Solidarité

Centenaire d’Octobre: …vers un sursaut unitaire ??

 

Nouveau  sur   TML

 

 

 

 

Centenaire d’Octobre:

 

 …vers un sursaut unitaire

 

du Mouvement ML en France?

 

 

 En préambule d’un de nos articles sur le centenaire d’Octobre et l’histoire de l’URSS, nous écrivions :

« Un siècle après Octobre, et à la veille de son centenaire, il semble impossible, même pour les communistes marxistes-léninistes, de le célébrer avec un minimum de consensus, sinon d’unité, sur sa signification et surtout, sur ses conséquences…

Le fait qu’Octobre ait ouvert une période de transformations sociales radicales en Russie et dans les pays qui allaient devenir l’Union Soviétique, c’est le seul point qui permette à tous ceux qui se réclament du communisme de pouvoir, à la rigueur, être d’accord avec la première phrase d’un texte sur le sujet, et encore, à condition de ne pas s’éloigner de considérations très générales…  »

 

Or il se trouve que les camarades d’un autre blog ML lyonnais, « Unité Communiste-Lyon », ont entrepris précisément une initiative qui semble répondre exactement à cette considération…

 

Proposer un communiqué unitaire s’en tenant à des considérations d’ordre le plus général possible sur le sujet « Centenaire d’Octobre » et avec lesquelles il est par conséquent à peu près impossible d’être en désaccord, à moins d’être sectaire au dernier degré dans l’échelle de la bêtise… !

 

Un autre blog, «Éditions Prolétariennes », en quelque sorte héritier et dépositaire des traces les plus anciennes du mouvement ML français depuis la fin des années 60, a également décidé d’apporter son soutien à cette initiative.

 

Pour qui connait aussi bien l’histoire du mouvement ML lyonnais ces dernières années, que l’histoire, plus ancienne, du courant principal dont les « Éditions Prolétariennes » sont en quelque sorte la succession, il n’est pas difficile de comprendre l’abime qui sépare nos analyses, aussi bien d’un côté que de l’autre…

 

Néanmoins, sur TML, nous apportons également notre soutien à cette initiative, dont les auteurs admettent eux-même qu’elle peut avoir un aspect presque naïf, à l’évidence, dans le contexte actuel.

 

Elle a plutôt, à notre sens, un aspect carrément idéaliste, dans tous les sens du terme, y compris d’un point de vue critique marxiste, mais il se trouve qu’elle correspond malgré tout à ce que le mouvement ML français est actuellement capable de produire de meilleur, le reste étant essentiellement l’expression du sectarisme, du dogmatisme, et encore plus souvent, de l’opportunisme social-chauvin, sinon une combinaison plus ou moins alambiquée de ces diverses tares… !

 

VOICI DONC , EN L’ÉTAT ACTUEL, republié sur TML, LE PROJET DE COMMUNIQUÉ PROPOSÉ PAR CES CAMARADES…

(A la suite les liens vers les sites parties prenantes, ainsi qu’un récapitulatif des principaux articles parus sur TML, concernant le centenaire d’Octobre et l’histoire de l’URSS.)

Centenaire d’Octobre:

…vers un sursaut unitaire ??

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/10/16/centenaire-doctobre-vers-un-sursaut-unitaire/

https://tribunemlreypa.files.wordpress.com/2017/08/train-sovietique-affiche.jpg?w=534&h=254

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LYON MANIF 10 OCTOBRE ! (SUITE…)

 

 

 

 

12000

 

 

à Lyon

 

Pas de photo vraiment représentative de l’importance du cortège, sur Lyon,

Jean-Claude Mailly, bien que conspué par bon nombre, a en quelque sorte monopolisé le devant de la scène médiatique…

 

 

12000, c’est évidemment moins qu’à Paris (photo Afp ci-dessus), mais plus que la dernière lyonnaise, du 21/09, qui avait tout de même « résisté » à 10000, alors qu’un reflux de la rue se faisait sentir ailleurs!

 

 

Et ici, vu sur Tahiti-info… L’origine locale de la photo (Afp) n’est pas précisée…

Quoi qu’il en soit, le mouvement social concerne toute la société française, même aux îles… Bon courage, pour les camarades de là bas!

 

 

 

 

 

A Montreuil comme à Lyon et ailleurs, l’État Macronien, agresseur récidiviste !

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L’État Macronien,

agresseur récidiviste !

A Montreuil, il s’en prend violemment à des parents voulant protéger leurs enfants d’une usine vétuste et hautement polluante!

Marie Pavlenko est encore «  sous le choc  ». Avec une centaine de parents d’élèves et de riverains, elle avait décidé, mercredi 27  septembre, d’«  appliquer le principe de précaution  » en bloquant «  l’usine toxique  » – comme on l’appelle dans le quartier – située à une trentaine de mètres du groupe scolaire Jules-Ferry, à Montreuil (Seine-Saint-Denis).

L’«  usine toxique  », c’est un bâtiment vétuste qui abrite tant bien que mal la SNEM (Société nouvelle d’eugénisation des métaux), une installation classée pour la protection de l’environnement (ICPE). Spécialisé dans le traitement des pièces mécaniques d’avion, ce sous-traitant d’Airbus et Safran déclarait produire encore plus de 37  tonnes de «  déchets dangereux  » en  2015, selon les dernières données du Registre des émissions polluantes. Elle est devenue indésirable pour les riverains depuis qu’un cas de leucémie rare (s’ajoutant à deux autres cas en quinze ans dans la même rue, dont un mortel) a été déclaré chez un élève de CM2 avant l’été.

«  Jetée à terre comme un sac-poubelle  »

«  On s’était regroupés devant l’entrée dans une ambiance bon enfant quand un des policiers est arrivé en nous disant  : Nous allons faire usage de la force, témoigne Marie Pavlenko. Ils ont commencé à charger en nous écrasant avec leurs boucliers. J’ai eu peur, j’ai crié comme un putois. Un CRS m’a attrapée et jetée à terre comme un sac-poubelle.  » Résultat  : une fracture de la main droite et une incapacité totale de travail de dix-neuf  jours pour la romancière, qui va porter plainte pour «  coups et blessures  ».

Nicolas Barrot, le président de l’association les Buttes à Morel, qui mène la fronde et alerte les pouvoirs publics sur l’état de la SNEM depuis douze ans, a fait le bilan  : six blessés et deux parents menottés et emmenés au commissariat. Antoine Peugeot, le responsable local de la FCPE, ajoute que des émanations de gaz lacrymogène sont arrivées dans la cour d’école alors que les enfants étaient en récréation. Il demande «  la libération immédiate et sans poursuites des deux parents d’élèves interpellés  » et rappelle les trois mots d’ordre martelés depuis les premiers blocages lors de la rentrée  : «  Fermeture immédiate de l’usine, dépollution du site et reclassement des salariés.  »

Le maire de Montreuil, Patrice Bessac, qui a reçu une délégation du collectif des riverains mercredi, demande également une «  libération immédiate des gardés à vue  » et que «  l’ensemble des poursuites engagées soient abandonnées ». La municipalité précise qu’elle s’est engagée à exiger des services de l’Etat «  une totale transparence en demandant la mise à disposition publique de l’intégralité des études réalisées depuis 2007  ».

Taux anormalement élevés de chrome  VI

Nicolas Barrot, lui, s’adresse directement au préfet  : «  Jusqu’à quand allez-vous protéger cette usine  ?  » Contactée par Le Monde, la préfecture de Seine-Saint-Denis n’a pas répondu à nos sollicitations. Depuis la rentrée scolaire, elle multiplie les communiqués rassurants pour expliquer aux parents et aux riverains que la SNEM ne représente pas de danger qui nécessiterait sa fermeture. Quelques heures après l’intervention des forces de l’ordre, un communiqué tout aussi musclé rappelle que «  l’Etat ne peut accepter les tentatives de blocages ou d’intimidation organisées par un groupe de particuliers  » et «  confirme l’absence de risque pour les populations avoisinantes  » sur la base de prélèvements effectués cet été après l’enquête du Monde (daté du lundi 3  juillet).

Lire aussi :   A Montreuil, voisinage toxique d’une usine et d’une école

Pourtant, des résultats d’analyses pratiquées par le laboratoire central de la préfecture de police auxquels Le Monde a eu accès montrent que des taux anormalement élevés de chrome  VI ont été retrouvés dans l’usine, alors même que son activité était limitée.

Ainsi, une concentration de 3,6  µg/m3 a été mesurée dans l’air intérieur lors d’un prélèvement effectué le 1er  août, soit plus de trois fois la limite autorisée. Un dépassement qui n’a pas échappé à l’agence régionale de santé (ARS) qui relève que «  concernant le chrome  VI, l’attention de l’exploitant est attirée sur un possible dépassement de la VLEP [valeur limite d’exposition professionnelle] sur 8  heures fixée à 1  µg/m3.  » Particulièrement prisé dans l’aéronautique pour ses qualités anticorrosives, le chrome  VI est classé cancérogène, mutagène et reprotoxique. Le règlement européen Reach interdit définitivement son usage dans l’Union européenne depuis le 21  septembre. Mais Airbus et Safran ont obtenu une dérogation pour continuer à l’utiliser.

Corbière «  alerte  » Hulot

Dans une question écrite au gouvernement adressée le 26 septembre à Nicolas Hulot, le député (LFI) de la Seine-Saint-Denis, Alexis Corbière «  alerte le ministre de la transition écologique et solidaire sur les dangers potentiels découlant des dérogations accordées à certains grands groupes  ». Il demande, en outre, «  dans le cas de la SNEM [qui] n’est pas unique en France  », «  quels moyens de contrôle le gouvernement envisage de mettre en place pour vérifier qu’aucune atteinte n’est faite à la santé des populations locales ou à l’environnement  » ou si «  des dispositifs sont prévus pour protéger les équipements publics (écoles, hôpitaux, EHPAD…) voisins de ce type d’activité  ».  

La SNEM, elle, placée en procédure de sauvegarde depuis le 3  août, est tout de même sous le coup d’une «  mise en demeure  » de la préfecture depuis le 8  août. Elle a jusqu’à la mi-novembre pour mettre en conformité son système d’aération. Mais le préfet a fait savoir le 27  septembre que «  l’exploitant a déjà satisfait aux deux premières obligations relatives aux déchets  ». Pas de quoi rassurer les parents d’élèves qui continuent de réclamer la fermeture de l’usine, malgré les ecchymoses.


SOURCE:

http://www.lemonde.fr/planete/article/2017/09/27/a-montreuil-les-crs-delogent-brutalement-des-parents-d-eleves-qui-bloquaient-l-usine-toxique_5192514_3244.html

CRS ou Police, peut importe!

L’Etat Macronien

est un agresseur récidiviste!!

L’article du Monde republié ci-dessus comporte cette note de bas de page…:

« Mise à jour le 29 septembre à 10h : correction de l’erreur dans l’article et la vidéo intégrée, qui présentaient, à tort, les policiers comme des CRS. »

Il s’agit manifestement d’une allusion à ce premier encart publié sur le sujet, et présentant une vidéo “choc”, c’est le moins que l’on puisse dire…

« La scène a été filmée par des parents d’élèves. Elle se déroule le 27 septembre à Montreuil, en Seine-Saint-Denis. Des parents d’élèves manifestent contre une usine qui abrite la SNEM (Société nouvelle d’eugénisation des métaux). Située juste à côté d’une école, elle produirait de grandes quantités de déchets dangereux.

La centaine de manifestants a été délogée sans ménagement par un groupe de policiers, qui ont également lancé du gaz lacrymogène. Certains parents d’élèves, surpris par la réaction de la police, disent vouloir « porter plainte pour coups et blessures ».

http://www.lemonde.fr/videos/video/2017/09/28/a-montreuil-des-parents-d-eleves-deloges-sans-menagement-par-des-crs_5192908_1669088.html

Or il s’avère que dans ce conflit, local mais révélateur, et qui dure donc déjà depuis douze ans, semble-t-il, la stratégie répressive de l’État Macronien n’est pas une première… Déjà, le 7 Septembre dernier, il avait usé de la force publique pour tenter de venir à bout de la résistance de ces parents courageux!

Et là, chacun peut le vérifier sur la photo, il s’agissait bien de CRS…

Contre la revendication légitime de ces parents d’élèves, ce n’en est pas moins une récidive dans l’agression et la violence!

Lepotier

Une quinzaine de cars de CRS venus délogés des parents d’élèves qui bloquaient le site d’une usine à Montreuil © Maxppp – Nathalie Doménégo

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Des riverains et parents d’élèves délogés d’une usine par des CRS

Par Nathalie Doménégo, France Bleu Paris jeudi 7 septembre 2017 à 16:01

Plusieurs dizaines d’habitants et de parents d’élèves ont été délogés ce jeudi matin, de l’usine de la SNEM, à Montreuil, dont ils bloquaient l’accès aux employés. Une quinzaine de cars de CRS étaient déployés pour mettre un terme à leur rassemblement.

La police a délogé ce jeudi matin, peu après 7h, à Montreuil (Seine-Saint-Denis) des dizaines de riverains et parents d’élèves qui bloquaient depuis lundi l’accès à une usine dont ils exigent la fermeture en raison de sa toxicité supposée.

Ce blocage empéchait les employés d’entrer sur leur lieu de travail, le site de la SNEM (Société nouvelle d’eugénisation des métaux), spécialisée dans le traitement chimique de pièces destinées aux groupes aéronautiques Airbus et Safran, située au centre de la ville.

Une manifestation illégale, selon la prefecture de Seine-Saint-Denis. Elle n’a pas été déclarée et constitue un délit d’entrave, et « infondée » compte tenu des « échanges approfondis entre les services de l’Etat, la mairie et les riverains » sur ce sujet, a déclaré la préfecture.De leur côté, les habitants mobilisés pour la fermeture de l’usine, dont des parents d’élèves scolarisés dans les écoles voisines, ont dénoncé avec force cette intervention.

« Au lieu d’appliquer le principe de précaution », le préfet « choisit la force pour protéger l’activité de l’usine », lui permettant ainsi de « continuer à intoxiquer +légalement+ », dénoncent la fédération de parents d’élève, dans un communiqué.

En réponse, des parents d’élèves ont occupé brièvement les locaux administratifs des trois écoles voisines de l’usine et annoncent leur intention de saisir le procureur de la République pour « cette mise en danger de la vie d’autrui ». Depuis des années, des habitants du quartier s’inquiètent de la présence de cette usine et leur mobilisation a pris une nouvelle tournure après qu’une leucémie a été diagnostiquée chez un écolier du quartier en juin.

Les autorités ont lancé une série de contrôles et d’analyses pendant l’été. L’exploitant a notamment été mis en demeure de modifier son système de ventilation et d’améliorer sa gestion des déchets. Mais, selon la préfecture de Seine-Saint-Denis, « aucun élément ne démontre aujourd’hui l’existence d’un danger pour les riverains » qui « nécessiterait de procéder à la fermeture de cette dernière ».

Les opposants dénoncent, ce jeudi, la concentration trop élevée en « chrome 6 » à l’intérieur de l’usine, d’après un rapport publié lundi de l’Agence régionale de santé (ARS). Ce produit chimique réputé toxique doit être interdit le 21 septembre dans le cadre d’une directive européenne.

 

 

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Sur l’agressivité actuelle du système, voir également :

 

LYON 12 SEPTEMBRE

L’ « incident » de la Rue Pierre Robin

UNITÉ ET RÉSISTANCE POPULAIRE !!!

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/09/13/lyon-12-septembre-2017-unite-et-resistance-populaire/

 

 

 

A l’ONU, une voix inattendue pour l’honneur et le bon sens, celle de la RPDC

 

us-christmas

 

 

A l’occasion de sa première prise de parole à la tribune de l’ONU, Trump a carrément mis les pieds dans le plat en rappelant que les USA veulent, dans chacun des cas cités, un monde à leur botte !

 

Une manière à peine déguisée, de la part de Trump, de rappeler qu’un monde en réalité systématiquement à la botte de l’impérialisme US, c’est la véritable règle qu’il entend faire admettre à l’ONU !

Et tout cela en tentant encore de se présenter comme un « modèle » et comme le « champion » de la liberté dans le monde…

Mais pour ce qui concerne la RPDC, la « liberté », vue par les USA, c’est, en pratique, l’anéantissement, avec une menace affirmée de « destruction totale » !

Une quasi déclaration de guerre, qui ne pouvait pas rester sans une réponse diplomatique appropriée, rappelant ce que devrait être le véritable rôle de l’ONU.

La voici :

 

 

 

 

 

NDLR: Il ne s’agit pas ici d’apporter une caution à tel ou tel régime politique, vu que Trump s’en est également pris violemment à des pays aussi divers que le Vénézuela, l’Iran, etc…, mais simplement de rappeler ce que signifie le droit des nations et des peuples à disposer d’eux-même!

Pierre GRINDSABLE

 

SUR LE MÊME THÈME:

https://frontdeslaics.wordpress.com/2017/08/12/coree-solidarite-avec-la-resistance-de-la-rpdc/

https://frontdeslaics.wordpress.com/2017/07/05/de-la-station-f-a-la-station-r-reussite-de-la-resistance/

https://solydairinfo.wordpress.com/2017/04/18/agression-us-en-coree-le-point-de-la-situation-actuelle/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/02/27/en-reponse-a-un-ami-ecologiste-sur-le-nucleaire-militaire-coreen/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/03/01/debat-sur-le-nucleaire-coreen-suite/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/02/19/a-lassaut-du-ciel/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/02/21/a-lassaut-du-ciel-suite/

 

 

 

 

Lyon : à nouveau 10 000 dans la rue, malgré le dénigrement médiatique !!

 

A Lyon, deuxième journée contre la loi travail 2 :

à nouveau une vraie manif et une mobilisation soutenue,

malgré le dénigrement médiatique !!

actualisé le 21/09/2017 à 16h14

Ce jeudi, deuxième manifestation contre les ordonnances réformant une nouvelle fois le code du travail. A Lyon, on prend (presque) les mêmes et on recommence. La police annonce 3 500 personnes alors que la CGT parle de 10 000 personnes.

Par Rue89Lyon publié le 21/09/2017

Après la « réussite » de la manif de la semaine dernière (selon l’intersyndicale qui annonçait également 10 000 – 5 400 pour la police), c’est encore le parcours « grand format » qui a été choisi. Le rendez-vous était toujours donné à 11h30 à la Manufacture des tabacs pour se rendre place Bellecour.

Cette fois-ci les organisations syndicales (CGT, Solidaires, FSU, CNT, CNT-SO, UNEF, UNL) appelaient « les salariés, les chômeurs, les jeunes, les retraités à amplifier la mobilisation en se mettant en grève et en participant massivement à la manifestation ».

Une mobilisation stable

FO, présent en nombre la semaine dernière, n’a pas recruté de la même manière ce jeudi, même si l’union départementale (UD) avait appelé à manifester aux côtés de la CGT et des autres organisations. Les dissensions actuelles au sein de la confédération peuvent expliquer cette faible mobilisation.

Frédéric Volle du bureau de l’UD FO du Rhône veut plutôt insister sur « les débats en interne » et annonce une clarification :

« Fin de semaine prochaine, il y a un comité confédéral, nous allons pouvoir trancher sur la manière dont on s’oppose aux ordonnances ».

Les Insoumis étaient également peu représentés. Pour eux, l’échéance principal reste le 23 septembre à Paris, « la marche contre le coup d’Etat social ».

C’est donc encore la CGT qui a fourni le gros des troupes. Mais des syndicats entiers manquaient à l’appel. La faute à l’accident qui s’est produit ce jeudi matin, sur le périphérique, au niveau de Saint-Fons.

« Sans compter les voitures, au moins trois cars devaient nous rejoindre du sud de l’agglomération et de la Loire », précise le secrétaire général de l’union départementale CGT, João Pereira Afonso.

La banderole de tête de la manif lyonnaise du 21 septembre. Elle a pu se rendre sans encombre jusqu'à la place Bellecour. ©LB/Rue89Lyon

La banderole de tête de la manif lyonnaise du 21 septembre. Elle a pu se rendre sans encombre jusqu’à la place Bellecour. ©LB/Rue89Lyon

La manifestation a pu se dérouler normalement

L’une des questions de cette journée portaient sur la stratégie de maintien de l’ordre qu’allait adopter les autorités. La semaine dernière, la police n’avait pas hésité à couper la manifestation alors qu’elle avait à peine démarré. S’en étaient suivis tensions, gazages, charges et l’encerclement d’une centaine de manifestants à titre préventif.

Au final, la manifestation avait mis plus de deux heures à véritablement partir. Et de nombreux participants avaient préféré quitter le cortège.

Dans un communiqué, l’intersyndicale avait lourdement dénoncé l’attitude de la police et des autorités :

« La liberté de manifester est remise en cause par cette attitude policière provocatrice. Nos organisations condamnent une volonté du gouvernement de criminaliser les luttes sociales, dissuader par la peur les citoyens venus manifester, et discréditer cette mobilisation aux yeux de l’opinion en créant des tensions et des heurts ».

(Lire notre récit du 12 septembre)

Front social lyonnais

A Lyon, le Front social fonctionne en collectif et regroupe des individus autonomes, des syndiqués et des membres d’organisations politiques. Depuis les élections présidentielles et législatives, il est l’héritier de l’Assemblée de lutte qui se régulièrement depuis l’hiver 2015/2016 et les premières mobilisations contre l’état d’urgence. C’est ce collectif Front social qui organise après les manifs, les AG à la Bourse du travail. « Une centaine de personnes ont participé à la dernière AG la semaine dernière », selon Emma qui précise que « le but est de travailler à une dynamique unitaire dans le mouvement social au niveau local comme national ». Toutes les mouvances politiques de gauche sont représentées : communistes, anarchistes, NPA et France insoumise.

Ce jeudi 21 septembre, la manifestation s’est déroulé sans incident. A midi, la banderole de tête a commencé à avancer. A 13h30, elle arrivait place Bellecour.

La police n’est pas intervenue et a reculé d’une centaine de mètres à l’avant et à l’arrière du cortège. Le dispositif était encore impressionnant : fouille des sacs (pour cause d’état d’urgence, justifie-t-on du côté policier), hélicoptère et gendarmes mobiles en nombre.

« En préfecture, nous avons expliqué qu’une police qui colle le cortège fait automatiquement monter la pression. On a obtenu que les forces de l’ordre recule », ajoute le secrétaire général de l’union départementale CGT.

En contre-partie, la CGT a musclé son service d’ordre. Plus de monde, mieux préparé et mieux équipé.

Des discussions ont eu lieu également entre CGT et des individus investis dans le Front social pour que tout le monde se range derrière la banderole de tête.

Un accord a été trouvé, comme le confirme Emma, une étudiante de 20 ans, qui milite dans ce collectif :

« Notre but au Front social est de faire apparaître différentes tendances et stratégies de lutte. On a obtenu un accord avec la CGT pour que le cortège des non-affiliés reste devant, juste derrière la banderole de tête. »

Les banderoles du Front social à Lyon ce 21 septembre. Environ 300 personnes ont manifesté derrière. ©LB/Rue89Lyon

Les banderoles du Front social à Lyon ce 21 septembre. Environ 300 personnes ont manifesté derrière. ©LB/Rue89Lyon

Davantage de grévistes

Pour cette deuxième journée de mobilisation contre la réforme du code du travail, les syndicats insistent autant sur la manif que sur la grève.
Et cela semble payer.
A titre d’illustration, le trafic SNCF est plus perturbé que le 12 septembre.
Selon la direction de la SNCF citée par Lyon Mag, Quelques lignes ont été très légèrement modifiées, notamment les liaisons Lyon – Bourg-en-Bresse, Lyon – Vienne et Lyon – Villefranche.
La desserte du tram-train de l’Ouest Lyonnais est réduite de 50%.
Mais, mise à part pour la ligne Lyon – Givors totalement annulée, ce n’est pas encore le grand blocage.

Autre illustration de la grève, ce jeudi, 91 cantines scolaires de la Ville de Lyon ont été fermées ou partiellement fermées (109 fonctionneront normalement).

« Convergences des luttes » ?

L’expression n’est pas encore sur toutes les bouches mais les prochains jours pourraient être propices à cette fameuse « convergence des luttes » dont on parle à chaque mouvement social.

Lundi 25 septembre, ce sont les routiers qui sont appelés à une grève reconductible par la CGT et FO. Pour lutter contre la réforme du code du travail

Jeudi 28 septembre, les retraités sont appelés à manifester contre la hausse de la CSG qui concernera 60% d’entre eux. A Lyon, le rendez-vous est à 14h, place de la Comédie (1er arr.) pour aller à la préfecture. Jacques Auffeves, le secrétaire général des retraités CGT du Rhône refuse qu’on « monte les uns contre les autres » :

« C’est en lien avec les ordonnances sur la réforme du code du travail. Le gouvernement veut financer la baisse des cotisations salariales par la hausse de la CSG. Ce ne sont pas les retraités qui doivent être mis à contribution pour les actifs ».

La CGT prévoit d’élargir ce mot d’ordre « retraités » pour créer un autre rendez-vous dans ce mouvement social contre les ordonnances.

21 SEPTEMBRE, CONTRE MACRON-EL KHOMRI XXL, LE COMBAT CONTINUE !!

Après le succès du 12 septembre,

il faut amplifier la mobilisation

le 21 septembre !

Rendez vous à 11h30

Manufacture des Tabacs

en direction de Bellecour

Posted by CGT DU RHÔNE on Sep 20, 2017 |

Plus de 10 000 manifestants à Lyon, plus de 400 000 en France, c’est massivement que les salarié-e-s, retraité-e-s, jeunes, privé-e-s d’emploi ont dit non aux ordonnances Macron voulant détruire le Code du travail et ont plus largement exprimé un rejet profond des politiques antisociales mises en oeuvre par ce gouvernement.

Loi Travail XXL et attaques contre la fonction publique : les mêmes recettes contre les droits du salariat.

Depuis l’élection à la présidence d’Emmanuel Macron et la nomination du gouvernement d’Edouard Philippe, l’un et l’autre ont fait la démonstration qu’ils étaient en lutte contre le salariat et les solidarités.

La nouvelle loi Travail, dont les ordonnances sont aujourd’hui connues, constitue une attaque en règle contre les droits des salarié-e-s du privé, qui aura à court ou à long terme des conséquences sur ceux du public.

En même temps, le gouvernement a annoncé le gel du point d’indice dans la fonction publique, le retour du jour de carence, l’absence de compensation de la hausse de la CSG et sa volonté de supprimer 120 000 postes de fonctionnaires sur le quinquennat.

En même temps, il entend supprimer les emplois aidés et entame, avec une première vague en cette rentrée, un plan social d’ampleur dont les écoles, les communes et le milieu associatif, ainsi que les salarié-e-s concerné-e-s en payent le prix fort.

En même temps, pour 10 millions de retraité-e-s dont la pension nette est supérieure à 1200 euros mensuels, c’est une amputation sèche du pouvoir d’achat qui est programmée avec la hausse de la CSG sans aucune compensation. Ils seront dans la rue le jeudi 28 septembre à 14h00 Place de la Comédie en direction de Bellecour. Nous sommes TOUTES ET TOUS concernés.

En même temps, les premières mesures fiscales sont encore prises au bénéfice des plus riches. Tous-tes ensemble, il nous faut mettre un coup d’arrêt à ces politiques marquées du sceau de l’austérité.

Le Travail n’est Pas Une Maladie ! NON aux Ordonnances Macron ! OUI à un Code du Travail du XXIème Siècle

Contrairement à ce qui est massivement véhiculé par certains médias au service du capital, les français ne sont pas favorables au projet de casse sociale que Macron entend mettre en œuvre, à commencer par le droit du travail. Rappelons-nous qu’il n’a pas été massivement élu et qu’il ne représente que 24% des votes exprimés au 1er tour des présidentielles.

Avec le projet de la loi travail XXL, c’est :

Le Permis de licencier à tout va !

La précarité à tous les étages

La fin du dialogue Social dans l’entreprise avec un retour au face à face avec l’employeur

Un Code du Travail par Entreprise

Augmentation des cotisations Sociales des salariés et baisse de celle des employeurs

Des reculs important en matière de sécurité et de santé au travail

la Fin programmée du modèle social français

LE CODE DU TRAVAIL N’EST PAS UN FREIN À L’EMPLOI!

C’est la recherche du Profit à outrance qui jette les gens à la rue !

Le 21 soyons tous mobilisés pour affirmer notre détermination à défendre nos droits, ceux de nos enfants et ceux de nos parents, mais aussi surtout pour en conquérir de nouveaux !

UNE MEILLEURE REPARTITION DES RICHESSES EST POSSIBLE!

En 22 ans de classement «Challenges», le produit intérieur brut (PIB) français a à peine doublé, passant de 1259 milliards d’euros en 1996 à 2222 en 2017. Dans le même temps, la fortune des 500 personnes les plus riches de France du classement Challenges a été multipliée par sept, passant de 80 à 571 milliards d’euros de 1996 à 2017.

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NDLR :

Cet appel de l’UD CGT du Rhône d’un réformisme même assez timoré dans le genre, est à comparer avec l’appel ultra-démagogique de la CGT du Nord, qui n’est pas moins réformiste, quant au fond, en ce qu’il omet d’expliquer que la satisfaction des revendications les plus légitimes, concernant la sécurité de l’emploi, l’éradication du chômage, la garantie de rémunération en cas d’empêchement majeur de travailler, toutes ces revendications ne peuvent être satisfaites que par une transformation radicale des infrastructures économiques, une transformation radicale des rapports de production, qui n’est possible qu’à partir d’une économie de transition socialiste prolétarienne.

Une telle transition nécessite l’implication massive et unie du prolétariat et de toutes les couches popilaires unies, autour d’un programme défini démocratiquement, par la participation massive à un procesus de démocratie directe.

Actuellement, d’ores et déjà, le rôle des militants ouvriers d’avant-garde doit être de populariser le principe même de cette transition à travers les principes fondamentaux qui permettent d’en définir une ébauche concrète, telle que celle, en 8 points, du Collectif Marxiste-léniniste OCTOBRE !, que nous reproduisons ici à nouveau, à la suite.

Luniterre

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Selon la CGT du Nord:

 

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Plate-forme en 8 points

pour une transition

économique prolétarienne

POUR DÉBATTRE D’UNE ALTERNATIVE RÉELLEMENT ANTICAPITALISTE A LA CRISE!

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Toutes les richesses créées, en biens et services socialement utiles, sont le fruit du travail, devenu précaire et de plus en plus mal payé, des forces vives productives qui sont la force essentielle de la société.

Leur fonction naturelle est de répondre aux besoins sociaux des travailleurs et de leurs familles.

Avec la crise, le fait qu’elles soient détournées au profit de l’accumulation du capital apparait de plus en plus flagrant.

Les besoins sociaux les plus élémentaires d’une part croissante de la population ne sont plus satisfaits, alors que prolifèrent les services et productions superfétatoires et de luxe, gaspillant les ressources de la planète.

Rendre aux forces productives vives leur fonction sociale première, c’est l’exigence de l’heure!

Dans ce but, il est nécessaire de rendre à chacun le pouvoir de s’y impliquer, en y participant par son travail, afin de recevoir en échange la juste part qui lui en revient, pour soi-même et sa famille.

8 points du débat de fond :

___1_Refonte complète des institutions politiques et de l’état, en donnant tout le pouvoir aux travailleurs, qui doivent être représentés par eux-mêmes et avoir le droit de révoquer leurs élus. Donner à la démocratie prolétarienne la direction de l’économie.
Électivité et révocabilité du personnel de l’appareil d’état (police, armée, justice, responsables administratifs).
Élus politiques, cadres et officiers, dont le salaire est ramené au salaire des ouvriers et ouvriers qualifiés, selon grade et responsabilités.
(Fourchette de 1 à 3)

__2_Créer un nouvel équilibre économique où les forces productives sont employées pour répondre aux besoins sociaux réels, et non à l’accumulation du capital. Cela seulement rendra possible le partage du travail entre tous, éliminant ainsi le chômage et la précarité.

L’avenir du mouvement social n’existe donc concrètement qu’autour des revendications pour un tel partage véritablement socialiste prolétarien du travail, impliquant la socialisation des moyens de production et des services essentiels.

__3_Recensement des besoins sociaux urgents actuellement non satisfaits, notamment en matière de logement et de santé.

__4_Recensement des forces productives disponibles et nécessaires à développer pour satisfaire ces besoins réels.

__5_Redéfinition d’un budget en équilibre, en base valeur-travail, entre ces forces productives et ces besoins.

__6_Redéfinition, dans cet équilibre, de la durée moyenne hebdomadaire de travail, nécessaire pour atteindre cet objectif.

__7_Réajustement, dans le cadre de cet équilibre, du SMIC à un niveau permettant d’accéder au moins à la satisfaction pour tous des besoins sociaux essentiels, notamment en matière de logement, éducation, culture, sport, etc…

__8_Prise en compte, dans cet équilibre, de l’effort collectif nécessaire aux objectifs de sécurité, de développement social et de solidarité.

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Source:

https://frontdeslaics.wordpress.com/2017/07/25/manifeste-du-collectif-marxiste-leniniste-octobre/

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