Résistance

Noël en prison : pour combien de « Gilets Jaunes » et pour quel combat ?

 

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/12/26/noel-en-prison-pour-combien-de-gilets-jaunes-et-pour-quel-combat/

 

 

Si Eric Drouet a pu retrouver une liberté relative, en attendant son procès en Juin 2019, grâce à un nouvel élan de solidarité qui témoigne de la résistance latente et de la vitalité potentiellement intacte du mouvement, ce n’est pas le cas de dizaines d’autres GJ emprisonnés, et probablement même quelques centaines, semble-t-il, bien que l’on ne trouve évidemment pas de chiffres précis, à ce sujet.

Et certains GJ sont emprisonnés pour des peines allant jusqu’à deux ans, et ne verront donc ni ce Noël ni le suivant près de leurs proches.

Et bien évidemment, il ne faut pas oublier les victimes, une dizaine de morts, des centaines de blessés, certains mutilés à vie.

Il ne s’agit donc pas pour autant de gâcher les fêtes, ni même la « trêve » qu’elles représentent et qui n’avait pas aussi bien mérité son nom, en France, depuis longtemps.

Mais il reste utile non seulement de comprendre pourquoi tous ces gens se sont battus et donc parfois au prix du meilleur d’eux-même, mais de tenter de comprendre ce qu’est le bilan actuel du mouvement, au moment où le pouvoir tente de profiter de cette « trêve » pour étouffer ce qu’il espère en être les dernières flammes, quitte à les noyer à nouveau, comme il avait tenté de le faire au début, sous des tombereaux de mensonges et de calomnies (antisémitisme, xénophobie, homophobie, sexisme, etc…)

L’un des premiers mensonges médiatiques consistait à la fois à réduire le mouvement à sa dimension « automobilistes en colère » et à lui imputer une incohérence dans la diversité de ses revendications… En somme, vouloir tout et son contraire, et tout ramener à un problème de taxe sur les carburants…

A partir de ce moment, il y eut même des équipes de « chercheurs » pour se pencher gravement sur le phénomène « Gilets Jaunes »…

Pourtant, dès le 29 Novembre circulait une liste de 42 revendications qui reste toujours la référence la plus courante pour connaître l’historicité des revendications GJ…

Encore récemment republiée sur certains médias « mainstream »(1), en dépit d’un nouveau réductionnisme systématique, qui a remplacé la taxe des carburants par le RIC, elle fut, peu après son apparition, republiée ici même, également :

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/12/02/gilets-jaunes-un-cahier-de-revendications-adresse-a-lassemblee-nationale/

Un mois plus tard, elle peut donc encore fort bien servir de « grille de lecture » pour une ébauche de bilan, même sans le secours « éclairé » de l’Université…

La revendication pour l’annulation de la hausse de la taxe TICPE sur les carburants fut la première victoire officielle de ce mouvement, mais en fait, elle ne figurait pas au premier rang de la liste, et ne fut donc qu’une étape dans le développement du mouvement, au grand dam du pouvoir…

La liste exprime en peu de mots, en fait, un souci de justice sociale, en commençant simplement avec deux :

« Zéro SDF », et résume ensuite un souci de plus de progressivité dans l ‘impôt, manifestement non satisfait à ce jour.

En trois vient l’augmentation du SMIC, et c’est là que l’on comprend l’enjeu vital et socialement stratégique de ce mouvement.

Ce fut en effet le point qui a obligé le pouvoir à de multiples contorsions pour contourner l’obstacle et donner suffisamment le change pour désamorcer cette revendication sans réellement céder sur l’essentiel, à savoir une véritable augmentation du SMIC, qui en eut fait un salaire simplement « décent », à peine suffisant pour en vivre sans aide sociale « gouvernementale » supplémentaire, c’est à dire, prise sur l’impôt.

Sur la liste, la revendication du SMIC est exprimée à 1300 € nets. La question de savoir s’il faut revendiquer en net ou en brut pose implicitement la question du rôle des charges sociales et n’est donc pas secondaire, et surtout dans le contexte spécifique de ce mouvement.

Le SMIC, en 2018, est à 1145 € nets ( 2 ) et même en prenant pour « argent comptant », c’est le cas de le dire, l’effet d’annonce du gouvernement, avec les hypothétiques 100 € « nets » de plus, il n’atteindrait donc toujours pas cette somme en 2019…

De plus, comme on a déjà vu d’entrée de jeu ( 3 ), l’essentiel de la « rallonge » provient d’une énième re-mouture de la « prime d’activité » qui était loin, au départ, de concerner tous les Smicards…

Pour contrebalancer ce démenti potentiel de la parole présidentielle, le pouvoir annonce finalement une extension de la dite prime à toutes les personnes, même célibataires, dont le revenu n’excède pas 1560 €…

Au jour d’aujourd’hui, le « simulateur » de la CAF, déjà non fiable en temps ordinaire, en regard des décisions finales concrètes, ne « fonctionne » encore que selon les anciennes normes… L’administration de la CAF elle-même s’est dite tout à fait non-préparée à cette mutation et pense au mieux à être fonctionnelle sur ce sujet …vers fin Juin ! Une « prime de vacances » encore hypothétique, donc, et l’on n’a concrètement à ce sujet que les promesses du pouvoir, qui s’engage évidemment à y mettre de l’ordre vers Février, dixit Philippe.

Mais on sait ce que vaut ce genre de parole…

Le président osait affirmer, au soir du 10 Décembre :

« Le salaire d’un travailleur au SMIC augmentera de 100 euros par mois dès 2019 sans qu’il en coûte un euros de plus pour l’employeur. » ( 4 )

C’était déjà, avant l’heure, la magie de Noël…

Eberlués par tant d’audace, il a fallu un temps aux téléspectateurs avant de reprendre leurs esprits…

Quelques trois heures avaient néanmoins suffi aux journalistes du « Parisien », pourtant pas forcément des aigles, à décrypter ce mensonge…( 3 )

Car une prime n’est pas juridiquement un salaire, et donc très formellement la parole du président ainsi prononcée constitue un mensonge pur et simple.

https://www.dictionnaire-juridique.com/definition/salaire.php

Et la « prime d’activité » est même encore d’autant moins un « salaire » qu’elle est et sera, même selon la nouvelle « formule promise », versée par le biais de la CAF et ne figurera donc évidemment pas sur la fiche de paye… !

Au jour d’aujourd’hui, le seul acquis concret, concernant le SMIC, se présente donc ainsi :

http://www.smic-horaire.com/

A comparer avec 2018 :

Soit une augmentation « royale » de 26 € !!!

Selon les promesses du pouvoir, toutefois, le chiffre en bas de la fiche de paye devrait se voir gratifié de 20 € supplémentaires, au titre d’un « allègement des cotisations sociales »…

Soit apparemment, une augmentation supplémentaire du « net », le portant ainsi à 1191 €, encore loin des 1300 revendiqués, donc…

Mais surtout, cela pose la question de l’origine réelle de ces 20 €…

 

« Mesures d’allègement des charges des entreprises » :

Usines à gaz en série… Qui les paye ?

Une énième « réduction » des charges sociales…

Comme le révèle assez ingénument un document d’ « information publique », ce ne sont pas moins de 82 mesures d’ « allègement » des charges sociales des entreprises qui se sont succédé, et souvent, cumulées, depuis les premiers pas d’Édouard Balladur sur cette voie, en 1993.( 5 )

Ici, avec ces 20 €, il s’agit donc d’une part d’allègement qui sera rétrocédée au salarié, sans pour autant que son salaire de base n’augmente donc réellement. Quelle est l’origine administrative précise de ces 20 € dans la litanie de ces mesures, mystère…

Mais tout comme le tour de passe-passe effectué avec la prime d’activité, et malgré la mise en scène « spectaculaire », au sens « debordien » du terme, de l’annonce du 10 Décembre dernier, ce n’était en rien une invention in extremis en réponse aux Gilets Jaunes, mais simplement une légère avance sur le calendrier macronien des promesses électorales, datant déjà de Février 2017 .

https://fr-fr.facebook.com/EmmanuelMacron/videos/1921229571442953/

« 13ème mois. Une personne au SMIC pourra gagner 100€ net en plus chaque mois grâce à la réduction des cotisations salariales et à l’augmentation de la prime d’activité. »

La motivation rituellement invoquée pour chacune de ces nouvelles usines à gaz, c’est la compétitivité des entreprises françaises, c’est à dire le « coût » du travail, qui serait trop élevé, dans un environnement économique mondialisé…

Or le principe même du SMIC, à l’origine, le SMIG ( 6 ), c’est bien de correspondre au moins aux besoins sociaux incompressibles du salarié, et pas seulement en termes de pouvoir d’achat immédiat, mais aussi de prestations sociales, de santé, de retraite, etc..

Tous ces services indispensables au moins au maintien en l’état de la force de travail ont effectivement un coût, qui est donc lui-même incompressible, tout comme le coût des biens de consommation courante utiles à la survie du travailleur, et tout comme les transports, individuels (automobile) ou collectifs, qui lui permettent de se rendre à son travail, tout comme le logement, même le plus modeste qui soit.

Or toute la richesse nationale produite tant en termes de biens que de services l’est par la communauté des travailleurs de toutes catégories sociales.

Le produit global de ce travail vise-t-il à répondre ou non aux besoins sociaux de la dite communauté de travailleurs, telle est la question de fond et la seule qui vaille vraiment, d’une manière ou d’une autre, pour comprendre les problèmes sociaux de plus en plus insolubles qui se posent, et singulièrement depuis la crise de 2008.

Telle est, au fond, la question qui a créé ce sentiment d’unanimité populaire autour du mouvement des Gilets Jaunes.

Sans doute ne fut-elle pas toujours clairement exprimée comme telle, mais le sentiment de vouloir vivre de son travail sans précisément être dépendant des subsides éventuelles de l’État, tout comme sans être victime de ses ponctions abusives, cela était clairement le cri unanime des premiers Gilets Jaunes sur les ronds-points, dès le 17 Novembre… !

En point 16 de la liste on trouve cette revendication qui a interpellé les « commentateurs » de la presse « mainstream » incapables de comprendre ce mouvement :

« __Fin du CICE. Utilisation de cet argent pour le lancement d’une Industrie Française de la voiture à hydrogène (qui est véritablement écologique, contrairement à la voiture électrique.) »

La « fin du CICE » étant déjà officiellement prévue depuis plusieurs mois, cela ne leur paraît pas faire sens…

Or, qu’en est-il vraiment ?

Le CICE, ou « Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi », est initié sous Hollande, par le gouvernement Ayrault, à la jointure 2012-13, et il est déjà néanmoins une invention de Macron, alors encore en coulisses, dans l’ « ombre » de Hollande, qu’il n’allait pas tarder à « éclipser »…

Il se trouve néanmoins que c’est le cas typique d’une « usine à gaz », particulièrement monumentale, coûteuse et en fin de compte tout à fait inutile, en rapport de son but initial affirmé, la compétitivité…

En effet de l’avis de tous les analystes, et une de leurs rares certitudes sur le sujet, les entreprises exportatrices, à haute technologie et à main d’œuvre hautement qualifiée sont celles qui en ont le moins « profité », d’une manière comme d’une autre…

Quand à savoir son impact sur l’emploi, deux équipes d’experts, dès les premières années, se sont lancées dans des études savantes sur le sujet et sont carrément arrivées à des conclusions diamétralement opposées… « Diamétralement » étant du reste relatif, car l’équipe aux conclusions « optimistes » ne les mettait pas moins entièrement au conditionnel, autour de 100 000 emplois, et avec une « marge d’erreur », elle même au conditionnel, fluctuant entre 10 000 et 200 000 ! …Une troisième équipe, de l’INSEE, s’est donc lancée dans l’aventure, pour tenter de recoller les morceaux, sans parvenir, non plus, à un résultat réellement affirmatif…( 7 )

Dans l’intervalle, les années ont passé, et seul résultat net, le chômage a continué de croître, même s’il connaît, de temps à autres, quelques « paliers » qui semblent plus être, du reste, des effets d’arrangements « statistiques » bureaucratiques qu’une réalité vécue sur le terrain…

Le CICE apparaît donc comme un échec monumental, à moins de considérer que la situation eut été pire sans lui : c’est ce que tentent d’avancer quelques « sauveurs » de l’idée, en admettant néanmoins que chacun de ces hypothétiques « 100 000 emplois sauvés » par le CICE aurait donc coûté annuellement aux contribuables la bagatelle de 200 000 €, soit le coût annuel du CICE, 20 Milliards/100 000 « emplois », en réalité toujours indiscernables à ce jour… !

La seule chose réelle et certaine est donc le coût, pour l’État, c’est à dire pour nous tous, de cette fabuleuse et mythique « compétitivité » …20 Milliards par an!

Le seul avantage formel de cette « usine à gaz », par rapport aux autres, c’est que les employeurs continuaient donc de cotiser à la Sécu, pendant ce temps, sur les salaires servant d’ « assiette » au calcul de ce « crédit d’impôts »… Ce n’en était donc pas moins une nouvelle forme de financement de la Sécu par l’État, et donc toujours, par le contribuable, ce qui n’était du reste nullement un mystère de la chose :

« Le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) est un avantage fiscal qui concerne les entreprises employant des salariés et équivaut à une baisse de leurs cotisations sociales. »

https://www.service-public.fr/professionnels-entreprises/vosdroits/F31326

Toujours est-il qu’il n’était assorti d’aucun contrôle réel de l’emploi des fonds et que les exemples de transferts quasi directs des poches de l’État, et donc des nôtres, vers les dividendes des actionnaires ont été nombreux et suffisamment documentés…

Mais à quoi bon en parler encore, qu’on soit GJ ou non, vu que le processus est déjà officiellement abrogé… ?

Juste un petit problème, ou plutôt deux, même en simplifiant, et qui s’ajoutent, particulièrement en cette période « charnière » :

__Le CICE est un processus fonctionnant pour chaque exercice sur plusieurs années, de sorte que les entreprises « ayants droit » en 2018 restent créancières pour 2019…

__Abrogé, il n’en est pas moins remplacé par un nouveau système, plus direct, celui-là, d’allègement des charges, pour le même coût global de 20 Milliards/an, toujours aux frais du contribuable, et attribuables aux entreprises à partir de 2019, et ce qui concerne donc, en fait, sensiblement, les mêmes entreprises !!!

Autrement dit, un des rares autres points qui mette tous les « experts » d’accord, c’est que l’ardoise totale, pour 2019, s’élèvera à la bagatelle de 40 Milliards d’euros…

Qui viennent évidemment s’ajouter à la ponction supplémentaire de 10 Milliards d’euros que Macron s’est vu obligé de faire pour « financer » son annonce télévisée mensongère mais astucieusement bricolée du 10 Décembre dernier, et sans oublier ce petit allègement de taxe de 4 Milliards de la TICPE justement honnie des GJ…

Ainsi rafistolé de tous les côtés, le mécano fiscal de Macron, même s’il ne s’enraye pas rapidement, ne peut évidemment plus rentrer dans les clous du déficit budgétaire « prévu », le « poids lourd » dans la balance étant encore bel et bien le CICE :

« Cette mesure, inscrite dans le PLFSS 2019, va obliger l’État à verser l’an prochain aux entreprises à la fois 20 milliards au titre du CICE, qui est remboursé au titre des années précédentes, et 20 milliards supplémentaires immédiatement au titre des baisses de charges de l’année en cours. Cela devrait peser à hauteur de 0,9 point sur les comptes publics, ce qui porterait le déficit à 3,4%, effectivement au-dessus du seuil. »

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2018/12/11/20002-20181211ARTFIG00085-les-annonces-de-macron-vont-plomber-le-deficit-public.php

…Contre les 2,8%, déjà initialement attendus en hausse par rapport à 2018 (2,6%). ( 8 )

Dans ces conditions, on comprend mieux la 16ème revendication des GJ… Une véritable abrogation du CICE, sous quelque forme qu’il apparaisse encore, ce n’est pas du tout une exigence superflue, quant au fond. A tel point, du reste, que même une partie des députés de la majorité a envisagé sérieusement de se prononcer pour un « défaut » de remboursement de l’exercice 2018 aux entreprises, pour éviter le « doublon » et limiter la « casse budgétaire ». ( 9 )

Quant à son remplacement par un financement de l’industrie automobile française, en faveur de la « voiture à hydrogène (qui est véritablement écologique, contrairement à la voiture électrique.) », au delà de l’aspect purement technique, qui n’est évidemment pas le sujet du présent article, le principe même de financer une production utile et répondant manifestement à une bonne partie des besoins sociaux et écologiques actuels, cela va donc tout à fait dans le sens d’une réappropriation populaire et démocratique de la finalité du travail productif, à contrario de sa finalité actuelle, essentiellement financière et ne répondant qu’aux besoins des catégories les plus aisées. ( 10 ).

Ce qui ressort déjà de cette première ébauche de bilan de la « Crise des Gilets Jaunes » et de son évolution telle que traitée par le gouvernement Macron, c’est la divergence des orientations concernant le rôle de l’Etat par rapport à l’économie. La réponse du gouvernement Macron ne va pas du tout dans le sens de soulager le contribuable, vu l’alourdissement du budget qui ressort de sa politique. Au lieu d’alléger le principe des ponctions, au delà de son recul bienvenu sur la TICPE, l’ensemble des mesures de Macron vise au contraire à transférer encore davantage vers les contribuables, et vers toutes les couches sociales populaires, en fin de comptes, via les impôts et taxes, une part toujours plus grande des charges incombant normalement aux groupes industriels et financiers les plus importants, et, en réalité, aux revenus du capital financier, ceux là même qui se sont vu augmentés, même si indirectement, par des manipulations grossières telles que le CICE.

C’est en ce sens que la revendication N°6 des Gilets Jaunes, « Que les GROS (Macdo, google, Amazon, Carrefour…) payent GROS et que les petits (artisans, TPE PME) payent petit. », garde donc, elle aussi, tout son sens !

Pourtant, on ne peut pas dire que l’ « action » du Gouvernement, dans ce domaine, soit tout à fait inexistante, depuis l’annonce du projet de taxe visant les GAFA, les « géants du net », dont précisément Google et Amazon… :

« La taxe s’appliquera en tout état de cause au 1er janvier 2019 et elle portera donc sur l’ensemble de l’année 2019 pour un montant que nous évaluons à 500 millions d’euros », a affirmé Bruno Le Maire »

https://www.lesechos.fr/politique-societe/politique/0600360939843-la-france-prelevera-la-taxe-gafa-des-le-1er-janvier-annonce-bruno-le-maire-2230645.php

…500 millions d’euros, c’est évidemment beaucoup, pour vous et moi, et plus fort même que le « loto », mais comme on vient de le voir, ce modeste ½ Milliard est finalement à mettre en rapport avec le nouveau gouffre de plus de 50 Milliards que l’on vient juste d’évoquer ci-dessus, au compte de notre gouvernement…

…et avec les centaines de milliards brassés par ces parasites géants de l’économie mondiale… !

Donc il reste clair que les « efforts » ne sont pas répartis en proportion des parts de ressources que se sont attribuées les principaux acteurs de l’économie…

Quant au fond il est clair que c’est la répartition des ressources et des forces productives, en regard des besoins, qui est en cause, avec la domination du capital financier.

A très court terme, avec la fin nécessaire des « usines à gaz » de transferts fiscaux des citoyens vers le capital financier, c’est donc aussi la survie, déjà précaire, de nombreuses TPE et PME, qui est en cause, alors qu’elles sont aussi en partie à l’origine du mouvement GJ. Contrairement à une idée reçue, leur volonté d’embaucher à un niveau salarial plus élevé n’est pas forcément en cause, alors même qu’elles sont directement les plus impactées par une augmentation du SMIC, et même en proportion, davantage que les grandes entreprises. Dans un article nettement orienté contre une augmentation du SMIC, le journal « Le Parisien » du 28/11/2018 affirmait pourtant :

« Les artisans ne seraient pas contre

Une chose est certaine, une hausse du smic fait davantage souffrir les TPE PME que les grands groupes, puisqu’un quart environ de leurs salariés touchent le smic (contre 4,5 % dans les grands groupes). Alain Griset, le président de l’U2P qui défend les intérêts des artisans et des commerçants, n’y est cependant pas opposé : « Beaucoup de nos salariés sont des Gilets jaunes, ils ont besoin de plus de pouvoir d’achat. »

Un coup de pouce au smic alors ? « Je ne suis pas contre, poursuit-il. À condition que cette mesure ait un coût neutre pour les entreprises. Il faudrait donc l’accompagner d’une baisse des cotisations sociales en parallèle. » Bref, la note s’alourdirait encore pour les caisses publiques. De quoi faire s’étrangler Édouard Philippe, qui a déjà dit non. »

http://www.leparisien.fr/economie/pourquoi-le-gouvernement-ne-veut-pas-de-hausse-du-smic-28-11-2018-7956471.php

Évidemment, vu ainsi, cela paraît être un cercle vicieux…

Or, en reprenant logiquement les éléments essentiels de notre constat, on peut voir en réalité qu’il n’en est rien.

La seule absurdité consiste précisément à reporter sur l’ensemble des contribuables et taxes-payeurs la répartition des charges sociales qui devrait être faite stricto sensu en proportion de la taille des entreprises et du nombre de leurs salariés.

Comme on l’a vu dans un précédent article ( 11 ), il se trouve que la Sécu a enfin atteint, en 2018, l’équilibre budgétaire. Plutôt que de détruire ce fragile acquis par de nouvelles ponctions, comme il s’apprête à le faire, le gouvernement devrait logiquement remplacer l’ensemble de ses « usines à gaz » fiscales à prétentions « sociales » plus que largement usurpées par un seul et unique mode de répartition progressif des charges sociales, géré par la Sécu, sans effet de seuil, calculé sur la base du budget actuel des besoins sociaux à charge de la Sécu, et permettant donc aux TPE et PME de bénéficier d’un réel avantage « compétitif » en regard des plus grandes entreprises, et sans qu’il en coûte, tant qu’à faire, un seul euro à L’Etat, hormis pour ce qui concerne, évidemment, son propre personnel.

En fonction des nouvelles ressources qu’il serait ainsi possible de dégager, et évidemment nettement plus importantes que le pathétique ½ Millard que Le Maire espère obtenir des GAFA, il deviendrait alors possible de remonter réellement le SMIC sans détruire des milliers d’emplois dans les TPE et PME, et même de revaloriser les minima sociaux les plus incontournables, tels que la revendication N°10 des GJ :

« Pas de retraite en dessous de 1 200 euros. »

Et d’autres, notamment en faveur des familles monoparentales, par exemple, pour lesquelles le niveau actuel du SMIC se situe carrément en dessous du seuil de pauvreté :

Quelle que soit la situation sociale et familiale, il est important, tant pour la motivation du travailleur que pour la justice sociale la plus élémentaire, que ceux qui travaillent puissent vivre de leur travail décemment, et non pas dépendre d’aides à quémander à l’État et à l’administration.

Incidemment et en toute logique se trouve ainsi résolue une des premières questions posée dans cette ébauche de bilan : faut-il revendiquer en « net », comme c’est déjà le cas dans la liste revendicative GJ ou en « brut », comme le fait traditionnellement la gauche bureaucratique ?

Assurément, la revendication actuelle en net est donc bien celle qui est adaptée à un pas en avant vers la justice sociale.

En effet, dans le système ancien, les travailleurs acquéraient des droits sociaux égaux par des cotisations inégales, fixées au prorata de leurs salaires. Jusqu’à un certain point cela a donc fonctionné, comme principe de justice sociale, même si approximative, in fine. A mesure que l’État s’est transformé de plus en plus en pompe fiscale pour transférer le fruit du travail de tous vers les dividendes du capital financier, cela a donc cessé de fonctionner, au point de générer la crise actuelle et la juste révolte qui en résulte.

Dans une répartition progressive des charges, les travailleurs acquièrent toujours des droits égaux, quel que soit leur rémunération en salaire net. Par contre le montant des charges varie, lui, non seulement en fonction du salaire, mais aussi de la taille de l’entreprise et du nombre de salariés qui y travaillent.

Il est donc important que le salaire de base soit défini en net et que le montant des charges, au prorata à la fois du salaire, de la taille de l’entreprise et du nombre de salariés soit calculé selon une formule identique et intangible pour toutes les entreprises, mettant fin aux « usines à gaz » des passe-droits, dérogations, etc…

Bien entendu, dans un premier tour d’horizon tel que celui-ci, il n’est pas possible de faire une revue exhaustive de toutes les revendications GJ, qu’elles soient déjà dans la liste ou non. Il s’agit simplement d’apporter quelques éléments au débat utiles pour souligner l’importance et la justesse fondamentale de ce combat.

La première revendication à ajouter à cette liste est donc désormais l’exigence d’une amnistie totale, non seulement pour Eric Drouet, mais pour l’ensemble des GJ condamnés et emprisonnés.

La cause de la violence actuelle réside dans l’injustice sociale instituée de longue date par le système et poussée à un point de plus en plus insupportable par les gouvernements successifs, de droite comme de gauche, et particulièrement par celui de Macron, qui rassemble les tares bureaucratiques et prédatrices des deux bords politiques.

La cause de la violence sociale réside donc dans le système actuel et singulièrement dans son pouvoir étatique actuel. Elle ne peut disparaître qu’avec la fin de l’injustice qu’il engendre, et donc avec la satisfaction des justes revendications des « Gilets Jaunes ». C’est pourquoi la lutte pour l’amnistie des GJ condamnés et emprisonnés et la lutte pour les revendications sociales sont un seul et même combat !

Luniterre

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NOTES:

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( __1  https://www.cnews.fr/france/2018-12-18/la-liste-des-revendications-des-gilets-jaunes-801586   )

( __2  https://www.net-iris.fr/indices-taux/paye/1-salaire-minimum-smic-horaire-smic-mensuel

__  https://www.service-public.fr/particuliers/actualites/A13113    )

( __3  https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/12/11/non-le-smic-ne-va-pas-augmenter-de-100-euros/   )

( __4  https://www.lemonde.fr/politique/article/2018/12/10/le-verbatim-de-l-allocution-televisee-du-president-de-la-republique_5395523_823448.html    )

( __5  http://www.vie-publique.fr/decouverte-institutions/finances-publiques/approfondissements/allegements-charges-sociales-manque-gagner-pour-securite-sociale.html    )

( __6  https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/12/21/du-smig-au-smic-en-passant-par-tonton-ou-la-vraie-mort-de-mai-68/   )

( __7  https://www.strategie.gouv.fr/sites/strategie.gouv.fr/files/atoms/files/fs-_rapport_cice-2018-02-10.pdf    )

( __8  https://investir.lesechos.fr/marches/actualites/france-deficit-budgetaire-de-98-7-milliards-d-euros-attendu-en-2019-1793725.php

__  https://www.challenges.fr/economie/budget-le-deficit-de-l-etat-attendu-en-hausse-en-2019-a-98-7-milliards-d-euros_614880    )

( __ 9  http://www.francesoir.fr/politique-france/cice-des-deputes-lrem-et-modem-vont-ils-sopposer-au-gouvernement

__  https://www.atlantico.fr/decryptage/3560896/pas-verser-le-cice-2018-pour-retrouver-oxygene-budgetaire-quel-impact-tresorerie-tpe-pme-eric-verhaeghe  )

( __10  https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/11/20/ghosn-lantithese-du-gilet-jaune/   )

( __11  https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/11/30/et-la-marquise-dansait-sur-les-champs-elysees-en-flammes-explication-de-texte/  )

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Libérons Drouet et tous les GJ emprisonnés !!

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/12/22/liberez-drouet-et-tous-les-gj-emprisonnes/

Et tout de suite, la Libération d’Eric Drouet et de tous les prisonniers GJ !!

Dès le départ, ce mouvement GJ est parti un peu dans toutes les directions, et aucune liste revendicative n’en a réellement émergé comme reflétant les aspirations du mouvement.

Toutefois, ce qui devrait nous réunir tous, aujourd’hui, c’est l’arrestation, particulièrement brutale, d’Eric Drouet, assortie assez vite de fausses accusations… « port d’arme » …une hypothétique matraque qu’il n’avait évidemment pas… Mais cela reste relayé par les médias aux ordres!

Cette arrestation est l’épreuve réelle de la durabilité ou non de ce mouvement…

Soit il retrouve l’unité, ou plutôt, y accède enfin, sur le thème de la solidarité et de la Libération d’Eric Drouet et de tous les prisonniers GJ, ou bien il vaut mieux réellement passer à autre chose…

Les deux pétitions en cours approcheront chacune des 50 000 signatures d’ici peu… soit en une demi journée…

Les vidéos de l’arrestation, dupliquées à n exemplaires, ont déjà été vues des milliers de fois, en quelques heures, à peine…

Il y a donc là une nouvelle révolte potentielle, si les GJ encore en lutte savent la gérer positivement.

Le pouvoir et la presse tentent d’enterrer le mouvement et de casser Drouet et ses amis, pionniers des GJ, d’ici Noël.

Deux jours pour réagir…

Deux jours décisifs…

Renaissance du mouvement, sur une base de solidarité humaine, ou bien sa fin, et durable, car cassé dans ce qui est son âme même, quoi qu’on en pense, et que cela nous plaise ou non.

Luniterre

Lors de l’acte 6 des Gilets jaunes, l’une des figures médiatiques du mouvements, Eric Drouet, a été interpellé avec 64 autres personnes à Paris. Au micro de RT France, une autre représentante des Gilets jaunes, Laëtitia Dewalle, témoigne.

Alors que plusieurs centaines de Gilets jaunes manifestent ce 22 décembre à Paris dans un calme relatif, l’un des leaders du mouvement, Eric Drouet, a été interpellé par les forces de l’ordre avec 64 autres personnes. Présente sur place au moment de son interpellation, Laëtitia Dewalle, autre figure des Gilets jaunes, témoigne au micro de RT France.

«Il a été interpellé assez violemment : une quinzaine de gendarmes lui ont littéralement sauté dessus […] Il s’est retrouvé au sol, il a pris des coups et a été gazé à bout-portant», raconte-t-elle. Des Gilets jaunes ont tenté de s’interposer car, selon elle, «il n’a rien fait» à part être «le symbole d’un mécontentement». Une pétition a été mise en ligne pour exiger sa libération.

Laëtitia Dewalle estime qu’Eric Drouet a été interpellé car il est un symbole. Les forces de l’ordre n’ont pour l’instant fait que confirmer son arrestation, sans en expliquer la cause.

Eric Drouet, 33 ans, un chauffeur routier de Melun (Seine-et-Marne), est une des voix qui pèsent dans la contestation qu’il définit lui-même comme «populaire» et «totalement apolitique». Il a été arrêté vers 14h15 rue Vignon, dans le quartier de la Madeleine, au milieu de quelques dizaines de manifestants.

Créée mi-octobre, sa page Facebook appelant au «blocage national contre la hausse des carburants» a été rapidement suivie par des dizaines de milliers de personnes, amorçant la mobilisation nationale du 17 novembre, l’«acte I» du mouvement. C’est lui qui avait appelé les Gilets jaunes à manifester à Versailles ce 22 décembrei, avant de lancer ce matin sur Facebook un nouvel appel à se rassembler à Montmartre.

https://francais.rt.com/france/57150-gilets-jaunes-laetitia-dewalle-raconte-arrestation-eric-drouet-paris

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LA PÉTITION :

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https://www.mesopinions.com/petition/justice/soutien-eric-drouet-face-aux-accusations/54857

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Déjà plus de 40 000 signatures !!!

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« Selon une source judiciaire, il est retenu pour trois raisons : organisation illicite d’une manifestation sur la voie publique, port d’arme prohibé, et participation à un groupement formé en vue de violences ou de dégradations. Samedi matin, c’est notamment lui qui avait appelé les manifestants à se rendre à Montmartre, alors qu’un rassemblement des « gilets jaunes » était initialement attendu du côté de Versailles.

Déjà visé par une enquête

Ce trentenaire est devenu en quelques semaines une des figures des « gilets jaunes », à coups de vidéos sur Facebook et d’appels à rejoindre la capitale pour manifester. Vendredi 7 décembre, le parquet de Paris avait déjà ouvert une enquête pour « provocation à la commission d’un crime ou d’un délit » et « organisation d’une manifestation illicite » à son encontre.

Le parquet avait reçu un signalement du préfet de police de Paris concernant une interview d’Eric Drouet sur BFMTV, dans laquelle il appelait les « gilets jaunes » à entrer dans l’Elysée. Le leader du mouvement sera entendu dans le cadre de ces investigations et devra « préciser la portée des propos qu’il a tenus », indiquait alors une source proche de l’enquête. « Je n’ai jamais dit que je voulais aller à l’Elysée pour tout casser mais pour se faire entendre », s’était-il défendu à l’époque.

https://www.francetvinfo.fr/economie/transports/gilets-jaunes/gilets-jaunes-l-une-des-figures-du-mouvement-eric-drouet-interpelle-et-place-en-garde-a-vue-a-paris_3112861.html

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AUTRE PÉTITION :

https://secure.avaaz.org/fr/community_petitions/Gouvernement_LIBERATION_ERIC_DROUET/

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Pourquoi et comment une augmentation réelle du SMIC doit concrètement favoriser l’emploi…

 

 

 

https://images.midilibre.fr/api/v1/images/view/5c0eca613e45463d71303c62/large/image.jpg

 

 

 

Pourquoi et comment

une augmentation réelle du SMIC

doit concrètement favoriser l’emploi…

 

 

Science humaine et donc non-exacte, l’économie est le plus souvent, dans ses applications pratiques, une démarche empirique. Il y a les mesures qui marchent et les autres, généralement les plus nombreuses, dans le système actuel.

Les dernières mesures prises par Macron auront peut-être pour effet de diviser le mouvement des gilets jaunes, sinon de l’étouffer tout à fait, mais provisoirement, de toutes manières, vu l’ampleur du mal-être social. A moyen terme, elles sont, à coup sûr, un nouveau boulet fiscal et économique que le pays devra tirer, et dont le poids retombera encore sur les classes populaires et prolétariennes.

Ne pas pénaliser l’emploi, et surtout dans les petites entreprises, tel est le prétexte avancé pour ne pas augmenter réellement le SMIC.

Or le surlendemain du pitoyable discours éclair de Macron le gouvernement espagnol annonçait, quant à lui et à son pays, une augmentation généralisée du salaire minimum de 22% !!!

Une mesure qui lui revient « royalement », si l’on ose dire, à 340 millions d’euros, et qui sont donc à comparer avec le nouveau trou de 10 Milliards d’euros que font les « mesures Macron » dans le budget de la France. Un rapport de 1 à 30, pratiquement…

Doit-on penser pour autant que le gouvernement espagnol entend par là favoriser l’essor du chômage… ?

Quel gouvernement entreprendrait délibérément un tel choix ? En réalité, en matière d’impact sur le chômage d’une augmentation du SMIC, si le sujet est effectivement discuté, rien n’est réellement prouvé, pour le moins, et la motivation réelle de Macron apparaît pour ce qu’elle est : une volonté de mettre fin au mouvement GJ sans qu’il en coûte un seul euro à ses sponsors de la haute finance, le simple contribuable restant le cochon de payeur… !

Et si, paradoxalement en apparence, on revendiquait un calcul du montant des charges sociales proportionnel au nombre des salariés de l’entreprise, avec un taux progressif calculé de manière à favoriser délibérément les petites entreprises, mais sans arriver, pour autant, à une augmentation exponentielle pour les plus importantes ???

Un système de calcul progressif élimine les effets de seuil, tels que l’embauche d’un salarié supplémentaire puisse éventuellement faire basculer l’entreprise d’une catégorie dans l’autre, comme cela s’est souvent produit avec les dispositifs précédents…

Sur l’exercice 2018, le budget de la Sécu retrouve pratiquement son équilibre. Pour 2019, un léger excédent était même prévu, sur lequel l’État lorgnait déjà avec avidité comme nouvelle ressource pour boucher ses propres trous…

Du fait que, mécaniquement, une augmentation réelle du SMIC aurait logiquement encore amélioré la situation budgétaire de la Sécu, il devenait donc possible de la conserver en l’état tout en répartissant les charges par un système de calcul progressif, sans effet de seuil.

De plus, cela favoriserait la progression généralisée des salaires dans les TPE et PME, en sus de l’augmentation du SMIC.

Évidemment, cela mettrait quelque peu à contribution les plus grandes entreprises, du genre de celles qui génèrent les super-profits du CAC40…

On peut rêver…

Et en tous cas, glisser l’idée de cette revendication dans le tuyau de l’oreille du mouvement GJ…

Histoire de réveiller ceux que les promesses de l’arnaqueur Macron commençaient à endormir…

Artisans, petits patrons de TPE et de PME se retrouvaient avec les salariés autour des braseros, sur les ronds-points occupés…

Avec cette revendication, ils auront une raison durablement valable de s’y réchauffer encore, dans cette lutte.

La survie économique et l’emploi, dans des milliers d’entreprises, y sont en jeu.

 

Lepotier

https://media.ouest-france.fr/v1/pictures/530a49fb1ab1dc096f207b24f667c62a-gilets-jaunes-pres-de-laval-les-voitures-filtrees-jusqu-18h30.jpg?width=1260&height=712&fill=0&focuspoint=50%2C25&cropresize=1

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https://frontdeslaics.wordpress.com/2018/12/12/le-gouvernement-augmente-le-salaire-minimum-de-22-en-espagne/

 

https://frontdeslaics.wordpress.com/2018/12/12/non-le-smic-ne-va-pas-augmenter-de-100-euros/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/12/11/smic-100-e-le-parisien-demonte-larnaque/

 

https://nousnesommesriensoyonstout.wordpress.com/2018/12/11/gilets-jaunes-ce-que-nous-voulons-tout-mais-dabord-lessentiel/

 

https://frontdeslaics.wordpress.com/2018/12/02/gilets-jaunes-un-cahier-de-revendications-adresse-a-lassemblee-nationale/

 

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https://media.ouest-france.fr/v1/pictures/38e45162226625374ee5c7a8d006fbb1-argentan-les-gilets-jaunes-campent-sur-leurs-positions.jpg?width=1260&height=712&fill=0&focuspoint=53%2C28&cropresize=1

https://images.sudouest.fr/2018/12/01/5c02b6b966a4bd1c7b6a4928/default/1000/on-se-rechauffe-autour-du-brasero.jpg

DERNIÈRE MINUTE:

ARTICLE CENSURÉ SUR BELLACIAO !!!

MAIS REPUBLIÉ SUR AGORAVOX:


 Pourquoi et comment une augmentation réelle du SMIC doit concrètement favoriser l'emploi...

Pourquoi et comment une augmentation réelle du SMIC doit concrètement favoriser l’emploi…

Science humaine et donc non-exacte, l’économie est le plus souvent, dans ses applications pratiques, une démarche empirique. Il y a les mesures qui marchent et les autres, (…)

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Le gouvernement augmente le salaire minimum de 22% …en Espagne!

https://www.afp.com/sites/default/files/nfs/diff-intra/francais/journal/une/927648f3e7bb7228e7f0e12e3ea7d598de414ea3.jpg

 

 

« Le gouvernement annonce

la hausse de 22% du salaire minimum…

 

Bon…, c’est en Espagne!

 

« Le chef du gouvernement espagnol Pedro Sanchez a annoncé mercredi qu’il augmenterait par décret le salaire minimum de 22%, lors du conseil des ministres du 21 décembre qui aura lieu à Barcelone.

« Le Conseil du 21 décembre approuvera la hausse du salaire minimum ». Elle entrera en vigueur « à partir de 2019 » et constituera « la hausse la plus importante depuis 1977 », a déclaré Pedro Sanchez devant les parlementaires.

En annonçant qu’il relèvera par décret le salaire minimum mensuel de 858 euros à 1.050 euros brut, Pedro Sanchez fait passer une mesure phare de son projet de budget pour 2019, qu’il n’a pas en ce moment les appuis nécessaires pour faire voter au parlement

Selon le projet de budget publié début octobre, cette mesure coûtera 340 millions d’euros à l’Etat. Elle a été durement critiquée par l’opposition de droite. »

https://www.afp.com/fr/infos/334/espagne-le-gouvernement-annonce-la-hausse-de-22-du-salaire-minimum-doc-1bj3rc3

 

…Et ça [ne] lui coûtera que 340 millions d’€uros…

 

…A comparer avec les 10 Milliards

gaspillés par Macron pour « financer »

son mensonge médiatique sur les « 100€ de plus »

pour les Smicards de France !!!

 

https://frontdeslaics.wordpress.com/2018/12/12/non-le-smic-ne-va-pas-augmenter-de-100-euros/

 

https://frontdeslaics.wordpress.com/2018/12/12/contre-macron-contre-le-terrorisme-un-seul-front-resistance/

 

 

https://nousnesommesriensoyonstout.wordpress.com/2018/12/11/gilets-jaunes-ce-que-nous-voulons-tout-mais-dabord-lessentiel/

 

 

Contre Macron, Contre le terrorisme, Un seul front, RÉSISTANCE!!

 

 

 

Après sa nouvelle et pitoyable

arnaque fiscale télévisée de lundi,

Macron sera-t-il sauvé

par le coup de gong du terrorisme ?

Contre le terrorisme,

Contre Macron,

 

Un seul front !

RÉSISTANCE !!

 

https://i1.wp.com/lvdneng.rosselcdn.net/sites/default/files/dpistyles_v2/ena_16_9_extra_big/2018/12/12/node_505421/39922262/public/2018/12/12/B9717916491Z.1_20181212143954_000%2BGRECJQ9RT.1-0.jpg

Fusillade de Strasbourg: La détermination intacte des Gilets jaunes malgré les appels à la «responsabilité»

http://lavdn.lavoixdunord.fr/505421/article/2018-12-12/la-determination-intacte-des-gilets-jaunes-malgre-les-appels-la-responsabilite

Alors que le secrétaire d’Etat à l’Intérieur espère « qu’il y aura moins de manifestations » de Gilets jaunes ce week-end, son appel ne semble pas être entendu sur le terrain, au lendemain de l’attaque de Strasbourg.

L’acte V des Gilets jaunes sera-t-il maintenu samedi? Au lendemain de l’attaque de Strasbourg, le mouvement semblait décidé mercredi à poursuivre sa mobilisation malgré les appels du gouvernement à la « responsabilité », selon les mots de Laurent Nunez, le secrétaire d’Etat à l’Intérieur, mercredi. De Tours à Marseille en passant par Calais, de nombreux Gilets jaunes expriment leur solidarité avec les victimes de Strasbourg mais restent déterminés à faire entendre leur colère, dans la rue ou autour de ronds-points, après les mesures annoncées lundi soir par le chef de l’Etat.

Dans les Bouches-du-Rhône, le mouvement est « parti pour un acte V, en plus important même », affirme Thierry Marre, coordinateur des Gilets jaunes à Istres, jugeant « très peu probable » que l’attaque entraîne la suspension de la mobilisation. « Je ne pense pas qu’on reculera », poursuit-il, réclamant comme d’autres « la démission » d’Emmanuel Macron.

« En l’état actuel des choses, nous sommes toujours partis pour un acte V »

Même détermination à Marseille même si l’on reconnaît que le drame strasbourgeois ne peut être ignoré. « Nous verrons ce qui se passe, nous ne sommes pas des abrutis. Mais en l’état actuel des choses, nous sommes toujours partis pour un acte V, sur les mêmes revendications », assure sous couvert de l’anonymat une coordinatrice locale, citant notamment la dissolution de l’Assemblée nationale et la mise en œuvre d’un référendum d’initiative populaire.

Après l’attaque du marché de Noël de Strasbourg, de légers tiraillements traversent toutefois ce mouvement lancé le 17 novembre contre la hausse des prix du carburant avant de s’étendre à une dénonciation plus générale de la baisse du pouvoir d’achat et de la politique gouvernementale. A Strasbourg, « il faut que tout le monde stoppe au vu des événements », reconnaît Patrick, un Gilet jaune local, appelant à suspendre provisoirement la mobilisation. « On fait profil bas jusqu’à ce week-end et beaucoup vont monter à Paris et des actions sont à définir », a-t-il toutefois ajouté.

« comme par hasard ça a pété »

Le mouvement sans leader ni idéologie doit aussi faire face à la propagation par certains de ses membres de thèses complotistes selon lesquelles l’attaque de Strasbourg serait un « coup monté » destiné à éclipser la mobilisation et à faire retomber la colère sociale. Patrick, le Gilet jaune strasbourgeois, ne peut lui-même réprimer quelques doutes. « C’est bizarre, c’est un coup monté. On avait prévu de bloquer le Parlement européen, on savait dans quels hôtels étaient les députés, et comme par hasard ça a pété », dit-il. La coordinatrice marseillaise se dit elle « très, très sensible » à éviter toute récupération du drame « par des complotistes ou par ceux qui voudraient en profiter pour nous faire taire ».

 

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https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/12/10/gilets-jaunes-ce-que-nous-voulons-tout-mais-dabord-lessentiel/

 

NON, le SMIC ne va pas augmenter de 100 euros!!!

 

 

 

 

 

« Gilets jaunes : non, le smic ne va pas augmenter de 100 euros »

 

Tel était le titre d’un article paru sur « Le Parisien » dès hier soir, à 23h 07, moins de 3h, donc, après l’annonce d’une « concession » apparente de Macron sur les revendications populaires… En témoigne encore l’URL du dit article ( http://www.leparisien.fr/economie/gilets-jaunes-non-le-smic-ne-va-pas-augmenter-de-100-euros-10-12-2018-7965414.php ), dont le titre est devenu, ce matin, dès 7h 15 : « Smic : ce qui se cache derrière les 100 euros en plus », nettement plus « consensuel » dans le climat d’ « apaisement » voulu par le chef de l’Etat… !

Néanmoins, et assez courageusement, tout de même, le journal n’a que peu retouché le fond de l’article, sauf pour le chapeau, qui était : 

« Contrairement à l’idée qui s’est vite répandue, la hausse de 100 euros par mois pour les travailleurs au smic ne concernera que partiellement les salaires. »

…et qui est devenu :

« La hausse du salaire minimum de 100 euros par mois annoncée lundi soir par Emmanuel Macron repose notamment sur un coup de pouce à la prime d’activité. »

Assez courageusement, donc, ce qui reste de l’article démonte en grande partie l’arnaque Macron, en faisant toutefois l’impasse sur l’essentiel, la source de financement, qui reste la poche du contribuable, alors que l’ « essence » même du mouvement GJ, si l’on ose dire et le rappeler, c’est précisément une révolte contre la surpression fiscale.

Une « augmentation » qui n’en est donc pas vraiment une, et financée par tous ceux qui sont déjà victimes du système que combattent les GJ, voilà la véritable « essence » du tour de passe-passe Macronien…

Confirmé, donc, côté « finances » par le gouvernement lui-même, du reste… !

« Le secrétaire d’Etat Olivier Dussopt a de son côté indiqué que les mesures annoncées lundi représentaient un coût de 8 à 10 milliards d’euros pour les finances publiques, en plus des quatre milliards déjà consentis lors du renoncement à la hausse de la fiscalité écologique sur les carburants. »

https://www.challenges.fr/top-news/macron-cede-sur-le-smic-et-la-csg-pour-eteindre-la-crise_631169

Même si là le titre de Challenges participe de l’enfumage général, cela n’en représente pas moins un trou de 14 milliards d’euros supplémentaires dans le budget, qu’ il faudra bien boucher à court terme, en coupant ailleurs et/ou en alourdissant la dette…

Une dette financée, au final et de toutes manières, par l’ensemble des contribuables.

Que ce soit sur ce point ou sur les autres, il n’y a donc aucune solution réelle d’apportée aux problèmes économiques et sociaux du pays, engendrés par le système, mais seulement une stratégie politique court-termiste pour repousser les problèmes de fond et tenter de désamorcer la colère populaire qui gronde toujours…

Afin de mettre un début de limite à cette mascarade, il n’est donc pas inutile de reproduire ici le corps de l’article du « Parisien », tel que paru hier soir, à 23h 07 :

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« Gilets jaunes : non, le smic ne va pas augmenter de 100 euros

>Économie|Catherine Gasté avec A.S.| 10 décembre 2018, 23h07 | MAJ : 10 décembre 2018, 23h35 |

Contrairement à l’idée qui s’est vite répandue, la hausse de 100 euros par mois pour les travailleurs au smic ne concernera que partiellement les salaires.

Elle fait partie des annonces les plus importantes d’Emmanuel Macron : l’augmentation de 100 euros du salaire d’un travailleur au smic, « et sans qu’il n’en coûte rien à leur employeur ». Mais la phrase du président de la République a suscité beaucoup d’interrogations.

Qu’a vraiment dit le président ? « Le salaire d’un travailleur au smic augmentera de 100 euros par mois dès 2019 sans qu’il en coûte un euro de plus pour l’employeur », a déclaré Emmanuel Macron lors de son « adresse à la nation ».

Très vite, cette annonce a entraîné la confusion sur son mode de calcul.

D’abord, il ne s’agit pas d’un coup de pouce au smic comme le réclament les gilets jaunes et comme l’ont cru beaucoup d’internautes. Au 1er janvier 2019, le salaire minimum – actuellement de 1 184,93 € net et touché par 1,655 M de salariés sera revalorisé d’environ 1,8 % comme confirmé ces derniers jours par l’exécutif.

Cette augmentation correspondrait à une vingtaine d’euros.

Autrement dit, l’équivalent de la stricte application de la règle de calcul automatique appliquée au smic. Par ailleurs, selon l’Elysée, s’ajouteront à cela 20 euros de baisse de charges salariales.

300 000 ménages perdants de ces ajustements

D’où sortent alors les 60 € restant ? En fait, le président ajoute à son calcul le coup de pouce de 50 % de la prime d’activité pour les 3,2 millions de travailleurs qui touchent le smic ou un peu plus, auquel il s’était engagé pendant la campagne. Mais au lieu de procéder comme prévu à une augmentation par vagues successives de 20 € par an étalée sur tout le quinquennat, décision a été prise d’accorder en une fois, au 1er janvier 2019, ce coup de pouce non négligeable de 60 € d’augmentation aux allocataires de la prime d’activité.

Autre subterfuge de cette annonce : tous les salariés rémunérés au niveau du smic ne bénéficieront pas forcément de ce coup de pouce intégral à la prime d’activité. En effet, cette aide est calculée en fonction de la situation familiale et des revenus pour les personnes qui gagnent jusqu’à 1,2 smic, donc jusqu’à 1 379 € nets mensuels.

Mais il y a une subtilité : ce bonus décroît pour ceux qui gagnent entre un smic et 1,2 smic. Et il disparaît pour ceux en dessous d’un demi-smic. L’objectif étant de ne pas encourager les temps très partiels… Sauf que ce sont les plus pauvres, ceux qui gagnent la moitié d’un smic, soit 300 000 ménages, qui sortent perdants de ces ajustements. »

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Conclusion : donc, NON, effectivement, le SMIC ne va pas augmenter de 100 € !!!

CQFD

 

Lepotier

 

 

 

 

 

https://nousnesommesriensoyonstout.wordpress.com/2018/12/11/gilets-jaunes-ce-que-nous-voulons-tout-mais-dabord-lessentiel/

 

Jour de Colère à Paris !

 

 

https://i.f1g.fr/media/figaro/680x/2018/11/24/XVM6157f694-efff-11e8-885a-b1fb59570753-805x453.jpg

Jour de Colère à Paris !

 

 

Pas de « casseurs de l’extrême » (…Ni droite ni gauche!) sur les Champs Élysées ce Samedi 24 Novembre 2018, mais simplement une foule venue manifester son raz-le-bol aux portes du « Palais » de la Macronie. Ce droit lui étant refusé, la manifestation prévue au Champ de Mars a été un échec total, il faut bien le reconnaître, car l’heure n’était pas encore au débat constructif pour une alternative, mais juste à l’expression de la colère contre la classe politique dans son ensemble, droite et gauche confondue, et sans parler non plus des syndicats qui semblent avoir définitivement perdu toute capacité d’intervention sociale, à moins d’un improbable réveil, et éventuellement poussé par une partie de la base.

La colère n’étant plus contenue, les choses ont dégénéré à plusieurs reprises quand les forces dites de l’ordre ont voulu évacuer l’avenue, sans y parvenir avant 17 heures, ce qui n’a pas, néanmoins, réellement mis fin aux troubles.

Cette « incapacité » a gérer la manifestation était-elle délibérément voulue ? Et dans quel but ? C’est la question qui restera longtemps…

Elle peut être une volonté de décrédibiliser le mouvement de la part du gouvernement Macron-Philippe, mais aussi, tout simplement, un reflet de la désagrégation du système et de ses contradictions internes.

L’Élysée était « enfermé » sur lui-même par les forces de police et drapé en quelque sorte dans son mépris du peuple, mais prisonnier, finalement de ses propres forces, dont il dépend et qui peuvent, à terme, décider d’une alternative à son incapacité, le cas échéant, si le mouvement continue.

A terme, face au discrédit total de la classe politique, la soupape de sécurité qu’aurait pu constituer une dissolution de l’assemblée nationale risque fort de ne pas fonctionner, et c’est tant mieux, vu l’incapacité chronique du parlement à traiter les problèmes économiques et sociaux, sinon pour tenter de replâtrer le système en voie de déliquescence.

L’alternative reste à construire à partir de la base, sur le terrain des luttes sociales, mais désormais tout à fait en dehors des cadres politiques et syndicaux traditionnels.

Luniterre

NOTRE POINT DE VUE:

En vue d’ouvrir une perspective politique

pour construire une alternative durable,

En avant vers la création d’un Collectif

Pour la Valeur Sociale du Travail !

LE TEXTE EN VERSION PDF:

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La goutte de trop!

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Collectif « Pour la valeur sociale du travail ! » – Contactez-nous : valeursocialetravail@protonmail.com

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Sur le même thème:

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Gilets Jaunes : Roanne Mably RÉSISTANCE !!

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/11/21/gilets-jaunes-roanne-mably-resistance/

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Du 17 au 24 Novembre, le combat continue… Vers une alternative anticapitaliste!

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/11/21/du-17-au-24-novembre-le-combat-continue-vers-une-alternative-anticapitaliste/

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