front social

A Marseille comme à Paris, le double spectacle de la pseudo- « révolution » en France !

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/03/17/a-marseille-comme-a-paris-le-double-spectacle-de-la-pseudo-revolution-en-france/

 

 

https://france3-regions.francetvinfo.fr/provence-alpes-cote-d-azur/sites/regions_france3/files/styles/top_big/public/assets/images/2019/03/16/zini_ftv4396-00_00_01_09-4140012.jpg?itok=a790vhT1

A Marseille comme à Paris,

le double spectacle

de la pseudo- « révolution » en France !

Après le spectacle de la pseudo « révolution » du 24 Novembre 2018 à Paris, organisée en Kollaboration avec l’extrême-droite fascisante dans le but de casser l’élan populaire du 17 Novembre, le pouvoir a eu quatre mois pour peaufiner sa stratégie de manipulation et de répression, et substituer la manipulation des groupuscules « gauchistes » à celle de l’extrême-droite, qui commençait à être trop visible et donc impraticable.

De plus, le système a clairement besoin d’une Marine Le Pen « en réserve de la République », même si ce n’est encore que comme repoussoir électoral, actuellement.


Et, cerise sur le gâteau, les « écolos » sont rentrés dans la danse!

Le spectacle nouveau organisé ce Samedi 16 Mars 2019 par la Macronie en Marche est doublement efficace dans la mesure où il joue de la dualité « violence/pacifisme » entre mouvement GJ et « écolos-pacifistes-contre le réchauffement climatique ».

Alors que d’un côté comme de l’autre il s’agit de « réformer démocratiquement » un système qui surexploite à la fois l’humanité et les ressources naturelles.

Alors qu’il suffit de définir démocratiquement quels sont réellement les besoins sociaux incontournables que nous voulons satisfaire par notre travail productif, et d’en imposer la réalisation et la mise en œuvre, dans les limites des ressources qui s’imposent à tous et qui doivent être respectées collectivement de manière impératives, et non pas « pacifiquement » !

Limite des besoins à définir, limite des ressources à employer pour les satisfaire, il n’y a pas de place pour l’accumulation du Kapital, là dedans, pas de place pour le capitalisme macronien, lepéniste, social-démocrate ou autre…

La seule véritable démocratie est celle par laquelle le peuple répond collectivement, par son travail, à ses propre besoins.

Producteurs de biens et de services, sauvons nous nous-mêmes !

…Et nous sauverons la planète en même temps !!

Luniterre

 

 

 

« (F)RANCE INFO » >>> « Double manifestation sur le Vieux Port

Le rendez-vous était à la même heure et au même lieu : sous l’ombrière du Vieux-Port : d’un côté les Gilets Jaunes, de l’autre les marcheurs pour le climat.
Des milliers de personnes mais pour des combats différents, les cortèges se sont vite séparés.

Les Gilets Jaunes, rivés sur leurs téléphones à Marseille, ont suivi de près les graves incidents de Paris. Leur manifestation s’est élancée vers la gare Saint Charles en passant par la porte d’Aix. 800 personnes ont été comptabilisées officiellement.

Des échauffourées ont eu lieu entre manifestants et police, qui a dispérsé des groupes dans la gere Saint Charles. Deux interpellations ont eu lieu pour jets de projectiles. 

Le reportage de Frédérique Poret et Emmanuel Zini :

https://france3-regions.francetvinfo.fr/provence-alpes-cote-d-azur/bouches-du-rhone/marseille/marseille-incidents-lors-acte-18-gilets-jaunes-1639722.html

AUTRE SON DE CLOCHE, DONT NOUS NE PARTAGEONS PAS NON PLUS TOUS LES POINTS DE VUES, MAIS QUI MONTRE ASSEZ BIEN LE DÉCALAGE ENTRE L’APPROCHE MÉDIATIQUE « OFFICIELLE » ET LA RÉALITÉ OBSERVÉE SUR LE TERRAIN:

 

 

SUR LE MÊME THÈME:

https://solydairinfo.wordpress.com/2019/02/22/trois-mois-de-luttes-du-mouvement-gj-mise-a-jour-de-la-petition-ab-cice/

 

16 Mars : Quel sens réel pour le réveil « anti-autoritaire » de la FI?

 

 

 

 

16 Mars: les députés FI se découvrent « anti-autoritaires » !

12 février 2019 Communiqué de presse

Communiqué du groupe parlementaire de la France insoumise.

« 16 mars : Contre la dérive autoritaire, rassemblons-nous !

Le pouvoir méprise la colère populaire qui s’exprime depuis plus de trois mois dans le pays.
Face à l’exigence sociale et démocratique, sa dérive autoritaire est devenue évidente : légitimation et incitation à l’usage disproportionné de la violence policière, lois liberticides, arrestations préventives par milliers, perquisitions contre l’opposition ou un journal indépendant, usage politique des moyens de police et de justice, propagande d’État envahissante en guise de « Grand Débat » monopolisant les médias privés comme publics.

C’est assez !

Nous appelons toutes celles et tous ceux qui sont attachés aux droits démocratiques, aux libertés fondamentales et à l’État de droit à réagir contre cette dérive dangereuse.

Nous proposons un rassemblement à Paris le 16 mars, pour dire : « Non à la dérive autoritaire. Pour le respect de l’Etat de droit et des libertés démocratiques ».

À l’issue de ce rassemblement, les présents se joindront à la marche hebdomadaire des Gilets Jaunes.
Nous invitons toutes celles et tous ceux qui le souhaitent à se joindre à cet appel et à se rencontrer pour préparer ensemble ce rassemblement. »

https://lafranceinsoumise.fr/2019/02/12/16-mars-contre-la-derive-autoritaire-rassemblons-nous/

Quel sens réel

pour ce « réveil » (tardif) de la FI ?

Cultiver des illusions sur la démocratie bourgeoise n’a, en soi, rien de progressiste.

Pour que cela soit tactiquement justifié, il faudrait qu’il y ait au moins un autre but progressiste en jeu, même si simplement tactique.

Le mouvement de masse ne s’épuise pas à cause des manifs à répétition, ni même à cause de la répression, mais à cause du manque d’objectif revendicatif concrètement exprimé et visible.

La FI essaye simplement de se remettre en piste sur la base de la haine anti-Macron, mais, tout comme les syndicats, sans objectif revendicatif précis, au delà de l’illusion démocratique, qu’elle contribue à entretenir.

Le pouvoir vient encore de jouer magistralement le coup en condamnant Dettinger à une peine très modérée en rapport d’autres GJ moins connus…

Du reste, Dettinger ne fait pas appel, ce qui se comprend, et si le Procureur lui-même ne fait pas appel de cette relative clémence, ce jugement apparaîtra au plus grand nombre comme une volonté d’apaisement de la part du pouvoir.

La société du spectacle est ici à l’œuvre: un truc qui n’existait pas du temps de Lénine! Mais terriblement efficace, et bien plus fort que les matraques, en fait.

Le pétard du 16 Mars est donc déjà mouillé avant même d’être allumé, en termes de « mobilisation de masse démocratique ». Juste un pas de plus, après la journée CGT du 5 Février, dans l’enterrement du mouvement de masse du 17 Novembre et dans le retour au jeu politico-syndical habituel.

D’ici le 16 Mars la donne ne pourrait changer que sur la base d’un programme revendicatif. C’est clairement, aujourd’hui, la « gauche militante » qui fait le meilleur rempart du système en entretenant l’agitation sur des bases déconnectées des besoins concrets des masses. C’est cela qui contribue à éloigner les masses du mouvement, c’est cela qui contribue à la stratégie d’usure menée par le pouvoir.

Actuellement, faire chorus avec ceux qui continuent de manipuler ce mouvement loin de ses buts revendicatifs et sociaux réels, c’est simplement les aider à enterrer le mouvement et c’est cela qui fait le jeu du pouvoir en dilapidant le capital de sympathie né le 17 Novembre.

La gauche, « extrême » ou non, ne s’est pas mobilisée pour soutenir et appuyer le mouvement de masse quand il était dans sa phase ascendante, mais elle se « mobilise » maintenant pour le faire rentrer dans les rangs du système et contribuer à son enterrement. Libre à chacun de suivre la procession et même d’ajouter une fausse fleur « rouge » à la couronne mortuaire.

Alors qu’il faudrait encore, éventuellement, réfléchir au moyen de faire capoter le corbillard… En constituant enfin une plateforme revendicative réellement démarquée des syndicats et des partis « de gauche », même « extrêmes », actuellement à la manœuvre.

Le 16 Mars, la FI prend simplement le relais de la CGT dans le rôle du croque-mort…

 

 

Pierre GRINDSABLE

 

 

SOURCE:

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/02/14/16-mars-quel-sens-reel-pour-le-reveil-anti-autoritaire-de-la-fi/

Sur le même thème :

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/02/13/christophe-dettinger-le-verdict-jerome-rodrigues-regroupons-nous/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/02/13/sur-agoravox-un-debat-avec-un-sympathisant-de-la-cfdt-autre-gauche-militante-en-deroute/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/02/10/et-si-la-gauche-militante-arretait-de-se-la-raconter-synthese-pour-agoravox/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/02/09/une-mise-au-point-a-propos-de-lassemblee-des-assemblees-gilets-jaunes-commercy/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/02/12/importee-de-chine-alimentation-mondialisee-on-en-mangerait-ou-pas/

 

 

 

 

Christophe Dettinger : le verdict! – Jérôme Rodrigues : « Regroupons nous! »

 

 

Le procès de Christophe Dettinger :

LE VERDICT

« Gilets jaunes » : l’ex-boxeur Christophe Dettinger condamné à un an de prison ferme, aménageable en semi-liberté

Il était jugé pour avoir frappé deux gendarmes en marge d’une manifestation de « gilets jaunes » à Paris. Pendant un an, il sera libre la journée, mais en détention la nuit.

Les images avaient marqué. Le 5 janvier, lors de l’acte VIII des « gilets jaunes » à Paris, des vidéos montraient un homme imposant assener une série de coups de poing à un gendarme sur une passerelle surplombant la Seine, avant de frapper un de ses collègues au sol.

Plus d’un mois après les faits, l’auteur de ces coups, Christophe Dettinger, a comparu, mercredi 13 février, devant le tribunal correctionnel de Paris. Le procureur a requis contre lui trois ans de prison, dont un an avec sursis et mise à l’épreuve. Il a été condamné à 30 mois de prison dont 18 avec sursis, c’est-à-dire un an de prison ferme, aménageable en semi-liberté. Pendant un an, il sera donc libre la journée, mais retournera en détention la nuit. Le tribunal a assorti sa peine d’une interdiction de séjour à Paris pendant six mois.

« M. Dettinger se prépare, réajuste ses gants. Il frappe, vise la tête. Il est dans la toute-puissance. Ces scènes sont d’une violence inouïe et doivent être sanctionnées », a déclaré le représentant du ministère public, demandant son « maintien en détention ».

Devenu un « symbole malgré lui », selon les termes d’un avocat des deux gendarmes, Christophe Dettinger, fonctionnaire municipal, marié et père de trois enfants, a reconnu avoir commis une erreur. Il a expliqué tout au long de l’audience, tendue, son comportement par la colère, en réaction notamment au « matraquage » de manifestants par les forces de l’ordre.

« Je suis là pour payer pour une erreur. La seule chose que je ne veux pas, c’est qu’on dise que je suis un casseur de flic, un lyncheur, un tueur. J’ai voulu empêcher une injustice et j’en ai commis une autre. Quand je me vois taper sur un gendarme au sol, j’ai honte. »

L’homme, dont l’employeur, la commune d’Arpajon (Essonne), a suspendu le traitement, avait obtenu le 9 janvier un délai pour préparer sa défense mais avait été placé en détention provisoire. Il est défendu par trois avocats, dont le très expérimenté ténor du barreau Henri Leclerc, que de vifs accrochages ont opposé à la présidente du tribunal, au procureur et aux avocats des parties civiles (outre les deux gendarmes, l’Etat et des associations de policiers et de gendarmes).

Les images de Christophe Dettinger rouant de coups de pied et de poing un gendarme à terre et boxant un de ses collègues sur la passerelle Léopold-Sédar-Senghor, non loin de l’Assemblée nationale, ont été visionnés plusieurs fois pendant l’audience.

Cet homme, qui avait participé à tous les samedis de manifestation des « gilets jaunes » depuis le début du mouvement, a notamment dit avoir voulu venir au secours d’une femme tombée au sol et frappée par un gendarme. Cette femme de 37 ans a confirmé à la barre que le boxeur avait écarté d’elle ce gendarme.

Paradoxe, Christophe Dettinger avait fait une demande pour entrer dans la réserve de la gendarmerie. Rapidement identifié après les faits, il s’était rendu à la police deux jours plus tard, un délai qu’il a expliqué par la crainte de « passer un mauvais quart d’heure ».

Sur les deux gendarmes ayant porté plainte, un seul était présent à l’audience. « On a eu beaucoup de chance, cela aurait pu être beaucoup plus grave, notamment si l’un de nous avait été jeté par-dessus la passerelle. Avec notre équipement, il est très difficile de nager », a déclaré, à la barre, ce militaire de 27 ans.

Une collecte lancée pour soutenir le boxeur sur le site en ligne Leetchi avait recueilli un peu plus de 120 000 euros. Elle a suscité une polémique, le gouvernement estimant notamment que cela revenait à encourager la violence.

Invité à prendre la parole une dernière fois avant le délibéré, Christophe Dettinger a regardé le gendarme assis en face de lui et déclaré avec émotion :

« Monsieur le gendarme, je suis coupable de tous les coups que je vous ai portés. Je suis conscient que ça a pu vous toucher physiquement et psychologiquement. Je n’en suis pas fier, ce n’est pas mon état d’esprit. J’ai été un styliste, un technicien de la boxe, pas un bagarreur. Je ne peux pas comparer la boxe avec cet acte. »

Christophe Dettinger a répété qu’il n’était « pas venu pour en découdre. Tout a basculé en deux minutes et je m’en veux terriblement ». Ses trois avocats, Me Laurence Léger, Me Hugues Vigier et Me Henri Leclerc, ont demandé au tribunal de le condamner à une peine qui lui épargne l’emprisonnement.

https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/02/13/gilets-jaunes-deux-ans-ferme-requis-contre-le-boxeur-christophe-dettinger_5423138_3224.html

Jérôme Rodrigues

présent au procès de Christophe Dettinger:

Le Gilet jaune a souligné qu’il y avait des personnes dans le milieu politique qui ont «fait pire» que le boxeur mais qui «se baladent tranquillement en plein rue». «Soyons juste», a-t-il donc lancé.

« La violence est tout simplement engendrée par le gouvernement.

Pourquoi aujourd’hui on nous empêche de manifester en France? Pourquoi on a des points de blocage? Pourquoi les flics nous bloquent à la sortie d’une manifestation? »

L’ex-boxeur Christophe Dettinger, qui comparaissait ce mercredi devant le tribunal de grande instance de Paris, a été soutenu par une des figures emblématiques du mouvement des Gilets jaunes, Jérôme Rodrigues, qui s’est rendu sur place ce jour. «Soyons juste», a-t-il déclaré devant les journalistes espérant que l’homme serait «jugé le mieux possible».

Commentant le procès de Christophe Dettinger qui se déroule au tribunal de grande instance de Paris ce mercredi 13 février, le Gilet jaune Jérôme Rodrigues, qui s’est rendu sur les lieux, a dit espérer que la «justice puisse être le plus impartial possible et puisse avoir le bon jugement pour lui».«Je ne suis pas de la justice, je ne suis pas juge. À la justice de faire son travail, chacun a sa tâche. J’espère qu’il sera jugé le mieux possible […] qu’il retrouve au plus vite sa famille et ses enfants […] et que la justice puisse être le plus impartial possible et qu’elle puisse avoir le bon jugement pour lui.»

Jérôme Rodrigues a souligné qu’il était venu au procès en tant que «citoyen» pour «soutenir un autre citoyen».

«Je n’ai pas le gilet jaune aujourd’hui. Il fallait que ça soit fait dans le calme et la sérénité pour ne pas perturber le procès. Ce n’est pas une manif, ce n’est pas un événement, ce n’est pas une action, c’est un comité de soutien qui vient vers Christophe et sa famille.»

Le Gilet jaune a également souligné qu’il y avait des personnes dans le milieu politique qui ont «fait pire» que le boxeur mais qui «se baladent tranquillement en plein rue». «Soyons juste», a-t-il donc lancé.

Les violences sont «engendrées par le gouvernement»

Jérôme Rodrigues a également mis les points sur les i quant aux «violences policières» qu’il ne considère pas ainsi. D’après lui, c’est le gouvernement qui en est responsable.

«Je ne parle pas de violences policières, je parle de violence gouvernementale. […] Il faut qu’il arrête de nous opposer parce que ça va se retourner contre lui. Stop. La violence est tout simplement engendrée par le gouvernement. Pourquoi aujourd’hui on nous empêche de manifester en France? Pourquoi on a des points de blocage? Pourquoi les flics nous bloquent à la sortie d’une manifestation? […] On est dans un pays de droit, on a le droit de manifester et surtout pas de perdre un œil pour ça», a indiqué le Gilet jaune.

«Regroupons-nous»

Le Gilet jaune a aussi appelé tous les Français à se réunir sans porter attention à leur lieu de résidence.

«La misère sociale n’appartient à personne aujourd’hui en France. Elle est le sujet de tous: campagne, banlieue, région, outre-mer. Elle est de partout. Donc forcément, à un moment donné, arrêtons de mettre notre communautarisme de côté et […] regroupons-nous», a-t-il résumé.

L’ex-boxeur Christophe Dettinger, cet ancien champion de France aujourd’hui âgé de 37 ans, comparaissait ce mercredi devant le tribunal correctionnel de Paris pour avoir frappé des membres des forces de l’ordre lors du 8e samedi de la mobilisation des Gilets jaunes. Le procureur avait requis deux ans ferme contre l’ex-boxeur.

https://fr.sputniknews.com/france/201902131040015606-commentaire-jerome-rodrigues-proces-christophe-dettinger/

Et si la « gauche militante » arrêtait de se la raconter ?

 

 

Et si la « gauche militante » arrêtait de se la raconter ?

  Et si la « gauche militante » arrêtait de se la raconter ?

Alors que la mobilisation des GJ stagne, en légère régression, le socle de sympathie du public le plus large ne s’effrite pas, voire même, se consolide plutôt, malgré (…)

353 visites 11 fév. 2019 | 16 réactions | Luniterre   + Partager

 

 

Et si la « gauche militante »

arrêtait de se la raconter ?

( Synthèse pour Agoravox )

 

 

Alors que la mobilisation des GJ stagne, en légère régression, le socle de sympathie du public le plus large ne s’effrite pas, voire même, se consolide plutôt, malgré l’image médiatique assez négative du mouvement que forgent les médias aux ordres.

Un autre paradoxe apparent, dans ce contexte, c’est l’échec relatif de la journée de grève et de manifs du 5 Février, qui s’est avérée être une journée lambda de plus du train-train syndical français, dont on avait simplement un peu perdu l’habitude.

Pourtant, avec la convergence affichée par les ténors du mouvement GJ et de la pseudo « extrême-gauche » française, la conjonction des planètes politiques et syndicales française actuelles paraissait devoir faire de cette journée un « tournant historique » digne du 13 Mai 68, ou, plus récemment, du 17 Novembre.

Or il n’en a rien été, et, vue sous cet angle, la journée du 5 Février est carrément un échec absolu, et non pas relatif…

Mais de plus un « échec » que l’on peut considérer comme ayant été quasiment planifié par les promoteurs de la dite journée…

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/01/30/martinez-aurait-il-subitement-trouve-la-lumiere-en-reponse-a-j-p-page/

En ce sens, un « échec » planifié et qui se concrétise sur le terrain cesse effectivement d’être un « échec », et peut être glorifié comme une « réussite » par les bureaucraties syndicales et politiques qui en avaient simplement besoin pour retrouver leur rôle de « pare feu » du système, rôle et système sérieusement affaiblis par le mouvement GJ depuis le 17 Novembre…

Bien évidemment, cette « culture de l’échec », dans le syndicalisme français, peut paraître paradoxale, mais il faut, pour la comprendre, ne pas perdre de vue que la vie sociale et politique des bureaucraties syndicales est aussi un jeu de billard à plusieurs bandes… A travers les subventions patronales et étatiques, en jouant ce rôle de « pare feu » elles font simplement le boulot pour lequel elles sont payées, mais cela n’exclut pas, bien au contraire, une certaine rivalité pour le partage… D’où la surenchère démagogique, qui n’a pas pour but d’obtenir réellement satisfaction des revendications, mais simplement d’élargir un peu la base en vue de prétendre à plus de « représentativité »…

« Élargir un peu sa base », cependant, cela ne doit donc pas aller jusqu’à risquer une vague de lutte sociale qui remettrait en cause le système. Ce qui explique donc bien le « retard à l’allumage » de l’intervention cégétiste, par rapport aux débuts du mouvement, il y a bientôt trois mois, et le peu d’empressement à exprimer des revendications cohérentes qui risqueraient de remobiliser les foules du 17 Novembre…

Ce que le 17 Novembre avait mis en mouvement, c’est précisément tout le petit peuple « périphérique » qui ne se reconnaît pas, et pour cause, dans les bureaucraties syndicales.

Une majorité « silencieuse » qui avait soudain trouvé la voie de son expression en bloquant les ronds-points…

Comprendre la différence entre cette base sociale et celle des syndicats, c’est d’autant plus simple, à l’issue de la journée du 5 Février…

A lire les textes CGT, tracts ou articles, le capital se résumerait au CAC 40 en France… Si effectivement le capital financier est la force politique réellement dominante, le tissu économique et social français ne s’y résume pas, et de loin, tant en matière d’emploi que de rémunérations, donc.

 

Les PME représentent à elles seules près de 50% de l’emploi en France…

 

Les TPE encore 20% de plus….

 

Et les 30% restants ???

 

La fonction publique, stricto sensu, représente 20% de l’emploi en France.

 

Et il y a encore près de 5% des salariés qui dépendent du secteur public sans être fonctionnaires stricto sensu. (1)

 

Autrement dit, le salariat des grosses entreprises, celles qui servent directement de base économique et sociale au capital financier, ne représentent au plus que 5 à 6% du total des salariés.

 

Pour affiner encore cette approche il faudrait encore préciser, dans ces 6%, combien se trouvent directement dans le secteur productif, combien sont payés au SMIC, productifs ou non, etc…

 

C’est probablement faisable, mais la disproportion des chiffres d’ensemble, par rapport au discours habituel de la gauche, « extrême » ou non, suffit à en comprendre la vacuité totale.

 

La très grande majorité des prolétaires, smicards et productifs, se trouvent dans les PME et les TPE.

 

La base économique et sociale des bureaucraties syndicales, y incluant même, à quelques exceptions près, les sections anarcho-syndicalistes, se trouve dans les 30%, secteur public et grosses boites, qui ne sont pas majoritairement smicards, ni même concernés par ce niveau de rémunérations.

 

Dans ces conditions, il est logique que le langage de la CGT reste hermétique au plus grand nombre, qui ne se sent tout simplement pas concerné… ! De l’agit-prop essentiellement ciblée vers sa base « utilitaire », en quelque sorte, de la part de la CGT… Pas de risque de débordement…

Pour ce public, réclamer à la fois le SMIC à 1800 €, une hausse générale des salaires, retraites, minima sociaux, et la suppression des aides publiques aux entreprises, la suppression de la TVA et de toutes les taxes, une réforme de la fiscalité, etc…(2) tout cela ne pose pas de problème de cohérence, c’est seulement le langage auquel il est habitué depuis des décennies et qui l’amène à défiler régulièrement et rituellement dans les rues derrière ses banderoles syndicales, même si en rangs de plus en plus clairsemés, au fil des ans…

 

S’il est clair que les groupes financiers, industriels et commerciaux qui dominent la vie sociale et politique française se gavent au détriment de l’immense majorité et pourraient manifestement non seulement se passer des « aides publiques » sous quelque forme que ce soit, mais en outre, contribuer socialement réellement à hauteur de leurs superprofits, le cas de la plupart des TPE-PME est pourtant beaucoup plus nuancé.

 

En réalité, et contrairement à une idée reçue, l’artisan ou le petit entrepreneur qui travaille au quotidien sur les chantiers avec son personnel n’a pas forcément intérêt à le sous-payer. Pour autant, augmenter le SMIC, pour la plupart d’entre eux, ne peut se faire actuellement qu’avec des aides publiques sur les charges, aides qu’ils doivent quémander tout aussi bureaucratiquement que leurs salariés pour la nouvelle « prime macron ».

 

Néanmoins, comme on l’a déjà vu (3), le principe des aides publiques, complètement injuste et aberrant en pratique, même pour les TPE-PME, doit être tout à fait abandonné.

 

C’est pourquoi il est donc nécessaire de revendiquer une nouvelle répartition des charges sociales, qui permettra d’augmenter réellement le SMIC sans surcharger les TPE-PME, qui représentent 70% de l’emploi salarié en France.

La répartition des charges et cotisations pourrait donc être réglementée de façon progressive croissante pour charger davantage les groupes financiers et moins les TPE-PME selon un prorata tenant compte à la fois du chiffre d’affaire et du nombre de salariés. C’est à dire un moyen indirect mais incontournable de taxer socialement le capital, en fait.

 

https://www.change.org/p/emmanuel-macron-mettre-fin-au-scandale-%C3%A0-40-milliards-du-cice-et-de-son-substitut-actuel-82eed49b-2055-4be5-a0b0-4dcc8e80e771

 

Un ensemble de revendications concernant la répartition est aussi possible à travers une alternative « différenciée » à la CSG, c’est à dire, au moins, excluant cette taxe des salaires, alternative qui devrait donc viser également, et encore plus directement, les superprofits du capital financier.

 

Autrement dit, ce type de revendication, incluant une réforme de la CSG, qui n’est déjà plus véritablement « généralisée », et devrait donc être encore plus « différenciée », selon les catégories économiques et sociales, pourrait former la base d’un front social populaire et prolétarien véritablement représentatif de la très grande majorité du corps social, contrairement aux syndicats, et construire une alternative réellement démocratique qui balaierait le système actuel comme un fétu de paille, lorsque la base de ce front sera unie sur un programme revendicatif approprié. C’est l’ébauche d’un tel front qui s’était formée, sur le terrain, le 17 Novembre et dans les premières semaines qui ont suivi.

 

Si elle avait voulu être à la hauteur de sa mission sociale originelle, c’est là que la « gauche militante » française, et la CGT en tête, aurait du intervenir, pour clarifier la base possible de cette unité. Arrivé près de la fin de l’année 2018, ce front était déjà en train de se disloquer sous l’effet de l’incohérence « spontanéiste » de ce mouvement.

 

Au cours des deux premiers Actes 2019, un rebond était encore possible, semble-t-il, si une structuration globale du mouvement et de ses revendications s’était mise en place.

 

Au lieu de cela, la CGT se contente de ramasser, sur sa base restreinte, quelques morceaux d’un mouvement social amorçant manifestement sa chute. Et de reprendre son train-train habituel qui convient parfaitement au pouvoir, au delà des rodomontades verbales de circonstances.

 

Dire qu’il y a là une stratégie délibérée, ce n’est qu’un simple constat, en réalité ! Et de constater, également, qu’elle est parfaitement complémentaire avec la stratégie du pouvoir.

 

En promulguant sa prime d’activité qu’il faut individuellement aller quémander auprès de l’administration, Macron a parfaitement analysé la situation, suite au 17 Novembre, et, en tablant sur l’inorganisation du prolétariat smicard des TPE-PME, en le renvoyant à sa démarche habituelle de survie individuelle, il a tout simplement sapé potentiellement la base économique et sociale de l’unité populaire renaissant spontanément, le 17 Novembre, suite à l’aggravation des conditions sociales de la majorité prolétarienne de ce pays.

 

Vu la profondeur et la durabilité de la crise, le courant de sympathie demeure, vis à vis de la protestation sociale, mais la motivation immédiate du passage à l’acte, et notamment, à la grève générale et prolongée, a été à nouveau habilement remplacée par le pouvoir macronien par un retour à la « démerde » individuelle.

 

La « gauche » bureaucratique cégétiste et autre peut tranquillement « remobiliser » sa base sociale pour regagner le terrain perdu dans le partage des subventions et prébendes patronales et étatique, elle ne risque plus le « débordement » du prolétariat smicard qui eut réveillé le « démon rouge » d’une remise en cause du système.

 

S’il existait encore, dans ce pays, une gauche réellement prolétarienne, elle devrait (et même, aurait déjà du, en fait), logiquement, adapter sa stratégie et sa tactique à cet état de fait, et réfléchir au moyen de remobiliser le prolétariat des TPE-PME, mais on constate donc qu’une telle gauche prolétarienne n’existe pas en France, à part quelques individus isolés et inorganisés.

 

Une « force » politiquement inexistante et donc actuellement dans l’incapacité de faire évoluer le rapport de force, qui, lentement mais sûrement, et avec la complicité, objective et de fait, de la gauche actuelle, même « extrême », se reconstitue en faveur du système.

 

Pourtant, ce que prouvent les bons sondages de popularité du mouvement, c’est qu’Acte après Acte, Samedi après Samedi, la flamme du 17 Novembre est loin d’être tout à fait éteinte. La ranimer et lui redonner même un nouvel éclat, en tenant compte de l’analyse et de l’expérience, tel pourrait être le défi que la gauche militante se fixe à elle même pour être à la hauteur de sa responsabilité sociale et historique.

 

Luniterre

 

 

( 1 Structuration économique et sociale en France :

https://artisans.chefdentreprise.com/thematique/actualites-1063/Breves/TPE-326336.htm

https://www.economie.gouv.fr/cedef/chiffres-cles-des-pme

https://www.insee.fr/fr/statistiques/fichier/3152833/ENTFRA17.pdf

https://www.insee.fr/fr/statistiques/2569436?sommaire=2587886

https://www.ouest-france.fr/economie/social/fonctionnaires-combien-sont-ils-combien-gagnent-ils-5301485 )

 

( 2 Les liens et docs CGT :

https://www.cgt.fr/actualites/salaires/pour-un-smic-1-800-eu-il-est-urgent-dagir

https://www.cgt.fr/sites/default/files/2019-01/20190108_Smic1800_Tract_SR_CA.pdf

https://www.cgt.fr/sites/default/files/2018-09/20180911_AugmentationSalaires_4pages.pdf

https://www.cgt.fr/sites/default/files/2019-01/20180108_SalaireBulletin_RectoVerso_SR_CA.pdf )

 

( 3 CICE, CSG, charges sociales :

https://gjles42revendications.wordpress.com/2019/01/15/2019-grand-debat-ou-grand-gaspi/

https://frontdeslaics.wordpress.com/2019/01/27/un-scandale-detat-a-40-milliards-que-les-syndicats-refusent-de-denoncer-pourquoi/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/01/05/unite-cgt-gj-le-baiser-qui-tue/ )

 

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SOURCE :

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/02/10/et-si-la-gauche-militante-arretait-de-se-la-raconter-synthese-pour-agoravox/

 

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Un scandale d’État à 40 Milliards que les syndicats refusent de dénoncer : pourquoi ?

 

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Un scandale d’État à 40 Milliards que les syndicats refusent de dénoncer : pourquoi ?

 

 

Alors que la gabegie du financement du CICE est dénoncée par la plupart des économistes depuis des années, par exemple dans « La Tribune » en 2016 (*), alors qu’il était déjà estimé à 20 Milliards d’euros, on ne peut certes pas dire qu’elle ait été totalement passée sous silence par les syndicats, mais on ne peut pas dire non plus qu’ils en aient fait un thème majeur d’agit-prop ! C’est le moins que l’on puisse dire, alors que ce scandale perdurait en parallèle des luttes sociales contre la loi-travail, par exemple. Mais que dire, aujourd’hui, en pleine lutte des Gilets Jaunes contre les abus de taxations et d’impôts, alors que le montant de ce scandale vient de doubler, en ce début 2019, avec les dernières mesures de Macron à son sujet !!

 

Après deux mois de luttes, une dizaine de morts, des centaines de blessés, dont certains grièvement, mutilés à vie, la CGT fait enfin mine de se réveiller péniblement pour une de ses sempiternelles « journées d’actions » sans aucune préparation préalable, en profondeur, sur les thèmes de lutte sociale qui touchent réellement les catégories prolétariennes les plus démunies.

 

Autrement dit, juste une manœuvre de récupération de l’agitation spontanée des Gilets Jaunes, au moment où elle paraît être dans une situation incertaine, avec pour seul mot d’ordre fédérateur le RIC, déjà en partie récupéré et manipulé par la vieille classe politique sur le retour, dans la perspective des élections « européennes ».

 

En réalité cette attitude des syndicats se comprend et s’explique très bien si l’on considère l’origine de leur propre financement ! Comment pourraient-ils réellement attaquer les largesse de l’État avec notre argent envers les grandes entreprises, alors qu’ils sont eux-même dépendants des uns et des autres pour leur propre subsistance en tant que bureaucraties ? Le chien bien élévé ne mord tout simplement pas la main du maître qui le nourrit. En tentant, à retardement, de se mêler à la lutte des GJ pour la contrôler et pouvoir ainsi se poser en « interlocuteur valable » du gouvernement Macron, la CGT ne fait jamais que le boulot de kollaboration de classe pour lequel celui-ci le paye :

« L’argent prélevé auprès des entreprises du secteur privé (0,016 % de leur masse salariale — cette contribution se substituant à leur ancienne cotisation formation) vient abonder désormais le nouveau Fonds pour le financement du dialogue social, mis en place par la loi sur la formation de 2014 et dont le premier bilan vient d’être présenté. Les 82,3 M€ ainsi récoltés, ajoutés aux 32,5 M€ de subventions de l’Etat (soit 114,8 M€ au total) sont répartis selon des critères plus clairs : environ 40 M€ vont pour la formation des élus, et 73 M€ pour la tenue des réunions paritaires notamment.

De même, on sait désormais que dans cette enveloppe globale, la CGT a perçu 17,6 M€, le Medef 11,4 M€ etc. (voir infographie). Même précision, enfin, par branche patronale : de la très puissante Union des industries et métiers de la métallurgie (1,9 M€) au très petit Groupement français des golfs (74 €), en passant par les entreprises du médicament (196 000 €), les salons de coiffure (56 500 €) ou encore la maroquinerie (42 000 €), le site de l’association gérant ces sommes (AGFPN) détaille les montants décrochés par chacune des 330 branches ayant passé le cap des contrôles. Car chacune d’elle doit montrer patte blanche dans un rapport certifié par les commissaires aux comptes. Celles qui refusent encore après plusieurs mises en demeure ont vu leurs versements suspendus. »

http://s1.lprs1.fr/images/2016/12/19/6472584_1.JPG

http://www.leparisien.fr/economie/syndicats-on-y-voit-enfin-plus-clair-19-12-2016-6471543.php

(* https://www.latribune.fr/economie/france/le-cice-un-scandale-d-etat-587387.html )

 

Alors que le financement de ce trou de 40 Milliards dans les caisses de l’État, qui doit nécessairement compenser le déficit des charges sociales impayées par les entreprises, incombe donc désormais, pour 2019, entièrement aux contribuables déjà victimes de toutes les surtaxations en cours. Et alors que cet argent, normalement dû par les entreprises à la Sécurité Sociale, est concrètement une partie du salaire tout aussi normalement dû aux travailleurs de ce pays, même si sous la forme indirecte des prestations sociales et de santé.

 

C’est pourquoi Front des Laïcs décide à son tour de soutenir la pétition récemment lancée pour mettre un terme à ce scandale et rétablir un peu de justice sociale pour les travailleurs les plus démunis.

 

Pierre GRINDSABLE

 

 

 

Au départ du mouvement des Gilets Jaunes il y a le ras-le-bol des taxes et des impôts qui réduisent fortement la possibilité de vivre simplement de son travail. L’argent de l’État, c’est essentiellement, à la source, le nôtre, celui de tous les travailleurs. Est-ce que le produit de notre travail sert réellement à répondre à nos besoins sociaux ou bien seulement à grossir encore les super-profits du CAC 40 ? Une question posée avec acuité à propos de l’évolution du CICE et de ses succédanés. Et désormais, l’objet d’une pétition… :

 

Mettre fin au scandale à 40 Milliards du CICE et de son substitut actuel

 

Une pétition proposée sur le blog « Gilets Jaunes-Les 42 Revendications » :

 

https://gjles42revendications.wordpress.com/2019/01/23/une-petition-pour-relever-le-smic-en-abrogeant-le-cice/


https://www.institut-pandore.com/wp-content/uploads/2014/08/download.gif

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POUR METTRE FIN

A UN SCANDALE D’ÉTAT

A 40 MILLIARDS D’EUROS !!

 

 

 

Et pour un minimum de décence sociale dans notre pays,

 

Abrogation réelle et définitive du CICE et de ses substituts !

 

 

 

Fin décembre 2018 se terminait officiellement le CICE mis en place en 2013 sous Hollande, déjà avec l’appui d’Emmanuel Macron. Mais en fait ce crédit d’impôt annuel aux entreprises était remboursable sur trois ans.

Il court donc encore en réalité jusqu’en 2021.

Dès le 1er Janvier 2019, il est néanmoins déjà remplacé par un allègement des charges sociales aux entreprises, également couvert par l’État, et pour la même somme annuelle de 20 Milliards d’Euros. 

En 2019, les deux montants se cumulent donc pour la somme totale de 40 Milliards d’Euros.

Soit la valeur de 1/7ème des recettes fiscales de la France qui se trouve donc gaspillée d’entrée de jeu… Alors que des besoins sociaux vitaux dans le pays ne sont plus satisfaits et que le peuple manifeste contre l’injustice fiscale et pour que cesse le gaspillage des deniers publics qui sont essentiellement le fruit de son travail.

En effet, non seulement le CICE a fait la preuve de son inefficacité en matière de création d’emplois, mais en plus il n’a nullement empêché les grandes entreprises qui en ont bénéficié, comme Carrefour, Auchan, La Poste, la SNCF, SANOFI, la BPCE, etc… de licencier à tour de bras !

Dans la nouvelle formule du « double CICE » 2019 il n’y a toujours pas davantage de garanties contre les licenciements.

Il s’agit donc de réclamer, par la présente pétition, qu’il soit mis fin aussi bien au remboursement du CICE qu’à son substitut à partir de 2019.

Les charges sociales doivent être assumées par les entreprises aussi bien en fonction du nombre de leurs salariés que de leur chiffre d’affaires, et selon un système unique et progressif qui les répartit donc en fonction progressive croissante, de façon à alléger celles des TPE et PME en reportant l’équivalent sur les plus grosses, au prorata, et donc ainsi sans coûter un seul euro à l’État, au delà des charges de ses propres salariés.

Par voie de conséquence, c’est le salaire net qui devient le salaire de base de référence, le brut étant lui soumis aux conditions particulières de chaque entreprise.

Dans la liste des revendications du mouvement GJ émise au 29/11/2018, la revendication concernant le SMIC est exprimée en salaire net, à 1300 euros mensuel.

Selon les normes européennes (Eurostat) cela reste encore inférieur au seuil de pauvreté pour une famille monoparentale avec un enfant à charge. Un SMIC à 1400 euros net correspondrait donc à un minimum de décence sociale dans notre pays.

 


Mettre fin au scandale à 40 Milliards du CICE et de son substitut actuel

 

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SUR LE MÊME THÈME:

 

Unité CGT-GJ : Le baiser qui tue ?

 

https://frontdeslaics.wordpress.com/2019/01/06/unite-cgt-gj-le-baiser-qui-tue/

 

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