antifascisme

6 Juin 1944, « Acte I » de la Société du Spectacle: Une boucherie stratégiquement utile ???

 

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6 Juin 1944 : Grand Show à l’Américaine

 

« Acte I » de la Société du Spectacle :

 

Les acteurs, par milliers,

meurent pour de vrai !

 

Une boucherie stratégiquement utile ???

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Comme l’a révélé le film historique éponyme sorti en 2017, Churchill était loin de soutenir avec enthousiasme le projet de débarquement en Normandie. Son opposition n’était pas nouvelle, mais elle a ressurgi au dernier moment, alors qu’il semblait s’être aligné sur les positions US depuis quelques temps déjà…

 

En réalité, c’est même essentiellement lui qui est à l’origine des premières opérations de débarquement en Afrique, puis en Sicile et en Italie.

 

Le choix de l’Italie résultait déjà pour lui d’un compromis, alors qu’il préconisait plutôt un débarquement dans les Balkans. Ce choix stratégique se comprend très bien, à tous points de vues en fonction de la situation politique et militaire de l’époque, et surtout de son point de vue de Premier Ministre de la Grande-Bretagne, dont il défendait d’abord les intérêts impériaux, c’est-à-dire impérialistes, en fait. Ceci-dit, il est à considérer, en fonction de son expérience tragique aux Dardanelles en 1915 (200 000 morts), que la préoccupation de ne pas sacrifier inutilement des vies humaines faisait réellement partie de ses considérations importantes. C’est notamment ce qu’évoque le film de 2017, centré sur ses scrupules et ses hésitations les tout derniers jours avant le 6 Juin.

 

Bien évidemment, les deux types de préoccupations, dans ce cas, ne sont pas incompatibles. La disproportion des forces britanniques et US suffit à le comprendre : les généraux US s’affirment clairement prêts à sacrifier une partie importante de leurs troupes pour réussir cette percée sur le continent, alors que Churchill, qui a déjà du avaler la couleuvre de voir cette opération se préparer à partir de son territoire, se voit sur le point de sacrifier le meilleur de ses troupes pour le profit de l’impérialisme US en train de supplanter la Grande-Bretagne, et largement, comme leader du monde occidental.

 

En réalité, la première grande puissance à être réduite par l’opération Overlord, ce n’est pas l’Allemagne, mais bien la Grande-Bretagne, qui avait joué jusque là le rôle de citadelle invincible et d’avant poste de l’Occident « libre ».

 

A considérer la carte d’ensemble des opérations militaires de l’époque, on ne peut que constater que cela semble même avoir été une des préoccupations essentielles du choix « stratégique » US.

 

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En effet, aucun autre argument de cet ordre ne tient sérieusement la route, ni ne résiste à l’analyse.

En réalité, non seulement les difficultés rencontrées sur le front italien sont relatives, mais elle le sont d’autant plus que ce front se trouve en partie dégarni de ses troupes en raison de l’option US sur la Normandie. A l’origine, et déjà suite au compromis initialement accepté par Churchill, c’était, selon lui, sur ce front qu’aurait du porter une accentuation massive de l’intervention US.

 

Et malgré cela, Rome est déjà libérée le 4 Juin 1944, alors que l’Opération Overlord se trouve finalement retardée à plusieurs reprises. De quoi faire certainement regretter Churchill de ne pas avoir été suivi, et de quoi renforcer ses réticences clairement exprimées des derniers jours avant le D Day.

 

Que l’intervention US ait également eu pour but de pouvoir contenir au plus vite l’avancée soviétique sur le front Est, c’est maintenant une évidence suffisamment établie, à cette très grosse nuance près, là aussi, que le choix stratégique churchillien était évidemment et très largement la meilleure option dans ce sens. Son plan initial visant les Balkans eut même été un encore plus court chemin, dans ce but, qui n’était donc pas absent, non plus, des préoccupations de l’anticommuniste Churchill.

Là encore, donc, l’une des « raisons historiques », généralement invoquée, du choix normand, n’est donc évidemment pas la bonne, en tous cas, sur le plan stratégique, et surtout, considéré dans l’optique d’une stratégie supposée essentiellement anti-nazie.

Force est donc de constater, en prenant simplement un peu de recul sur l’analyse de ces événements, que d’autres motivations, d’autres objectifs stratégiques se dissimulent donc derrière ce choix historique, derrière un tel déploiement de moyens, derrière une telle désinvolture à sacrifier des milliers de vies humaines supplémentaires, y compris et surtout, dans ce qui était le propre camp de ces décideurs, se voulant pourtant le fer de lance d’un occident « humaniste » !

 

Sur le plan géostratégique l’offensive US en Europe n’avait donc pas pour seul but de réduire la puissance nazie, mais bien aussi et surtout, d’affirmer la puissance US face aux puissances européennes déjà déchues par leur capitulation face au nazisme et devenue « alliées » surtout faute d’autres choix possibles.

 

Dans cette optique, baser l’armée US principalement en Grande-Bretagne visait donc déjà à réduire relativement la puissance de ce pays, le seul qui n’avait donc pas capitulé. La démonstration était faite aussi directement que possible et grandeur nature, que la Grande-Bretagne n’avait pas réellement les moyens de la victoire qu’elle promettait dans ses proclamations, et notamment, par la voix de Churchill!

Ensuite, débarquer en France et marcher au plus vite sur Paris, c’est bien ce que les USA escomptaient faire dans un laps de temps réduit, et qui eut été tout à fait comparable au « Blitzkrieg » nazi de Juin 40, et à sa rapidité à s’instituer en force occupante, dont ils visaient ni plus ni moins à prendre la place, faisant de la France leur arrière cour européenne en tant que quasi-colonie. Il est désormais bien connu que tous les plans et dispositions concrètes avaient été prévus dans ce sens, sauf la difficulté de marginaliser le Général de Gaulle, auquel on doit au moins reconnaître le mérite de nous avoir relativement soulagés d’une telle humiliation, à défaut d’avoir réellement libéré la France.

 

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Toutefois, dans ce relatif « compromis » restituant à De Gaulle une place qu’il aurait eu du mal à imposer réellement sur le terrain, ressort l’autre véritable motivation stratégique US, à savoir contenir et réduire l’avancée du communisme en Europe. En effet son aura était des plus utiles pour imposer le désarmement des maquis, essentiellement contrôlés par les communistes et les forces politiques progressistes françaises.

 

A défaut d’un régime quasi-colonial, ce fut donc un relatif « protectorat » animé de quelques velléités gaullo-indépendantistes!

 

Et c’est bien en vue de signifier aux peuples européens la « dette de sang » qu’ils allaient avoir envers les USA que la boucherie spectaculaire et inévitable sur les plages de Normandie prenait dès l’origine son sens stratégique réel.

 

En effet, il apparaissait clairement, jusqu’en Juin 44, et malgré la belle percée sur le front italien, que le gros de l’effort de guerre avait été assumé, pour l’essentiel, en Europe, par l’URSS. Et en plus de l’avancée désormais irrésistible de l’Armée Rouge, c’est bien la validité et la légitimité du projet communiste qui était en train de s’établir parmi les populations européennes ayant subi quatre années d’exactions nazies. Idées communistes relayées, sur le terrain, par les diverses avant-gardes locales de la Résistance.

 

Créer une « dette de sang » spectaculaire et qui puisse passer pour comparable à celle, incommensurable, de l’URSS, et prétendue « stratégiquement » encore plus décisive, telle est la véritable motivation du « choix normand », quant au fond.

 

Une « dette de sang » qui pouvait devenir un investissement stratégique à longue portée, à condition de le doubler d’une intense campagne de propagande et de manipulation idéologique et historique pour la faire valider comme un tournant décisif de l’histoire et sans alternative qui eut possiblement permis d’éviter le bain de sang planifié du 6 Juin 1944.

 

Une « dette » validée chaque année par les serviteurs européens de l’empire US, avec renouvellement des « grand messes du sacrifice des innocents », chaque 6 Juin qui passe, et avec particulièrement d’emphase à chaque millésime qui le permet, et aujourd’hui, donc, celui des 75 ans.

 

Une « dette » qui conserve, paradoxalement et plus que jamais, sa « validité » et son importance géostratégique, pour l’empire US, dans les circonstances politiques présentes et si ce n’est plus essentiellement pour faire pièce à l’idéologie communiste, ce n’en est pas moins pour contenir et, éventuellement, mater concrètement, les nouvelles velléités d’indépendance des peuples, et notamment à nouveau, du peuple russe et de ses alliés à travers le monde.

 

Pierre Grindsable

 

A la suite, quelques extraits d’articles d’historiens tout ce qu’il y a d’  « occidentaux », mais dont le recoupement permet de comprendre la réalité dissimulée derrière les discours et proclamations officiels, et jusque dans les « livres d’histoires » formatés pour la jeunesse occidentale, pourtant supposée ne pas devoir avaler de « fake news » « fake history » et autres « couleuvres complotistes » !!!

 

Churchill, notice wikipédia :

« Alors que le général Eisenhower recherche un juste équilibre des forces alliées entre les armées engagées dans la conquête de l’Italie et celles devant participer à l’operation Overlord, Churchill préconise vainement de prélever des troupes pour une intervention à Rhodes. Il est en effet persuadé, à tort, [NDTML :Chacune des options proposées par Churchill, lorsqu’elles sont évoquées, lui sont systématiquement imputées à son tort, voire à son âge…], qu’une telle intervention pourrait faire basculer la Turquie alors neutre, dans le camp des alliés. Concernant l’approche directe centrée sur l’operation Overlord, l’échec du raid de Dieppe en août 1942 en a montré les dangers. Néanmoins il s’y rallie et à partir de 1944, la stratégie américaine prévaut. Néanmoins lorsque les Alliés organisent un débarquement en Provence, Churchill eût préféré que l’armée alliée stationnée en Italie marchât sur Vienne et Berlin, y devançant les Soviétiques. »

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Winston_Churchill#cite_ref-Bédarida368_310-0

 

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Churchill, autre notice biographique :

 

« En 1941, l’URSS rejoignit le camp allié ainsi que Winston [Churchill] l’avait depuis longtemps pronostiqué. Lors de la mondialisation du conflit, Churchill se rendit en URSS et aux USA pour discuter de vives voix avec ses homologues. Il échangea des notes nombreuses avec Roosevelt après la signature de la charte de l’Atlantique entre les 9 et 12 août 1941, texte dont la teneur était autant éthique que stratégique. Dès 1943, il préféra à l’idée d’un débarquement allié en Normandie, un débarquement d’Afrique en Sicile puis en Italie, décision effectivement prise en janvier 1943 lors de la conférence de Casablanca (opération Husky). La Royal Air Force entreprit également des raids aériens sur l’Allemagne.

 

http://histgeo.free.fr/troisieme/guerremondiale/Churchill.html

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Campagne d’Italie, notice wikipédia, extraits :

 

« La campagne d’Italie est née d’un compromis entre les Alliés à la conférence de Casablanca en janvier 1943 :

  • les Américains étaient en faveur d’une attaque de front, c’est-à-dire par la voie la plus courte, la Manche, pour atteindre le cœur de l’Allemagne ;
  • Churchill, de son côté pensait que les Balkans, en tant que « ventre mou de l’Axe » constituaient un objectif idéal. »

(…)

«  Pendant ce temps, fin août 1943, lors de la conférence de Québec, les Américains donnèrent leur accord à un débarquement en Italie à la condition que leurs Alliés reconnaissent la priorité à l’opération Overlord en Normandie. La suite de la campagne d’Italie se ferait avec des effectifs diminués. »

(…)

« À la conférence de Téhéran (28 novembre – 1er décembre 1943), les Alliés décidèrent que seules des actions d’importance modeste seraient entreprises en Italie. L’essentiel de l’effort devait se porter sur le débarquement en Normandie au printemps 1944.

Hitler remplaça Rommel par Kesselring en tant que commandant en chef des forces du sud-ouest de l’Europe. Il allait résister de longs mois le long de la Ligne Gustave, dont la clé de voûte était le mont Cassin.

Churchill plaida auprès d’Eisenhower pour le bien-fondé d’un nouveau débarquement allié au nord de la Ligne Gustave. Ce dernier finit par accepter un débarquement à Anzio le 22 janvier 1944. Le débarquement s’effectue si facilement que le général américain Lucas, commandant les troupes débarquées, craignant un piège, ne poursuit pas son attaque et préfère renforcer ses positions ce qui donne le temps à Kesselring, d’abord surpris, de réagir. Il installe de l’artillerie lourde sur les montagnes dominant la plaine où ont débarqué les Alliés et les écrase sous son tir. « Tête de pont, tête de mort » déclare Kesselring.

Alexander ramena l’essentiel des forces dont il disposait au printemps sur l’ouest de la ligne Gustave, et après avoir persuadé Kesselring qu’il préparait un nouveau débarquement à Civitavecchia, il adopta le plan présenté par le général français Alphonse Juin qui consistait à déborder par la gauche la position du Mont Cassin sur laquelle les Alliés butaient depuis 5 mois ; cette offensive fut menée avec 13 divisions le 11 mai.

Le 17 mai, le mont Cassin, débordé sur sa droite par les Polonais du 2e Corps et pris à revers2, était évacué et la prise des villes de Pontecorvo et Pico sur la ligne Hitler ouvrait la route de Rome. Le 23 mai, la tête de pont sur Anzio obtenait la rupture. Les armées allemandes étaient en cours d’encerclement, mais le général américain Clark préféra libérer Rome le 4 juin.

Les armées allemandes avaient eu le temps de se replier jusque sur la Ligne gothique, une autre ligne de défense sur les Apennins. Kesselring put se réorganiser d’autant plus qu’un certain nombre de divisions alliées furent prélevées du front italien pour participer à l’opération Anvil, le débarquement en Provence. Il recevait lui-même huit nouvelles divisions. »

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Campagne_d%27Italie_(Seconde_Guerre_mondiale)

 

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A propos du film historique « Churchill », sur les derniers jours précédant le débarquement :

Dans la revue « Historia » :

« Dardanelles et Dieppe

« Le film montre un chef d’État peu enclin à soutenir « Overlord », un homme hanté par les souvenirs de la Grande Guerre, traumatisé par l’échec de la bataille des Dardanelles (avril 1915-janvier 1916), qui se solda par une déroute et fit 180 000 morts côté allié, mais aussi par le fiasco du débarquement à Dieppe, le 19 août 1942.

Pour l’historien Olivier Wieviorka, plusieurs facteurs expliquent la résistance de Winston Churchill : « Le vétéran de la Grande Guerre craignait une réédition de la grande boucherie à laquelle il avait assisté aux premières loges. De même, l’initiateur du débarquement raté de Gallipoli, monté dans le détroit des Dardanelles en 1915, redoutait la répétition de cet échec cinglant. Mais d’autres motifs pesèrent. Malgré sa pugnacité, le Royaume-Uni était une puissance modeste, dont l’armée ne rassemblait en 1945 « que » 4,5 millions d’hommes. Ce facteur incitait le Premier ministre à plaider pour une stratégie visant l’ennemi sur ses marges afin d’économiser ses troupes ; forte de ses 11 millions d’hommes, la puissante Amérique souhaitait en revanche en finir au plus vite, en frappant le Reich sur son point fort. Ajoutons enfin que Churchill tenait à contrôler la Méditerranée, qui, via le canal de Suez, commandait la route des Indes. À cette aune, le théâtre italien devait rester prioritaire. Le rapport des forces dictait cependant sa loi : au vu de leur puissance, les États-Unis pouvaient imposer leurs vues. »

 

https://www.historia.fr/%C3%A0-l%C3%A9cran/quand-le-seigneur-de-la-guerre-doutait-d%C2%AB-overlord-%C2%BB

 

 

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Autre revue à propos du film historique « Churchill », sur les derniers jours précédant le débarquement :

« Churchill »: pourquoi le vieux lion s’opposa au Débarquement (VIDÉO)

« Symbole de la résistance britannique contre les Nazis lors de la Seconde Guerre mondiale, Winston Churchill était pourtant opposé au Débarquement du 6 juin 1944. C’est ce moment historique peu connu que raconte le film « Churchill », qui sort ce mercredi.

C’est l’un des dirigeants britanniques les plus respectés de l’Histoire, mais il s’opposa au Débarquement allié du 6 juin 1944. Le film Churchill, qui sort ce mercredi 31 sur les écrans français, raconte comment le vieux lion tint tête aux Américains avant de céder finalement.

Winston Churchill (1874-1965) impressionna ses compatriotes et le monde entier par sa détermination et son aptitude à galvaniser la population lors de la bataille d’Angleterre (le « Blitz ») en 1940-1941, alors qu’il était Premier ministre. Mais le film n’est pas un biopic: il raconte les 6 jours qui, en juin 1944, ont précédé le Débarquement allié sur les plages de Normandie.

« Ce plan finira en massacre », dit Churchill à Dwight Eisenhower, commandant suprême des forces alliées, au général Montgomery, chef des troupes terrestres, et au roi George-VI, lors de leurs dernières réunions avant le Jour-J.

Vétéran de la Première guerre mondiale, le Premier ministre est alors rongé par la culpabilité: il fut l’initiateur du débarquement raté de Gallipoli, monté dans le détroit des Dardanelles en 1915 contre l’Empire ottoman, qui se solda par un échec cinglant et la mort de 250.000 hommes côté allié. Plus jamais ça, se dit-il. Il craint que le Débarquement prévu par les Américains n’envoie à nouveau des milliers de jeunes soldats à la mort.

Il finira par céder, après ces six jours. Aigri de ne pas avoir été entendu, mais conscient qu’il faut aller de l’avant, il ne ménagera pas sa peine en s’engageant aux côtés des Alliés: »

http://www.francesoir.fr/culture-cinema/churchill-film-winston-pourquoi-le-vieux-lion-sopposa-au-debarquement-video-critique-avis-note-bande-annonce-vf-vostfr-normandie-seconde-guerre-mondiale

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Dans « La Croix », égalementsur le film :

« Churchill », à quelques jours de l’opération Overlord

Alors que les Alliés s’apprêtent à débarquer en Normandie, le premier ministre britannique, hanté par l’échec d’un débarquement pendant la Première Guerre mondiale, s’y oppose fermement.

  • Corinne Renou-Nativel,
  • le 30/05/2017 à 17:44

« L’image glorieuse d’Alliés indéfectiblement unis pour le Débarquement en Normandie de juin 1944 a balayé comme fétu de paille un fait pourtant important : Winston Churchill, le premier ministre du Royaume-Uni que l’histoire retient comme l’homme ayant mené son pays à la victoire, s’y est opposé avec virulence.

Le film de Jonathan Teplitzky retrace les six jours qui ont précédé cette opération décisive dans la défaite allemande et la fin de la guerre. Il montre un homme affaibli par son âge – à 70 ans, Churchill est le plus vieux des dirigeants alliés – auquel s’ajoutent alcoolisme mondain et dépression.

L’entrée dans le conflit des Américains a réduit son poids dans le front antinazi : l’armée britannique ne rassemble que 4,5 millions de soldats contre 11 millions pour celle des États-Unis. Les divergences de vues découlent de ces forces déséquilibrées : Winston Churchill entend économiser ses troupes en attaquant l’armée allemande sur ses marges par des débarquements plus modestes à Bordeaux, ainsi qu’en Italie afin de contrôler la Méditerranée, étape sur la route des Indes ; le général américain Eisenhower, auquel se rallie pleinement le Britannique ­Montgomery, veut mettre au plus vite un point final à la guerre en attaquant le Reich sur sa ligne de défense la plus forte.

Dans l’intimité d’un homme vieillissant

Le long métrage de Jonathan ­Teplitzky entre dans l’intimité d’un homme vieillissant, paralysé par sa responsabilité dans le catastrophique débarquement de Gallipoli le 25 avril 1915, à l’entrée du détroit des Dardanelles en Turquie, qui fit des milliers de morts britanniques.

À Churchill qui refuse le sacrifice de jeunes gens innocents, Eisenhower et Montgomery lui rappellent qu’il s’agit pourtant là d’un des fondements de la guerre et du prix à payer pour la victoire.

(…)« Le premier ministre émeut lorsqu’il réclame, si débarquement il doit y avoir, de se trouver sur un navire britannique parmi ses soldats – il faudra l’intervention du roi George VI pour le faire renoncer. »

https://www.la-croix.com/Culture/Cinema/Churchill-quelques-jours-loperation-Overlord-2017-05-30-1200851318

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Notice wikipédia du film :

« Juin 1944. 48 heures avant le débarquement de Normandie, Winston Churchill s’oppose à l’opération Overlord soutenue par le général américain Dwight Eisenhower.

En effet, Churchill est brusquement pris d’un doute sérieux sur le succès de cette opération en se remémorant l’échec cuisant subi à Gallipoli en 1915, qui consistait également en un débarquement surprise d’un corps expéditionnaire sur la presqu’ile du même nom, au cours de laquelle des dizaines de milliers de jeunes soldats australiens et britanniques avaient été tués.

Churchill affronte alors l’état-major de l’armée britannique, Montgomery en tête, et le commandant suprême allié, Eisenhower, qui écarte très fermement ses objections. Churchill se rend alors compte qu’il ne contrôle plus l’effort de guerre comme en 1940, qu’il ne peut plus imposer ses vues aux chefs qu’il a nommés et qu’Eisenhower lui-même écarte toutes ses tentatives de reprise en main très fermement, même s’il y met les formes : le pouvoir du monde est désormais entre les mains des États-Unis et la Grande-Bretagne doit s’y plier aussi.

Dépité, Churchill décide alors de débarquer à la tête de ses troupes à Utah Beach ; il faut alors l’intervention très ferme de George VI pour l’en dissuader. »

https://fr.wikipedia.org/wiki/Churchill_(film)

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Quelques supposés « ratés » analysés sommairement par « Le Point » :

« Mésentente. Au départ, Churchill n’était pas favorable à un débarquement sur les côtes nord de la France : le Premier ministre britannique veut affaiblir les puissances de l’Axe par l’aviation, la marine et des offensives en Méditerranée, notamment sur le sol italien. Mais les Allemands résistent, les Soviétiques réclament depuis longtemps un second front, et les Alliés s’entendent finalement sur une percée à l’ouest, lors des grandes conférences de l’année 1943. Churchill cède d’autant plus rapidement que les Russes progressent désormais vite à l’est… Il faut contrer leur expansionnisme !

 

Essai sanglant. Fin avril 1944, les Américains répètent en grandeur nature le débarquement sur les plages britanniques de Slapton Sands, dont on juge qu’elles ressemblent à celles d’Omaha et d’Utah, en France. L’opération Tiger, qui mobilise 30 000 hommes et 200 bateaux, tourne vite au drame : les Allemands, alertés, torpillent facilement les navires bourrés d’hommes et de munitions, faisant 750 tués et 300 blessés. Les GI sont enterrés en secret pour ne pas démoraliser les troupes : ils seront officiellement morts au combat, deux mois plus tard.

 

Codes égarés. À quelques semaines du jour J, les services secrets sont sur les dents. Militaires et politiques sont tenus à la plus grande discrétion, ce qui n’empêche pas les bavures. La plus rocambolesque concerne un officier britannique qui égare un porte-documents avec le plan de communication radio du débarquement et ses codes secrets. Fin de l’angoisse quand un chauffeur de taxi scrupuleux rapporte la sacoche à Scotland Yard…

Retard. Au départ, le D Day est fixé au 1er mai 1944 pour profiter des bonnes conditions climatiques. Mais le général Eisenhower, responsable des opérations, se rend compte qu’il n’a pas assez de barges pour assurer le transport des troupes : il faut accélérer la production au maximum et retarder le débarquement d’un mois. On choisit le 5 juin, puis le 6, en fonction d’une météo plus clémente et d’une nuit de pleine lune, favorable à l’aviation.

Guerre de bocage. Si le débarquement permet de mettre en place une tête de pont efficace en seulement quelques jours, la suite est nettement plus compliquée. Le commandement allié avait prévu de mener une offensive éclair, avec chars et aviation, mais la bataille de Normandie s’enlise dans la boue et le bocage, avec les fantassins en première ligne et les Allemands en embuscade dans les chemins et derrière les haies. Sans compter les civils, mal prévenus des attaques et des bombardements, qui payent un lourd tribut sur le terrain (14 000 morts pour la seule Basse-Normandie).

Exactions. On a longtemps caché ce genre d’informations, mais des historiens évoquent désormais le comportement abusif de certains GI sur les populations. À titre d’exemple, on a recensé environ deux cents cas de viols et une trentaine de meurtres dans le seul département de la Manche pendant les opérations. Des chiffres à relativiser lorsqu’on les compare à la masse de soldats débarquée sur la période (plus de 1,5 million). Les coupables ont parfois été arrêtés et condamnés.

Omaha Beach. Le débarquement des Américains sur la plage normande tourne à la catastrophe. Gênés par le brouillard, les bombardiers alliés ont manqué leurs cibles, les défenses allemandes sont intactes. Les barges sont larguées trop loin des côtes, la houle est forte, les tanks et le matériel coulent à pic, la plupart des embarcations sont prises pour cibles. Et quand elles accostent, le courant les a fait dériver par rapport aux objectifs. Les premiers arrivants courent au massacre, sans compter la marée qui se met à recouvrir trop vite la plage. « Tout ce qui était susceptible de rater a raté », a reconnu plus tard le général Eisenhower. En un jour, trois mille GI vont rester sur le sable, morts ou blessés.

De Gaulle contre Eisenhower. Le 6 juin, le général américain et le chef de la France Libre doivent diffuser leur appel l’un à la suite de l’autre. Mais Eisenhower demande aux Français d’obéir « aux ordres que je serai appelé à donner… » De Gaulle est furieux, il refuse d’apparaître comme le vassal des Américains : il tonne, proteste, Eisenhower l’envoie « au diable », Churchill menace de « l’enchaîner » et de le renvoyer à Alger ! Il obtient finalement que son propre message ne soit diffusé que l’après-midi du 6 juin, dans lequel il demande aux Français de suivre « les consignes » données par son gouvernement : « La bataille suprême est engagée… C’est la bataille de France ! » L’honneur est sauf.

Déception à Falaise. Ce devait être la dernière bataille, celle qui permettrait, à l’arrière de Caen, en août 1944, de prendre au piège les divisions blindées allemandes de Normandie en opérant la jonction des troupes américaines et anglo-canadiennes, par un large mouvement d’encerclement. Mais les Alliés ne sont pas assez rapides, la poche se révèle poreuse, et plus de 50 000 soldats allemands parviennent à s’enfuir, même si le gros de la Wehrmacht est mis hors de combat. Les Anglais et les Américains se renverront longtemps la responsabilité de cette demi-victoire.

Reportage gâché. Robert Capa, l’envoyé spécial du magazine américain Life, fait partie du contingent débarqué sur Omaha Beach la sanglante. Le célèbre photographe mitraille les soldats qui tentent d’échapper au feu ou à la noyade, au plus près de l’action. Mais sur la centaine de clichés du D Day, seuls onze seront publiables, les autres ayant été détruits au cours de leur développement, à la suite d’une erreur d’un laborantin. Ce sont à ce jour les documents les plus saisissants du D Day, mondialement connus.

 

https://www.lepoint.fr/histoire/les-10-rates-du-debarquement-05-06-2014-1832570_1615.php#site

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Plus percutant, encore, sur « Valeurs Actuelles », qu’on ne saurait soupçonner de « gauchisme » !

« Normandie – 6 juin 1944. Évoqué dès 1942, le choix des plages du Cotentin et du Calvados n’a été finalement arrêté que six mois avant le jour J. Après un détour par les Balkans… Et l’incroyable opération Fortitude, qui leurra les Allemands avec un immense succès.

Si les Britanniques ont joué un rôle décisif dans le succès du 6 juin 1944 — ne serait-ce que pour avoir tenu quatre ans face à Hitler et ainsi pu offrir à l’armada alliée la base arrière sans laquelle rien n’eût été possible —, c’est peu dire que le choix de la Normandie pour déclencher la « bataille suprême » (Charles de Gaulle) n’était pas le leur…

On l’ignore généralement : ce n’est pas en France, mais en Yougoslavie que Churchill aurait préféré voir Américains, Britanniques et Canadiens faire porter le gros de leurs efforts pour la libération de l’Europe. Et ce n’est qu’à l’extrême fin de l’année 1943 — à la conférence de Téhéran, entre le 28 novembre et le 1er décembre — que le principe et le lieu de l’opération Overlord, arrêtés par Roosevelt, en août précédent, ont été entérinés par Churchill.

 

Pourquoi le premier ministre britannique tenait-il tant aux Balkans ? Pour une raison qui, rétrospectivement, apparaît largement recevable : barrer la route de l’Europe centrale et orientale aux Soviétiques, qui, depuis la capitulation de la VIe armée allemande à Stalingrad (février 1943) et surtout la bataille de Koursk (juillet-août 1943), avancent à grandes enjambées vers l’ouest. À ses proches, il ne cesse de le répéter : la priorité consistant à débarrasser l’Europe de Hitler n’implique pas nécessairement d’en livrer une partie à Staline. Il se dit que prendre pied en Slovénie ou en Istrie puis remonter vers Vienne par la trouée de Ljubljana (entre les Alpes et les Balkans) frappera les Allemands de stupeur et permettra d’aller rapidement à la rencontre des Soviétiques dans plusieurs directions à la fois : Prague, Budapest, et surtout les champs pétrolifères de Roumanie, essentiels à la machine de guerre allemande… Ce qui, dans l’esprit de Churchill, n’exclut nullement un second débarquement en Provence (comme celui qui aura effectivement lieu, le 15 août 1944) visant à la fois la libération du territoire français et, via la vallée du Rhône et la trouée de Belfort, l’invasion de l’Allemagne.

Quand Staline a invité Churchill, à Moscou, en août 1942, celui-ci lui a dessiné un crocodile. Et il lui a dit, à propos du prochain débarquement allié en Afrique du Nord dont il a personnellement convaincu Roosevelt : « Vous vous occupez de la gueule, et une fois les Allemands chassés d’Afrique, nous nous occupons du ventre mou [« soft underbelly »] : l’Italie puis les Balkans. »

Satisfait de la perspective d’un nouveau front en Italie, Staline n’a pas cillé. Mais, malgré les toasts échangés, Churchill a bien compris que la perspective de voir les Anglo-Saxons pousser jusqu’aux Balkans, et même au-delà, ne le remplissait pas de joie… Garder les mains libres en Europe orientale : voilà sa seule priorité, quitte à porter seul l’effort de guerre à l’est. Ce qu’il veut, c’est que les Alliés s’engagent à fond à l’ouest. Et qu’au sud, ils bornent leur progression à la plaine du Pô. Une vision qui convient parfaitement à Roosevelt, dont les troupes, débarquées en Sicile en juillet 1943, remontent avec les pires difficultés vers Rome, en raison de l’étroitesse et du relief de la péninsule, qui limitent les possibilités de percée. Le « vrai » second front, c’est par un choc frontal avec la Wehrmacht, dans les grandes plaines de l’Europe du Nord-Ouest, que l’Américain souhaite l’ouvrir. Parce que la manoeuvre y sera plus facile, mais aussi et surtout parce que le chemin à parcourir pour envahir le poumon industriel de l’Allemagne, la Ruhr, est bien plus court.

Churchill ayant finalement cédé au nom du principe « qui paye commande » (que ferait le Royaume-Uni sans les crédits accordés par Washington ? ), les Alliés tombent donc rapidement d’accord sur la Normandie. Stratégiquement idéale, la traversée du pas de Calais a été écartée d’emblée, justement parce qu’elle va de soi et que les Allemands ne peuvent pas ne pas s’y préparer. Plus à l’ouest, la Bretagne risquerait de se transformer en souricière pour les Alliés si la Wehrmacht parvenait à les bloquer sur une ligne Saint-Malo Saint-Nazaire. Quant au golfe de Gascogne, il se situe à la limite du rayon d’action des chasseurs, qui auront besoin de tenir le ciel de longues heures le jour J. Sans parler des batteries géantes du mur de l’Atlantique installées depuis plusieurs mois déjà sur le littoral aquitain… »

https://www.valeursactuelles.com/histoire/le-debarquement-secrets-et-stratagemes-46009

 

 

https://www.larousse.fr/encyclopedie/data/images/1009146-La_lib%C3%A9ration_de_lEurope_et_le_front_germano-sovi%C3%A9tique.jpg

 

Caen « libéré »

 

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Image associée

 

 

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30 MARS – GAZA PALESTINE C’EST AUSSI A LYON !!

 

 

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MARCHONS

POUR LA PALESTINE !

LE SAMEDI 30 MARS 2019 ,

POUR GAZA

ET POUR TOUTE LA PALESTINE,

C’EST AUSSI A LYON !!

SAMEDI 30 MARS – 15H Place Jean Macé (Lyon 69007) Métro Jean Macé

Le 30 mars marque, chaque année, la journée de la terre en Palestine occupée et à travers le monde. Souvenir du 30 mars 1976 où l’armée israélienne, réprima brutalement un mouvement, contre la confiscation des terres, initié par les Palestiniens d’Israël. Le 30 mars rappelle l’attachement à la terre palestinienne volée, annexée et colonisée par l’occupant israélien.

Enfin, ce 30 mars 2019 marquera le 1er anniversaire du déclenchement des marches du retour à GAZA, qui se solde par un bilan terrible, de centaines de morts et près de 20 000 blessés. Les tueurs d’élite de l’armée israélienne, blessent, estropient, tuent. dans une scène renouvelée chaque semaine, sous les yeux du monde. Une récente commission d’enquête de l’ONU indique que des crimes de guerre et probablement des crimes contre l’humanité ont été commis par Israël.

Pendant ce temps le monde se tait et le Président Macron regarde ailleurs dans un silence complice. Lorsqu’il sort de son silence c’est pour mieux insulter les défenseurs des droits des Palestiniens les (nous) traitant d’antisémite ! vieille ficelle utilisée par les soutiens d’Israël pour tenter de nous faire taire. Nous ne nous laisserons pas intimider et appelons à manifester.

- Soutien aux droits du peuple palestinien

- Solidarité avec les Palestinien.ne.s de Gaza

- Droit au retour des réfugiés

- Boycott, désinvestissements et sanctions contre l’État d’Israël

- Exigeons du gouvernement français des sanctions contre Israël

http://collectif69palestine.free.fr/spip.php?article1309

https://www.europalestine.com/local/cache-vignettes/L131xH100/siteon0-e5814.png?1551269596

CAPJPO EuroPalestine

Provocation Finkielkraut : Un mensonge peut en cacher un autre… !

Provocation Finkielkraut :

Un mensonge peut en cacher un autre… !

 

Libération

https://www.liberation.fr/checknews/2019/02/17/qu-entend-on-sur-la-video-de-l-altercation-entre-finkielkraut-et-des-gilets-jaunes_1709882

 

Dans un premier temps, ce « check news » semble honêtement rétablir un peu de vérité, notamment en rapport des mensonges de Benjamin Griveaux…

 

Qu’entend-on sur la vidéo de l’altercation entre Finkielkraut et des gilets jaunes »?

Par Jacques Pezet 17 février 2019 à 14:31

 

Sortant d’un taxi dans le 14ème arrondissement, le philosophe Alain Finkielkraut a été insulté de «sale sioniste de merde» et de «fasciste» par un groupe de gilets jaunes.

Question posée par Mr Propagande le 17/02/2019

Bonjour,

Nous avons reformulé votre question initiale: «Pourriez-vous vérifier le son de la vidéo où Alain Finkielkraut se fait insulter ? Benjamin Griveaux affirme avoir entendu «sale juif», mais de très nombreuses personnes entendent «Palestine» et non «sale juif».»

Votre question porte sur des images filmées par le journaliste indépendant Charles Baudry et par Yahoo Actualités, dans lesquelles le philosophe français Alain Finkielkraut est pris à partie et insulté par des manifestants lors de la manifestation parisienne des gilets jaunes du 16 février 2019. La scène a lieu à l’angle du boulevard du Montparnasse et de la rue Campagne-Première, dans le 14e arrondissement.

 

 

 

 

 

 

Ces deux vidéos filmées sous deux angles différents permettent d’entendre le flot d’insultes visant l’académicien. 

«Sale sioniste de merde», «tu vas mourir», «rentre chez toi en Israël»

Dans la vidéo de Yahoo, filmée près d’Alain Finkielkraut, on entend distinctement un groupe d’hommes lui crier: «Barre-toi, sale sioniste de merde. Sale merde. Nique ta mère. Palestine. Homophobe de merde. T’es un raciste, casse-toi! Dégage fasciste. La France, elle est à nous. Sale enculé. Espèce de raciste. Espèce de haineux. T’es un haineux et tu vas mourir. Tu vas aller en enfer. Dieu, il va te punir. Le peuple va te punir. Nous sommes le peuple. Grosse merde. Tu te reconnaîtras. Espèce de sioniste. Grosse merde. Il est venu exprès pour nous provoquer. Taisez-vous!».

Dans celle de Charles Baudry, filmée de plus loin, on entend: «Facho! Palestine! Rentre chez toi… Rentre chez toi en Israël. Rentre chez toi en Israël. Antisémite. La France est à nous. Rentre à Tel-Aviv. T’es un haineux. Tu vas mourir. Nous sommes le peuple français. Rentre chez toi. Ici c’est la rue!»

La diffusion de cette agression a suscité un élan de solidarité en faveur d’Alain Finkielkraut sur internet et de la part de l’ensemble de la classe politique, certains rappelant dans leur condamnation de l’antisémitisme tout ce qui les oppose aux prises de positions conservatrices du philosophe.

Polémique autour de l’insulte «sale juif»

Au milieu de ces dénonciations de l’agression antisémite, d’autres, comme la directrice du Média, Aude Lancelin, ont contesté la version évoquée dans un tweet par le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, qui condamnait «la haine à l’état brut dans les rues de Paris contre Alain Finkielkraut hué aux cris de « sale Juif »». La journaliste l’accuse d’inventer «un nouveau mensonge gravissime pour faire monter la haine dans le pays», car, selon elle, l’insulte «sale juif» est «inaudible dans la vidéo» de Yahoo Actualités.

CheckNews a réécouté plusieurs fois les deux vidéos. Si certains pensent avoir identifié l’insulte «sale juif», elle ne nous apparaît pas distincte dans le bruit de la foule. Contacté par CheckNews, le journaliste Charles Baudry n’a pas été en mesure de confirmer ou de contester cette insulte précise: «Je n’ai rien entendu. On venait de se faire gazer. Il y avait énormément de bruit. J’ai vu Alain Finkielkraut dans la rue. Une manifestante lui souriait, lui serrait la main. Puis un groupe l’a pris à partie en l’insultant. C’est à ce moment-là que j’ai commencé à filmer, mais je ne peux pas dire s’il s’est fait insulter de « sale juif ». Il y avait trop de bruit.»

Finkielkraut dit ne pas avoir clairement entendu les injures

Interrogé sur cette agression sur LCI, dimanche matin dans l’émission Le Brunch de l’actu, le philosophe raconte aussi qu’il n’a pas clairement entendu les insultes lors de l’agression, et que «c’est plus net sur l’image que le moment où je l’ai vécu». Il explique s’être retrouvé dans la manifestation par hasard et non pas par provocation: «J’avais raccompagné ma belle-mère après un déjeuner au restaurant. Je suis sorti du taxi, rue Campagne-Première. Je voulais rentrer chez moi. Et en même temps je vois cette manifestation qui défile, donc je vais quand même regarder. J’étais pas là depuis une minute que j’ai été en effet pris à partie de manière très violente par des manifestants. Et qui criaient des choses que j’entendais mal et j’ai dû malgré moi rebrousser chemin». Le philosophe explique avoir été évacué par des policiers, et souligne le fait que «tout le monde n’était pas au diapason, mais la majorité des gens qui passaient, vraiment, me vouait une haine très antérieure au mouvement des gilets jaunes.» 

Concernant la polémique autour de l’insulte «sale juif», Alain Finkielkraut a déclaré sur LCI, que l’insulte de raciste le blessait davantage: «Le problème des Juifs aujourd’hui, la douleur qui leur est infligée, c’est qu’on les traite de raciste. Benjamin Griveaux a protesté en disant que j’avais été traité de sale juif. Je comprends très bien sa protestation, je suis ému par le témoignage de solidarité qu’il a manifesté, mais on ne m’a pas traité de sale juif. Et on ne m’a jamais traité de sale juif. En revanche, on me traite à chaque fois que je mets le nez dehors dans ce genre de manifestation, on me traite de sale raciste. […] Quand vous êtes traité de juif, vous pouvez redresser la tête et puis l’injure vous pouvez la porter comme une couronne, mais quand vous êtes traité de raciste, vous êtes tout d’un coup coupable du pire des crimes.» 

 

NDLR: c’est à partir d’ici que ce « check news » dérape complètement en voulant assimiler antisionisme et antisémitisme, alors que malgré la violence incontestable des invectives il n’en a précisément relevé aucune trace jusque là: il lui faut donc en créer une à tout prix, en détournant le sens basique des mots!

CheckNews a reçu de nombreuses questions sur cette agression, certains lecteurs nous demandant pourquoi l’insulte «sale sioniste» est présentée comme antisémite, alors qu’on peut très bien être contre le sionisme, c’est-à-dire contre l’idée d’un État juif, sans être contre le judaïsme et ceux qui le pratiquent. Quand Alain Finkielkraut, académicien et philosophe français, qui vit en France, est insulté en plein Paris par une foule qui le traite de «sale sioniste de merde», et qui l’invite à rentrer chez lui à Tel-Aviv en Israël, c’est parce qu’il est perçu comme juif. C’est d’ailleurs ainsi que Benoît Hamon a considéré l’insulte. Dans un tweet, le leader de Générations a condamné «sans aucune réserve ceux qui l’ont conspué, insulté et traité d’un «sale sioniste» qui voulait dire «sale juif». Et laissez la Palestine en dehors de cette violence antisémite gratuite».

Cordialement,    Jacques Pezet

Alors que manifestement Finkielkraut n’a jamais fait mystère d’être sioniste ni de s’en revendiquer publiquement dans ses écrits et interviews:

 

https://fr.timesofisrael.com/alain-finkielkraut-se-confie-sur-lavenir-de-la-france-sinquiete-pour-disrael/

 

 

 

 

 

 

 

 

16 Mars : Quel sens réel pour le réveil « anti-autoritaire » de la FI?

 

 

 

 

16 Mars: les députés FI se découvrent « anti-autoritaires » !

12 février 2019 Communiqué de presse

Communiqué du groupe parlementaire de la France insoumise.

« 16 mars : Contre la dérive autoritaire, rassemblons-nous !

Le pouvoir méprise la colère populaire qui s’exprime depuis plus de trois mois dans le pays.
Face à l’exigence sociale et démocratique, sa dérive autoritaire est devenue évidente : légitimation et incitation à l’usage disproportionné de la violence policière, lois liberticides, arrestations préventives par milliers, perquisitions contre l’opposition ou un journal indépendant, usage politique des moyens de police et de justice, propagande d’État envahissante en guise de « Grand Débat » monopolisant les médias privés comme publics.

C’est assez !

Nous appelons toutes celles et tous ceux qui sont attachés aux droits démocratiques, aux libertés fondamentales et à l’État de droit à réagir contre cette dérive dangereuse.

Nous proposons un rassemblement à Paris le 16 mars, pour dire : « Non à la dérive autoritaire. Pour le respect de l’Etat de droit et des libertés démocratiques ».

À l’issue de ce rassemblement, les présents se joindront à la marche hebdomadaire des Gilets Jaunes.
Nous invitons toutes celles et tous ceux qui le souhaitent à se joindre à cet appel et à se rencontrer pour préparer ensemble ce rassemblement. »

https://lafranceinsoumise.fr/2019/02/12/16-mars-contre-la-derive-autoritaire-rassemblons-nous/

Quel sens réel

pour ce « réveil » (tardif) de la FI ?

Cultiver des illusions sur la démocratie bourgeoise n’a, en soi, rien de progressiste.

Pour que cela soit tactiquement justifié, il faudrait qu’il y ait au moins un autre but progressiste en jeu, même si simplement tactique.

Le mouvement de masse ne s’épuise pas à cause des manifs à répétition, ni même à cause de la répression, mais à cause du manque d’objectif revendicatif concrètement exprimé et visible.

La FI essaye simplement de se remettre en piste sur la base de la haine anti-Macron, mais, tout comme les syndicats, sans objectif revendicatif précis, au delà de l’illusion démocratique, qu’elle contribue à entretenir.

Le pouvoir vient encore de jouer magistralement le coup en condamnant Dettinger à une peine très modérée en rapport d’autres GJ moins connus…

Du reste, Dettinger ne fait pas appel, ce qui se comprend, et si le Procureur lui-même ne fait pas appel de cette relative clémence, ce jugement apparaîtra au plus grand nombre comme une volonté d’apaisement de la part du pouvoir.

La société du spectacle est ici à l’œuvre: un truc qui n’existait pas du temps de Lénine! Mais terriblement efficace, et bien plus fort que les matraques, en fait.

Le pétard du 16 Mars est donc déjà mouillé avant même d’être allumé, en termes de « mobilisation de masse démocratique ». Juste un pas de plus, après la journée CGT du 5 Février, dans l’enterrement du mouvement de masse du 17 Novembre et dans le retour au jeu politico-syndical habituel.

D’ici le 16 Mars la donne ne pourrait changer que sur la base d’un programme revendicatif. C’est clairement, aujourd’hui, la « gauche militante » qui fait le meilleur rempart du système en entretenant l’agitation sur des bases déconnectées des besoins concrets des masses. C’est cela qui contribue à éloigner les masses du mouvement, c’est cela qui contribue à la stratégie d’usure menée par le pouvoir.

Actuellement, faire chorus avec ceux qui continuent de manipuler ce mouvement loin de ses buts revendicatifs et sociaux réels, c’est simplement les aider à enterrer le mouvement et c’est cela qui fait le jeu du pouvoir en dilapidant le capital de sympathie né le 17 Novembre.

La gauche, « extrême » ou non, ne s’est pas mobilisée pour soutenir et appuyer le mouvement de masse quand il était dans sa phase ascendante, mais elle se « mobilise » maintenant pour le faire rentrer dans les rangs du système et contribuer à son enterrement. Libre à chacun de suivre la procession et même d’ajouter une fausse fleur « rouge » à la couronne mortuaire.

Alors qu’il faudrait encore, éventuellement, réfléchir au moyen de faire capoter le corbillard… En constituant enfin une plateforme revendicative réellement démarquée des syndicats et des partis « de gauche », même « extrêmes », actuellement à la manœuvre.

Le 16 Mars, la FI prend simplement le relais de la CGT dans le rôle du croque-mort…

 

 

Pierre GRINDSABLE

 

 

SOURCE:

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/02/14/16-mars-quel-sens-reel-pour-le-reveil-anti-autoritaire-de-la-fi/

Sur le même thème :

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/02/13/christophe-dettinger-le-verdict-jerome-rodrigues-regroupons-nous/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/02/13/sur-agoravox-un-debat-avec-un-sympathisant-de-la-cfdt-autre-gauche-militante-en-deroute/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/02/10/et-si-la-gauche-militante-arretait-de-se-la-raconter-synthese-pour-agoravox/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/02/09/une-mise-au-point-a-propos-de-lassemblee-des-assemblees-gilets-jaunes-commercy/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/02/12/importee-de-chine-alimentation-mondialisee-on-en-mangerait-ou-pas/

 

 

 

 

Christophe Dettinger : le verdict! – Jérôme Rodrigues : « Regroupons nous! »

 

 

Le procès de Christophe Dettinger :

LE VERDICT

« Gilets jaunes » : l’ex-boxeur Christophe Dettinger condamné à un an de prison ferme, aménageable en semi-liberté

Il était jugé pour avoir frappé deux gendarmes en marge d’une manifestation de « gilets jaunes » à Paris. Pendant un an, il sera libre la journée, mais en détention la nuit.

Les images avaient marqué. Le 5 janvier, lors de l’acte VIII des « gilets jaunes » à Paris, des vidéos montraient un homme imposant assener une série de coups de poing à un gendarme sur une passerelle surplombant la Seine, avant de frapper un de ses collègues au sol.

Plus d’un mois après les faits, l’auteur de ces coups, Christophe Dettinger, a comparu, mercredi 13 février, devant le tribunal correctionnel de Paris. Le procureur a requis contre lui trois ans de prison, dont un an avec sursis et mise à l’épreuve. Il a été condamné à 30 mois de prison dont 18 avec sursis, c’est-à-dire un an de prison ferme, aménageable en semi-liberté. Pendant un an, il sera donc libre la journée, mais retournera en détention la nuit. Le tribunal a assorti sa peine d’une interdiction de séjour à Paris pendant six mois.

« M. Dettinger se prépare, réajuste ses gants. Il frappe, vise la tête. Il est dans la toute-puissance. Ces scènes sont d’une violence inouïe et doivent être sanctionnées », a déclaré le représentant du ministère public, demandant son « maintien en détention ».

Devenu un « symbole malgré lui », selon les termes d’un avocat des deux gendarmes, Christophe Dettinger, fonctionnaire municipal, marié et père de trois enfants, a reconnu avoir commis une erreur. Il a expliqué tout au long de l’audience, tendue, son comportement par la colère, en réaction notamment au « matraquage » de manifestants par les forces de l’ordre.

« Je suis là pour payer pour une erreur. La seule chose que je ne veux pas, c’est qu’on dise que je suis un casseur de flic, un lyncheur, un tueur. J’ai voulu empêcher une injustice et j’en ai commis une autre. Quand je me vois taper sur un gendarme au sol, j’ai honte. »

L’homme, dont l’employeur, la commune d’Arpajon (Essonne), a suspendu le traitement, avait obtenu le 9 janvier un délai pour préparer sa défense mais avait été placé en détention provisoire. Il est défendu par trois avocats, dont le très expérimenté ténor du barreau Henri Leclerc, que de vifs accrochages ont opposé à la présidente du tribunal, au procureur et aux avocats des parties civiles (outre les deux gendarmes, l’Etat et des associations de policiers et de gendarmes).

Les images de Christophe Dettinger rouant de coups de pied et de poing un gendarme à terre et boxant un de ses collègues sur la passerelle Léopold-Sédar-Senghor, non loin de l’Assemblée nationale, ont été visionnés plusieurs fois pendant l’audience.

Cet homme, qui avait participé à tous les samedis de manifestation des « gilets jaunes » depuis le début du mouvement, a notamment dit avoir voulu venir au secours d’une femme tombée au sol et frappée par un gendarme. Cette femme de 37 ans a confirmé à la barre que le boxeur avait écarté d’elle ce gendarme.

Paradoxe, Christophe Dettinger avait fait une demande pour entrer dans la réserve de la gendarmerie. Rapidement identifié après les faits, il s’était rendu à la police deux jours plus tard, un délai qu’il a expliqué par la crainte de « passer un mauvais quart d’heure ».

Sur les deux gendarmes ayant porté plainte, un seul était présent à l’audience. « On a eu beaucoup de chance, cela aurait pu être beaucoup plus grave, notamment si l’un de nous avait été jeté par-dessus la passerelle. Avec notre équipement, il est très difficile de nager », a déclaré, à la barre, ce militaire de 27 ans.

Une collecte lancée pour soutenir le boxeur sur le site en ligne Leetchi avait recueilli un peu plus de 120 000 euros. Elle a suscité une polémique, le gouvernement estimant notamment que cela revenait à encourager la violence.

Invité à prendre la parole une dernière fois avant le délibéré, Christophe Dettinger a regardé le gendarme assis en face de lui et déclaré avec émotion :

« Monsieur le gendarme, je suis coupable de tous les coups que je vous ai portés. Je suis conscient que ça a pu vous toucher physiquement et psychologiquement. Je n’en suis pas fier, ce n’est pas mon état d’esprit. J’ai été un styliste, un technicien de la boxe, pas un bagarreur. Je ne peux pas comparer la boxe avec cet acte. »

Christophe Dettinger a répété qu’il n’était « pas venu pour en découdre. Tout a basculé en deux minutes et je m’en veux terriblement ». Ses trois avocats, Me Laurence Léger, Me Hugues Vigier et Me Henri Leclerc, ont demandé au tribunal de le condamner à une peine qui lui épargne l’emprisonnement.

https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/02/13/gilets-jaunes-deux-ans-ferme-requis-contre-le-boxeur-christophe-dettinger_5423138_3224.html

Jérôme Rodrigues

présent au procès de Christophe Dettinger:

Le Gilet jaune a souligné qu’il y avait des personnes dans le milieu politique qui ont «fait pire» que le boxeur mais qui «se baladent tranquillement en plein rue». «Soyons juste», a-t-il donc lancé.

« La violence est tout simplement engendrée par le gouvernement.

Pourquoi aujourd’hui on nous empêche de manifester en France? Pourquoi on a des points de blocage? Pourquoi les flics nous bloquent à la sortie d’une manifestation? »

L’ex-boxeur Christophe Dettinger, qui comparaissait ce mercredi devant le tribunal de grande instance de Paris, a été soutenu par une des figures emblématiques du mouvement des Gilets jaunes, Jérôme Rodrigues, qui s’est rendu sur place ce jour. «Soyons juste», a-t-il déclaré devant les journalistes espérant que l’homme serait «jugé le mieux possible».

Commentant le procès de Christophe Dettinger qui se déroule au tribunal de grande instance de Paris ce mercredi 13 février, le Gilet jaune Jérôme Rodrigues, qui s’est rendu sur les lieux, a dit espérer que la «justice puisse être le plus impartial possible et puisse avoir le bon jugement pour lui».«Je ne suis pas de la justice, je ne suis pas juge. À la justice de faire son travail, chacun a sa tâche. J’espère qu’il sera jugé le mieux possible […] qu’il retrouve au plus vite sa famille et ses enfants […] et que la justice puisse être le plus impartial possible et qu’elle puisse avoir le bon jugement pour lui.»

Jérôme Rodrigues a souligné qu’il était venu au procès en tant que «citoyen» pour «soutenir un autre citoyen».

«Je n’ai pas le gilet jaune aujourd’hui. Il fallait que ça soit fait dans le calme et la sérénité pour ne pas perturber le procès. Ce n’est pas une manif, ce n’est pas un événement, ce n’est pas une action, c’est un comité de soutien qui vient vers Christophe et sa famille.»

Le Gilet jaune a également souligné qu’il y avait des personnes dans le milieu politique qui ont «fait pire» que le boxeur mais qui «se baladent tranquillement en plein rue». «Soyons juste», a-t-il donc lancé.

Les violences sont «engendrées par le gouvernement»

Jérôme Rodrigues a également mis les points sur les i quant aux «violences policières» qu’il ne considère pas ainsi. D’après lui, c’est le gouvernement qui en est responsable.

«Je ne parle pas de violences policières, je parle de violence gouvernementale. […] Il faut qu’il arrête de nous opposer parce que ça va se retourner contre lui. Stop. La violence est tout simplement engendrée par le gouvernement. Pourquoi aujourd’hui on nous empêche de manifester en France? Pourquoi on a des points de blocage? Pourquoi les flics nous bloquent à la sortie d’une manifestation? […] On est dans un pays de droit, on a le droit de manifester et surtout pas de perdre un œil pour ça», a indiqué le Gilet jaune.

«Regroupons-nous»

Le Gilet jaune a aussi appelé tous les Français à se réunir sans porter attention à leur lieu de résidence.

«La misère sociale n’appartient à personne aujourd’hui en France. Elle est le sujet de tous: campagne, banlieue, région, outre-mer. Elle est de partout. Donc forcément, à un moment donné, arrêtons de mettre notre communautarisme de côté et […] regroupons-nous», a-t-il résumé.

L’ex-boxeur Christophe Dettinger, cet ancien champion de France aujourd’hui âgé de 37 ans, comparaissait ce mercredi devant le tribunal correctionnel de Paris pour avoir frappé des membres des forces de l’ordre lors du 8e samedi de la mobilisation des Gilets jaunes. Le procureur avait requis deux ans ferme contre l’ex-boxeur.

https://fr.sputniknews.com/france/201902131040015606-commentaire-jerome-rodrigues-proces-christophe-dettinger/

GJ AMNISTIE : LA PÉTITION !! Déjà plus de 13 000 signatures !!

 

 

 

Ils n’étaient pas venus à Paris, Bordeaux, Toulouse, et tant d’autres villes, pour en découdre avec les forces de l’ordre. Ils étaient venus pour défendre leurs vies menacées, dégradées par la précarité, mises en joue par un pouvoir prêt à faire les poches de leurs parents retraités comme de leurs enfants étudiants, afin de valoriser le patrimoine financier des plus riches. Ils étaient venus pour protéger leurs droits fondamentaux, et aussi une certaine conception de la justice sociale, qui a longtemps fait l’honneur de la France.

La stratégie de la tension, délibérément choisie par le pouvoir, ne leur a pas laissé la chance d’une protestation pacifique. Gazage, nassage et brimades en tout genre, puis au fil des semaines, matraquages, tirs de flashballs et grenades mutilantes, pour la première fois de leur existence, beaucoup de « Gilets jaunes » ont été confrontés à des brutalités policières indignes d’une démocratie, que des organisations comme Amnesty international ont elles-mêmes dénoncées.

On ne compte désormais plus le nombre de manifestants, au casier vierge, mis en garde à vue, condamnés en comparution immédiate, ou aujourd’hui en instance de jugement. Certains connaîtront la prison, qui détruit, qui humilie. D’autres ne retrouveront jamais d’emploi. Un grand nombre d’entre eux verront leurs vies brisées à jamais. Nous ne pouvons accepter qu’une protestation contre une politique massivement rejetée par la population détruise ainsi des êtres pris pour boucs émissaires. Nous ne pouvons accepter qu’un pouvoir, qui a sciemment fait le choix de la confrontation, se serve d’eux pour intimider tout un peuple. Nous ne pouvons accepter l’idée d’une vengeance d’Etat.

C’est pourquoi nous appelons le Président de la République, Emmanuel Macron, et son Premier Ministre, Edouard Philippe, à mettre à l’ordre du jour une loi d’amnistie en faveur des hommes et des femmes aujourd’hui persécutés, mis en examen, ou détenus pour avoir participé à ce mouvement social d’ampleur historique. C’est pourquoi nous appelons dès aujourd’hui à l’arrêt des procédures en cours, à l’effacement des peines prononcées, et à ce qu’une réponse enfin politique, et pas seulement sécuritaire et judiciaire, soit donnée aux événements hors du commun que la France est en train de vivre.

Une telle amnistie est prévue par l’article 133-9 du Code pénal et légitimée par la tradition française, de nombreuses lois d’amnistie ayant ainsi été votées depuis le début de la 5ème République, notamment dans le cadre d’activités protestataires.

Un tel geste serait seul en mesure de commencer à rendre au pays l’apaisement qu’il ne saurait retrouver sur fond de persécutions pour l’exemple. « Nous ne reprendrons pas le cours de nos vies », disiez-vous Monsieur le Président, le 10 décembre 2018. Nous ne reprendrons pas le cours de nos vies tant que nos concitoyens n’auront pas pleinement retrouvé la leur.

https://amnistiegj.fr/

 

 

Quelques articles importants

pour comprendre le mouvement GJ  :

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/12/31/gj-amnistie-une-idee-qui-fait-son-chemin/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/12/26/noel-en-prison-pour-combien-de-gilets-jaunes-et-pour-quel-combat/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/01/05/unite-cgt-gj-le-baiser-qui-tue/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/12/02/gilets-jaunes-un-cahier-de-revendications-adresse-a-lassemblee-nationale/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/11/30/et-la-marquise-dansait-sur-les-champs-elysees-en-flammes-explication-de-texte/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/12/10/gilets-jaunes-ce-que-nous-voulons-tout-mais-dabord-lessentiel/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/11/20/ghosn-lantithese-du-gilet-jaune/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/12/13/pourquoi-et-comment-une-augmentation-reelle-du-smic-doit-concretement-favoriser-lemploi/

 

 

(Pour mémoire >>> 23 Mai 1968, Amnistie!

>>> 25 et 26 Mai, Accords de Grenelle!

>> SMIG + 35%! )

2019 …quelques revendications :

 

__SMIC à 1300 € NET.

 

__Minimum retraite à 1200 € net.

 

__Rétablissement de l’ISF.

 

__Contribution sociale sur les revenus du capital portée à 20% entièrement reversés au budget de la Sécu.

 

__Suppression réelle et immédiate du CICE et de son substitut en allègement de charges

 

>> + DEFAUT de remboursement du CICE >>> 40 Milliards économisés.

 

__ >>> Réduction correspondante de TVA sur les produits de première nécessité.

 

__Système progressif unique de répartition des charges sociales au prorata de la taille de l’entreprise (Chiffre d’affaires) et du nombre de salariés >>> allègement systémique pour les TPE & PME. 

 

et bien d’autres revendications à définir et à approfondir en se passant des centrales syndicales kollabo !

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/01/05/unite-cgt-gj-le-baiser-qui-tue/

Le Rêve d’évolution devient Révolution!

 

(Proverbe GJ)

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