Archives pour la catégorie histoire

Que faire d’Octobre? La question du centenaire de la Révolution Bolchévique

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A l’occasion de l’année du centenaire d’Octobre, il y a toutes les réactions possibles qui s’expriment, soit pour être sûres de bien enterrer le souvenir de l’URSS, dès fois que, …avec le syndrome de l’ »ostalgie », on ne sait jamais…, soit pour récupérer ce qui peut encore être utile au service de telle ou telle petite boutique politique très formellement « de gauche », parfois, mais pas que…

Et dans la prétendue « extrême-gauche », voire même s’affichant parfois « marxiste-léniniste », quelques appels à une commémoration « unitaire » ont récemment jailli ici et là…

Célébrer Octobre, ce n’est pas célébrer n’importe quelle révolution.

C’est célébrer la première alternative au capitalisme enfin réalisée et construite, et construite durablement sur une période et une étendue suffisamment extensibles pour avoir marqué profondément l’histoire de l’humanité.

La question est donc de savoir si l’on veut se contenter de célébrer les « 10 jours qui ébranlèrent le monde », comme un événement folklorique sur lequel on peut broder n’importe quelle légende de circonstance, au gré des obsessions politiciennes intéressées des uns ou des autres, ou bien si l’on considère que cette voie ouverte vers le socialisme, durant plusieurs décennies, est une première tentative humaine d’envergure et qu’il y a des leçons positives à en tirer pour réussir la prochaine…

 

 A lire sur le blog

TML

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Que faire d’Octobre? La question du centenaire de la Révolution Bolchévique

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/06/24/que-faire-doctobre-la-question-du-centenaire-de-la-revolution-bolchevique/

 

 

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Articles récents à lire sur TML

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Articles récents 

sur le blog    TML:

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/05/29/e-ou-a-une-seule-lettre-peut-elle-changer-le-cours-de-lhistoire/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/05/24/1994-2017-collaboration-droite-gauche-un-heritage-sanglant-et-mortifere/

 

 

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E ou A, une seule lettre

peut-elle changer

le cours de l’histoire?

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« Elaeudanla…

Sur ma remington portative

J’ai écrit ton nom Laetitia

Elaeudanla Teïtéïa « 

E ou A, une seule lettre peut-elle changer le cours de l’histoire?

« Elaeudanla…

Sur ma remington portative

J’ai écrit ton nom Laetitia

Elaeudanla Teïtéïa « 

 Dans sa chansonnette de 1963, E et/ou A, la fusion des deux lettres n’était sans doute déjà plus le problème du poète à la dérive…

LE ou LA, il n’y a aussi qu’une lettre qui change…

Mais s’il s’agit de préciser le sens de la relation entre divers éléments d’une phrase précédente, LE ou LA ne renverra donc pas au même élément…

Au point, possiblement, d’inverser carrément les termes de la relation, selon qu’on utilisera l’un ou l’autre…

Au point d’en inverser également, et radicalement, le sens…

Au point de changer le cours de l’Histoire…?

E ou A, une seule lettre

peut-elle changer

le cours de l’histoire?

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https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/05/29/e-ou-a-une-seule-lettre-peut-elle-changer-le-cours-de-lhistoire/

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Le Mai des assassins :

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               Une lettre de Sindikubwabo

à Mitterrand

                                        « Le Peuple rwandais vous exprime ses sentiments de gratitude pour le soutien moral, diplomatique et matériel que Vous lui avez assuré depuis 1990 jusqu’à ce jour. En son nom, je fais appel à Votre généreuse compréhension et celle du Peuple français en Vous priant de nous fournir encore une fois Votre appui tant matériel que diplomatique. »

 

Lettre du 22 mai 1994, Sindikubwabo a Mitterrand  

 

 

            Il y a 22 ans, l’État français supervisait et participait au génocide d’un million de Tutsis. En une centaine de jours, l’État français et les autorités extrémistes rwandaises de l’époque accomplirent l’extermination d’une partie de la population rwandaise désignée comme ennemi intérieur.

 



1994-2017 Collaboration « droite-gauche »,

un héritage sanglant et mortifère

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/05/24/1994-2017-collaboration-droite-gauche-un-heritage-sanglant-et-mortifere/

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Журавли et autres chansons du Régiment Immortel, à Lyon-Vénissieux, ce 8 Mai 2017

Ce 8 Mai 2017, le Régiment Immortel a fait sa première apparition en région Rhône-Alpes, à Lyon-Vénissieux. Quelques unes des chansons reprises en chœur par les participants.

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Журавли

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Paroles : Rassoul Gamzatov

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Musique : Yan Abramovich Frenkel

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Мне кажется порою, что солдаты

Il me semble parfois que les soldats

С кровавых не пришедшие полей,

Ne revenant pas des champs ensanglantés,

Не в землю нашу полегли когда-то,

Ne sont jamais tombés sur notre terre,

А превратились в белых журавлей.

Mais se sont mués en de blancs échassiers.

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Они до сей поры с времен тех дальних

Jusqu’à nous depuis ces temps lointains

Летят и подают нам голоса.

Ils volent et nous encouragent de leurs voix.

Не потому ль так часто и печально

N’est-ce point pourquoi si souvent et sombrement

Мы замолкаем глядя в небеса?

Nous faisons silence en regardant vers les cieux?

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Летит, летит по небу клин усталый,

Ils volent, ils volent en plein ciel, en formation épuisée,

Летит в тумане на исходе дня.

Ils volent dans le brouillard, à la tombée du jour.

И в том строю есть промежуток малый –

Et dans cette formation serrée il reste un intervalle étroit…

Быть может это место для меня.

Peut-être est-ce une place pour moi.

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Настанет день и журавлиной стаей

Viendra le jour, et par un vol de grues cendrées,

Я поплыву в такой же сизой мгле.

Je décollerai vers cette ombre grise,

Из-под небес по-птичьи окликая

Hélant sous les cieux, à la manière des oiseaux,

Всех вас, кого оставил на земле.

Vous tous, que j’ai laissé sur la Terre.

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Мне кажется порою, что солдаты

Il me semble parfois que les soldats

С кровавых не пришедшие полей,

Ne revenant pas des champs ensanglantés,

Не в землю нашу полегли когда-то,

Ne sont jamais tombés sur notre terre,

А превратились в белых журавлей.

Mais se sont mués en de blancs échassiers.

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Ce 8 Mai 2017, le Régiment Immortel a fait sa première apparition en région Rhône-Alpes, à Lyon-Vénissieux. Quelques unes des chansons reprises en chœur par les participants.

Ян Абрамович Френкел est le compositeur de la musique de Журавли, dont les paroles sont dues au poète du Daghestan, Расул Гамзатов.Tout d’abord, plusieurs interprétations par Yan Frenkel lui-même, dont une avec des chœurs, dédiée à l’auteur du poème.

L’interprétation de Mark Bernès, une des plus connues, et qui assuré le succès de la chanson à ses début. Mais par contre une des dernières de ce grand artiste.

Parmi les interprétations récentes, une des plus réussies:

Ensuite, le chant des Partisans, tout d’abord, dans sa version russe originale, telle que l’a créée, paroles et musique, Анна Марли,  Бетулинская, de son nom d’origine, connue en France sous son nom d’artiste Anna Marly. On remarquera qu’elle s’accompagnait uniquement en rythmant sur la caisse de sa guitare, alors qu’elle était une très bonne guitariste, mais pour évoquer le pas d’un groupe de partisans en marche.

   La version française, beaucoup plus connue, crée également par Anna Marly, sur sa musique originale, mais avec des paroles françaises d’origine composite, qu’elle a néanmoins estimées tout à fait adaptées aux circonstances historiques et très évocatrices du combat des partisans.

 Une des chansons russes les plus populaires lors de toutes les festivités de commémoration est tout simplement intitulée « Le Jour de la Victoire »… День Победы, et Leonid Smetannikov fut incontestablement son premier interprète, même si Lev Lechenko semble l’avoir plus rapidement popularisé. Les deux chanteurs ont continué leur carrière y incluant cette chanson, et donc, ici, deux versions « d’époque » et deux versions plus récentes.

Л. Сметанников был первым исполнителем песни Д. Ф. Тухманова и В. Г. Харитонова «День Победы». Он исполнил её на съёмках передачи «Голубой огонёк» в канун 9 мая 1975 года.

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Une des chansons russes les plus connues internationalement, dont la popularité est issue du film « В бой идут одни старики », qui fut projetée le soir même, au cinéma Bellecombe, dans le cadre du cycle habituel de l’association Projet Russe. Le film date de 1973, mais l’origine de la chanson remonte bien au début des années 40, et date même juste d’avant-guerre. En réalité, le sujet était destiné à évoquer la guerre des partisans pendant la Guerre Civile, en Ukraine, contre les armées blanches, à travers le personnage d’une partisane.

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Une brève compilation d’extraits:

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Cet extrait, en noir et blanc semble directement issu de la version originale du film.

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Très réussie vocalement, cette remarquable « Flashmob » en Russie, dans un commerce « grande surface »…

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Plus massive, et plus difficile, sur le plan sonore, mais avec grand mérite,  cette autre « Flashmob » en Ukraine, conçue comme une manifestation de résistance à la nouvelle oppression fasciste. Un retour à ses sources révolutionnaires, en quelque sorte, pour cette musique populaire.

Autre chanson très populaire, reprise en chœur lors du défilé de Lyon-Vénissieux. Ici aussi, deux versions, parmi les plus réussies.

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Et pour finir, un petit plus concernant Anna Marly, même si cette chanson n’a pas été reprise le 8 Mai sur Lyon-Vénissieux. Dans le genre, elle reste notre favorite, ce qui se passe d’explication, après l’écoute…En deux versions, également… Ici, une explication est néanmoins nécessaire. En effet, Anna Marly est incontestablement une des voix les plus authentiques qui nous soit restée de la résistance, mais lorsqu’elle chante en 1963, elle a accepté de s’autocensurer, pourrait-on dire, en raison du rapprochement diplomatique franco-allemand.C’est pourquoi nous avons également repris la version de Mouloudji, très belle aussi, et où les « ennemis » ont conservé leur nationalité, ils sont encore « allemands », et non plus indéterminés!

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Autre « plus » russe, pour finir, cette chanson qui n’a pas été reprise non plus, mais très populaire également et hautement signifiante de tous les sacrifices que le peuple russe a enduré pour venir à bout du fascisme.

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 Un site russe consacré à Anna MARLY,

avec de nombreuses références en français:

http://anna-marly.narod.ru/09427.html

 

Que faire de la valeur-travail au 21ème siècle? Le cri d’un prolétaire insoumis !

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Que faire

de la valeur-travail

au 21ème siècle ?

Le cri d’un prolétaire insoumis !

L’argent, qui a tendance à disparaitre de nos poches, sous forme d’espèces et autres, n’en continue pas moins, et même plus que jamais, à dominer le monde. Tout s’achète et tout se vend. Une seule question semble, en dernier ressort, devoir trancher toutes les autres:


« Combien ça vaut? »


Mais l’argent lui-même, qui semble devoir signifier la valeur de toutes choses, des plus triviales jusqu’aux consciences que l’on croyait parfois si hautes, s’il disparait de nos poches, et généralement, plus vite qu’il n’y rentre, réapparait de façon mystérieuse, et sous la forme de chiffres astronomiques, sur les comptes des banques centrales, pour renflouer, en quelques conciliabules et quelques clics, les « valeurs financières » les plus artificiellement boursoufflées par les actifs pourtant reconnus « toxiques »… Une prime légale à l’escroquerie bancaire à grande échelle.

La « planche à billets » électronique est en fait devenue une méthode de gouvernance mondiale.

Dans ces conditions, vouloir simplement vivre décemment de son travail, est-ce encore un espoir raisonnable de nos jours?

La campagne médiatique de promotion du candidat Hamon, dans les premières phases de l’élection présidentielle, visait manifestement à introduire dans l’esprit du public, et notamment des travailleurs eux-mêmes, l’idée qu’il s’agissait là, avec cet espoir, d’une vision passéiste, et que, pour l’essentiel, le travail n’est plus créateur de valeur.

La robotique nous étant présentée aussi, dans ce domaine, comme l’équivalent de la « planche à billets » électronique des banques centrales: une sorte de génération spontanée de la valeur, déconnectée du travail humain.

Dans cette nouvelle « vision » du monde que l’on tente, comme un ballon d’essai, de nous imposer, le travailleur ne serait plus qu’un appendice résiduel et provisoire des machines en voie d’automatisation totale, et quasiment, d’autonomie autoreproductrice.

Le travailleur se trouverait ainsi dépourvu, en tant que tel, de toute fonction sociale valorisante, et réduit, selon cette « vision », à n’être qu’un consommateur appauvri destiné à absorber la production massive et essentiellement « bas de gamme » des dites machines.

En cours de route, le ballon d’essai s’est donc avéré n’être qu’une baudruche  gonflée de mensonges démagogiques grossiers et s’est fort réalistement dégonflé à peu près totalement, mais sans doute pas sans laisser de traces.


Il a concouru, et c’était sans aucun doute l’un de ses rôles, à l’idéologie dominante selon laquelle le travailleur, et notamment le prolétaire industriel, serait devenu une sorte d’accessoire superfétatoire dans l’économie moderne, disparaissant derrière les mirages de la société de consommation.


Faire disparaitre la réalité du travail derrière l’argent et la marchandise, ce n’est pas, en soi, une nouveauté. C’est même l’une des bases idéologiques essentielle sur laquelle a pu s’édifier le capitalisme moderne, plongeant lui-même ses racines dans les héritages multiples des rapports sociaux antérieurs.

Bref retour sur les origines du problème:


« Combien ça vaut? »


A première vue, la question ne laisse guère de place aux notions ésotériques de valeurs éthiques, morales ou philosophiques.
Pour le travailleur, il s’agit d’abord de comprendre la relation entre sa rémunération et la valeur marchande de ce qu’il crée, comme produits ou services.


Un produit n’existe que par ce qu’il correspond à un besoin, fut-il dans certains cas illusoire, mais dans une société un tant soit peu évoluée, le producteur n’en est qu’occasionnellement l’utilisateur, et même dans bien des cas, jamais.

Pour le consommateur ou l’utilisateur, le bien ou service n’a donc plus, en dernier ressort, on le voit bien, qu’une valeur d’usage.

La valeur marchande, elle, ayant été réalisée au moment de l’achat.

Mais en quoi cette valeur marchande est-elle ou non encore connectée avec le travail qui a permis de la produire?
Pour le comprendre, remontons carrément à l’origine du problème, à l’époque lointaine où quelques producteurs isolés pouvaient encore échanger directement entre-eux, et même le plus simplement du monde, sur la base du troc. Il n’est pas douteux que chacun tendait à valoriser au maximum, dans l’échange, ses propres efforts, son propre travail, pour produire et obtenir la marchandise à échanger. Le premier marchandage porte donc sur la comparaison directe des efforts et travaux respectifs des producteurs.


La valeur d’échange, ainsi définie, porte donc sur l’égalité supposée, ou du moins, considérée comme telle par les parties, entre les efforts et travaux des uns et des autres, même s’ils sont concrètement de nature pratique et technique, complètement différents, pour produire des biens tout à fait différents, mais des valeurs d’usage convenant aux uns et aux autres.


C’est donc l’évaluation, la mesure commune du travail fourni par les uns et par les autres qui devient, à travers l’échange, la substance de la valeur.


Le travail est donc, à la base, la substance de la valeur.


C’est par une suite d’échanges répétés entre marchandises diverses que se fixe cette évaluation, considérée comme valeur d’échange socialement acceptée entre toutes ces marchandises. C’est l’évaluation du temps de travail moyen socialement nécessaire à la production des diverses marchandises qui est, au départ, la mesure pratique de leur valeur.


C’est pourquoi on peut définir la valeur d’une marchandise, en dernier ressort, par la quantité de travail qui y est incorporée, considérée comme
temps de travail moyen socialement nécessaire à sa production.

 


Avec l’apparition d’économies plus complexes, l’apparition de l’ »argent », comme monnaie métallique, qui était d’abord « or », du reste, avant d’être argent ou autres métaux, n’échappe nullement, au départ,  à ce principe, n’étant utilisée que pour faci
liter les échanges, par des transactions différées dans le temps.


La monnaie métallique n’est donc elle-même, au départ, qu’une marchandise considérée à la fois comme telle et comme équivalent général de toutes les autres, dans les proportions respectives de leur valeurs d’échange.

Toutefois, il n’y a pas besoin d’être grand clerc pour comprendre que la fonction monétaire d’une telle marchandise ouvrait déjà la voie aux formes primitives de spéculation, et notamment, à l’usure, lointain ancêtre du crédit bancaire et donc du capitalisme du même nom, sinon, du « même métal », la monnaie tendant précisément à devenir aujourd’hui purement virtuelle…

Dans le développement du commerce antique, la limite reste floue, entre utilisation comme objet de troc ou utilisation véritablement monétaire des métaux, mais avec le moyen-âge et l’approche de l’époque moderne le développement des échanges commerciaux, grâce à la monnaie métallique, d’abord, puis scripturaire, ensuite, donnera naissance au capital commercial proprement dit, et au capital bancaire, qui permet son développement encore plus grand, et ensemble ils donnent naissance à la bourgeoisie moderne, pré-industrielle.

Avec le développement du commerce, l’échange se fait donc de moins en moins souvent directement entre producteurs.
Apparaissent alors l’influence plus importante de l’offre et de la demande, comme facteurs indépendants de la production, et, pourrait-on dire, la notion de marché, au sens moderne du terme, et les premières possibilités de dissociation entre valeur constituée par le travail et valeur marchande, finalisée par le prix du marché.

Mais si le profit commercial antique est principalement réalisé sur les aléas de cette dissociation prix du marché/valeur-travail,  une autre source de profit se développe, fortement encouragée par lui, et directement à la production, par le développement de différentes formes de production socialisée, d’abord sous des modes primitifs, depuis l’antiquité, avec l’esclavage, puis avec le servage et le compagnonnage, au moyen-âge, pour évoluer jusqu’à l’industrie moderne, via les premières manufactures.

De ces formes diverses de production socialisée, seule la forme industrielle moderne a donné lieu à une accumulation durable de capital. Les formes antiques et moyenâgeuses, pour brutales et féroces qu’elles furent, ayant été supplantées, en termes d’accumulation, notamment, par le capital commercial et bancaire.

En quoi le mode socialisé de production capitaliste se distingue-t-il du simple bénéfice commercial, pour le profit et l’accumulation du capital, c’est ce que nous allons tenter de résumer ici, avant d’aller plus loin.

On en revient ici au point essentiel concernant la notion de valeur-travail, comprise dans son sens premier de valeur réellement créée par le travailleur, et à la raison pour laquelle l’idéologie du système capitaliste s’acharne à la dissimuler derrière le spectacle de la « société de consommation » et tous ses écrans publicitaires, où n’existent plus de travailleurs, mais seulement des consommateurs.

Ce point fondamental a trait aux conditions dans lesquelles, au départ du processus de production capitaliste, le capitaliste achète la force de travail.


Il l’achète au prix correspondant aux conditions de survie du travailleur dans une société donnée, là où s’opère la transaction.
Pour ce qui concerne le prolétariat, et notamment, le prolétariat industriel, ces conditions correspondent généralement aux conditions minimum de survie dans la dite société.


Le salaire se négocie sur la base d’une durée de travail déterminée, mois, semaine ou journée, mais dont la valeur d’échange, fixée par le salaire, est sensée représenter la survie du prolétaire sur cette même durée déterminée.

C’est à dire, la valeur d’échange des biens et services nécessaires, permettant au prolétaire d’entretenir et de reproduire sa propre force de travail.

Comprendre la base du profit capitaliste moderne c’est simplement comprendre qu’ayant conclu l’achat de la force de travail via le contrat d’embauche à des conditions déterminées comme valeur d’échange, le capitaliste, devenu propriétaire de cette force de travail, en devient également le bénéficiaire en tant que valeur d’usage.

En tant que consommateur de cette force de travail, comme valeur d’usage, il reste donc propriétaire de tout ce qu’elle produit, sur cette durée contractuelle.

Or même si la valeur d’échange contractuelle permet au prolétaire de survivre sur la durée considérée, c’est à dire d’acquérir biens et services nécessaire à sa survie, la valeur d’échange totale des biens qu’il produit, sur cette même durée, et dont le capitaliste reste évidemment entièrement propriétaire, comme consommateur de la valeur d’usage « force de travail », cette valeur d’échange est largement supérieure à celle du salaire contractuel.

C’est donc la différence entre la valeur d’échange des biens et services nécessaires, consommables par le prolétaire pour sa survie, et la valeur d’échange apportée par son travail aux biens qu’il peut produire pendant la durée contractuelle de travail (valeur ajoutée) que l’on appelle plus-value .

Car en effet, au final, une partie de la production a permis au capitaliste d’amortir son investissement dans l’achat de cette force de travail, tandis qu’une autre est bien, simplement et purement, une survaleur ajoutée par le travail.
Il ne s’agit pas, ici, d’en analyser en détail tous les aspects, multiples et complexes, mais d’en comprendre le principe, pour pouvoir en analyser les conséquences et répondre, in fine, à la question de départ, que pouvons nous faire, au 21ème siècle, de la valeur-travail!

L’une des premières conséquences, la plus flagrante, et toujours d’actualité à notre époque, après plus d’un siècle et demi de luttes sociales, porte donc toujours sur la durée du travail.

On s’est rappelé, notamment à l’occasion du 1er Mai, que des prolétaires de Chicago, en 1886, on péri dans le combat pour la journée de huit heures, qui n’était pas encore acquise, loin de là. En France, malgré le massacre de Fourmies, en 1891, ce ne fut le cas qu’à partir de 1919, sur la base des 48 heures de la semaine de 6 jours, néanmoins.

On mesure évidemment la distance parcourue par les luttes sociales, mais on comprend mieux, également, pourquoi, encore aujourd’hui, un tel acharnement du capital et du patronat à vouloir faire tourner à rebours la roue de l’histoire, sur cette question de la durée du travail.


C’est bien de l’origine réelle de leur profit, qu’il s’agit, et cette origine, ce n’est autre que la valeur crée par le travail, ce qu’ils s’acharnent encore davantage à vouloir dissimuler, y compris avec l’aide de leurs séides idéologues « de gauche », sociaux-démocrates, le plus souvent, mais parfois prétendument « marxistes », également, comme le courant de la « wertkritik », et tous les « gauchistes » qu’elle influence . (*)

On comprend également mieux la propension qu’ont eu les capitalistes français à liquider l’industrie nationale pour investir leurs capitaux là où les conditions de travail sont proches ou parfois pire, même, que ce qu’elles étaient chez nous au XIXème siècle.

On comprend également pourquoi ils agissent pour recréer chez nous des rapports de force sociaux qui imposent des retours en arrière sur tous les acquis sociaux, et notamment sur la durée du travail, le travail du week-end, la rémunération des heures supplémentaires, etc…

Concernant les principes juridiques qui ont inspiré les véritables auteurs de la « loi-travail », dont notre potentiel futur président, Emmanuel Macron, on a pu constater, en dépit de leurs prétentions « modernistes », combien ils étaient plutôt alignés, en réalité, sur les pratiques sociales du XIXème siècle.

Et comme Emmanuel Macron vient de le réitérer, cela n’est pas encore suffisant, selon sa vision « futuriste », et il entend bien imposer rapidement un recul supplémentaire du droit du travail.

Au delà des discours « modernistes », le but est clairement, on le comprend bien, maintenant, de permettre au capital et au patronat de se réapproprier une part toujours plus importante de la valeur créée par le travail, au détriment des conditions de vie des travailleurs de toutes catégories, y compris et notamment, des prolétaires industriels.

Mais au delà des conditions de survie, déjà précaires, qu’il est nécessaire de sauvegarder, et même d’améliorer, si possible, on comprend bien, dans les conditions de crise chronique, depuis des décennies, et clairement sans issue, que l’avenir des luttes sociales est de construire  une alternative où la valeur réelle du travail est reconnue comme base de la vie en société et la rend possible sur une base équitable déterminée démocratiquement entre les travailleurs.

C’est pourquoi nous continuerons à étudier, sur TML et les blogs amis et associés, la nature réelle de la valeur-travail, le rôle qu’elle joue encore dans le système économique capitaliste actuel, et le rôle prépondérant qu’elle doit être amenée à remplir dans la construction d’une alternative réellement socialiste et prolétarienne.

Luniterre

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(*    Marx au banc d’essai de l’Histoire (Contre la « Wertkritik », trois articles sur l’économie politique du socialisme     )

Pour approfondir, un chapitre du Capital où Marx explique le principe de la plus-value:

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MARX___PLUS-VALUE

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Pour ceux qui veulent entreprendre une étude complète de la loi de la valeur, cela se trouve tout au début du Capital de Marx,

Livre 1, chapitre 1:

http://inventin.lautre.net/livres/MARX-Le-Capital-Livre-1.pdf

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(une bonne édition, d’où est extrait le chapitre édité en pdf séparé:  MARX___PLUS-VALUE     ) 

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Sur le même thème, voir également cet article, où l’approche est encore plus simple et plus directe, par rapport à la perspective politique:

2017, Pour sortir de l’impasse… La Révolution du retour au réel !

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Octobre 1917, 2017, Centenaire de la Russie Soviétique: Pour les prolétaires, L’Histoire comme drapeau!

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Octobre 17, 2017,

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Centenaire

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de la Russie Soviétique:

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Pour les prolétaires,

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L’Histoire

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comme drapeau!

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A l’occasion de l’année du centenaire d’Octobre, il y a toutes les réactions possibles qui s’expriment, soit pour être sûres de bien enterrer le souvenir de l’URSS, dès fois que, …avec le syndrome de l' »ostalgie », on ne sait jamais…, soit pour récupérer ce qui peut encore être utile au service de telle ou telle petite boutique politique très formellement « de gauche », parfois, mais pas que…

Et dans la prétendue « extrême-gauche », voire même s’affichant parfois « marxiste-léniniste », quelques appels à une commémoration « unitaire » ont récemment jailli ici et là…

Célébrer Octobre, ce n’est pas célébrer n’importe quelle révolution.

C’est célébrer la première alternative au capitalisme enfin réalisée et construite, et construite durablement sur une période et une étendue suffisamment extensibles pour avoir marqué profondément l’histoire de l’humanité.

La question est donc de savoir si l’on veut se contenter de célébrer les « 10 jours qui ébranlèrent le monde », comme un évènement folklorique sur lequel on peut broder n’importe quelle légende de circonstance, au gré des obsessions politiciennes intéressées des uns ou des autres, ou bien si l’on considère que cette voie ouverte vers le socialisme, durant plusieurs décennies, est une première tentative humaine d’envergure et qu’il y a des leçons positives à en tirer pour réussir la prochaine…

Et dans ce cas, que peut bien vouloir dire « commémoration unitaire »?

L’idée de vouloir dépasser les clivages idéologiques hérités du passé peut paraître bonne, et d’autant meilleure qu’ils sont le plus souvent réduits à des clivages purement sectaires, où c’est uniquement la doxa de chaque secte qui tient lieu de référence, et non pas même, simplement, les classiques du Marxisme-Léninisme, et pour cause…

Précisément, dans cette commémoration, il ne s’agit pas de dépoussiérer les vieux livres, mais au contraire, de chercher à comprendre de quelle façon et dans quelles conditions concrètes les théories ont été mises à l’épreuve de la pratique.

Et non pas pour « refaire » ni même réécrire l’histoire, mais simplement pour déterminer quels sont nos critères d’évaluation.

Ce sont ces critères d’évaluation qui donneront le sens et la portée politique de notre célébration militante éventuelle.

Il est clair que le sens d’Octobre ne change pas, pour les communistes marxistes-léninistes, que ce soit au 99ème anniversaire, au 101ème ou n’importe quand, du reste, mais le 100ème, c’est bien une occasion incontournable de débats, de médiatisations diverses, dont il peuvent faire, à l’occasion, une arme politique.

Et une telle arme politique n’a évidemment de sens que dans le contexte présent…

Et le sens lui-même est d’autant plus fort et significatif que la situation actuelle, en France notamment, est elle-même celle d’une crise politique potentiellement aiguë, qui vient se surajouter à la crise économique générale.

En réalité, dans un contexte économiquement et socialement dégradé depuis de longues années, le climat de crise politique a également longuement « muri », et il atteint aujourd’hui un sommet pestilentiel, tel un abcès sur le point d’éclater.

Les recettes réformistes usuelles dites de « concertation sociale » ayant toutes échoué les unes après les autres, c’est maintenant à marche forcée, comme on l’a déjà vu avec les lois « Macron », « El Khomri », que le capital entend imposer les reculs sociaux les plus draconiens, sous les formes les plus diverses, et avec l’aide de tous ses pantins démagogues, de Hamon à Le Pen, de la supposée « extrême-gauche » à la véritable extrême-droite, relookée en « nationaux républicains », de tous poils, mais au discours désormais officiellement « acceptable », « démocratique », « néo-gaulliste », etc…

Que l’extrême-droite soit officiellement rendue « respectable » par la démocratie libérale, alors que son influence militante s’est étendue extensivement, et même probablement, de façon majoritaire, dans les services de police, de gendarmerie, dans l’armée, cela démontre suffisamment que, malgré ses adjurations effarouchées, la bourgeoisie libérale est prête à franchir le pas d’un régime totalement policier, où le rideau d’une « démocratie », déjà d’opérette, ne sera plus levé que sur les décombres fumants de ce qu’elle avait prétendu être.

C’est donc dans cette impasse totale pour son avenir social que le prolétariat de France est éventuellement amené à reconsidérer d’un autre œil, surtout si les militants marxistes-léninistes sont à la hauteur de leur tâche, les communications « culturelles » diverses qui éclaireront les mois qui viennent de leurs lueurs incertaines, mais dont certaines peuvent être rouges, si, là encore, les communistes marxistes-léninistes le veulent réellement!

Parler de communistes ML comme s’ils étaient en quelque sorte les héritiers légitimes d’Octobre, cela peut paraitre d’une outrecuidance sectaire certaine, mais déjà, dans un premier temps, on admettra que ceux qui osent encore ouvertement se réclamer du Marxisme-Léninisme auraient au moins une certaine logique de comportement s’ils s’efforçaient de faire en sorte que ce reproche soit en correspondance avec la réalité de leur action…

Mais divisions, querelles sectaires, réminiscences de l’opportunisme thorézien et allégeances conséquentes à diverses variantes du social-chauvinisme font qu’il n’en est rien et que la bourgeoisie en déconfiture n’a malgré tout rien à craindre de ces « héritiers » qui se contenteront de la part congrue qu’elle voudra bien leur laisser…

Donc, non, pas de sectarisme ici, et on comprendra bien qu’au delà de ce rappel de principe historique selon lequel le Marxisme-Léninisme a porté aux quatre coins du monde les idéaux de la Russie Soviétique surgie d’Octobre, il nous apparait que cet héritage est toujours, et simplement, celui de tous ceux qui, constatant l’impasse et l’inanité du système actuel, considèrent que la possibilité de construire à nouveau une alternative socialiste réelle au capitalisme est la seule issue pour éviter la fatalité du recul civilisationnel auquel mène ce système déjà potentiellement failli.

Pour autant, le socialisme soviétique et son influence rayonnante, pour plus d’un tiers de l’humanité, au cours du XXème siècle, a presque totalement disparu, sous l’influence de la corruption bureaucratique et du social-chauvinisme, aboutissant à la division et aux conflits nationalistes, également alimentés par la corruption financière, très souvent émanant des sources impérialistes, et principalement US (cas tristement exemplaire de Mao et de ses affidés).

C’est pourquoi, si l’on sent bien, aujourd’hui, avec la crise chronique du capital, même avec plusieurs décennies de « rebonds », en faits autant de sursauts stériles, que l’évolution de cette « civilisation » mondialisée, littéralement « contre nature », ne peut plus être que régressive, l’effacement brutal et spectaculaire du « continent socialiste » peut apparaitre, lui aussi, comme l’engloutissement d’une autre civilisation, ce qu’il fut, pour partie, en réalité.

Pourtant, si l’on veut comparer historiquement le destin des sociétés et des civilisations, il faut rappeler que la bourgeoisie, apparue en tant que classe avec le tournant de l’an mille, a encore mis plus de huit siècles avant de s’imposer radicalement comme classe politiquement dominante, en France, malgré sa domination économique déjà progressivement acquise au cours des siècles et définitivement réaffirmée avec les prémisses de la révolution industrielle.

Là peut s’arrêter cette comparaison, car chaque mutation profonde de société a ses propres caractéristiques, à nulle autre pareille.

Néanmoins, les convulsions révolutionnaires, de la fin du XVIIIème siècle au début du XXème, montrent que ces processus de transformation ne sont pas linéaires, mais comportent des sauts brusques, des retours en arrière, des situations que l’on peut qualifier d' »hybrides », etc…

De l’an mille à aujourd’hui, la bourgeoisie a constamment évolué, et tente de le faire encore, même si elle apparait comme en bout de course, dans ses possibilités de régler la crise…

Le prolétariat moderne, né avec la révolution industrielle, a déjà beaucoup changé, et change encore radicalement, sous l’effet de la « mondialisation », résultante de la domination impérialiste actuellement sans partage, autre qu’interne, et sans résistance, autre que très locale ou très partielle.

Mais de même que la bourgeoisie tenait entre ses mains, depuis le cœur du moyen-âge, les clefs de l’avenir, c’est, aujourd’hui encore, et depuis son apparition en tant que classe industrielle, le prolétariat qui les détient, désormais.

Cela peut paraitre moins évident, aujourd’hui, en Occident, mais le prolétariat industriel mondial continue de croitre, et ici, l’extension du secteur tertiaire, combinée avec la paupérisation des classes moyennes et la marchandisation des services, crée, avec la crise, une nouvelle extension du prolétariat.

Au cours des trois derniers siècles, les plus grandes révolutions, bourgeoises comme prolétariennes, et presque conjointement dans certains cas, ont connu leur lots d’épopées, de tragédies et d’errements, mais dans tous les cas, l’histoire est écrite par les vainqueurs.

Actuellement, c’est la bourgeoisie qui semble avoir repris le dessus, même si tout le monde comprend bien que cette « domination » repose sur les sables mouvants et boueux de sa propre crise.

Même dans ses tentatives vaines de raffermir sa base instable, la bourgeoisie n’en continue donc pas moins de proclamer haut et fort, et même d’autant plus fort, ses prétendues « valeurs éthiques », y comprit à grands renforts, précisément, de rappels « historiques », pourtant parfois nauséabonds, comme celui du colonialisme, puisant ses racines dans l’esclavagisme.

Et même si la bourgeoisie n’affirme pas plus vouloir rétablir l’esclavagisme que l’échafaud ou la guillotine, elle n’en continue pas moins à vouloir nous faire entonner ce couplet selon lequel un sang « impur » abreuve son sillon, qu’elle continue très concrètement et quasi quotidiennement d’irriguer , par ses opérations militaires aux quatre coins du monde.

Très récemment, grâce aux très beaux costumes du « Très Honorable François Fillon », a ressurgi l’ombre de la « Françafrique », fer de lance néocolonialiste de notre « très démocratique » bourgeoisie française…

Rappelons en deux mots l’un des « exploits » les plus saillants de la dite « Françafrique », en 1994, en seulement 3 mois, le génocide rwandais a fait très « officiellement » 800 000 victimes, le plus souvent massacrées à la machette, jusque dans les églises… 800 000, et beaucoup plus, selon d’autres sources, peu suspectes de partialité:

http://www.la-croix.com/Actualite/Monde/Genocide-au-Rwanda-un-million-de-morts-en-100-jours-2014-04-10-1134203

https://fr.wikipedia.org/wiki/G%C3%A9nocide_des_Tutsis_au_Rwanda

Sur trente années, la répression politique en URSS « stalinienne » n’en a pas fait autant, selon les sources originales, à l’ouverture des archives soviétiques, sur lesquelles se sont précipitées nos « chercheurs » occidentaux, et US, notamment, en premiers…

Mais si les 800 000 morts du Rwanda ont à peine le droit à des procédures symboliques concernant leurs bourreaux directs, et évidemment aucune, concernant les complices français des commanditaires du massacre, les victimes de la répression en URSS se sont, elles, « multipliées » exponentiellement, pour devenir 100 millions, sous la plume des scribes médiatiques au service du capitalisme!

Et c’est, quotidiennement, cette armée de 100 millions de fantômes qui pilonne les consciences populaires, via les médias du système, à la moindre occasion où il est question de communisme ou d’URSS !!

Tandis que les amis de la « Françafrique » se taillent, eux, des costumes de luxe dans les dépouilles de leurs massacres.

Il ne s’agit justement pas, ici, d’ébaucher une sordide « échelle de valeur » entre les origines des victimes de l’histoire.

Les victimes du Génocide des Tutsis au Rwanda ont toutes autant droit à notre respect humain que les victimes des exécutions et massacres de la Grande Révolution Française, et tout autant que celles de la Révolution Soviétique.

Dans le cas du Rwanda, il s’agissait tout à fait clairement et officiellement d’une contre-révolution, mais quoi qu’il en soit, le but d’une révolution n’est jamais, fondamentalement, de massacrer ses ennemis. Il est d’abord et toujours de lutter contre une oppression, quelle qu’en soit la nature, et d’établir des rapports humains plus sociaux et plus justes.

Dans la Résistance, le but des Partisans n’était pas d’abord de tuer des allemands, mais de libérer le monde de la barbarie fasciste.

Rappelons encore, à cette occasion, que c’est à l’URSS et à ses Partisans, sur tout le continent eurasiatique, que l’on doit, et de loin, le plus gros effort et les plus grands sacrifices pour en finir avec le nazisme.

Or cette capacité de résistance n’est pas le fruit du hasard, mais bien l’héritage le plus direct du Grand Octobre!

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Elle repose sur l’édification de la Russie Socialiste Soviétique, à partir d’un pays-continent complètement ruiné par la guere de 1914-18 et les armées blanches, ensuite, soutenues directement par toutes les puissances impérialistes de l’Occident, au cours de la dite « Guerre Civile ».

C’est donc en à peine 20 ans qu’a surgi  de ce champ de ruines la puissance socialiste soviétique avec la capacité de défaire le nazisme, première puissance capitaliste industrielle européenne.

Il est donc impossible de parler d’échec du socialisme et de la Révolution d’Octobre, même si cela n’empêche pas un regard historique critique et analytique.

Il est également notable que le même élan de reconstruction s’est reproduit après guerre, maintenant l’URSS au rang de très grande puissance mondiale, seule capable de tenir tête à l’impérialisme US, qui commence alors à étendre son emprise sur le reste du monde.

Cette résistance anti-impérialiste a finalement été vaincue par le retournement des fondamentaux économiques du socialisme, essentiellement opéré sous l’ère Khrouchtchev, et parachevé sous l’ère Gorbatchev. Un lent déclin de 35 ans, pour arriver à saper jusqu’à la base l’héritage des générations héroïques d’Octobre!

Sans doute, en notre début de XXIème siècle, même si nous n’avons pas nécessairement besoin d’un tel développement exponentiel des forces productives, tel que celui de ces premières générations, mais de plus de démocratie et d’un respect plus grand de l’environnement, il n’en reste pas moins qu’en tirant les leçons utiles du socialisme prolétarien, pour en reprendre les fondamentaux économiques, il y a là l’alternative potentielle à la déchéance économique et sociale dans laquelle s’enfonce notre société « mondialisée ».

C’est l’un des travaux d’analyse essentiels que doivent faire les marxistes-léninistes du XXIème siècle, à l’occasion de ce centenaire, et que nous pouvons considérer comme un élément de la Révolution du Retour au Réel!

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Luniterre

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https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/10/11/lenine-1-siecle-apres-ringard-ou-visionnaire/

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https://tribunemlreypa.files.wordpress.com/2016/09/marx-au-banc-dessai-de-lhistoire_vf.pdf

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Fidel Castro: Encore le souffle de l’Histoire…

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Fidel Castro:

Encore le souffle

de l’Histoire…

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Fidel Castro, une vie au pouvoir


Estela Bravo revient sur la Révolution cubaine tout en proposant une approche différente de la personnalité Fidel Castro, ce dictateur, qui a marqué l’histoire contemporaine.

Diffusé sur France 3 le mardi 29 novembre 2016 à 23:20 – Durée : 1 h 35

Ce documentaire revient sur la figure politique emblématique de Cuba de ces 50 dernières années, Fidel Castro, l’homme et le politique. La réalisatrice Estela Bravo a rencontré Fidel Castro à plusieurs reprises lors d’entretiens non-protocolaires et eut l’accès exclusif aux archives de l’Etat cubain. La parole est donnée à ceux qui ont croisé la route du Lider Maximo comme notamment Sydney Pollack, Muhammed Ali ou Harry Belafonte.

En PJ, un texte en PDF par           Rémy Herrera (chercheur au CNRS)         

http://mai68.org/spip/IMG/pdf/Herrera_AA_aDEC2016FidelFINAL.pdf

 

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Comandante Fidel, Hasta la victoria siempre !

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Comandante

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Hasta

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siempre !

 

Le grand leader de la révolution cubaine et figure du mouvement anti impérialiste mondial Fidel Castro est mort.

Fidel Castro a été pour presque 50 ans une source d’inspiration de tous ceux qui tant en Amérique Latine et dans le monde luttent contre l’exploitation et l’oppression exercée par l’impérialisme nord-américain.

Avocat de profession, issue des classes moyennes cubaines, il a tout laisser tomber, carrière, famille, pour se consacrer d’abord à combattre le dictateur imposé et soutenu par les américains et ensuite devenir le symbole même de la lutte de tout le continent latino-américain pour son indépendance nationale.

En conséquence, son dévouement aux idées d’un développement indépendant du diktat impérialiste l’a transformé en figure à abattre, en une cible de tous sortes d’attaques calomnieux, des tentatives nombreuses d’assassinat, et de la haine de toute la réaction mondiale et des laquais à sa solde.

Contraint par un blocus criminel qui dure depuis plus de 40 ans il a dû se tourner vers l’Union Soviétique pour assurer un développement national de type social dans une île isolée des échanges internationaux. Tous ses efforts ont été destinés à assurer le bien être du peuple cubain et à apporter une aide conséquente à tous les mouvement révolutionnaires latino-américains ou dans d’autres pays qui luttaient pour ces mêmes objectifs.

Lors de la chute de l’URSS, les impérialistes ont pu croire qu’on le verrait céder à la pression énorme que signifiait le fait de tenir haut le drapeau cubain face à la victoire hégémonique imposante de l’impérialisme US.

Mais Fidel était d’une autre trempe que les Gorbatchev et Eltsine. Il a mis en marche, avec le concours du peuple cubain et la solidarité de tous ceux qui luttent partout dans le monde, un plan draconien de sacrifices, non pas pour un désir quelconque de garder le pouvoir, mais pour sauvegarder la dignité et l’honneur du peuple cubain et avec lui des peuples de toute l’Amérique Latine et des nations et peuples opprimés.

La réaction mondiale lui a voué une haine sans merci et elle a fait maintes efforts pour le liquider tant physiquement que politiquement. Mais Fidel était trop encré dans les cœurs de tous les latino-américains qui y ont une lueur de fierté et de dignité, et leurs calomnies glissent sur la conscience anti-impérialiste des peuples du monde.

D’autres pointaient ses erreurs politiques. C’était un révolutionnaire qui avait compris, déjà homme formé l’importance de la théorie marxiste-léniniste. Cette conscience nécessaire tant pour la lutte de la classe ouvrière comme pour celle des peuples opprimés par l’impérialisme. Il a pu commettre quelques erreurs mais tant son intention profonde comme ses efforts étaient dirigés à briser la mainmise impérialiste sur le continent d’abord, et sur le monde, également.

Aujourd’hui, ce géant est tombé terrassé par une longue maladie. L’impérialisme qui a tant des fois essayé de l’assassiner n’a pas eu le dernier mot. Il est mort accompagné non seulement par la douleur des cubains mais celle de tous ceux qui luttent pour un monde meilleur.

Comandante Fidel, hasta la victoria siempre !

Patria o muerte, Venceremos !

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