colonisateur.

La coopération culturelle, scientifique et technique entre la France et Israël est fondée sur un accord bilatéral datant de 1959. La France occupe la position de 5ème partenaire d’Israël en matière de recherche scientifique et technologique. C’est sur cette coopération que François Hollande a voulu donner un nouveau souffle à l’amitié franco-israélienne. « … des entreprises françaises sont présentes en Israël dans des domaines importants : les énergies, les transports, les nouvelles technologies. Il y a eu des accords – et j’en suis heureux – entre entreprises françaises et entreprises israéliennes pour des infrastructures, notamment ferroviaires, ou pour le photovoltaïque. Mais reconnaissons qu’il n’y a pas assez d’entreprises françaises présentes en Israël, qu’il n’y a pas assez d’échanges commerciaux entre nos deux pays, que nous devons faire davantage. »

Nul doute que cette visite en compagnie d’Audrey Azoulay, actuelle directrice générale de l’UNESCO et anciennement conseillère culturelle et premier ministre de la culture et de la communication sous le quinquennat de François Hollande consistait à augmenter la part de marché de la France en Israël, ainsi que les flux commerciaux entre les deux pays. « Je parlais de culture, je propose que nous organisions une saison croisée, entre la France et Israël, en 2018, pour le soixante-dixième anniversaire de votre Etat. Voilà ce que nous avons à faire ensemble, comme pays amis. »

BDS dénonce une opération de communication masquée

Jeudi 26 octobre 2017, des militants de la campagne BDS France « Boycott, Désinvestissement et Sanctions » se sont rassemblés devant le siège de l’Institut français à Paris pour « dénoncer la scandaleuse opération de propagande France-Israël 2018, visant à renforcer les relations entre la France et le régime israélien d’apartheid ». A travers une série de slogans « Année France-Israël 2018: Année de l’apartheid! » Ou encore « Année France-Israël 2018, ou comment divertir l’apartheid israélien ? », BDS dénonce l’occupation et appelle la France à prendre ses responsabilités face à un Etat hors la loi. « Nous ne nous laissons pas abuser par les appels au dialogue quand ils concernent un État qui utilise la culture à des fins politiques pour redorer son image internationale. La culture ne pourra jamais blanchir l’État israélien de ses crimes, ses persécutions et ses discriminations, que ce soit contre les populations de Gaza ou de Cisjordanie, contre les Palestiniens vivant en Israël, ou contre les réfugiés palestiniens. »

Une propagande qui servirait principalement à présenter une image démocratique, libérale, dynamique et fausse d’un Etat d’exception permanent, colonisateur, visant à normaliser ce que l’ONU a récemment qualifié, dans un de ses derniers rapports – censuré par la suite – de « plus longue occupation de l’histoire récente ». Et le verdict est sans appel, en 50 ans d’occupation israélienne, les Territoires palestiniens n’ont cessé de s’appauvrir. Le rapport fait état d’une dégradation des conditions de vie sur l’ensemble des Territoires palestiniens et Gaza.

En l’absence totale de perspective de droit, et de paix, la célébration France Israel n’est ni opportune ni soutenable.

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Une saison « France-Israël »? Bas les masques « culturels » du crime sioniste! (Pétition)

Nous demandons l’annulation

de la saison France-Israël

 

we sign it - Nous demandons l’annulation de la saison France-Israël

 

 

Monsieur le Président de la République, nous demandons l’annulation de la saison France-Israël.

 

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Nous demandons l’annulation de la saison France-Israël

 

Monsieur le Président de la République,

Sous votre haut patronage, la République française s’apprête à lancer la « saison France-Israël 2018 ». Cet événement, lit-on,

« a […] pour ambition de montrer la vitalité de la relation bilatérale dans les domaines culturels et scientifiques, de marquer une nouvelle étape dans les relations économiques et de renouveler le regard que portent les Français sur Israël et les Israéliens sur la France ».

Bien plus,

« A travers plus de 400 événements dans les deux pays, la saison France-Israël 2018 résonnera dans une cinquantaine de villes en France et une vingtaine de villes en Israël autour de thèmes variés tels qu’innovation, sciences, économie, théâtre, danse, art contemporain, musique, éducation, cinéma, design, livre et débat d’idées ».

Cette inauguration aura lieu dans un contexte où le droit international dans les territoires palestiniens n’a jamais été aussi bafoué. L’extension des colonies se poursuit et l’ambassade des Etats-Unis a été transférée à Jérusalem. Que la « saison France-Israël 2018 » se déroule dans ces conditions est en soi inopportun, tant il est évident que cet événement participe d’une stratégie visant à redorer le blason d’un État dont la nature annexionniste n’est plus un secret pour personne.

Mais aujourd’hui, il serait inadmissible que cette « saison France-Israël » soit maintenue en dépit du dernier massacre de Gaza. Ce serait une atteinte irrémédiable à nos principes républicains et à nos valeurs de justice.

Citoyennes et citoyens français, nous ne pouvons accepter, dans les circonstances présentes, cette collaboration d’État à État entre la France et Israël. Nous ne pouvons nous soumettre à la normalisation avec un régime colonial bafouant les droits de l’Homme et les conventions internationales signées par la France.

Comment en effet pourrions-nous faire comme si de rien n’était ? Comme si des dizaines de jeunes gens n’avaient pas été assassinés de manière préméditée ? Comme si des centaines de manifestants demandant seulement le respect de leurs droits fondamentaux n’avaient pas été estropiés à vie ? Comme si le ghetto de Gaza ne courait pas le risque d’être purement et simplement liquidé, avec la complicité, active ou passive, de la communauté internationale ?

Pour cette raison, Monsieur le Président de la République, nous vous demandons de faire en sorte que la « saison France-Israël 2018 » n’ait pas lieu. Ne nous entretenons pas d’« éducation » ou d’« idées » avec un État qui a assassiné en quelques semaines plus de 110 jeunes gens épris de liberté et en a blessé ou mutilé plus de 8000. Envoyez un signal clair au gouvernement israélien en renonçant publiquement à la « saison France-Israël 2018 ». La société civile française ne saurait voir ces manifestations se tenir sans faire entendre sa désapprobation.

Premiers signataires:

Ahmed Abbes, directeur de recherche au CNRS, Paris

Samir Abdallah, cinéaste

Eric Alliez, professeur à l’Université Paris 8

Viviane Baladi, directrice de recherches au CNRS, Paris

Jean Barge, professeur retraité Ecole polytechnique

Arnaud Beauville, professeur émérite à l’Université Côte d’Azur

Jacques Bordé, ancien Directeur de Recherche au CNRS

Larbi Bouguerra, ancien directeur de recherche associé au CNRS, ancien attaché-assistant à la Faculté de Médecine de Paris

Remi Brulin, professeur, John Jay College of Criminal Justice, New York, USA

Bernard Caillaud, ingénieur général des Ponts, professeur à Paris School of Economics, Paris

Jean-Marc Capellero-Rabinovitz, co-président de l’UJFP

Laurent Cauwet, éditeur, écrivain

Christine Charretton, mathématicienne retraitée de l’Université de Lyon 1

Yves Chilliard, directeur de recherche à l’INRA, syndicaliste et responsable associatif

Elisabeth Cramer Bordé, Professeur honoraire à l’Université de Versailles St Quentin

Sophie Cribier, professeure Sorbonne Université

Laurent Cugny, professeur à Sorbonne Université

Dominique Delande, directeur de recherche au CNRS, Paris

Ivar Ekeland, ancien président de l’Université Paris-Dauphine, ancien président du Conseil Scientifique de l’École Normale Supérieure

Elisabeth Fröchen, professeure agrégée de l’université, retraitée

Jacques Fröchen, professeur agrégé de l’université, retraité

Philippe Enclos, maître de conférences en droit à l’Université de Lille

Christophe Fouqueré, professeur à l’Université Paris 13

Claire Gallien, maîtresse de conférences à l’UPVM3 et chercheuse au CNRS, Montpellier

Julie Gervais, maîtresse de conférences en science politique, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, CNRS/CESSP

Catherine Goldstein, directrice de recherche au CNRS, Paris

Dominique Grange, chanteuse engagée

Julien Grivaux, chercheur au CNRS, Marseille

Michel Gros, chercheur au CNRS, Rennes

Eric Guichard, maître de conférences à l’Enssib, Université de Lyon, ancien directeur de programme au Collège international de philosophie

Alain Guiraudie, cinéaste

Imen Habib, animatrice de la Campagne BDS France

Eric Hazan, éditeur

Bertrand Heilbronn, président de l’Association France Palestine Solidarité (AFPS)

Christine Huyghe, chercheure au CNRS, Strasbourg

Stéphanie Latte Abdallah, chercheure au CNRS, Paris

Jean-Marc Lévy-Leblond, professeur émérite de l’université de Nice

Roland Lombard, directeur de recherche émérite au CNRS, Paris

Kheridine Mabrouk, cinéaste

Jean-François Méla, ancien président de l’Université Paris 13

Madjid Messaoudene, Élu de Saint-Denis en charge de la lutte contre les discriminations

Michel Mietton, professeur émérite Université Lyon 3, Jean Moulin

Alain Mille, professeur émérite à l’Université Lyon 1

Pierre Nicodème, chercheur honoraire au CNRS

Joseph Oesterlé, professeur émérite à Sorbonne-Université

Josiane Olff-Nathan, retraitée de l’Université de Strasbourg

Perrine Olff-Rastegar – UJFP et porte-parole du CJACP

Ugo Palheta, sociologue

Guy Perrier, professeur émérite à l’Université de Lorraine

Dominique Plihon, professeur émérite à l’Université Paris 13 Sorbonne Paris Cité

Ghislain Poissonnier, magistrat

Marwan Rashed, professeur à Sorbonne Université

Roshdi Rashed, directeur de recherche émérite au CNRS, professeur honoraire à l’Université de Tokyo

Lionel Schwartz, professeur émérite à l’Université Paris 13

Eyal Sivan, cinéaste, professeur à Amsterdam University of Arts (AHK)

Pierre Stambul, co-président de l’UJFP

Annick Suzor-Weiner, professeure émérite à l’Université Paris-Sud

Taoufiq Tahani, universitaire, Président d’honneur de l’AFPS 

Gérard Toulouse, ancien Directeur de Recherche au CNRS, Ecole Normale Supérieure

Tardi, dessinateur

Dominique Vidal,  journaliste et historien

Dror Warschawski, chercheur au CNRS, Paris

 

Le lien vers la pétition:

 

http://annulationfranceisrael.wesign.it/fr

 

Être humains en Mai 2018 : « Nous sommes tous des palestiniens… ! »

Pour être encore des humains en Mai 2018 :

 

 

 

 

« Nous sommes tous

 

des palestiniens… ! »

 

 

 

https://i0.wp.com/s1.lprs1.fr/images/2018/05/16/7719645_96660be8-5912-11e8-aba9-269965d92401-1_1000x625.jpg

 

 

Valenton hisse le drapeau palestinien

en hommage aux victimes de Gaza

 

 

 

A l’appel de la Ville (PCF), près d’une cinquantaine de personnes se sont rassemblées devant la mairie pour apporter leur soutien aux victimes palestiniennes.

L’ambiance était au recueillement ce mercredi sur l’esplanade de la mairie. A l’appel de la Ville, près d’une cinquantaine de personnes se sont rassemblées pour condamner les massacres « effroyables », selon la maire (PCF), perpétrés par l’armée israélienne à la frontière de la bande de Gaza dans la nuit de lundi. Françoise Baud a rappelé dans son discours l’engagement de la commune à « défendre les droits des peuples palestiniens et israéliens à disposer chacun d’un Etat libre et indépendant ». Le Conseil municipal qui s’est d’ailleurs prononcé à l’unanimité pour la reconnaissance de l’Etat de Palestine, s’est dit « horrifié par ces crimes de guerre et cette répression impitoyable du droit élémentaire de manifester pacifiquement ».

Les drapeaux français accrochés à la devanture de la mairie ont été mis en berne en soutien aux victimes de l’offensive israélienne dans les territoires palestiniens. « Ce sera notre façon de dénoncer le manque de courage des plus hautes autorités de notre pays, l’installation illégale de l’ambassade américaine à Jérusalem ainsi que leur inaction pour protéger le peuple palestinien », a déclaré l’élue pendant que flottaient les couleurs du drapeau palestinien sur le fronton de la bâtisse.

 

http://www.leparisien.fr/val-de-marne-94/valenton-hisse-le-drapeau-palestinien-en-hommage-aux-victimes-de-gaza-16-05-2018-7719645.php

 

POUR GAZA, POUR LA PALESTINE : RASSEMBLEMENT Mardi 15 mai dès 18h Place des Terreaux Lyon

 

 

Halte aux massacres :

RASSEMBLEMENT Mardi 15 mai

dès 18h Place des Terreaux Lyon

 

lundi 14 mai 2018, Par Le Collectif 69

 

 

URGENT !!

 

Aux côtés de Gaza, aux côtés du peuple palestinien

Halte aux massacres

Justice pour la Palestine !

La journée de ce lundi 14 mai s’achève dans le sang à Gaza.

Le jour du transfert de l’ambassade des Etats unis à Jérusalem, Israël poursuit les massacres sans que l’Europe et la France ne bougent.

70 ans après les premiers massacres et du grand exode.

Nous ne pouvons pas rester silencieux face aux drames d’un peuple.

Nous appelons à nous rassembler

Mardi 15 mai dès 18h

Place des Terreaux Lyon 69001

Venez avec des drapeaux palestiniens, des bougies, des messages…

Que vive la Palestine !

 

Évènement Facebook  ]

 

 

https://www.romandie.com/news/photos/AFP_ed413b777e6a65e0de3bbe2521fa9396a8e2a0ec.jpg

 

 

Lundi 14 mai : Au moins 58 Palestiniens ont été assassinés à #Gaza et plus de 2410 autres blessés

Le bilan est provisoire ce lundi 14 mai à 16h20. Tandis que Mme Mogherini appelait à la retenue (après 40 morts par balles réelles sur des manifestants pacifiques !) … la France est encore à ce moment aux abonnés absents.

Al-Jazeera – Au moins 41 Palestiniens ont été assassinés à Gaza et plus de 1900 autres blessés alors que l’armée israélienne tirait à balles réelles, avec des gaz lacrymogènes et des grenades incendiaires sur les manifestants rassemblés le long de plusieurs points près de la barrière avec Israël.

La manifestation de lundi précède les commémorations annuelles de la Nakba, ou « catastrophe », lorsque l’État d’Israël a été établi le 15 mai 1948, après l’expulsion de centaines de milliers de Palestiniens de leurs villes et villages.

Les manifestations ont également été planifiées de façon à coïncider avec le déménagement de l’ambassade américaine de Tel-Aviv à Jérusalem, conformément à la reconnaissance par les États-Unis de Jérusalem comme capitale d’Israël en décembre dernier, renforçant les tensions et provoquant la colère des Palestiniens.

Depuis lundi matin, les Palestiniens de la bande de Gaza assiégée tentent dans le cadre de la Grande Marche de Retour, de franchir la barrière hautement fortifiée qui sépare l’enclave d’Israël.

Des dizaines de milliers de Palestiniens sont arrivés pour participer au rassemblement.

Des manifestations ont également débuté dans les villes de Ramallah et d’Hébron, en Cisjordanie occupée, en réponse à la décision de déménagement de l’ambassade américaine à Jérusalem. A Ramallah, les Palestiniens devraient protester depuis le centre-ville jusqu’au poste de contrôle militaire de Qalandia, le principal barrage militaire séparant Ramallah de Jérusalem.

Les manifestations dans la bande de Gaza font partie d’une initiative qui dure depuis plusieurs semaines et qui réclame le Droit au Retour des réfugiés palestiniens dans les zones d’où ils ont été expulsés en 1948.

« Le nombre de personnes qui se présentent pour participer est sans précédent par rapport aux sept dernières semaines de protestation », a déclaré à Al Jazeera le journaliste local Maram Humaid.

Environ 70% des deux millions d’habitants de la bande de Gaza sont des descendants de réfugiés.

Depuis le début des manifestations le 30 mars, les forces israéliennes ont assassiné au moins 90 Palestiniens dans l’enclave sous blocus et en ont blessé plus de 10 500.

 

http://collectif69palestine.free.fr/spip.php?article1231

 

 

 

 

CANALISATIONS DANS LA BANDE DE GAZA : OBJECTIF ATTEINT ! (Communiqué UJFP)

CANALISATIONS DANS LA BANDE DE GAZA:

OBJECTIF ATTEINT  !

 

        (Communiqué UJFP) Après le succès de la collecte de 2016 qui avait permis la construction s’un château d’eau à Khuza’a dans la bande de Gaza, la souscription lancée par l’UJFP en janvier 2018 pour raccorder une centaine de fermes supplémentaires à ce château d’eau a été couronnée de succès.

15 000 euros ont été envoyés et la cérémonie d’inauguration des 4 400 m de canalisations ainsi achetées et installées a eu lieu le samedi 12 mai en présence de nombreux paysans et personnalités (trois maires, le gouverneur de Khan Younis, les mokhtars… ).

LUJFP remercie très vivement les très nombreuses personnes et associations qui ont permis le succès de cette action de solidarité avec les paysans de la bande de Gaza qui aspirent à vivre dignement et à pouvoir nourrir la population.

Nous allons donc clore maintenant la collecte.

Quelques informations supplémentaires. 

Nous allons avoir plus dargent que le coût initial du projet. Cette somme supplémentaire sera utilisée à rétribuer ceux qui ont travaillé bénévolement pour que le chantier puisse être achevé avant le ramadan.

Point très important, elle va permettre aussi de baisser encore le prix du m3  d’eau  facturé aux paysans  :  l’eau du château d’eau est déjà très sensiblement meileure marché que l’eau publique ou privée, le mokhtar à l’origine du projet, et qui a effectué le forage sur ses terres, s’efforçant de la maintenir au prix coutant (il faut un machine puissante et de l’électricité pour remonter l’eau de la nappe souterraine). Prendre en charge ces frais devrait permettre de s’approcher de la gratuité, une demande pressante des paysans.

Nous allons publier sur notre site dans quelques jours un compte-rendu détaillé de la cérémonie d’inauguration avec vidéos et traductions. Certains discours sont impressionnants et témoignent des liens très forts noués à un moment où la situation à Gaza est chaque jour plus grave.

En attendant ce document, voici la déclaration de l’UJFP lue en arabe lors de cette inauguration par une jeune fille de 13 ans, Mena Qudaih.

Déclaration de l’Union Juive Française pour la Paix (12 mai 2018)

Le mouvement de solidarité française et l’UJFP savent ce que vous endurez : occupation, colonisation, apartheid, blocus, crimes de guerres et crimes contre l’humanité, commis par le gouvernement sioniste d’Israël.

Nous saluons les manifestations pour le retour. Le peuple palestinien a été expulsé, il a le droit de retourner sur ses terres.

À Khuza’a et à Abassan, les paysans veulent essentiellement pouvoir cultiver, pouvoir vivre dignement, et pouvoir nourrir la population de Gaza.

Certains d’entre nous sont venus ici et ont le souvenir ému de votre hospitalité et de votre chaleur humaine.

Pour nous, lUJFP, la solidarité avec la Palestine est une nécessité. Votre cause est celle de toute l’humanité qui souhaite la justice et l’égalité des droits.

Nous espérons qu’un jour, les dirigeants israéliens seront jugés par la Cour Pénale Internationale pour leurs crimes.

Nous espérons qu’un jour, nous reviendrons chez vous voir le château d’eau et partager vos délicieux repas dans un  Gaza libéré du blocus et dans une Palestine libre.

Lettre ouverte à Macron… (A propos d’une Saison de Kollaboration France-Israël )

 

 

https://tribunemlreypa.files.wordpress.com/2018/05/87ee2-l1000882.jpg?w=965&h=724

Le 12 Mai à Paris

Lettre ouverte à Macron…

 

(A propos d’une Saison de Kollaboration

« culturelle » France-Israël, prévue en Juin !)

 

 

Aujourd’hui, alors qu’Israël occupe la Palestine, alors que les Palestiniens commémorent les 70 ans de la Nakba – la Catastrophe – c’est-à-dire la dépossession et l’expulsion de leur terre, alors que la colonisation se poursuit, alors qu’un blocus barbare est pratiqué contre les deux millions de Gazaouis avec 3 guerres successives, alors que des Palestiniens sont emprisonnés sans jugement – dont le franco-palestinien Salah Hamouri – ainsi qu’environ 350 enfants, alors que des snipers de l’armée israélienne exécutent des civils désarmés, alors que les Palestiniens expulsés depuis 1948 attendent l’application de leur droit au retour dans le cadre de la résolution 194 de l’ONU, tous ces faits étant clairement identifiés par l’ONU et un certain nombre d’organisations internationales comme étant des crimes de guerre voir des crimes contre l’humanité,

À l’occasion du 70e anniversaire de la fondation de l’État d’Israël, une Saison de propagande Franco-Israélienne va s’ouvrir au mois de juin prochain en France. Ont été mobilisées plusieurs institutions gouvernementales Françaises et Israéliennes. Et vous, autorité Française, vous nous imposez cette opération de propagande sous forme de célébration d’un État raciste et colonial, auteur de massacres méthodiques du peuple Palestinien depuis 70 ans. Cette opération de propagande n’est qu’un aspect de l’« Israélisation » que subit la société française- en particulier, la politique du tout sécuritaire et répressif.

Nous dénonçons les manœuvres perverses tentant de culpabiliser toute conscience politique dans l’amalgame entretenu sciemment entre antisionisme et antisémitisme cherchant à disqualifier une expression politique contre les méthodes de cet État criminel pratiquant l’apartheid. Nous revendiquons le droit de nous déclarer antisionistes, en nous opposant clairement à un État colonial et raciste. C’est dans ce cadre que s’inscrit notre plein engagement dans la campagne internationale BDS.

Nous, citoyens de France, nous nous opposons avec force à cette collaboration indigne affichée dans le cadre de la saison France/Israël qui vise à rendre invisible l’injustice faite au peuple Palestinien. Et nous décrétons, l’année 2018, le Temps de la Palestine en France ! Monsieur le Président, vous déclariez le 14 février 2017 lors d’une visite en Algérie : « La colonisation fait partie de l’histoire française. C’est un crime, c’est un crime contre l’humanité, c’est une vraie barbarie et ça fait partie de ce passé que nous devons regarder en face en présentant aussi nos excuses à l’égard de celles et ceux envers lesquels nous avons commis ces gestes ». Il est temps pour la France de reconnaître comme pour l’Algérie, que l’occupation et la colonisation en Palestine sont des crimes de guerre et de prendre des sanctions contre l’État d’Israël ! Il est temps pour la France d’arrêter toute coopération avec cet État colonial !

Monsieur le Président, vous savez que l’impunité d’Israël doit cesser et la communauté internationale doit faire droit aux revendications du peuple palestinien. Nous sommes mobilisés dans toute la France devant l’urgence à la demande du peuple palestinien d’arrêter les bras des assassins. Nous saluons et soutenons le Soumoud (Résistance) Palestinien et la marche du retour. Déterminés, nous resterons mobilisés jusqu’à la libération de la Palestine et jusqu’à ce que le peuple palestinien réalise l’intégralité de ses droits. Vive la Palestine libre et indépendante.

 

 

Déclaration commune des organisateurs

de la manifestation du retour 12 mai 2018

 

 

https://assawra.blogspot.fr/2018/05/appel-monsieur-emmanuel-macron.html