front social

Robotique : l’Arnaque En Marche…!

 

 

 

 

 

 

Avec la robotisation totale, c’est la notion même d’échange économique qui disparaît :

Travail contre Travail, c’est à dire, produit du travail contre produit du travail !!!

Même si, tant que le système actuel dure, le capitaliste vit encore en parasite sur cet échange, via la plus-value… !

https://tribunemlreypa.wordpress.com/valeur-loi-de-la-valeur-plus-value-un-essai-de-breve-definition/

Si le robot est le seul producteur, il n’y a donc plus d’échange…

Celui qui contrôle le robot contrôle toute la production, tous les services…

C’est à dire tout le pouvoir, en fait…

Un nouveau type de « capitalisme » fondé entièrement sur une dictature technologique, où la seule lutte est celle entre détenteurs des différents moyens de contrôles informatiques.

Une sorte de nouvelle féodalité bureaucratique et technologique.

Ce n’est plus du « capitalisme » au sens classique du terme parce qu’il n’y a plus d’élargissement possible du capital via le cycle productif, limité à l’amortissement du capital fixe : le matériel robotique !

C’est pourquoi il faut à ce système un contrôle totalement monopoliste pour imposer des prix avec une marge au départ inexistante.

C’est ce que l’on peut appeler la Société de l’Arnaque, basée entièrement sur de la « monnaie de singe », fut-elle « électronique »…

C’est le système qui a commencé à se mettre en place depuis la crise de 2008, notamment avec le système de « Quantitative Easing ».

Le règne de la « fausse monnaie » entièrement « légale » et à très grande échelle !

Et la mise au « chômage », en réalité définitif, pour des millions de prolétaires, réduits à survivre avec des subsides misérables du type « revenu universel », mais payés, finalement, et évidemment, en monnaie de singe, avec des « billets de monopoly », un « monopoly » géant dont le gagnant est d’avance la banque, qui tient à la fois la « planche à billets » et le « guichet » de cette « charité publique ».

Luniterre

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Quelques liens sur le sujet :

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/01/03/la-societe-de-larnaque-un-theme-de-reflexion-pour-2018/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/12/11/monnaie-monnaie-capitalisme-ou-socialisme/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/12/17/une-monnaie-reellement-socialiste-sera-t-elle-forcement-devalorisee/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/01/12/democratie-proletarienne-et-planification-socialiste-le-role-de-linformatique-et-de-linteractivite/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017-pour-sortir-de-limpasse-la-revolution-du-retour-au-reel/

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EN GUISE DE VŒUX, 4 THÈMES DE RÉFLEXION POUR 2018…

 

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EN GUISE DE VŒUX,

 

4 THÈMES DE RÉFLEXION POUR 2018…:

 

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   «  La Société de l’Arnaque,

ou « fake-capitalism », c’est le stade suprême

de la Société spectaculaire marchande,

celui où le Spectacle de la monnaie de singe

(QE, DTS, Revenu Universel, etc…),

a totalement fini de remplacer

la marchandise, dont la valeur tend vers zéro

(production robotisée)… »

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Avec la robotisation et l’automatisation de la production, et même, de plus en plus, des services, les possibilités d’élargissement du capital s’en trouvent-elles augmentées ou au contraire, réduites ?

La baisse tendancielle du taux de profit, dans le processus d’élargissement « productif », amène inexorablement à la deuxième réponse, la réduction… La domination de classe des capitalistes prendra-t-elle fin « naturellement », par un simple tarissement des sources de profits du secteur « productif », cédant « généreusement » la place aux rêveurs gauchistes et autres pseudo-  « communistes prolétariens » ou bien la classe dominante a-t-elle déjà une stratégie en œuvre pour « ne rien lâcher » de ses privilèges

exorbitants et de son pouvoir… ?

 

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/01/03/la-societe-de-larnaque-un-theme-de-reflexion-pour-2018/

 

 

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https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/12/26/les-aleas-de-lia-de-marx-a-terminator-en-passant-par-benoit-hamon/

 

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Le marxisme était-il à la base

du socialisme en URSS,

et quelles leçons peut-on en tirer ?

Une étude en réponse

aux allégations mensongères du type

« capitalisme=socialisme »

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Comme on l’a rappelé à l’occasion du centenaire d’Octobre, le capitalisme provisoirement vaincu, pendant quelques décennies, par cette Révolution en Russie puis dans l’ensemble des pays qui ont formé l’URSS et quelques autres, à la suite, est un type de relation économique lié à l’histoire de la bourgeoisie, une classe sociale qui a déjà 1000 ans d’existence et dont l’expérience économique et politique est à la fois multiséculaire et multiforme, avec une grande faculté d’adaptation et une grande capacité de se « conserver » et de « réagir », au sens précisément « réactionnaire » contre tout ce qui la menace, avec à la fois une férocité implacable dans la répression et une grande rouerie pour renverser les rôles et se poser dans le rôle de la « victime » des révolutionnaires qui veulent se libérer de sa domination.

Ceci dit, mille ans d’histoire, ce n’est pas mille ans au pouvoir et il lui a fallu près des trois-quarts de ce temps, soit plus de 7 siècles pour devenir tout à fait la classe dominante, après de nombreuses tentatives insuffisantes et rechutes sous la coupe de l’aristocratie. (…)

L’idée même de socialisme n’a quant à elle guère plus d’un siècle et demi, et ses premières concrétisations sur le terrain, encore moins.

Si Marx a eu mille ans d’histoire de la bourgeoisie à étudier pour en déduire les lois fondamentales du capitalisme, il n’avait pas même un siècle de développement du prolétariat industriel à étudier pour comprendre ses possibilités de réorganisation de l’économie et les fondamentaux d’un nouveau développement économique qui pourrait s’en dégager. Il n’a pu progresser, dans ce domaine, que par approches successives et par déductions prospectives, au fur et à mesure des questions qui se posaient aux partis prolétariens…

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https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/01/06/le-marxisme-etait-il-a-la-base-du-socialisme-en-urss-et-quelles-lecons-peut-on-en-tirer/

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Le marxisme était-il à la base

du socialisme en URSS,

et quelles leçons peut-on en tirer ?

 

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/01/06/le-marxisme-etait-il-a-la-base-du-socialisme-en-urss-et-quelles-lecons-peut-on-en-tirer/

 

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Démocratie prolétarienne

et planification socialiste :

 

le rôle de l’informatique

et de l’interactivité

Équilibrer une économie socialiste, cela signifie faire correspondre l’organisation et le développement des forces productives aux besoins sociaux réels de la population, en commençant par ceux qui sont absolument vitaux, et cela inclut aussi la détermination et le choix des besoins collectifs, dans tous les domaines.

Évidemment, c’est l’ensemble qui doit tenir compte des ressources disponibles, qui ne sont pas illimitées. Il y a donc des choix à faire, des choix collectifs, bien évidemment, mais qui doivent aussi tenir compte des besoins pour la consommation individuelle.

(…)

Ce qui tenait de la gageure, mais n’a pas empêché l’URSS de se développer, tant qu’elle a tenté de s’en tenir aux fondamentaux du socialisme, tout cela peut être désormais grandement facilité par les nouvelles technologies et le développement de l’interactivité qui fait de la démocratie directe une application pratique…

La cohérence des principes fondamentaux du marxisme pour la phase de transition avec ces développements technologiques, c’est le thème principal de nos études, sur TML, depuis l’échec des luttes contre la Loi El Khomri, et les leçons que nous avons tenté d’en tirer… Un message difficilement reçu par la plupart des pseudos- »marxistes », plutôt désireux de protéger leur petit cocon gaucho-utopiste et idéaliste bourgeois, en réalité.

Pourtant, une telle réflexion avait déjà été tentée, dès les années 90, et assez paradoxalement, en Grande Bretagne, par un économiste (Cockshott) et un informaticien (Cottrell), restés associés depuis, pour ce combat !

 

 

 

 

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De l’époque du Manifeste communiste

à nos jours…

Trois époques,

Trois évolutions de la stratégie

révolutionnaire

 Par notre camarade WH, du site « Les prolétaires de fer »

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/01/12/trois-epoques-trois-evolutions-de-la-strategie-revolutionnaire/

 

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Mort de Rémi Fraisse : L’État Français s’auto-amnistie. . . !

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Rémi Fraisse assassiné :

 

 

L’État Français

S’auto-amnistie. . . !

 

 

Mort de Rémi Fraisse: non-lieu en faveur du gendarme

Résultat de recherche d'images pour "Mort de Rémi Fraisse: non-lieu en faveur du gendarme"

 

 

AFP, publié le mardi 09 janvier 2018 à 19h03

Plus de trois ans après la mort de Rémi Fraisse à Sivens (Tarn), la justice a délivré mardi un non-lieu en faveur du gendarme ayant tiré la grenade qui a tué le militant écologiste. 

Une décision vivement critiquée par le père de la victime qui dénonce une « justice aux ordres » et va faire appel.

« L’ordonnance de non-lieu était inévitable car personne n’avait été mis en examen (dans cette affaire), donc ce n’est pas réellement une surprise », a indiqué l’avocat du gendarme, Me Jean Tamalet.

« Par ailleurs, le réquisitoire définitif (du parquet de Toulouse) réclamait un non-lieu en insistant sur les fruits de l’instruction qui concluaient à un épouvantable accident », a-t-il ajouté à l’AFP.

« Le procureur rappelait qu’il y avait eu une instruction fouillée, de nombreuses expertises, et que l’emploi de la force avait été proportionné à la situation », et que celui de « la grenade correspondait à l’application des textes » alors en vigueur, a poursuivi Me Tamalet.

Rémi Fraisse, âgé de 21 ans, avait succombé à l’explosion d’une grenade tirée par un gendarme lors de violents affrontements sur le chantier de la retenue d’eau controversée de Sivens, le 26 octobre 2014.

Trois semaines après la mort du militant écologiste, le gouvernement avait annoncé l’interdiction des grenades offensives à l’origine de ce décès, après avoir suspendu leur utilisation.

« Mon client est soulagé, même s’il continue à vivre avec ce drame », a souligné Me Tamalet. Avec cette décision « il va pouvoir continuer à se reconstruire ».

« On s’y attendait. Tout a été fait par les juges et le parquet pour une instruction à décharge des gendarmes », a de son côté lancé le père de la victime, Jean-Pierre Fraisse. Selon lui, « de toutes les façons, la décision a été prise à un haut niveau. La justice est aux ordres, point barre ».

– « La raison d’Etat a prévalu » –

« La raison d’État de deux gouvernements successifs a prévalu alors qu’il n’y avait aucune raison puisqu’il y a mort d’homme. Si la France n’est pas capable de faire toute la vérité alors qu’il y a mort d’homme dans quel pays vivons nous? », s’est-il insurgé.

« Nous allons faire appel! », a affirmé Me Claire Dujardin, qui défend la famille Fraisse, soulignant qu’elle était décidée à aller « au bout » de la procédure en France même si elle ne se « fait pas d’illusion ». 

« On sait déjà comment ça va se passer », a-t-elle ajouté, rappelant que ses « demandes d’acte ont toutes été refusées: absence de reconstitution, d’appel à témoins, d’auditions du préfet du Tarn »… L’avocate s’est dite prête à porter « les faits devant la Cour européenne des Droits de l’Homme » et à demander « à ce que la responsabilité de l’État soit engagée ».

« Nous regrettons ce non-lieu », a réagi Europe Écologie – Les Verts (EELV). « Qu’on puisse mourir tué par une grenade militaire en occupant pacifiquement un bois à protéger n’est ni normal ni accidentel. Il faut un procès pour éclaircir les responsabilités », a estimé le mouvement.

« Je pense à ceux qui savent pourquoi cela est arrivé (…). J’imagine qu’ils sont face à leur conscience parfois dans le silence de la nuit. Et qu’elle est taraudante. Comme les renoncules ont refleuri à Sivens, la vérité adviendra un jour », a tweeté l’ancienne ministre écologiste Cécile Duflot.

« L’affaire Rémi Fraisse est enterrée….. Sans justice, vous n’aurez jamais la paix! », a pour sa part assuré Olivier Besançenot (NPA).

Dans ses réquisitions de non-lieu, le parquet de Toulouse était revenu sur la personnalité de Rémi Fraisse: « Un jeune homme totalement intégré, calme, pondéré et pacifique ». 

« Rien dans son parcours, bien au contraire, ne met en exergue une quelconque agressivité ou acte de violence à l’encontre des institutions ou représentants des forces de l’ordre », avait-il souligné.

Le projet de barrage a depuis été abandonné, mais un autre, réduit de moitié, est à l’étude. Les zadistes qui occupaient le site en ont été délogés le 6 mars 2015.

 

https://actu.orange.fr/france/mort-de-remi-fraisse-non-lieu-en-faveur-du-gendarme-CNT000000VbPHX/photos/manifestation-en-hommage-a-remi-fraisse-a-paris-le-8-novembre-2014-84b0ff327ae289976e165cf80cbf2f5f.html

 

 

https://i1.wp.com/images.charentelibre.fr/2018/01/09/5a54e4c97971bbfc49b2e4f9/golden/1000x625/la-mort-de-remi-fraisse-avait-donne-lieu-a-de-nombreuses-manifestations.jpg

Urgent : Pétition Millas, et d’autres articles récents sur TML et Solydairinfo

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Clarisse était à bord du bus qui suivait celui qui a été fauché par un TER jeudi 14 décembre à Millas (Pyrénées-Orientales) et a donc assisté à l’accident. « On sortait du bus et c’est là qu’on a vu que le train arrivait, les barrières ne se sont pas baissées, il n’y avait pas de feu clignotant et le train a percuté le bus. Ça a fait un gros bruit. »

Soutien à Nadine conductrice du car

Déjà plus de 53 000 Signatures

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/12/29/soutien-a-nadine-deja-plus-de-53-000-signatures/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/12/27/millas-la-verite-sortirait-elle-de-la-bouche-des-enfants/

Également sur SOLYDAIRINFO:

https://solydairinfo.wordpress.com/2017/12/29/soutien-a-nadine-deja-plus-de-53-000-signatures/

https://solydairinfo.wordpress.com/2017/12/27/millas-la-verite-sortirait-elle-de-la-bouche-des-enfants/

La pétition sur  Change.org

https://www.change.org/p/justice-fran%C3%A7aise-soutien-%C3%A0-nadine-conductrice-du-car-drame-de-millas

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D’autres articles sur  TML  et Solydairinfo

Les aléas de l’IA,

de Marx à « Terminator »,

en passant par Benoît Hamon…

Intelligence Artificielle, robotisation, quelles évolutions possibles

pour le capitalisme en crise ?

Et comment développer une stratégie révolutionnaire au XXIème siècle ?

Quelles perspectives concrètes pour le mouvement ouvrier ?

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/12/26/les-aleas-de-lia-de-marx-a-terminator-en-passant-par-benoit-hamon/

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Construire une alternative…

Une véritable monnaie socialiste peut elle exister durablement sans être dévalorisée?

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/12/11/monnaie-monnaie-capitalisme-ou-socialisme/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/12/14/monnaie-monnaie-quelques-elements-nouveaux-au-debat-sur-agoravox-et-vlr-mai-68/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/12/17/une-monnaie-reellement-socialiste-sera-t-elle-forcement-devalorisee/

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Le vrai visage de l’oncle Sam

Bombardements US en Corée : le vrai visage de l’Oncle Sam

https://solydairinfo.wordpress.com/2017/12/18/bombardements-us-en-coree-le-vrai-visage-de-loncle-sam/

https://solydairinfo.wordpress.com/2017/12/07/le-droit-divin-au-service-de-limperialisme-allegeance-de-washington-a-letat-colon/

https://solydairinfo.wordpress.com/2017/12/07/colonialisme-esclavagisme-heros-de-france-et-dailleurs/

https://solydairinfo.wordpress.com/2017/12/03/disrael-lettre-de-prison/

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Monnaie, monnaie ! Capitalisme ou Socialisme ?

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Monnaie, monnaie !

Capitalisme

ou Socialisme ?

 

Une brève réponse, suite à la présentation, sur le blog VLR, d’un volumineux document, intéressant par le grand nombre d’informations qu’il contient, mais qui prétend proposer diverses alternatives au système monétaire actuel, sans toutefois en faire d’explications autre que purement empiriques, très compliquées malgré tout, et très peu convaincantes, en fin de compte. L’essentiel y est oublié, et pour cause…

http://mai68.org/spip2/spip.php?article1029

 

« Notre société est fondamentalement absurde et profondément injuste à cause d’un système monétaire qui est, de fait, une énorme supercherie. » C’est ce que nous dit Marc Jutier en présentation de son fort intéressant livre sur le sujet : « La monnaie pour les nuls »…  ( http://mai68.org/spip2/spip.php?article1029 ) Que le système monétaire actuel repose sur une escroquerie à grande échelle, on n’en doute pas, mais est-ce bien la cause fondamentale des maux que nous inflige le capitalisme ? Il réduit à très peu l’indépendance des nations et des États, nous explique-t-il, ce qui parait être une évidence à l’heure de la « mondialisation », mais est-ce là encore le bon fil de la réflexion ? Prenons le déjà par ce bout…

Il est évident qu’un état ne peut être indépendant que s’il contrôle complètement sa propre monnaie. Même si ce n’est pas non plus le seul critère d’indépendance, tout aussi évidemment.

Le contrôle de la création monétaire implique de contrôler les banques, c’est à dire, en pratique, de les nationaliser.

Mais cela ne suffit encore pas à déterminer la nature sociale ou non de la politique suivie, des choix de gestion.

Selon une règle économique de base, l’argent en circulation est censé représenter la valeur globale des biens en capacité d’être échangés.

La valeur globale des biens n’est jamais que la valeur du travail socialement nécessaire à leur production et accumulé en eux.

C’est la loi de l’offre et de la demande, ou loi du marché, qui provoque à la fois des déséquilibre et des crises, en permettant également aux capitalistes toutes les manœuvres de spéculation, de dumping, etc…

Ce n’est que très rarement que le marché permet un équilibre réel entre offre et demande, faisant coïncider valeur réelle et prix du marché.

De plus, sous le capitalisme, cela ne correspond qu’à un équilibre entre production et demande solvable, c’est à dire de la part de ceux qui ont les moyens financiers, indépendamment de leurs besoins sociaux réel, et sans rapport avec la mesure de leurs besoins vitaux.

L’équilibre du marché répond d’abord à des besoins solvables et non à des besoins sociaux.

Il n’est qu’un équilibre illusoire, entre deux crises, et qui laisse les plus démunis sur le carreau, quoi qu’il en soit.

Un état indépendant et réellement socialiste doit donc chercher à se libérer de la loi du marché.

C’est à dire faire correspondre, de manière nécessairement planifiée, la production aux besoins sociaux et aux besoins vitaux réels de sa population.

C’est l’élaboration démocratique du plan, avec la participation de tous, qui fait la différence entre socialisme réel, démocratique prolétarien, et pouvoir bureaucratique, régénérateur de capitalisme.

Avec les moyens modernes de communication et d’échange, à l’ère de l’internet, une élaboration interactive et démocratique du plan, faisant correspondre besoins sociaux et production, c’est devenu tout à fait possible.

La méthode simple d’échange que Marx proposait par les « bons de travail » dans la Critique du Programme de Gotha est aujourd’hui devenu possible à grande échelle, si l’on considère que ce « bon de travail » était la définition même d’une monnaie socialiste alternative indépendante du système capitaliste.

Pour un état réellement socialiste et indépendant, cela implique donc également le contrôle du commerce extérieur, selon la règle qui veut que l’argent en circulation soit censé représenter la valeur globale des biens en capacité d’être échangés.

La part et la nature des imports-exports doivent donc aussi être déterminées démocratiquement lors de l’établissement du plan, avec les secteurs économiques concernés.

Elle doit nécessairement être compatible avec l’équilibre budgétaire global.

Pas de libre échangisme international débridé, pas de mondialisation imposant la dictature d’un système : le capitalisme/impérialisme.

Par la suite s’imposeront des négociations bilatérales financièrement équilibrées entre états souverains, même si de natures sociales par forcément homogènes. Retour à la Charte de la Havane (1948)

https://fr.wikipedia.org/wiki/Charte_de_La_Havane

Tout ça n’est pas si compliqué, en fin de compte, même si résumé au plus court, ici.

Pour mieux comprendre, voici ce que Marx proposait, dans la Critique du Programme de Gotha, comme principe d’échange économique, pour la période de transition :

 » Ce à quoi nous avons affaire ici, c’est à une société communiste non pas telle qu’elle s’est développée sur les bases qui lui sont propres, mais au contraire, telle qu’elle vient de sortir de la société capitaliste  ; une société par conséquent, qui, sous tous les rapports, économique, moral, intellectuel, porte encore les stigmates de l’ancienne société des flancs de laquelle elle est issue  . Le producteur reçoit donc individuellement – les défalcations une fois faites – l’équivalent exact de ce qu’il a donné à la société. Ce qu’il lui a donné, c’est son quantum individuel de travail. Par exemple, la journée sociale de travail représente la somme des heures de travail individuel  ; le temps de travail individuel de chaque producteur est la portion qu’il a fournie de la journée sociale de travail, la part qu’il y a prise. Il reçoit de la société un bon constatant qu’il a fourni tant de travail (défalcation faite du travail effectué pour les fonds collectifs) et, avec ce bon, il retire des stocks sociaux d’objets de consommation autant que coûte une quantité égale de son travail. Le même quantum de travail qu’il a fourni à la société sous une forme, il le reçoit d’elle, en retour, sous une autre forme  .

 

C’est manifestement ici le même principe que celui qui règle l’échange des marchandises pour autant qu’il est échange de valeurs égales. Le fond et la forme diffèrent parce que, les conditions étant différentes, nul ne peut rien fournir d’autre que son travail et que, par ailleurs, rien ne peut entrer dans la propriété de l’individu que des objets de consommation individuelle. Mais pour ce qui est du partage de ces objets entre producteurs pris individuellement, le principe directeur est le même que pour l’échange de marchandises équivalentes  : une même quantité de travail sous une forme s’échange contre une même quantité de travail sous une autre forme.

 

Le droit égal est donc toujours ici, dans son principe… le droit bourgeois, bien que principe et pratique ne s’y prennent plus aux cheveux, tandis que l’échange d’équivalents n’existe pour les marchandises qu’en moyenne et non dans le cas individuel.

 

En dépit de ce progrès, le droit égal reste toujours grevé d’une limite bourgeoise. Le droit du producteur est proportionnel au travail qu’il a fourni  ; l’égalité consiste ici dans l’emploi du travail comme unité de mesure commune. »

Pour comprendre en quoi ce système d’échange constitue néanmoins une rupture d’avec le capitalisme, il faut que l’on se remémore quelques aspects fondamentaux de la loi de la valeur. La notion de valeur est liée à la notion de quantité moyenne (Quantum) de travail socialement nécessaire à la production d’un bien ou d’un service.

Elle est d’abord liée à la valeur d’usage, même si elle n’est pas strictement déterminée par elle, et non pas au prix de marché.

En effet, l’échange commercial ne se produit jamais que pour des biens et services ayant une utilité sociale, une valeur d’usage (hors œuvres d’art et collections).

Le cas d’un service aux personnes dépendantes est exemplaire au sens où il est le plus souvent invendable à son coût de production sur le marché libre. Il a besoin, la plupart du temps, de subventions publiques pour être effectué, alors même qu’il répond à un besoin social et qu’il a donc une valeur d’usage évidente, à la base, au moment de sa conception comme service, à priori invendable.

Dans le système capitaliste les biens et services sont évidemment d’abord conçus pour rencontrer un besoin solvable, mais ils contiennent, dès leur production, un Quantum de travail socialement nécessaire,voire même dès leur conception, celle ci incluant généralement la conception du processus de production adapté, et cela indépendamment du fait qu’ils rencontrent ou non preneur sur le marché, en fin de compte, en fonction des aléas de celui-ci.

C’est pourquoi la conception marxiste de l’économie de transition est incompatible avec la conception trotskyste, que ce soit celle du « Programme de Transition » ou celle définie également par Trotsky lui-même, en 1939, dans son exposé de base prétendant résumer les principes du « marxisme », relus à sa manière :

« En acceptant ou en rejetant les marchan­dises, le marché, arène de l’échange, décide si elles contiennent ou ne contiennent pas de travail socialement nécessaire, détermine ainsi les quantités des différentes espèces de marchandises nécessaires à la société, et, par conséquent, aussi la distribution de la force de travail entre les différentes branches de la production. »

https://www.marxists.org/francais/trotsky/oeuvres/1939/04/lt19390418b.htm

On ne peut plus clairement se mettre à la remorque du marché ni carrément affirmer plus péremptoirement que le plan doit être établi en fonction du marché et non des besoins sociaux réels !!!

On ne peut réviser plus grossièrement les fondamentaux les plus basiques du marxisme !!!

Vue sous cet angle, avec l’aide d’un exemple concret, l’impasse que représente le trotskysme est encore plus évidente que dans l’approche théorique qui s’est dégagée du débat avec le camarade Viriato :

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/12/04/le-bloc-et-la-faille/

Néanmoins, constater que le trotskysme est disqualifié pour prétendre au renouveau d’un marxisme révolutionnaire n’est qu’une étape parmi d’autres et non pas une fin en soi.

Nous avions déjà pu faire le même constat en faisant l’étude et le bilan du maoïsme, en éclaircissant les ambiguïtés apparentes de la très nébuleuse « Wertkritik », tout comme celles des théories de Boukharine et Preobrajensky, plus marquées par leur époque, mais dont il importait aussi de faire le bilan historique.

Ce que la confrontation du trotskysme avec les problèmes économiques de la période de transition met particulièrement en lumière, c’est l’articulation dialectique des deux lois incontournables qui gouvernent encore actuellement l’économie capitaliste, celle du marché et celle de la valeur, et comment la soumission à la loi du marché mène inévitablement à la soumission au capitalisme et à son rétablissement, au cours de la période de « transition », qui cesse ainsi d’être une voie ouverte vers le communisme.

Alors que le fait de s’en libérer permet de maitriser la survivance provisoirement nécessaire de la loi de la valeur, en maitrisant l’équilibre économique en valeur-travail, afin de subvenir aux besoins sociaux réels, sur la base d’un nouveau mode de répartition et d’échange, où, selon la formule de Marx :

« une même quantité de travail sous une forme s’échange contre une même quantité de travail sous une autre forme. »

 

Luniterre

 

« Monnaie ! Monnaie ! » : Quelques éléments nouveaux au débat sur Agoravox et VLR-Mai 68…:

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/12/14/monnaie-monnaie-quelques-elements-nouveaux-au-debat-sur-agoravox-et-vlr-mai-68/

 

+Liens utiles :

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/12/11/monnaie-monnaie-capitalisme-ou-socialisme/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/11/30/trotsky-contre-marx-le-round-final-sans-pic-a-glace-suite/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/12/04/le-bloc-et-la-faille/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017-pour-sortir-de-limpasse-la-revolution-du-retour-au-reel/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/valeur-loi-de-la-valeur-plus-value-un-essai-de-breve-definition/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/marx-marxisme-critique-du-programme-de-gotha-glose-marginale-1-les-fondamentaux-economiques-de-la-transition-socialiste-proletarienne/

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   « ♦ 49 ♦ Le spectacle est l’autre face de l’argent : l’équivalent général abstrait de toutes les marchandises. Mais si l’argent a dominé la société en tant que représentation de l’équivalence centrale, c’est-à-dire du caractère échangeable des biens multiples dont l’usage restait incomparable, le spectacle est son complément moderne développé où la totalité du monde marchand apparaît en bloc, comme une équivalence générale à ce que l’ensemble de la société peut être et faire. Le spectacle est l’argent que l’on regarde seulement, car en lui déjà c’est la totalité de l’usage qui s’est échangée contre la totalité de la représentation abstraite. Le spectacle n’est pas seulement le serviteur du pseudo-usage, il est déjà en lui-même le pseudo-usage de la vie. »

(Guy DEBORD)

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Les Pieds Nickelés font de la politique…!!

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Sans commentaire, ou presque…

PS (…Post-Scriptum) : Même si on est sceptiques concernant ses objectifs politiques, Filoche a le droit à la défense…

Filoche viré : sa défense, par lui-même, et le constat d’échec du « réformisme radical » pseudo-« anticapitaliste »

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/11/22/filoche-vire-sa-defense-par-lui-meme-et-le-constat-dechec-du-reformisme-radical-pseudo-anticapitaliste/

UN CONSTAT QUI S’IMPOSE:

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/11/22/front-social-un-echec-salutaire/

 

 

 

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/11/22/les-pieds-nickeles-font-de-la-politique/