antifascisme

GJ AMNISTIE : LA PÉTITION !! Déjà plus de 13 000 signatures !!

 

 

 

Ils n’étaient pas venus à Paris, Bordeaux, Toulouse, et tant d’autres villes, pour en découdre avec les forces de l’ordre. Ils étaient venus pour défendre leurs vies menacées, dégradées par la précarité, mises en joue par un pouvoir prêt à faire les poches de leurs parents retraités comme de leurs enfants étudiants, afin de valoriser le patrimoine financier des plus riches. Ils étaient venus pour protéger leurs droits fondamentaux, et aussi une certaine conception de la justice sociale, qui a longtemps fait l’honneur de la France.

La stratégie de la tension, délibérément choisie par le pouvoir, ne leur a pas laissé la chance d’une protestation pacifique. Gazage, nassage et brimades en tout genre, puis au fil des semaines, matraquages, tirs de flashballs et grenades mutilantes, pour la première fois de leur existence, beaucoup de « Gilets jaunes » ont été confrontés à des brutalités policières indignes d’une démocratie, que des organisations comme Amnesty international ont elles-mêmes dénoncées.

On ne compte désormais plus le nombre de manifestants, au casier vierge, mis en garde à vue, condamnés en comparution immédiate, ou aujourd’hui en instance de jugement. Certains connaîtront la prison, qui détruit, qui humilie. D’autres ne retrouveront jamais d’emploi. Un grand nombre d’entre eux verront leurs vies brisées à jamais. Nous ne pouvons accepter qu’une protestation contre une politique massivement rejetée par la population détruise ainsi des êtres pris pour boucs émissaires. Nous ne pouvons accepter qu’un pouvoir, qui a sciemment fait le choix de la confrontation, se serve d’eux pour intimider tout un peuple. Nous ne pouvons accepter l’idée d’une vengeance d’Etat.

C’est pourquoi nous appelons le Président de la République, Emmanuel Macron, et son Premier Ministre, Edouard Philippe, à mettre à l’ordre du jour une loi d’amnistie en faveur des hommes et des femmes aujourd’hui persécutés, mis en examen, ou détenus pour avoir participé à ce mouvement social d’ampleur historique. C’est pourquoi nous appelons dès aujourd’hui à l’arrêt des procédures en cours, à l’effacement des peines prononcées, et à ce qu’une réponse enfin politique, et pas seulement sécuritaire et judiciaire, soit donnée aux événements hors du commun que la France est en train de vivre.

Une telle amnistie est prévue par l’article 133-9 du Code pénal et légitimée par la tradition française, de nombreuses lois d’amnistie ayant ainsi été votées depuis le début de la 5ème République, notamment dans le cadre d’activités protestataires.

Un tel geste serait seul en mesure de commencer à rendre au pays l’apaisement qu’il ne saurait retrouver sur fond de persécutions pour l’exemple. « Nous ne reprendrons pas le cours de nos vies », disiez-vous Monsieur le Président, le 10 décembre 2018. Nous ne reprendrons pas le cours de nos vies tant que nos concitoyens n’auront pas pleinement retrouvé la leur.

https://amnistiegj.fr/

 

 

Quelques articles importants

pour comprendre le mouvement GJ  :

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/12/31/gj-amnistie-une-idee-qui-fait-son-chemin/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/12/26/noel-en-prison-pour-combien-de-gilets-jaunes-et-pour-quel-combat/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/01/05/unite-cgt-gj-le-baiser-qui-tue/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/12/02/gilets-jaunes-un-cahier-de-revendications-adresse-a-lassemblee-nationale/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/11/30/et-la-marquise-dansait-sur-les-champs-elysees-en-flammes-explication-de-texte/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/12/10/gilets-jaunes-ce-que-nous-voulons-tout-mais-dabord-lessentiel/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/11/20/ghosn-lantithese-du-gilet-jaune/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/12/13/pourquoi-et-comment-une-augmentation-reelle-du-smic-doit-concretement-favoriser-lemploi/

 

 

(Pour mémoire >>> 23 Mai 1968, Amnistie!

>>> 25 et 26 Mai, Accords de Grenelle!

>> SMIG + 35%! )

2019 …quelques revendications :

 

__SMIC à 1300 € NET.

 

__Minimum retraite à 1200 € net.

 

__Rétablissement de l’ISF.

 

__Contribution sociale sur les revenus du capital portée à 20% entièrement reversés au budget de la Sécu.

 

__Suppression réelle et immédiate du CICE et de son substitut en allègement de charges

 

>> + DEFAUT de remboursement du CICE >>> 40 Milliards économisés.

 

__ >>> Réduction correspondante de TVA sur les produits de première nécessité.

 

__Système progressif unique de répartition des charges sociales au prorata de la taille de l’entreprise (Chiffre d’affaires) et du nombre de salariés >>> allègement systémique pour les TPE & PME. 

 

et bien d’autres revendications à définir et à approfondir en se passant des centrales syndicales kollabo !

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/01/05/unite-cgt-gj-le-baiser-qui-tue/

Le Rêve d’évolution devient Révolution!

 

(Proverbe GJ)

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Noël en prison : pour combien de « Gilets Jaunes » et pour quel combat ?

 

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/12/26/noel-en-prison-pour-combien-de-gilets-jaunes-et-pour-quel-combat/

 

 

Si Eric Drouet a pu retrouver une liberté relative, en attendant son procès en Juin 2019, grâce à un nouvel élan de solidarité qui témoigne de la résistance latente et de la vitalité potentiellement intacte du mouvement, ce n’est pas le cas de dizaines d’autres GJ emprisonnés, et probablement même quelques centaines, semble-t-il, bien que l’on ne trouve évidemment pas de chiffres précis, à ce sujet.

Et certains GJ sont emprisonnés pour des peines allant jusqu’à deux ans, et ne verront donc ni ce Noël ni le suivant près de leurs proches.

Et bien évidemment, il ne faut pas oublier les victimes, une dizaine de morts, des centaines de blessés, certains mutilés à vie.

Il ne s’agit donc pas pour autant de gâcher les fêtes, ni même la « trêve » qu’elles représentent et qui n’avait pas aussi bien mérité son nom, en France, depuis longtemps.

Mais il reste utile non seulement de comprendre pourquoi tous ces gens se sont battus et donc parfois au prix du meilleur d’eux-même, mais de tenter de comprendre ce qu’est le bilan actuel du mouvement, au moment où le pouvoir tente de profiter de cette « trêve » pour étouffer ce qu’il espère en être les dernières flammes, quitte à les noyer à nouveau, comme il avait tenté de le faire au début, sous des tombereaux de mensonges et de calomnies (antisémitisme, xénophobie, homophobie, sexisme, etc…)

L’un des premiers mensonges médiatiques consistait à la fois à réduire le mouvement à sa dimension « automobilistes en colère » et à lui imputer une incohérence dans la diversité de ses revendications… En somme, vouloir tout et son contraire, et tout ramener à un problème de taxe sur les carburants…

A partir de ce moment, il y eut même des équipes de « chercheurs » pour se pencher gravement sur le phénomène « Gilets Jaunes »…

Pourtant, dès le 29 Novembre circulait une liste de 42 revendications qui reste toujours la référence la plus courante pour connaître l’historicité des revendications GJ…

Encore récemment republiée sur certains médias « mainstream »(1), en dépit d’un nouveau réductionnisme systématique, qui a remplacé la taxe des carburants par le RIC, elle fut, peu après son apparition, republiée ici même, également :

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/12/02/gilets-jaunes-un-cahier-de-revendications-adresse-a-lassemblee-nationale/

Un mois plus tard, elle peut donc encore fort bien servir de « grille de lecture » pour une ébauche de bilan, même sans le secours « éclairé » de l’Université…

La revendication pour l’annulation de la hausse de la taxe TICPE sur les carburants fut la première victoire officielle de ce mouvement, mais en fait, elle ne figurait pas au premier rang de la liste, et ne fut donc qu’une étape dans le développement du mouvement, au grand dam du pouvoir…

La liste exprime en peu de mots, en fait, un souci de justice sociale, en commençant simplement avec deux :

« Zéro SDF », et résume ensuite un souci de plus de progressivité dans l ‘impôt, manifestement non satisfait à ce jour.

En trois vient l’augmentation du SMIC, et c’est là que l’on comprend l’enjeu vital et socialement stratégique de ce mouvement.

Ce fut en effet le point qui a obligé le pouvoir à de multiples contorsions pour contourner l’obstacle et donner suffisamment le change pour désamorcer cette revendication sans réellement céder sur l’essentiel, à savoir une véritable augmentation du SMIC, qui en eut fait un salaire simplement « décent », à peine suffisant pour en vivre sans aide sociale « gouvernementale » supplémentaire, c’est à dire, prise sur l’impôt.

Sur la liste, la revendication du SMIC est exprimée à 1300 € nets. La question de savoir s’il faut revendiquer en net ou en brut pose implicitement la question du rôle des charges sociales et n’est donc pas secondaire, et surtout dans le contexte spécifique de ce mouvement.

Le SMIC, en 2018, est à 1145 € nets ( 2 ) et même en prenant pour « argent comptant », c’est le cas de le dire, l’effet d’annonce du gouvernement, avec les hypothétiques 100 € « nets » de plus, il n’atteindrait donc toujours pas cette somme en 2019…

De plus, comme on a déjà vu d’entrée de jeu ( 3 ), l’essentiel de la « rallonge » provient d’une énième re-mouture de la « prime d’activité » qui était loin, au départ, de concerner tous les Smicards…

Pour contrebalancer ce démenti potentiel de la parole présidentielle, le pouvoir annonce finalement une extension de la dite prime à toutes les personnes, même célibataires, dont le revenu n’excède pas 1560 €…

Au jour d’aujourd’hui, le « simulateur » de la CAF, déjà non fiable en temps ordinaire, en regard des décisions finales concrètes, ne « fonctionne » encore que selon les anciennes normes… L’administration de la CAF elle-même s’est dite tout à fait non-préparée à cette mutation et pense au mieux à être fonctionnelle sur ce sujet …vers fin Juin ! Une « prime de vacances » encore hypothétique, donc, et l’on n’a concrètement à ce sujet que les promesses du pouvoir, qui s’engage évidemment à y mettre de l’ordre vers Février, dixit Philippe.

Mais on sait ce que vaut ce genre de parole…

Le président osait affirmer, au soir du 10 Décembre :

« Le salaire d’un travailleur au SMIC augmentera de 100 euros par mois dès 2019 sans qu’il en coûte un euros de plus pour l’employeur. » ( 4 )

C’était déjà, avant l’heure, la magie de Noël…

Eberlués par tant d’audace, il a fallu un temps aux téléspectateurs avant de reprendre leurs esprits…

Quelques trois heures avaient néanmoins suffi aux journalistes du « Parisien », pourtant pas forcément des aigles, à décrypter ce mensonge…( 3 )

Car une prime n’est pas juridiquement un salaire, et donc très formellement la parole du président ainsi prononcée constitue un mensonge pur et simple.

https://www.dictionnaire-juridique.com/definition/salaire.php

Et la « prime d’activité » est même encore d’autant moins un « salaire » qu’elle est et sera, même selon la nouvelle « formule promise », versée par le biais de la CAF et ne figurera donc évidemment pas sur la fiche de paye… !

Au jour d’aujourd’hui, le seul acquis concret, concernant le SMIC, se présente donc ainsi :

http://www.smic-horaire.com/

A comparer avec 2018 :

Soit une augmentation « royale » de 26 € !!!

Selon les promesses du pouvoir, toutefois, le chiffre en bas de la fiche de paye devrait se voir gratifié de 20 € supplémentaires, au titre d’un « allègement des cotisations sociales »…

Soit apparemment, une augmentation supplémentaire du « net », le portant ainsi à 1191 €, encore loin des 1300 revendiqués, donc…

Mais surtout, cela pose la question de l’origine réelle de ces 20 €…

 

« Mesures d’allègement des charges des entreprises » :

Usines à gaz en série… Qui les paye ?

Une énième « réduction » des charges sociales…

Comme le révèle assez ingénument un document d’ « information publique », ce ne sont pas moins de 82 mesures d’ « allègement » des charges sociales des entreprises qui se sont succédé, et souvent, cumulées, depuis les premiers pas d’Édouard Balladur sur cette voie, en 1993.( 5 )

Ici, avec ces 20 €, il s’agit donc d’une part d’allègement qui sera rétrocédée au salarié, sans pour autant que son salaire de base n’augmente donc réellement. Quelle est l’origine administrative précise de ces 20 € dans la litanie de ces mesures, mystère…

Mais tout comme le tour de passe-passe effectué avec la prime d’activité, et malgré la mise en scène « spectaculaire », au sens « debordien » du terme, de l’annonce du 10 Décembre dernier, ce n’était en rien une invention in extremis en réponse aux Gilets Jaunes, mais simplement une légère avance sur le calendrier macronien des promesses électorales, datant déjà de Février 2017 .

https://fr-fr.facebook.com/EmmanuelMacron/videos/1921229571442953/

« 13ème mois. Une personne au SMIC pourra gagner 100€ net en plus chaque mois grâce à la réduction des cotisations salariales et à l’augmentation de la prime d’activité. »

La motivation rituellement invoquée pour chacune de ces nouvelles usines à gaz, c’est la compétitivité des entreprises françaises, c’est à dire le « coût » du travail, qui serait trop élevé, dans un environnement économique mondialisé…

Or le principe même du SMIC, à l’origine, le SMIG ( 6 ), c’est bien de correspondre au moins aux besoins sociaux incompressibles du salarié, et pas seulement en termes de pouvoir d’achat immédiat, mais aussi de prestations sociales, de santé, de retraite, etc..

Tous ces services indispensables au moins au maintien en l’état de la force de travail ont effectivement un coût, qui est donc lui-même incompressible, tout comme le coût des biens de consommation courante utiles à la survie du travailleur, et tout comme les transports, individuels (automobile) ou collectifs, qui lui permettent de se rendre à son travail, tout comme le logement, même le plus modeste qui soit.

Or toute la richesse nationale produite tant en termes de biens que de services l’est par la communauté des travailleurs de toutes catégories sociales.

Le produit global de ce travail vise-t-il à répondre ou non aux besoins sociaux de la dite communauté de travailleurs, telle est la question de fond et la seule qui vaille vraiment, d’une manière ou d’une autre, pour comprendre les problèmes sociaux de plus en plus insolubles qui se posent, et singulièrement depuis la crise de 2008.

Telle est, au fond, la question qui a créé ce sentiment d’unanimité populaire autour du mouvement des Gilets Jaunes.

Sans doute ne fut-elle pas toujours clairement exprimée comme telle, mais le sentiment de vouloir vivre de son travail sans précisément être dépendant des subsides éventuelles de l’État, tout comme sans être victime de ses ponctions abusives, cela était clairement le cri unanime des premiers Gilets Jaunes sur les ronds-points, dès le 17 Novembre… !

En point 16 de la liste on trouve cette revendication qui a interpellé les « commentateurs » de la presse « mainstream » incapables de comprendre ce mouvement :

« __Fin du CICE. Utilisation de cet argent pour le lancement d’une Industrie Française de la voiture à hydrogène (qui est véritablement écologique, contrairement à la voiture électrique.) »

La « fin du CICE » étant déjà officiellement prévue depuis plusieurs mois, cela ne leur paraît pas faire sens…

Or, qu’en est-il vraiment ?

Le CICE, ou « Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi », est initié sous Hollande, par le gouvernement Ayrault, à la jointure 2012-13, et il est déjà néanmoins une invention de Macron, alors encore en coulisses, dans l’ « ombre » de Hollande, qu’il n’allait pas tarder à « éclipser »…

Il se trouve néanmoins que c’est le cas typique d’une « usine à gaz », particulièrement monumentale, coûteuse et en fin de compte tout à fait inutile, en rapport de son but initial affirmé, la compétitivité…

En effet de l’avis de tous les analystes, et une de leurs rares certitudes sur le sujet, les entreprises exportatrices, à haute technologie et à main d’œuvre hautement qualifiée sont celles qui en ont le moins « profité », d’une manière comme d’une autre…

Quand à savoir son impact sur l’emploi, deux équipes d’experts, dès les premières années, se sont lancées dans des études savantes sur le sujet et sont carrément arrivées à des conclusions diamétralement opposées… « Diamétralement » étant du reste relatif, car l’équipe aux conclusions « optimistes » ne les mettait pas moins entièrement au conditionnel, autour de 100 000 emplois, et avec une « marge d’erreur », elle même au conditionnel, fluctuant entre 10 000 et 200 000 ! …Une troisième équipe, de l’INSEE, s’est donc lancée dans l’aventure, pour tenter de recoller les morceaux, sans parvenir, non plus, à un résultat réellement affirmatif…( 7 )

Dans l’intervalle, les années ont passé, et seul résultat net, le chômage a continué de croître, même s’il connaît, de temps à autres, quelques « paliers » qui semblent plus être, du reste, des effets d’arrangements « statistiques » bureaucratiques qu’une réalité vécue sur le terrain…

Le CICE apparaît donc comme un échec monumental, à moins de considérer que la situation eut été pire sans lui : c’est ce que tentent d’avancer quelques « sauveurs » de l’idée, en admettant néanmoins que chacun de ces hypothétiques « 100 000 emplois sauvés » par le CICE aurait donc coûté annuellement aux contribuables la bagatelle de 200 000 €, soit le coût annuel du CICE, 20 Milliards/100 000 « emplois », en réalité toujours indiscernables à ce jour… !

La seule chose réelle et certaine est donc le coût, pour l’État, c’est à dire pour nous tous, de cette fabuleuse et mythique « compétitivité » …20 Milliards par an!

Le seul avantage formel de cette « usine à gaz », par rapport aux autres, c’est que les employeurs continuaient donc de cotiser à la Sécu, pendant ce temps, sur les salaires servant d’ « assiette » au calcul de ce « crédit d’impôts »… Ce n’en était donc pas moins une nouvelle forme de financement de la Sécu par l’État, et donc toujours, par le contribuable, ce qui n’était du reste nullement un mystère de la chose :

« Le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) est un avantage fiscal qui concerne les entreprises employant des salariés et équivaut à une baisse de leurs cotisations sociales. »

https://www.service-public.fr/professionnels-entreprises/vosdroits/F31326

Toujours est-il qu’il n’était assorti d’aucun contrôle réel de l’emploi des fonds et que les exemples de transferts quasi directs des poches de l’État, et donc des nôtres, vers les dividendes des actionnaires ont été nombreux et suffisamment documentés…

Mais à quoi bon en parler encore, qu’on soit GJ ou non, vu que le processus est déjà officiellement abrogé… ?

Juste un petit problème, ou plutôt deux, même en simplifiant, et qui s’ajoutent, particulièrement en cette période « charnière » :

__Le CICE est un processus fonctionnant pour chaque exercice sur plusieurs années, de sorte que les entreprises « ayants droit » en 2018 restent créancières pour 2019…

__Abrogé, il n’en est pas moins remplacé par un nouveau système, plus direct, celui-là, d’allègement des charges, pour le même coût global de 20 Milliards/an, toujours aux frais du contribuable, et attribuables aux entreprises à partir de 2019, et ce qui concerne donc, en fait, sensiblement, les mêmes entreprises !!!

Autrement dit, un des rares autres points qui mette tous les « experts » d’accord, c’est que l’ardoise totale, pour 2019, s’élèvera à la bagatelle de 40 Milliards d’euros…

Qui viennent évidemment s’ajouter à la ponction supplémentaire de 10 Milliards d’euros que Macron s’est vu obligé de faire pour « financer » son annonce télévisée mensongère mais astucieusement bricolée du 10 Décembre dernier, et sans oublier ce petit allègement de taxe de 4 Milliards de la TICPE justement honnie des GJ…

Ainsi rafistolé de tous les côtés, le mécano fiscal de Macron, même s’il ne s’enraye pas rapidement, ne peut évidemment plus rentrer dans les clous du déficit budgétaire « prévu », le « poids lourd » dans la balance étant encore bel et bien le CICE :

« Cette mesure, inscrite dans le PLFSS 2019, va obliger l’État à verser l’an prochain aux entreprises à la fois 20 milliards au titre du CICE, qui est remboursé au titre des années précédentes, et 20 milliards supplémentaires immédiatement au titre des baisses de charges de l’année en cours. Cela devrait peser à hauteur de 0,9 point sur les comptes publics, ce qui porterait le déficit à 3,4%, effectivement au-dessus du seuil. »

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2018/12/11/20002-20181211ARTFIG00085-les-annonces-de-macron-vont-plomber-le-deficit-public.php

…Contre les 2,8%, déjà initialement attendus en hausse par rapport à 2018 (2,6%). ( 8 )

Dans ces conditions, on comprend mieux la 16ème revendication des GJ… Une véritable abrogation du CICE, sous quelque forme qu’il apparaisse encore, ce n’est pas du tout une exigence superflue, quant au fond. A tel point, du reste, que même une partie des députés de la majorité a envisagé sérieusement de se prononcer pour un « défaut » de remboursement de l’exercice 2018 aux entreprises, pour éviter le « doublon » et limiter la « casse budgétaire ». ( 9 )

Quant à son remplacement par un financement de l’industrie automobile française, en faveur de la « voiture à hydrogène (qui est véritablement écologique, contrairement à la voiture électrique.) », au delà de l’aspect purement technique, qui n’est évidemment pas le sujet du présent article, le principe même de financer une production utile et répondant manifestement à une bonne partie des besoins sociaux et écologiques actuels, cela va donc tout à fait dans le sens d’une réappropriation populaire et démocratique de la finalité du travail productif, à contrario de sa finalité actuelle, essentiellement financière et ne répondant qu’aux besoins des catégories les plus aisées. ( 10 ).

Ce qui ressort déjà de cette première ébauche de bilan de la « Crise des Gilets Jaunes » et de son évolution telle que traitée par le gouvernement Macron, c’est la divergence des orientations concernant le rôle de l’Etat par rapport à l’économie. La réponse du gouvernement Macron ne va pas du tout dans le sens de soulager le contribuable, vu l’alourdissement du budget qui ressort de sa politique. Au lieu d’alléger le principe des ponctions, au delà de son recul bienvenu sur la TICPE, l’ensemble des mesures de Macron vise au contraire à transférer encore davantage vers les contribuables, et vers toutes les couches sociales populaires, en fin de comptes, via les impôts et taxes, une part toujours plus grande des charges incombant normalement aux groupes industriels et financiers les plus importants, et, en réalité, aux revenus du capital financier, ceux là même qui se sont vu augmentés, même si indirectement, par des manipulations grossières telles que le CICE.

C’est en ce sens que la revendication N°6 des Gilets Jaunes, « Que les GROS (Macdo, google, Amazon, Carrefour…) payent GROS et que les petits (artisans, TPE PME) payent petit. », garde donc, elle aussi, tout son sens !

Pourtant, on ne peut pas dire que l’ « action » du Gouvernement, dans ce domaine, soit tout à fait inexistante, depuis l’annonce du projet de taxe visant les GAFA, les « géants du net », dont précisément Google et Amazon… :

« La taxe s’appliquera en tout état de cause au 1er janvier 2019 et elle portera donc sur l’ensemble de l’année 2019 pour un montant que nous évaluons à 500 millions d’euros », a affirmé Bruno Le Maire »

https://www.lesechos.fr/politique-societe/politique/0600360939843-la-france-prelevera-la-taxe-gafa-des-le-1er-janvier-annonce-bruno-le-maire-2230645.php

…500 millions d’euros, c’est évidemment beaucoup, pour vous et moi, et plus fort même que le « loto », mais comme on vient de le voir, ce modeste ½ Milliard est finalement à mettre en rapport avec le nouveau gouffre de plus de 50 Milliards que l’on vient juste d’évoquer ci-dessus, au compte de notre gouvernement…

…et avec les centaines de milliards brassés par ces parasites géants de l’économie mondiale… !

Donc il reste clair que les « efforts » ne sont pas répartis en proportion des parts de ressources que se sont attribuées les principaux acteurs de l’économie…

Quant au fond il est clair que c’est la répartition des ressources et des forces productives, en regard des besoins, qui est en cause, avec la domination du capital financier.

A très court terme, avec la fin nécessaire des « usines à gaz » de transferts fiscaux des citoyens vers le capital financier, c’est donc aussi la survie, déjà précaire, de nombreuses TPE et PME, qui est en cause, alors qu’elles sont aussi en partie à l’origine du mouvement GJ. Contrairement à une idée reçue, leur volonté d’embaucher à un niveau salarial plus élevé n’est pas forcément en cause, alors même qu’elles sont directement les plus impactées par une augmentation du SMIC, et même en proportion, davantage que les grandes entreprises. Dans un article nettement orienté contre une augmentation du SMIC, le journal « Le Parisien » du 28/11/2018 affirmait pourtant :

« Les artisans ne seraient pas contre

Une chose est certaine, une hausse du smic fait davantage souffrir les TPE PME que les grands groupes, puisqu’un quart environ de leurs salariés touchent le smic (contre 4,5 % dans les grands groupes). Alain Griset, le président de l’U2P qui défend les intérêts des artisans et des commerçants, n’y est cependant pas opposé : « Beaucoup de nos salariés sont des Gilets jaunes, ils ont besoin de plus de pouvoir d’achat. »

Un coup de pouce au smic alors ? « Je ne suis pas contre, poursuit-il. À condition que cette mesure ait un coût neutre pour les entreprises. Il faudrait donc l’accompagner d’une baisse des cotisations sociales en parallèle. » Bref, la note s’alourdirait encore pour les caisses publiques. De quoi faire s’étrangler Édouard Philippe, qui a déjà dit non. »

http://www.leparisien.fr/economie/pourquoi-le-gouvernement-ne-veut-pas-de-hausse-du-smic-28-11-2018-7956471.php

Évidemment, vu ainsi, cela paraît être un cercle vicieux…

Or, en reprenant logiquement les éléments essentiels de notre constat, on peut voir en réalité qu’il n’en est rien.

La seule absurdité consiste précisément à reporter sur l’ensemble des contribuables et taxes-payeurs la répartition des charges sociales qui devrait être faite stricto sensu en proportion de la taille des entreprises et du nombre de leurs salariés.

Comme on l’a vu dans un précédent article ( 11 ), il se trouve que la Sécu a enfin atteint, en 2018, l’équilibre budgétaire. Plutôt que de détruire ce fragile acquis par de nouvelles ponctions, comme il s’apprête à le faire, le gouvernement devrait logiquement remplacer l’ensemble de ses « usines à gaz » fiscales à prétentions « sociales » plus que largement usurpées par un seul et unique mode de répartition progressif des charges sociales, géré par la Sécu, sans effet de seuil, calculé sur la base du budget actuel des besoins sociaux à charge de la Sécu, et permettant donc aux TPE et PME de bénéficier d’un réel avantage « compétitif » en regard des plus grandes entreprises, et sans qu’il en coûte, tant qu’à faire, un seul euro à L’Etat, hormis pour ce qui concerne, évidemment, son propre personnel.

En fonction des nouvelles ressources qu’il serait ainsi possible de dégager, et évidemment nettement plus importantes que le pathétique ½ Millard que Le Maire espère obtenir des GAFA, il deviendrait alors possible de remonter réellement le SMIC sans détruire des milliers d’emplois dans les TPE et PME, et même de revaloriser les minima sociaux les plus incontournables, tels que la revendication N°10 des GJ :

« Pas de retraite en dessous de 1 200 euros. »

Et d’autres, notamment en faveur des familles monoparentales, par exemple, pour lesquelles le niveau actuel du SMIC se situe carrément en dessous du seuil de pauvreté :

Quelle que soit la situation sociale et familiale, il est important, tant pour la motivation du travailleur que pour la justice sociale la plus élémentaire, que ceux qui travaillent puissent vivre de leur travail décemment, et non pas dépendre d’aides à quémander à l’État et à l’administration.

Incidemment et en toute logique se trouve ainsi résolue une des premières questions posée dans cette ébauche de bilan : faut-il revendiquer en « net », comme c’est déjà le cas dans la liste revendicative GJ ou en « brut », comme le fait traditionnellement la gauche bureaucratique ?

Assurément, la revendication actuelle en net est donc bien celle qui est adaptée à un pas en avant vers la justice sociale.

En effet, dans le système ancien, les travailleurs acquéraient des droits sociaux égaux par des cotisations inégales, fixées au prorata de leurs salaires. Jusqu’à un certain point cela a donc fonctionné, comme principe de justice sociale, même si approximative, in fine. A mesure que l’État s’est transformé de plus en plus en pompe fiscale pour transférer le fruit du travail de tous vers les dividendes du capital financier, cela a donc cessé de fonctionner, au point de générer la crise actuelle et la juste révolte qui en résulte.

Dans une répartition progressive des charges, les travailleurs acquièrent toujours des droits égaux, quel que soit leur rémunération en salaire net. Par contre le montant des charges varie, lui, non seulement en fonction du salaire, mais aussi de la taille de l’entreprise et du nombre de salariés qui y travaillent.

Il est donc important que le salaire de base soit défini en net et que le montant des charges, au prorata à la fois du salaire, de la taille de l’entreprise et du nombre de salariés soit calculé selon une formule identique et intangible pour toutes les entreprises, mettant fin aux « usines à gaz » des passe-droits, dérogations, etc…

Bien entendu, dans un premier tour d’horizon tel que celui-ci, il n’est pas possible de faire une revue exhaustive de toutes les revendications GJ, qu’elles soient déjà dans la liste ou non. Il s’agit simplement d’apporter quelques éléments au débat utiles pour souligner l’importance et la justesse fondamentale de ce combat.

La première revendication à ajouter à cette liste est donc désormais l’exigence d’une amnistie totale, non seulement pour Eric Drouet, mais pour l’ensemble des GJ condamnés et emprisonnés.

La cause de la violence actuelle réside dans l’injustice sociale instituée de longue date par le système et poussée à un point de plus en plus insupportable par les gouvernements successifs, de droite comme de gauche, et particulièrement par celui de Macron, qui rassemble les tares bureaucratiques et prédatrices des deux bords politiques.

La cause de la violence sociale réside donc dans le système actuel et singulièrement dans son pouvoir étatique actuel. Elle ne peut disparaître qu’avec la fin de l’injustice qu’il engendre, et donc avec la satisfaction des justes revendications des « Gilets Jaunes ». C’est pourquoi la lutte pour l’amnistie des GJ condamnés et emprisonnés et la lutte pour les revendications sociales sont un seul et même combat !

Luniterre

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NOTES:

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( __1  https://www.cnews.fr/france/2018-12-18/la-liste-des-revendications-des-gilets-jaunes-801586   )

( __2  https://www.net-iris.fr/indices-taux/paye/1-salaire-minimum-smic-horaire-smic-mensuel

__  https://www.service-public.fr/particuliers/actualites/A13113    )

( __3  https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/12/11/non-le-smic-ne-va-pas-augmenter-de-100-euros/   )

( __4  https://www.lemonde.fr/politique/article/2018/12/10/le-verbatim-de-l-allocution-televisee-du-president-de-la-republique_5395523_823448.html    )

( __5  http://www.vie-publique.fr/decouverte-institutions/finances-publiques/approfondissements/allegements-charges-sociales-manque-gagner-pour-securite-sociale.html    )

( __6  https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/12/21/du-smig-au-smic-en-passant-par-tonton-ou-la-vraie-mort-de-mai-68/   )

( __7  https://www.strategie.gouv.fr/sites/strategie.gouv.fr/files/atoms/files/fs-_rapport_cice-2018-02-10.pdf    )

( __8  https://investir.lesechos.fr/marches/actualites/france-deficit-budgetaire-de-98-7-milliards-d-euros-attendu-en-2019-1793725.php

__  https://www.challenges.fr/economie/budget-le-deficit-de-l-etat-attendu-en-hausse-en-2019-a-98-7-milliards-d-euros_614880    )

( __ 9  http://www.francesoir.fr/politique-france/cice-des-deputes-lrem-et-modem-vont-ils-sopposer-au-gouvernement

__  https://www.atlantico.fr/decryptage/3560896/pas-verser-le-cice-2018-pour-retrouver-oxygene-budgetaire-quel-impact-tresorerie-tpe-pme-eric-verhaeghe  )

( __10  https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/11/20/ghosn-lantithese-du-gilet-jaune/   )

( __11  https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/11/30/et-la-marquise-dansait-sur-les-champs-elysees-en-flammes-explication-de-texte/  )

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Libérons Drouet et tous les GJ emprisonnés !!

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/12/22/liberez-drouet-et-tous-les-gj-emprisonnes/

Et tout de suite, la Libération d’Eric Drouet et de tous les prisonniers GJ !!

Dès le départ, ce mouvement GJ est parti un peu dans toutes les directions, et aucune liste revendicative n’en a réellement émergé comme reflétant les aspirations du mouvement.

Toutefois, ce qui devrait nous réunir tous, aujourd’hui, c’est l’arrestation, particulièrement brutale, d’Eric Drouet, assortie assez vite de fausses accusations… « port d’arme » …une hypothétique matraque qu’il n’avait évidemment pas… Mais cela reste relayé par les médias aux ordres!

Cette arrestation est l’épreuve réelle de la durabilité ou non de ce mouvement…

Soit il retrouve l’unité, ou plutôt, y accède enfin, sur le thème de la solidarité et de la Libération d’Eric Drouet et de tous les prisonniers GJ, ou bien il vaut mieux réellement passer à autre chose…

Les deux pétitions en cours approcheront chacune des 50 000 signatures d’ici peu… soit en une demi journée…

Les vidéos de l’arrestation, dupliquées à n exemplaires, ont déjà été vues des milliers de fois, en quelques heures, à peine…

Il y a donc là une nouvelle révolte potentielle, si les GJ encore en lutte savent la gérer positivement.

Le pouvoir et la presse tentent d’enterrer le mouvement et de casser Drouet et ses amis, pionniers des GJ, d’ici Noël.

Deux jours pour réagir…

Deux jours décisifs…

Renaissance du mouvement, sur une base de solidarité humaine, ou bien sa fin, et durable, car cassé dans ce qui est son âme même, quoi qu’on en pense, et que cela nous plaise ou non.

Luniterre

Lors de l’acte 6 des Gilets jaunes, l’une des figures médiatiques du mouvements, Eric Drouet, a été interpellé avec 64 autres personnes à Paris. Au micro de RT France, une autre représentante des Gilets jaunes, Laëtitia Dewalle, témoigne.

Alors que plusieurs centaines de Gilets jaunes manifestent ce 22 décembre à Paris dans un calme relatif, l’un des leaders du mouvement, Eric Drouet, a été interpellé par les forces de l’ordre avec 64 autres personnes. Présente sur place au moment de son interpellation, Laëtitia Dewalle, autre figure des Gilets jaunes, témoigne au micro de RT France.

«Il a été interpellé assez violemment : une quinzaine de gendarmes lui ont littéralement sauté dessus […] Il s’est retrouvé au sol, il a pris des coups et a été gazé à bout-portant», raconte-t-elle. Des Gilets jaunes ont tenté de s’interposer car, selon elle, «il n’a rien fait» à part être «le symbole d’un mécontentement». Une pétition a été mise en ligne pour exiger sa libération.

Laëtitia Dewalle estime qu’Eric Drouet a été interpellé car il est un symbole. Les forces de l’ordre n’ont pour l’instant fait que confirmer son arrestation, sans en expliquer la cause.

Eric Drouet, 33 ans, un chauffeur routier de Melun (Seine-et-Marne), est une des voix qui pèsent dans la contestation qu’il définit lui-même comme «populaire» et «totalement apolitique». Il a été arrêté vers 14h15 rue Vignon, dans le quartier de la Madeleine, au milieu de quelques dizaines de manifestants.

Créée mi-octobre, sa page Facebook appelant au «blocage national contre la hausse des carburants» a été rapidement suivie par des dizaines de milliers de personnes, amorçant la mobilisation nationale du 17 novembre, l’«acte I» du mouvement. C’est lui qui avait appelé les Gilets jaunes à manifester à Versailles ce 22 décembrei, avant de lancer ce matin sur Facebook un nouvel appel à se rassembler à Montmartre.

https://francais.rt.com/france/57150-gilets-jaunes-laetitia-dewalle-raconte-arrestation-eric-drouet-paris

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LA PÉTITION :

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https://www.mesopinions.com/petition/justice/soutien-eric-drouet-face-aux-accusations/54857

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Déjà plus de 40 000 signatures !!!

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« Selon une source judiciaire, il est retenu pour trois raisons : organisation illicite d’une manifestation sur la voie publique, port d’arme prohibé, et participation à un groupement formé en vue de violences ou de dégradations. Samedi matin, c’est notamment lui qui avait appelé les manifestants à se rendre à Montmartre, alors qu’un rassemblement des « gilets jaunes » était initialement attendu du côté de Versailles.

Déjà visé par une enquête

Ce trentenaire est devenu en quelques semaines une des figures des « gilets jaunes », à coups de vidéos sur Facebook et d’appels à rejoindre la capitale pour manifester. Vendredi 7 décembre, le parquet de Paris avait déjà ouvert une enquête pour « provocation à la commission d’un crime ou d’un délit » et « organisation d’une manifestation illicite » à son encontre.

Le parquet avait reçu un signalement du préfet de police de Paris concernant une interview d’Eric Drouet sur BFMTV, dans laquelle il appelait les « gilets jaunes » à entrer dans l’Elysée. Le leader du mouvement sera entendu dans le cadre de ces investigations et devra « préciser la portée des propos qu’il a tenus », indiquait alors une source proche de l’enquête. « Je n’ai jamais dit que je voulais aller à l’Elysée pour tout casser mais pour se faire entendre », s’était-il défendu à l’époque.

https://www.francetvinfo.fr/economie/transports/gilets-jaunes/gilets-jaunes-l-une-des-figures-du-mouvement-eric-drouet-interpelle-et-place-en-garde-a-vue-a-paris_3112861.html

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AUTRE PÉTITION :

https://secure.avaaz.org/fr/community_petitions/Gouvernement_LIBERATION_ERIC_DROUET/

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Le gouvernement augmente le salaire minimum de 22% …en Espagne!

https://www.afp.com/sites/default/files/nfs/diff-intra/francais/journal/une/927648f3e7bb7228e7f0e12e3ea7d598de414ea3.jpg

 

 

« Le gouvernement annonce

la hausse de 22% du salaire minimum…

 

Bon…, c’est en Espagne!

 

« Le chef du gouvernement espagnol Pedro Sanchez a annoncé mercredi qu’il augmenterait par décret le salaire minimum de 22%, lors du conseil des ministres du 21 décembre qui aura lieu à Barcelone.

« Le Conseil du 21 décembre approuvera la hausse du salaire minimum ». Elle entrera en vigueur « à partir de 2019 » et constituera « la hausse la plus importante depuis 1977 », a déclaré Pedro Sanchez devant les parlementaires.

En annonçant qu’il relèvera par décret le salaire minimum mensuel de 858 euros à 1.050 euros brut, Pedro Sanchez fait passer une mesure phare de son projet de budget pour 2019, qu’il n’a pas en ce moment les appuis nécessaires pour faire voter au parlement

Selon le projet de budget publié début octobre, cette mesure coûtera 340 millions d’euros à l’Etat. Elle a été durement critiquée par l’opposition de droite. »

https://www.afp.com/fr/infos/334/espagne-le-gouvernement-annonce-la-hausse-de-22-du-salaire-minimum-doc-1bj3rc3

 

…Et ça [ne] lui coûtera que 340 millions d’€uros…

 

…A comparer avec les 10 Milliards

gaspillés par Macron pour « financer »

son mensonge médiatique sur les « 100€ de plus »

pour les Smicards de France !!!

 

https://frontdeslaics.wordpress.com/2018/12/12/non-le-smic-ne-va-pas-augmenter-de-100-euros/

 

https://frontdeslaics.wordpress.com/2018/12/12/contre-macron-contre-le-terrorisme-un-seul-front-resistance/

 

 

https://nousnesommesriensoyonstout.wordpress.com/2018/12/11/gilets-jaunes-ce-que-nous-voulons-tout-mais-dabord-lessentiel/

 

 

Contre Macron, Contre le terrorisme, Un seul front, RÉSISTANCE!!

 

 

 

Après sa nouvelle et pitoyable

arnaque fiscale télévisée de lundi,

Macron sera-t-il sauvé

par le coup de gong du terrorisme ?

Contre le terrorisme,

Contre Macron,

 

Un seul front !

RÉSISTANCE !!

 

https://i1.wp.com/lvdneng.rosselcdn.net/sites/default/files/dpistyles_v2/ena_16_9_extra_big/2018/12/12/node_505421/39922262/public/2018/12/12/B9717916491Z.1_20181212143954_000%2BGRECJQ9RT.1-0.jpg

Fusillade de Strasbourg: La détermination intacte des Gilets jaunes malgré les appels à la «responsabilité»

http://lavdn.lavoixdunord.fr/505421/article/2018-12-12/la-determination-intacte-des-gilets-jaunes-malgre-les-appels-la-responsabilite

Alors que le secrétaire d’Etat à l’Intérieur espère « qu’il y aura moins de manifestations » de Gilets jaunes ce week-end, son appel ne semble pas être entendu sur le terrain, au lendemain de l’attaque de Strasbourg.

L’acte V des Gilets jaunes sera-t-il maintenu samedi? Au lendemain de l’attaque de Strasbourg, le mouvement semblait décidé mercredi à poursuivre sa mobilisation malgré les appels du gouvernement à la « responsabilité », selon les mots de Laurent Nunez, le secrétaire d’Etat à l’Intérieur, mercredi. De Tours à Marseille en passant par Calais, de nombreux Gilets jaunes expriment leur solidarité avec les victimes de Strasbourg mais restent déterminés à faire entendre leur colère, dans la rue ou autour de ronds-points, après les mesures annoncées lundi soir par le chef de l’Etat.

Dans les Bouches-du-Rhône, le mouvement est « parti pour un acte V, en plus important même », affirme Thierry Marre, coordinateur des Gilets jaunes à Istres, jugeant « très peu probable » que l’attaque entraîne la suspension de la mobilisation. « Je ne pense pas qu’on reculera », poursuit-il, réclamant comme d’autres « la démission » d’Emmanuel Macron.

« En l’état actuel des choses, nous sommes toujours partis pour un acte V »

Même détermination à Marseille même si l’on reconnaît que le drame strasbourgeois ne peut être ignoré. « Nous verrons ce qui se passe, nous ne sommes pas des abrutis. Mais en l’état actuel des choses, nous sommes toujours partis pour un acte V, sur les mêmes revendications », assure sous couvert de l’anonymat une coordinatrice locale, citant notamment la dissolution de l’Assemblée nationale et la mise en œuvre d’un référendum d’initiative populaire.

Après l’attaque du marché de Noël de Strasbourg, de légers tiraillements traversent toutefois ce mouvement lancé le 17 novembre contre la hausse des prix du carburant avant de s’étendre à une dénonciation plus générale de la baisse du pouvoir d’achat et de la politique gouvernementale. A Strasbourg, « il faut que tout le monde stoppe au vu des événements », reconnaît Patrick, un Gilet jaune local, appelant à suspendre provisoirement la mobilisation. « On fait profil bas jusqu’à ce week-end et beaucoup vont monter à Paris et des actions sont à définir », a-t-il toutefois ajouté.

« comme par hasard ça a pété »

Le mouvement sans leader ni idéologie doit aussi faire face à la propagation par certains de ses membres de thèses complotistes selon lesquelles l’attaque de Strasbourg serait un « coup monté » destiné à éclipser la mobilisation et à faire retomber la colère sociale. Patrick, le Gilet jaune strasbourgeois, ne peut lui-même réprimer quelques doutes. « C’est bizarre, c’est un coup monté. On avait prévu de bloquer le Parlement européen, on savait dans quels hôtels étaient les députés, et comme par hasard ça a pété », dit-il. La coordinatrice marseillaise se dit elle « très, très sensible » à éviter toute récupération du drame « par des complotistes ou par ceux qui voudraient en profiter pour nous faire taire ».

 

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https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/12/10/gilets-jaunes-ce-que-nous-voulons-tout-mais-dabord-lessentiel/

 

A propos du 17 Novembre… Lettre ouverte aux syndicats et partis « de gauche »

 

 

 

A propos du 17 Novembre...

Lettre ouverte

aux syndicats et partis « de gauche »

et à leurs avatars pseudos- « marxistes-léninistes »,

« marxistes révolutionnaires » et autres « syndicalistes révolutionnaires »…

 

En forme de rafraîchissement de mémoire historique…

Actuellement, l’unanimité est faite au moins sur un point entre toutes ces « élites » et « avant-gardes » autoproclamées de la « gauche » française : aucune n’apporte son soutien au mouvement du 17 Novembre, hormis Mélenchon et Ruffin, à titre « personnel » et du bout des lèvres (*), et, naturellement, sans engager leurs « troupes » en voie de déliquescence.

Plusieurs de ces « institutions », la CGT, le journal « l’Humanité », les syndicats « solidaires », le NPA, LO, etc…, se sont même très officiellement fendues d’articles et de communiqués pour condamner, en fait, toute participation  « de gauche » à ce mouvement.

Le prétexte affirmé est évidemment la tentative de « récupération » dont ce mouvement est l’objet par la droite nationaliste et l’extrême-droite, DLF, RN(ex FN), et d’autres activistes de ce bord.

En ce qui concerne l’origine réelle de ce mouvement, il n’a clairement, au départ, aucune coloration politique particulière et s’inscrit dans le fil de protestations populaires induites par la réalité de la crise économique et la brutalité des reculs économiques et sociaux imposés par le système capitaliste et son serviteur du moment, le gouvernement Macron.

De sorte que la vague de soutien qu’il semble actuellement soulever pose une question claire à la gauche :

La revendication immédiate qui le sous-tend, contre la hausse du prix des carburants, est-elle justifiée d’un point de vue social ?

Si la réponse est oui, la gauche doit donc reprendre cette revendication à son compte, et, d’une part, manifester son appui à cette initiative, et d’autre part, si elle estime avoir des critiques à formuler sur le mode d’action choisi, ce qui n’est pas forcément illégitime, comme on l’a déjà vu, proposer des actions complémentaires qui prolongeront cette première action d’origine spontanée.

Si elle estime la revendication injuste, et constate donc qu’elle sert uniquement de marche-pied à l’extrême-droite, elle doit non seulement la condamner carrément et ouvertement, mais encore, bien plus, faire également carrément et ouvertement campagne contre cette supposée « manœuvre » de l’extrême-droite…

Elle doit donc fournir un argumentaire convainquant qui puisse arracher ce mouvement populaire des « griffes » de l’extrême-droite.

Faute de quoi, non seulement elle légitimise cette récupération, abandonnant le terrain d’une revendication sociale justifiée à l’extrême-droite, mais elle lui fait carrément la courte échelle en vue de son accession éventuelle au pouvoir.

Le fait que l’extrême-droite ait réussi à prendre ce train en marche au bon moment est indéniable, le fait qu’il y eu un plan préconçu à ce sujet ne semble toujours pas avéré, mais cela ne changerait rien au problème, quant au fond.

Dans la Russie du début du XXème siècle, quant le prolétariat a commencé à s’organiser spontanément, le régime tsariste s’est dépêché d’y infiltrer des indicateurs et des provocateurs. Il est même allé, par ce biais, jusqu’à créer lui-même, via ses agents infiltrés, des organisations ouvrières complètes, sur la base des revendications populaires immédiates, dans le but de les canaliser et de les contrôler !

Pour autant, cela n’enlevait rien à la validité de ces revendications, et encore moins, au soutien populaire massif qu’elles rencontraient, au tournant de l’année 1905, déjà…

C’est là que se place l’épisode célèbre de la grande manifestation organisée par le Pope Gapone, à la fois agent tsariste occulte et leader charismatique du mouvement populaire de l’époque… Compte tenu des mœurs brutales de cette époque farouche l’affaire a évidemment tourné au tragique, mais elle a en fait mis complètement et définitivement à bas la légitimité du Tsar, qui avait en réalité signé là son propre arrêt de mort, en croyant arrêter l’Histoire en marche, littéralement et sans jeu de mots… !

On peut imaginer, à la lueur des « lumières » de la gauche française actuelle, ce qu’aurait été un cours de l’histoire « alternatif » si les bolcheviks, tout nouvellement organisés en parti suite à la rupture avec les mencheviks, s’étaient désolidarisés de ces revendications et de ces luttes !

Non seulement ce n’était pas le cas, mais tout en étant parfaitement conscients des probabilités d’infiltrations policières, qui n’ont été confirmées que par la suite, il faisaient, eux aussi, leur travail d’infiltration pour tenter de renforcer ce mouvement et de promouvoir des revendications de plus en plus radicales (**).

Sans ce travail, la légitimité politique n’eut point nécessairement changé de camp, ni à cette époque ni plus tard, et l’autocratie guerrière et meurtrière du tsar aurait certainement duré encore beaucoup plus longtemps, sinon encore aujourd’hui…

Bien évidemment, comparaison n’est pas raison, et il n’y a pas lieu de projeter cette situation ancienne sur la nôtre, mais néanmoins la question de légitimité sociale et politique d’une revendication demeure, quel que soit le contexte.

Refuser de légitimer socialement une revendication telle que celle du 17 Novembre, c’est, ipso facto, légitimer la politique de Macron et du système, et, quoi qu’il arrive, échec ou réussite, la main-mise de l’extrême-droite sur le mouvement populaire et prolétarien.

Dans l’état de faiblesse relative où il se trouve, et avec le peu de légitimité populaire qu’il reste à Macron, cela risque fort d’être, pour la « gauche » française, un choix historique dont elle n’est pas près de se remettre, tant il lui reste si peu de légitimité, également.

La pseudo « extrême-gauche », se posant « marxiste-léniniste » ou non, ferait bien de s’en aviser, également.

Luniterre

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(* http://www.regards.fr/politique/article/manif-du-17-novembre-la-gauche-peut-elle-sortir-de-l-embarras   )

(** Voir la documentation en PJ, PDF et ODT, en fin d’article  )

DERNIÈRE MINUTE:

Un sursaut, malgré tout, de la part du très minoritaire et pathétique « Front Social »… Mieux que rien, cependant, et donc nous relayons leur appel:

Appel du 10 novembre, regroupons-nous : Ne laissons pas l’extrême-droite récupérer la colère sociale

Date : 

A l’initiative de milieux populaires une mobilisation contre la hausse de l’essence a rencontré un large succès sur les réseaux sociaux.
La gauche syndicale et politique n’ayant pas d’autre projet contre Macron que les négociations ou les élections européennes n’a pas voulu se saisir de cette occasion pour porter la colère générale contre le pouvoir.
Du coup cette initiative qui percute toutes les colères actuelles contre les attaques gouvernementales depuis le Code du travail jusqu’à la Sécurité sociale a été l’objet d’une tentative de récupération par l’extrême droite, depuis M. Le Pen jusqu’aux groupes fascisants de la police en passant par les jeunesses des LR, un certain nombre de ses représentants et N. Dupont-Aignan.
La CGT a dénoncé cette récupération dans un communiqué mais elle n’offre en alternative que le dialogue social avec un gouvernement qui ne négocie rien mais cogne fort ; Mélenchon n’a su que dire « faites ce que vous voulez » à ses partisans en n’offrant comme option que le bon bulletin de vote dans plusieurs mois.
Seule la volonté affichée et déterminée d’unifier l’exaspération populaire par un plan de bataille clair, un agenda des luttes qui ne se limite pas à des journées d’action saute- mouton sans suite ou des combats professionnels dispersés peut arrêter Macron et stopper la démagogie d’extrême droite.

C’est pourquoi, devant le danger qui se profile où l’extrême droite pourrait récupérer la colère sociale, des secteurs en lutte, Mc Do en grève, livreurs de Deliveroo et autres du Clap en lutte, postiers du 92 en grève, étudiants de l’Unef Tacle de tous les combats, CGT Goodyear, CGT Geodis Calberson IDF, Sud Commerce, militants du Comité de mobilisation du travail social, le Front social…. et tous ceux qui voudraient s’adjoindre à ces premiers signataires, ont décidé d’appeler syndicats, associations, fronts de lutte, partis, militants et individus à une réunion le 10 novembre à Paris afin de débattre et décider ensemble dans cette situation d’une initiative et d’une politique alternative.

télécharger le texte d’appel en PDF

Se réunir le 10 novembre et préparer l’action contre la hausse des prix et la baisse des salaires. C’est notre champ d’action.
Nous ne laisserons pas l’extrême-droite prendre la tête de nos combats !
L’exaspération sur la hausse des carburants est générale. Elle s’étend à d’autres hausses – produits alimentaires, loyers, santé…
La colère monte, parce que cette hausse des prix percute la baisse des salaires, des pensions et des aides sociales.
Tout ça, c’est le fait des profits des patrons et de la prise des dividendes des actionnaires. Les taxes du gouvernement s’y additionnent.
Le prix du travail coule en raison de la politique d’un chômage tenu à très haut niveau, de licenciements permanents et massifs et de précarité.
La baisse du salaire est relayée par le démantèlement du salaire social, la Sécurité sociale.
La répression d’État relaie les attaques patronales contre les grèves, les grévistes et leur représentation syndicale.
Le Front social déclare en conséquence l’état d’urgence sur le pouvoir d’achat, les salaires et les pensions.
Le pouvoir d’achat est une chose trop sérieuse pour la laisser aux mains de l‘extrême droite.
Le pouvoir d’achat est une cause abandonnée par des institutions syndicales qui cherchent des strapontins dans les couloirs de ministères vides.
Qui ne contribue pas à la lutte commune, tous ensemble, pour le pouvoir d’achat, portera une part de responsabilité dans l’ascension de l’extrême droite vers le pouvoir.
Le Front social ne laissera pas le terrain d’une extrême droite qui veut faire du 17 novembre la date de sa récupération, pas plus qu’il reconnaît la moindre qualité à Macron pour lutter contre elle, car il en est le marchepied.

Nous appelons à la réunion du samedi 10 novembre des secteurs en lutte et de tous ceux qui se retrouvent dans ce combat de 10 h à 17 h à la salle Hénaff- Bourse du travail- Paris

https://www.frontsocialuni.fr/se-reunir-le-10-novembre-une-necessite/

Faisons entendre la voix de notre camp !

L’exaspération n’est pas que sur la hausse des carburants : elle est générale

Bien que fortement fragilisé depuis cet été, le gouvernement Macron continue a taper fort: droits des chômeurs, retraite à points,suppressions de postes et privatisation de nombreux secteurs publics. sélection des étudiants, attaques contre les migrants… sur un fond d’intense répression policière,judiciaire et disciplinaire. De son côté le patronat, malgré ses bénéfices considérables, continue à frauder le fisc comme jamais, licencier massivement bloquer les salaires tandis que l’inflation finit de ruiner les classes populaires.

La colère sur la hausse des carburants monte parce qu’elle percute la baisse des salaires, des pensions, des aides sociales, le démantèlement de la Sécurité sociale, des retraites, du chômage…

Nous devons faire entendre la voix de notre camp, au travers de ses revendications : la hausse des salaires, des pensions et des allocations. Ne laissons pas l’extrême droite détourner et récupérer la question du pouvoir d’achat.

Au contraire, prenons appui sur les résistances importantes qui existent : les Ford qui luttent depuis 10 ans contre la fermeture de leur entreprise, les Goodyear qui bien que leur entreprise ait fermé continuent la bagarre, les postiers et postières du 92 qui sont en grève depuis 7 mois, les agents de l’hôpital Pinel en lutte depuis 4 mois, les femmes de ménage de l’hôtel Park Hyatt Vendôme qui affirment leur volonté de tenir au moinsjusqu’à Noël, les cheminots qui, après 3 mois de grève au printemps, résistent et luttent encore aujourd’hui contre l’application de la réforme ferroviaire et la répression mais aussi les salariés de McDonald’s, de New Look, de Happychic, de Monoprix, les livreurs de Deliveroo, les étudiants qui résistent contre la sélections et tant d’autres qui partout se battent, résistent et ne renoncent pas.

Pour faire reculer un pouvoir centralisé doté d’un plan de bataille commun, il nous faut dépasser les journées d’actions éparpillées secteurs par secteurs. Nous aussi nous devons nous doter d’un plan de mobilisation. Nous aussi nous devons réfléchir a comment avancer vers la construction d’un mouvement d’ensemble capable de les stopper. Pour gagner : Faisons front ! Convergeons !

Les signataires de cet appel proposent donc aux secteurs en lutte, aux organisations syndicales, à tous les fronts de lutte à ceux et celles qui sont en bute à la répression et qui ne veulent pas laisser le terrain libre à l’extrême droite de se retrouver pour faire front et converger !

Ne laissons pas une minorité parasite continuer de nous précariser, nous appauvrir et détruire nos conquis!

Nous vous proposons pour cela de nous retrouver

le samedi 10 novembre salle Henaff à la Bourse du travail,

29 boulevard du Temple Paris, à 10h pour en discuter.

https://www.frontsocialuni.fr/le-10-novembre-regroupons-nous-ne-laissons-pas-lextreme-droite-recuperer-la-colere-sociale/

https://fr-fr.facebook.com/events/740025743029993

Deux pages d’Histoire,

Où Lénine évoque le rôle

du Pope Gapone en 1905 :

(Textes français suivis des originaux russes)

Lénine – 1er Mai 1905  ODT

Lenine – 1er Mai 1905 __  PDF

Lénine – Janvier 17 – Rapport sur Révolution de 1905   ODT

 

Lénine – Janvier 17 – Rapport sur Révolution de 1905 __  PDF

 

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Affaire Khashoggi (suite) : Ou le vrai prix des « droits de (tuer) l’homme » !

 

 

 

Affaire Khashoggi (suite) :

 

 

Ou le vrai prix

des « droits de (tuer) l’homme » !

 

Par Whitney Webb
Paru sur MintPress News sous le titre

The Real Reason the Knives are Out for MBS (VO à voir à la suite de la traduction)


Au milieu d’un chœur de condamnations dirigées contre son leadership à la suite du meurtre du journaliste controversé Jamal Khashoggi, le prince héritier Mohammed ben Salmane – connu sous le nom de MBS — a condamné mercredi le meurtre de Khashoggi en termes clairs, qualifiant l’acte de « crime odieux sans justification possible » et promettant de faire justice. La déclaration de MBS fait suite à des dizaines de condamnations médiatiques, dont la plupart avaient cité des sources anonymes des gouvernements turc et américain qui révélaient les détails horrifiants des derniers moments du journaliste et la tentative de ses assassins pour couvrir leurs traces.

Pourtant, bien que MBS puisse espérer que les appels internationaux à le destituer diminuent après sa récente déclaration et des accords apparents pris en coulisses, il se trompe probablement. En effet, une grande partie de l’indignation dirigée contre MBS pour son rôle présumé dans la mort de Khashoggi n’a pas grand-chose à voir avec le meurtre lui-même. En réalité, elle sert de prétexte pour exiger le remplacement de MBS par un prince héritier saoudien tyrannique plus « fiable ».

C’est parce que la véritable raison pour laquelle la hache de guerre a été déterrée contre MBS n’est pas un seul meurtre extrajudiciaire — une pratique dont les Saoudiens sont coutumiers depuis longtemps, et jusqu’ici en toute impunité — mais plutôt le fait que, dans les six semaines précédant le destin sordide de Khashoggi, MBS a non seulement réussi à se mettre à dos l’ensemble du complexe militaro-industriel américain, il a également mis en colère les plus grandes institutions financières du monde, dont Goldman Sachs et CitiGroup.

Dans un récent article sur l’affaire Khashoggi, MintPress avait expliqué en détail comment MBS avait mis en danger l’accord de ventes d’armes américaines de 110 milliards de dollars, que Trump se plaisait à présenter comme la preuve de sa valeur en tant que créateur d’emplois et « bon négociateur ». Cependant, loin d’être un contrat, le « deal » était surtout une compilation de lettres qui exprimaient un intérêt et de lettres d’intention. Plus d’un an après l’annonce de l’accord, il s’est avéré que MBS n’avait plus l’intention d’acheter la totalité des 110 milliards de dollars en armes, comme en a témoigné sa décision de laisser passer l’échéance de l’achat du système de missiles THAAD de Lockheed Martin, d’un coût de 15 milliards. Les Saoudiens ont laissé passer cette date limite le 30 septembre, deux jours seulement avant que Khashoggi n’entre dans le consulat saoudien à Istanbul pour n’en jamais ressortir.

De plus, il s’avère que — quelques semaines avant l’échéance de Lockheed Martin — MBS avait mis en danger une autre affaire, évaluée cette fois à plusieurs billions de dollars, et qui semble avoir été un facteur majeur dans son ascension rapide vers la position de prince héritier.

Qui a réellement couronné le prince ?

Déjà en 2015, les services de renseignements internationaux craignaient qu’une lutte de pouvoir imminente au sein de la famille royale saoudienne ne se fasse jour. L’inquiétude de certaines communautés du renseignement au sujet de l’ascension probable de MBS était si grande que l’agence de renseignement allemande, le BND avait rendu public un mémorandum qui dénonçait MBS en tant qu’influence déstabilisatrice responsable de la nouvelle « politique impulsive d’intervention » saoudienne. La note poursuivait en soulignant que MBS, alors à la tête du ministère saoudien de la Défense et d’un conseil économique destiné à réformer l’économie pétrolière du pays, cherchait à concentrer tout le pouvoir entre ses mains. Ce fait, mettait en garde le mémo, comportait le risque qu’en cherchant à s’établir dans la lignée de la succession du vivant de son père, il n’aille trop loin. Le mémo avait raison, bien sûr, mais il est tombé dans l’oreille de sourds.

Puis, en juin 2017, MBS a pris sa décision et destitué son prédécesseur Mohammed ben Nayef après des heures d’interrogatoire, de menaces et de torture présumée, devenant ainsi le nouveau prince héritier. Ben Nayef, assigné à résidence depuis plus d’un an, avait été un proche partenaire des États-Unis, en particulier de la CIA, qui lui avait décerné l’une de ses plus prestigieuses médailles. Comme Federico Pieraccini l’a récemment remarqué sur Strategic Culture, ben Nayef a longtemps été l’homme de confiance de la CIA en Arabie saoudite et l’avait aidée à financer Al-Qaïda et d’autres groupes wahhabites radicaux au prétexte de « contre-terrorisme », notamment en Syrie et dans d’autres pays de la région ciblés par l’empire américain.

Normalement, l’éviction d’un prince héritier allié à Washington, proche de la CIA, aurait dû ébranler l’establishment de Washington jusqu’à ses fondations. Pourtant, l’élite politique américaine ne s’est guère plainte de la spectaculaire montée en puissance de MBS. Au lieu de quoi, les États-Unis ont clairement soutenu son nouveau pouvoir, comme en témoigne l’appel du président Donald Trump à MBS pour « le féliciter de son élévation » le jour où il est devenu prince héritier. Les deux se sont ensuite promis « une coopération étroite » en matière de sécurité et d’économie. Certains analystes ont depuis émis l’hypothèse que le gouvernement américain avait en fait contribué à faciliter le coup d’État de MBS, étant donné que, quelques mois auparavant seulement, MBS — et non Ben Nayef — avait rencontré Trump à Washington.

Certains ont laissé entendre que de puissants intérêts financiers occidentaux étaient à l’origine de l’ascension de MBS, parce qu’il avait annoncé sa volonté de vendre des actifs de l’État saoudien lors d’un entretien accordé en janvier 2016 à une publication détenue par Rothschild, The Economist, un peu plus de six mois avant son accession à la succession du trône. L’interview avait clairement montré à l’élite internationale les bonnes dispositions de MBS envers des réformes néolibérales qui avaient été rejetées par tous les rois saoudiens précédents. En effet, emballé dans son programme de réforme économique connu sous le nom de « Vision 2030 », MBS avait offert à l’élite occidentale quelque chose qu’elle convoitait depuis longtemps mais n’avait jamais réussi à obtenir. Il avait accepté de privatiser des actifs détenus par l’État saoudien, y compris la plus grosse vache à lait de toutes — la compagnie pétrolière publique Aramco.

MBS – le « réformateur » qui n’en était pas un

Bien que les médias aient longtemps qualifié Vision 2030 « d’ambitieux plan de MBS visant à libérer l’économie saoudienne de sa dépendance au pétrole », le projet lui-même est en fait un plan de pillage pour des intérêts privés, et implique la néolibéralisation d’actifs de l’État saoudien. Parmi ses piliers figurent l’ouverture des marchés financiers saoudiens à Wall Street et la privatisation de l’essentiel du Royaume du Golfe, y compris la santé et, bien sûr, une partie d’Aramco.

Le fait que Vision 2030 soit essentiellement une liste de fantasmes néolibéraux ne devrait cependant pas être une bien grande surprise, étant donné que le plan était fondé sur un rapport publié en 2015 par le McKinsey Global Institute, la branche de recherches du cabinet de consultants américain McKinsey & Company – le cabinet de consultants « le plus prestigieux » au monde, connu pour ses « solutions néolibérales à des problèmes du monde réel ».

Selon un article publié l’année dernière dans Foreign Policy, « McKinsey a cultivé des liens avec toute une génération de jeunes princes arabes épris de réformes économiques à l’occidentale, avec des résultats très mitigés ». Cela a été particulièrement vrai en Arabie Saoudite, où MBS a cultivé des liens encore plus étroits avec l’institut et s’y est fié, non seulement pour le projet Vision 2030, mais aussi pour le choix de son nouveau cabinet à la suite à son accession au poste de prince héritier, ainsi que pour une liste d’importants dissidents saoudiens qui ont ensuite été muselés.

De plus, l’influence de McKinsey va bien au-delà de l’institut lui-même, puisque ses anciens employés occupent des postes importants dans le monde des affaires ou au gouvernement des USA. Bien que l’ampleur de l’influence de McKinsey dans l’ascension de MBS au rang de prince héritier soit inconnue, il est certainement possible que l’institut ait utilisé son influence pour « lubrifier » l’accès de l’un de ses « jeunes princes arabes » à une autorité quasi absolue, et son adoption subséquente des réformes néolibérales qui avaient été impossibles à extorquer aux générations précédentes.

Vision 2030 avait certainement semblé valoir l’affection de l’élite internationale à MBS — et il semble que le nouveau prince héritier ait été ravi d’être sous les feux de la rampe, au moins pendant un certain temps. Cependant, la réalité a apparemment rattrapé MBS, et il a donc passé les derniers mois à chercher un moyen d’ajourner sine die la mise en œuvre du plan.

C’est devenu clair pour la première fois plus tôt cette année, à la suite de la spéculation de juillet selon laquelle l’introduction en bourse de Saudi Aramco — c’est-à-dire le début de la privatisation partielle de la compagnie pétrolière publique saoudienne par la vente d’actions – n’allait peut-être pas se concrétiser de sitôt. Puis, il a été annoncé fin août que l’ensemble de l’introduction en bourse serait suspendue. Bloomberg a qualifié ce changement de cap de « bouleversement le plus important des plans du prince Mohammed » et ajouté :

Plutôt que de marquer un tournant dans l’un des projets économiques les plus ambitieux de l’histoire, il [l’abandon de l’introduction en bourse d’Aramco] souligne maintenant l’imprévisibilité du pays sous la direction d’un jeune dirigeant qui a tout le pouvoir politique entre ses mains depuis qu’il est devenu de facto dirigeant, il y a un peu plus d’un an. »

Par conséquent, ce qui aurait été la plus importante introduction en bourse de l’histoire a été annulée du jour au lendemain. Cette décision a certainement déçu Trump, qui avait personnellement fait pression sur MBS pour qu’Aramco entre à la Bourse de New York (NYSE), car cela lui aurait permis d’obtenir la plus grande introduction en bourse de son histoire. Cependant, la déception a été encore beaucoup plus grande pour les colossales institutions financières qui avaient travaillé d’arrache-pied pour assurer leur rôle dans l’opération – la Bank of America, Goldman Sachs et CitiGroup, entre autres. L’abandon de l’entrée en bourse signifiait en effet que tout leur travail sur l’opération avait été fait pour rien, puisque les banques ne sont généralement payées que lorsque ces opérations sont finalisées. En d’autres termes, la décision de MBS de suspendre indéfiniment l’introduction en bourse signifiait que les banques les plus puissantes et les plus liées à des politiciens de haut niveau avaient essentiellement travaillé gratis.

Il semble que MBS ait ressenti l’animosité qu’il avait provoquée dans certaines des institutions financières les plus puissantes du monde, étant donné que, quelques semaines plus tard, il a offert à Goldman Sachs, à la Bank of America et à CitiGroup un rôle important dans les nouveaux plans d’Aramco pour une prise de participation majoritaire dans la société pétrochimique saoudienne Saudi Basic Industries Corp (Sabic). Pour cet accord, Aramco avait envisagé de vendre des obligations dans le cadre de ce qui pouvait devenir la plus importante vente de titres de créances d’entreprise jamais réalisée. Toutefois, l’opération Aramco-Sabic, évaluée à 70 milliards de dollars, est encore nettement inférieure aux 100 milliards de dollars que l’introduction en bourse d’Aramco aurait apportés.

Plus important encore, l’accord démontre que MBS ne tenait pas les promesses de ses plans de privatisation, car le fait qu’une société publique (Aramco) achète une participation majoritaire dans une société privée saoudienne (Sabic) est tout le contraire de ce que MBS avait promis dans les mois précédant son accession au trône. En effet, comme Bloomberg l’avait noté à l’époque :

La vente d’obligations [d’Aramco] donnerait à l’Arabie saoudite une partie des bénéfices financiers d’une introduction en bourse, sans toutefois qu’elle ait à partager sa propriété avec des investisseurs internationaux — ou de révéler des informations que le royaume préfère garder privées. »

Ainsi, il semble bien que ce soit la privatisation d’Aramco qui ait effrayé MBS.

Bien au-delà de l’annulation de l’introduction en bourse elle-même, MBS a mis en danger d’autres parties du plan sur lesquelles ces puissants intérêts financiers comptaient depuis plus d’un an. Cela comprend le plan de Vision 2030 visant à faire passer le Fonds d’investissement public saoudien (FIP) — qui est géré par un groupe d’administrateurs de HSBC, de la Bank of America et par un ancien étudiant de CitiGroup Investment Banking — de ses actifs actuels de 230 milliards de dollars à un montant massif de 2 000 milliards. L’augmentation spectaculaire de sa taille ferait du FIP le premier fonds souverain au monde. Sans l’injection d’argent provenant de l’introduction en bourse d’Aramco dans le FIP, les médias ont mis en garde contre un « effet de cascade » sur l’économie américaine, y compris sur de grandes entreprises américaines comme Uber Technologies, puisque le FIP a beaucoup investi dans ces entreprises.

Depuis, des indices ont émergé selon lesquels MBS sait que ces puissantes banques sont toujours en colère, malgré ses efforts pour les apaiser. Le 5 octobre, quelques jours seulement après l’assassinat de Khashoggi, MBS a de nouveau promis une introduction en bourse d’Aramco dans quelques années, évaluée cette fois à 2 000 milliards de dollars. Cependant, les médias ont clairement indiqué que Goldman Sachs, CitiGroup et autres n’étaient pas convaincus par ses promesses.

En effet, l’ensemble de l’effort de privatisation étant maintenant mis en doute, il en va de même des investissements directs, estimés à 6 billions de dollars, qui étaient prévus par de puissants intérêts pour financer les plans de privatisation de Vision 2030. Ce chiffre pourrait certainement expliquer pourquoi tant de pressions ont été exercées contre MBS ces derniers temps à propos de Khashoggi. De fait, étant donné que les Saoudiens avaient massacré un autre écrivain dissident en 1979 dans le consulat du Liban, sans soulever l’indignation qui a suivi le meurtre de Khashoggi, on peut dire avec une quasi-certitude que l’indignation des élites face à ce dernier meurtre extrajudiciaire est moins motivée par les « droits de l’homme » que par des billions de dollars de capital.

Du rififi au paradis des néolibéraux

Bien qu’il soit impossible de connaître la raison exacte pour laquelle MBS s’est dérobé à ses plans autrefois dits « ambitieux » de privatiser le royaume, nous pouvons la deviner. En effet, il y a une raison pour laquelle les aînés de MBS dans la famille royale saoudienne ont toujours rejeté les réformes néolibérales et la privatisation de leur économie.

Un article de Foreign Policy en date de 2016 explique succinctement pourquoi les monarques saoudiens du passé ont évité les réformes « favorables à l’économie de marché » : les générations âgées de la Maison des Saoud « comprennent la fragilité d’une monarchie dont les fragiles piliers reposent sur l’adhésion des religieux conservateurs et d’une classe marchande hostile aux réformes libérales qui saperaient leurs privilèges. » Cependant, les Saoudiens sont beaucoup plus nombreux que les seuls « commerçants » à s’être habitués aux largesses de l’État saoudien, puisque la majorité d’entre eux bénéficient de subventions de carburant, de prêts, de terrains gratuits et d’emplois dans le secteur public, entre autres avantages. En effet, la moitié de la population saoudienne vit actuellement d’aides sociales — des aides qui dépendent de la richesse de l’État saoudien et de ses revenus pétroliers — tandis que les deux tiers des Saoudiens travaillent dans le secteur public.

Bien sûr, partager les profits du pétrole avec des pillards et des requins de la finance — comme cela aurait été le cas avec une privatisation partielle de Saudi Aramco — réduirait considérablement les sommes que le gouvernement saoudien consacre chaque année aux programmes sociaux et aux emplois du secteur public. En particulier, Vision 2030 comprenait également des « programmes d’austérité » dans le cadre de sa mise en œuvre, notamment des augmentations d’impôts et une réduction significative des subventions de carburants accordées aux citoyens saoudiens.

Cependant, moins d’une semaine après la mise en œuvre d’une poignée de ces mesures d’austérité au début de l’année, le gouvernement saoudien les a rapidement assouplies en augmentant les salaires des fonctionnaires et en lançant un programme de relance économique, après une réaction publique « très négative ». Les efforts du gouvernement pour apaiser la colère causée par l’austérité n’ont pas suffi et le tollé a continué, forçant le gouvernement saoudien à congédier le ministre de l’eau du pays pour apaiser l’indignation, au moins en partie. La réaction féroce de l’opinion publique semble avoir fait comprendre à MBS que ses « réformes ambitieuses » pour privatiser l’Arabie saoudite ne seraient pas si faciles à mettre en œuvre, malgré les efforts qu’il déploierait indubitablement pour mater la dissidence.

Une autre indication de la raison pour laquelle MBS s’est retiré des plans de privatisation tient peut-être à ce qui est arrivé à d’autres pays lorsque leurs jeunes princes, champions des « réformes ambitieuses », avaient avalé les salades de McKinsey. Comme l’écrivait Salem Saif sur Jacobin, nombre de pays arabes qui avaient suivi l’institut McKinsey dans ses plans néolibéraux sont ensuite devenus « des épicentres du printemps arabe ». Le Bahreïn, l’Égypte, la Libye, le Yémen – tous ont été la proie de manifestations souvent animées par des griefs économiques.

En revanche, l’Arabie saoudite, avec ses actifs détenus et gérés par l’État, était restée largement à l’abri de ces soulèvements économiques dans l’ensemble du Moyen-Orient.

Cependant, à la suite de la réception hostile à ses plans de privatisations, MBS a appris à ses dépens que le fait d’être le chouchou néolibéral de l’Occident a un coût élevé, qui pourrait mettre en péril non seulement sa position de prince héritier, mais aussi celle de tout le gouvernement saoudien.

A la recherche d’un nouveau prince qui jouera le jeu

Suite à l’incident Khashoggi, plusieurs publications importantes ont rapporté que des efforts sont actuellement en cours pour remplacer MBS en tant que prince héritier. L’un de ces articles, paru dans Le Figaro (France), indique que MBS sera « progressivement » remplacé par son frère cadet Khalid ben Salmane, qui a récemment été ambassadeur d’Arabie saoudite à Washington. Ce choix est significatif, car il démontre que les pouvoirs en place cherchent à faire remplacer MBS par un autre « jeune prince arabe » de tendance McKinsey, au lieu de l’ancien prince héritier Mohammed ben Nayef ou d’un autre ancien de la Maison des Saoud qui s’opposerait aux privatisations promises, mais non tenues de MBS.

Dans un éditorial du Washington Post, le soutien de Khalid ben Salmane au plan néolibéral Vision 2030 est clair. Il l’a qualifié de « plan global de diversification économique et de réforme sociale et culturelle » et a fait écho aux à son frère aîné en déclarant, « notre ancienne orientation n’était pas durable ». Au-delà de ses opinions en soutien à la politique saoudienne actuelle, y compris à la guerre génocidaire menée par les Saoudiens au Yémen, on sait peu de choses sur Khalid, qui a peu d’expérience politique étant donné son jeune âge et son temps passé dans la Royal Saudi Air Force, où il était pilote de chasse. Ce que nous savons, c’est qu’en sa qualité d’ambassadeur saoudien, Khalid ben Salmane a rencontré de puissants membres du Congrès des deux bords ainsi que des dirigeants de Lockheed Martin, et cultivé des liens personnels durant son séjour aux USA.

Cependant, l’incident Khashoggi a porté les regards sur Khalid ben Salmane, parce qu’il avait personnellement rencontré Khashoggi à l’ambassade saoudienne de Washington au début 2018, au moment même où ce dernier créait Democracy for the Arab World Now (DAWN), un nouveau groupe de « promotion de la démocratie » ciblé sur le royaume. Selon des amis de Khashoggi qui ont parlé à NBC News, la réunion était décontractée et amicale, et a duré environ 30 minutes. Les sujets de discussion de la réunion sont encore inconnus.

MBS sera-t-il remplacé ? Cela reste certainement à voir, car de fortes pressions publiques et des menaces politiques peuvent encore ramener le prince héritier dans le « droit chemin » du néolibéralisme. Pourtant, ce qui est clair, c’est que l’ascension de MBS a été soutenue par l’élite internationale et l’administration Trump sur la base de la promesse de réformes néolibérales et de ventes massives d’armes américaines à l’Arabie Saoudite. Cependant, dans les mois qui ont précédé la disparition de Khashoggi, MBS a gravement mis en danger ces deux accords, mettant en colère ceux qui avaient soutenu son accession au pouvoir. Un groupe d’intérêts aussi puissants ne sera pas facile à apaiser.

S’il peut certainement sembler ironique et peut-être amusant pour certains qu’un tyran comme MBS soit soumis à une telle pression de la part de l’élite internationale, il y a lieu de s’inquiéter. En effet, si Vision 2030 est pleinement mis en œuvre — que ce soit par MBS ou par son successeur – imposer le néolibéralisme à la population saoudienne risque de rendre le pays très instable, comme cela s’est presque produit lorsque MBS a essayé de le mettre en œuvre au début de cette année.

L’intense pression des acteurs du pouvoir mondial peut amener MBS à assurer son maintien au pouvoir avant tout, ce qui pourrait l’inciter à mettre en œuvre des « réformes » économiques impopulaires au niveau national, malgré la levée de boucliers qui en résulterait inévitablement. Si les décisions passées de MBS nous servent de boussole, il est certain qu’il utiliserait la force pour écraser toute dissidence. Si cela se produit, on peut s’attendre à ce que beaucoup d’autres Saoudiens subissent un sort similaire à celui de Khashoggi, car l’Arabie saoudite deviendrait un endroit encore plus inhospitalier pour les dissidents.

Whitney Webb écrit pour MintPress News et collabore à Truth in Media, de Ben Swann. Ses travaux ont été publiés sur Global Research, le Ron Paul Institute et 21st Century Wire, entre autres. Elle est également intervenue sur RT et Sputnik radio et télévision. Elle vit actuellement avec sa famille dans le sud du Chili.

Remerciements | L’auteur de cet article tient à remercier Scott Creighton, du blog Nomadic Everyman, pour son aide dans ses recherches sur certains aspects de cette enquête.

Traduction Entelekheia

http://www.entelekheia.fr/2018/10/26/du-rififi-chez-les-neoliberaux-la-vraie-raison-de-lhallali-contre-mbs/
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RIYADH, SAUDI ARABIA Amid a chorus of condemnation directed against his leadership following the slaying of controversial journalist Jamal Khashoggi, Saudi Crown Prince Mohammed bin Salman popularly known by the moniker MBS condemned Khashoggis murder in no uncertain terms on Wednesday, calling the deed a heinous crime that cannot be justified and promising justice for those who killed him. MBS statement came after dozens of media reports, the majority of which had cited anonymous sources from within the Turkish and U.S. governments, revealed the grisly details of the journalists final moments and the subsequent attempt by his killers to cover their tracks.

Yet, while MBS may expect the international calls for his ouster to lessen following his recent admission and apparent behind the scenes deal-making, he is likely mistaken. Indeed, much of the outrage directed at MBS for his alleged role in Khashoggi’s death has little to do with the murder itself, which is being used as a pretext to justify replacing MBS with a more “reliable” tyrant to serve as Saudi crown prince.

This is because the real reason the knives have come out for MBS is not a single extrajudicial killing – a practice the Saudis have long used with impunity – but instead the fact that, in the six weeks prior to Khashoggi’s sordid fate, MBS not only managed to anger the entire U.S. military-industrial complex, he also enraged the world’s most powerful financial institutions, including Goldman Sachs and CitiGroup.

In a recent report on the Khashoggi affair, MintPress detailed how MBS had endangered the $110 billion weapons deal with the United States that Trump has often touted as proof that he is creating jobs and is a proven “deal maker.” However, far from a signed contract, the “deal” was instead a collection of letters of interest and letters of intent. Over a year since the deal was first announced, it has since become clear that MBS no longer intends to purchase all $110 billion, as shown by his decision to let the deadline pass on the purchase of the $15 billion Lockheed Martin THAAD missile system. The Saudis let that deadline come and go on September 30, just two days before Khashoggi walked into the Saudi consulate in Istanbul and never came out.

However, it turns out that — a few weeks before the Lockheed deadline had come and gone — MBS had endangered another lucrative deal, one that was valued in the trillions and seems to have been a major factor in his rapid ascent to the powerful position of crown prince.

Who really crowned the prince?

Back in 2015, there were already concerns in international intelligence that an imminent power struggle in the Saudi royal family was brewing. Notably, concern within some intelligence communities regarding the likely rise of MBS was so high that Germany’s intelligence agency BND publicly released a memo slamming MBS as a destabilizing influence who was responsible for the new Saudi “impulsive policy of intervention.” It went on to warn that MBS, then head of the Saudi Defense Ministry and an economic council aimed at overhauling the country’s oil-dependent economy, was seeking to dramatically concentrate power in his hands. Doing so, the memo warned, “harbours a latent risk that in seeking to establish himself in the line of succession in his father’s lifetime, he may overreach.” The memo was right of course, but it largely fell on deaf ears.

Then, last June, MBS made his move and deposed his predecessor Mohammed bin Nayef after hours of interrogation, threats and alleged torture, becoming the new crown prince in the process. Bin Nayef – who has remained under house arrest for over two years — had been a close partner of the U.S. — particularly the CIA, which bestowed upon bin Nayef one of its most prestigious medals. As Federico Pieraccini recently noted at Strategic Culture, bin Nayef had long been the CIA’s “go-to man” in Saudi Arabia and had helped the CIA use the guise of “counterterrorism” to fund al Qaeda and other radical Wahhabi groups to wreak havoc on countries in the region, particularly Syria, that had become the targets of American empire.

Normally, the ouster of a Washington-allied Crown Prince close to the CIA would have dramatically shaken the Washington establishment. However, there was little public complaint from the American political elite over MBS’ dramatic rise to power. Instead, the U.S. clearly supported MBS’ new power, as demonstrated by the fact that President Donald Trump called MBS to “congratulate him on his recent elevation” the day he became Crown Prince, and the two subsequently pledged “close cooperation” in security and economics. Some analysts have since speculated that the U.S. government had actually helped facilitate MBS’ palace coup given that, just a few months prior, MBS – not bin Nayef — had met with Trump in Washington.

Others have suggested that powerful Western financial interests were behind MBS’ rise, given that the king’s son had announced his willingness to sell Saudi state assets to the highest bidder in a January 2016 interview with the Rothschild-owned Economist a little more than six months before he became crown prince. The interview certainly made it clear to the international elite that MBS was willing to support neoliberal reforms that had been rejected by Saudi royals in the past. Indeed, wrapped within his economic reform program known as “Vision 2030,” MBS offered the Western elite something they had long coveted but had never been able to obtain. He agreed to privatize Saudi-state-held assets, including the biggest cash-cow of them all – Saudi Arabia’s state oil company, Aramco.

MBS – the “reformer” who wasn’t

Though the media has long spun Vision 2030 as MBS’ “ambitious” plan to wean the Saudi economy off its dependency on oil, the plan itself is actually a free-for-all for private interests and involves the neoliberalization of Saudi state-owned assets. Among its pillars are the opening of Saudi financial markets to Wall Street and the privatization of essentially everything in the Gulf Kingdom, including healthcare and, of course, Aramco.

The fact that Vision 2030 was essentially a neoliberal wish-list should not come as a big surprise, however, given that it was based off a 2015 report authored by the McKinsey Global Institute, the research arm of the U.S.-based consulting firm McKinsey & Company — the “most prestigiousconsulting firm in the world, known for its “neoliberal solutions to real-world problems”.

According to a report published last year in Foreign Policy, “McKinsey has cultivated a generation of young Arab princelings enamored with Western-style economic reforms, and with thoroughly mixed results.” However, this was especially true of Saudi Arabia, where MBS cultivated even closer ties with the firm and has relied on it, not just for the blueprint of Vision 2030 but also for choosing his new cabinet following his rise to the position of Crown Prince as well as a list of prominent Saudi dissidents who were later repressed.

In addition, McKinsey’s influence goes far beyond the firm itself, as its past employees or “alumni” go on to serve powerful positions in the corporate world or in government. Though the extent of McKinsey’s influence in helping MBS rise to become crown prince is unknown, it is certainly a possibility that the firm had used its influence to “grease the wheels” in order to give near-ultimate authority to one of these “young Arab princelings,” who would embrace neoliberal reforms that older generations would not.

Vision 2030 certainly seemed to win MBS the affection of the international elite across the board — and it seemed that the new Crown Prince enjoyed the limelight, at least for a while. However, it seems reality began to set in for MBS, and he has consequently spent the past several months looking for a way to indefinitely delay the plan’s implementation.

This first became clear earlier this year following speculation in July that the Saudi Aramco Initial Public Offering (IPO) — i.e., the beginning of the partial privatization of the Saudi state oil company through the selling of shares — may not materialize after all. Then, it was announced in late August that the entire IPO would be shelved. Bloomberg called this “the most significant reversal in Prince Mohammed’s plans” and added:

Rather than marking a watershed in one of the most ambitious economic projects in history, it [the shelving of the Aramco IPO] now highlights the unpredictability of the country under a young leader who has centralized political power in his own hands since becoming de facto ruler a little over a year ago.”

As a result, what would have been the biggest IPO in history was called off overnight. The move was surely a disappointment to Trump, who had personally lobbied MBS to list Aramco on the New York Stock Exchange (NYSE), as doing so would have awarded the NYSE with the largest stock market listing ever. However, it was a much, much bigger disappointment for the behemoth financial institutions that had worked frantically to secure their roles in the deal — Bank of America, Goldman Sachs, and CitiGroup, among others — as the shelving of the IPO meant that all their work on the deal would now go without compensation, as banks are typically only paid when such deals are finalized. In other words, MBS’ decision to put the IPO indefinitely on hold meant that the most powerful, politically-connected banks had essentially been forced to work for free.

It seems that MBS sensed the animosity he had caused in some of the world’s most powerful financial institutions, given that, just a few weeks later, he offered Goldman Sachs, Bank of America and CitiGroup a prominent role in Aramco’s new plans to buy a majority stake in the Saudi petrochemical company Saudi Basic Industries Corp (Sabic). As part of that deal, Aramco has considered selling bonds in what could become the largest sale of corporate debt ever. However that Aramco-Sabic deal, valued at $70 billion, is still significantly less than the $100 billion that the Aramco IPO was set to generate.

More importantly, the deal shows that MBS got cold feet in his privatization plans, as having a state-owned company (Aramco) buy a majority stake in a private Saudi company (Sabic) is the complete opposite of what MBS had promised in the months prior to his rise to become Saudi crown prince. Indeed, as Bloomberg noted at the time:

The [Aramco] bond sale would give Saudi Arabia some of the financial payoff of an IPO, though without having to share ownership with international investors — or revealing information the kingdom would rather keep private.”

Thus, it seems that it was the privatization of Aramco that had MBS spooked.

Far beyond the cancellation of the IPO itself — MBS has endangered other parts of the plan that these powerful financial interests had been counting on for well over a year. That includes Vision 2030’s plan to increase the Saudi Public Investment Fund (PIF) — which is managed by a group of HSBC and Bank of America directors and a CitiGroup investment banking alumnus — from its current $230 billion in assets to a massive $2 trillion. The dramatic increase in the fund’s size would make the PIF the largest sovereign wealth fund in the world. Without that injection of cash into the PIF from the Aramco IPO, media reports have warned of a “ripple effect” on the U.S. economy, including massive U.S. tech companies like Uber, given that the PIF has invested heavily in such companies.

Evidence has since emerged that MBS knows that these powerful banks are still angry despite his efforts to placate them. On October 5, just a few days after Khashoggi’s murder, MBS promised a new Aramco IPO within a few years, this time valued at $2 trillion. However, media reports on that announcement made it clear that Goldman Sachs, CitiGroup and the like weren’t convinced.

Indeed, with the entire privatization effort now in doubt, so too is the estimated $6 trillion in direct investments from powerful interests that had been planned to fund the privatization schemes that comprise the entirety of Vision 2030. That figure could certainly explain why so much pressure has been levied against MBS as of late over Khashoggi. Indeed, given that the Saudis had butchered another dissident writer in 1979 in their Lebanese consulate without the same outrage that has resulted from Khashoggi’s murder, it is safe to say that the establishment’s outrage over this latest extrajudicial killing is motivated less by “human rights” than by trillions of dollars of capital.

Trouble in neoliberal paradise

While it is impossible to know MBS’ exact reason for getting cold feet in his once-ambitious plans to privatize the kingdom, we can guess. Indeed, there is a reason that MBS’ elders in the Saudi Royal family have long rejected neoliberal reforms and the mass privatization of their economy.

A 2016 report from Foreign Policy succinctly states why past Saudi Royals have avoided “free-market reforms” as the older generations of the House of Saud “understand the fragility of a monarchy whose brittle pillars rest on the quiescence of conservative clerics and a merchant class hostile to the free-market reforms that will undercut their privileges.” However, far more Saudis than just the “merchant class” have grown accustomed to the largesse of the Saudi state, as the majority of Saudi citizens benefit from Saudi state spending in the form of fuel subsidies, loans, free land, and public-sector jobs, among other boons. Indeed, half of the entire Saudi population is currently on welfare — welfare that depends on the wealth of the Saudi state and its oil revenue — while two-thirds of Saudis work in the public sector.

Of course, sharing oil profits with robber barons — as would have been the case in the partial privatization of Saudi Aramco — would reduce the amount of money the Saudi government dedicates annually to welfare programs and public-sector jobs to a significant degree. Notably, Vision 2030 also included “austerity programs” as part of its implementation, including tax increases and a significant reduction in the fuel subsidies given to ordinary Saudis.

However, less than a week after a handful of those austerity measures were implemented earlier this year, the Saudi government quickly eased them by increasing state-job salaries and launching a new economic stimulus program, after a “very negativepublic response. Despite the government’s efforts to assuage the anger that austerity had caused, it was not enough and the outcry continued, forcing the Saudi government to fire the country’s water minister to absorb some of the outrage. The fierce public response seems to have given MBS his first real inkling that his “ambitious reforms” to privatize Saudi Arabia would not be so easy to implement, no matter how hard he had worked to crush dissent.

Another indication of why MBS backed out of privatization plans can be seen in what happened to other countries when their young princes, championed as “ambitious reformers,” had drunk the “McKinsey Kool-Aid.” As Salem Saif wrote at Jacobin, many of the Arab countries that had previously followed McKinsey-drafted plans for neoliberalization subsequently “became epicenters of the Arab Spring. Bahrain, Egypt, Libya, Yemen — each was convulsed by demonstrations, often animated by economic grievances.”

In contrast, Saudi Arabia, with its state-owned and state-managed assets, had remained largely immune to these economically-spurred uprisings throughout the Middle East.

However, earlier this year, MBS learned the hard way from the hostile reception to his privatization rollout that being the West’s neoliberal darling comes at a high price, one that could imperil not just his position as Crown Prince but the entire Saudi government.

The search begins for a new prince who will play along

As a consequence of the Khashoggi incident, there have been several reports from prominent publications claiming that efforts are now underway to replace MBS as crown prince. One such report in France’s Le Figaro has stated that MBS is set to be “gradually” replaced by his even younger brother Khalid bin Salman, who has most recently served as the Saudi Ambassador to Washington. This choice is significant, as it shows that the powers-that-be are seeking to replace MBS with another McKinsey-bent “young Arab princeling” instead of the former Crown Prince Mohammed bin Nayef or another elder of the House of Saud who would oppose the privatization that MBS had promised but failed to deliver.

In a Washington Post op-ed, Khalid bin Salman’s support for the neoliberal Vision 2030 plan is clear, as he called it “a comprehensive plan for economic diversification as well as social and cultural reform” and echoed his older brother in stating that “our old course was not sustainable.” Beyond his stated views in support of current Saudi policy, including the genocidal war the Saudis are waging in Yemen, not much else is known about Khalid, who has little political experience given his young age and his time spent as a fighter pilot in the Royal Saudi Air Force. Yet, in his capacity as Saudi ambassador, Khalid bin Salman has met with powerful Congressmen from both parties, as well as Lockheed Martin executives, cultivating personal ties in the process.

However, the Khashoggi incident has brought new scrutiny to Khalid bin Salman, given that he had personally met Khashoggi in the Saudi Embassy in Washington in early 2018, around the same time that Khashoggi was creating Democracy for the Arab World Now (DAWN), his new “democracy promotion” group targeting the kingdom. According to friends of Khashoggi who spoke to NBC News, the meeting was casual and friendly and lasted about 30 minutes. The topics of the discussion of the meeting are still unknown.

Will MBS be replaced? It certainly remains to be seen, as strong public pressure and political threats may yet guide the crown prince back to the neoliberal fold. Yet, what is clear is that MBS’ rise to power was backed by the international elite and the Trump administration based on the promise of these neoliberal reforms and the mass sale of U.S. weapons to Saudi Arabia. However, in the months before Khashoggi’s disappearance, MBS gravely endangered both of these deals, angering those that had backed his consolidation of power. Such a cadre of powerful interests will not prove easy to placate.

While it may certainly seem ironic and perhaps amusing to some that a tyrant like MBS has come under such strong pressure from the international elite, there is reason for concern. Indeed, if Vision 2030 is fully implemented — whether by MBS or his successor — forcing neoliberalism on the Saudi population is likely to make the country very unstable, as nearly occurred when MBS tried to implement it early this year.

The intense pressure from global power players may cause MBS to value his staying in power above all else, potentially prompting him to enact domestically unpopular economic “reforms” despite the outcry that will inevitably result. If MBS’ past decisions are any indication, he would use force to crush any outcry. If this takes place, we can expect many more to suffer a fate similar to Khashoggi’s, as Saudi Arabia would become an even more inhospitable place for dissidents.

 

Whitney Webb is a staff writer for MintPress News and a contributor to Ben Swann’s Truth in Media. Her work has appeared on Global Research, the Ron Paul Institute and 21st Century Wire, among others. She has also made radio and TV appearances on RT and Sputnik. She currently lives with her family in southern Chile.

Acknowledgment | The author of this article would like to thank Scott Creighton of the Nomadic Everyman blog for his assistance in researching aspects of this investigation.

https://www.mintpressnews.com/the-real-reason-the-knives-are-out-for-mohammed-bin-salman/251051/

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Le double piège d’Istanbul

Par Pepe Escobar
Paru sur Asia Times sous le titre

Summit in Istanbul as ramifications of the Khashoggi debacle roll on (Voir VO à la suite de la traduction)

Le sommet Russie-Turquie-Allemagne-France à Istanbul d’hier (27 octobre) est un événement extraordinaire. Le Kremlin a déployé une stratégie bien pensée en minimisant le sommet comme simple « comparaison de notes », et en ne parlant pas de percée.

Pourtant, Istanbul est une percée de facto – avec des couches superposées. D’abord, elle signale que les deux premières puissances de l’UE acceptent que la Russie contrôle l’avenir de la Syrie. Ensuite, elle confère une légitimité supplémentaire au format d’Astana (Russie, Turquie, Iran) sur la Syrie, tout en démontrant l’efficacité d’un quad.

Le quad originel (États-Unis, Japon, Inde et Australie) est essentiellement un mécanisme de confinement de la Chine qui donne déjà des signes de faiblesse. En revanche, il y a un quad eurasien qui discutera non seulement de l’échiquier géopolitique de l’Asie du Sud-Ouest [c-à-d le Moyen-Orient, NdT], mais aussi du dilemme transatlantique suprême : comment contrer l’obsession de sanctions de Washington.

La rencontre d’Istanbul, bien sûr, ne « résoudra » pas la tragédie syrienne. Le président Poutine manœuvre avec prudence autour des ambitions néo-ottomanes du président Erdogan, et les deux pays de l’UE ne sont pas précisément en position de force.

Poutine a déjà apaisé l’Arabie Saoudite, ce qui n’était pas une mince affaire. Finis le financement et les armes pour les djihadistes de tous poils en Syrie. La Ligue arabe — sans rencontrer d’objection saoudienne — s’est même lancée dans la normalisation de ses relations avec Damas.

Imran Khan en quête d’une solution pour le Yémen

Riyad fait désormais partie du Fonds russe des investissements directs (Russian Direct Investment Fund, RDIF), qui sera rebaptisé « Fonds russo-chinois-saudien », comme l’a révélé son directeur Kirill Dmitriev à la Future Investment Initiative, ou « Davos du désert ». Le fonds avait été initialement créé en 2012 par le RDIF et la China Investment Corporation (CIS) pour faire passer la coopération économique bilatérale entre Moscou et Pékin en mode turbo.

Le Davos du désert a par ailleurs été l’occasion d’une bombe pratiquement ignorée par le cycle démentiel des informations 24/7. Le Premier ministre Imran Khan, après s’être vu octroyer des fonds saoudiens bienvenus pour l’économie de son pays, a révélé que le Pakistan était en train de négocier une solution à la tragédie du Yémen avec l’Arabie Saoudite et l’Iran.

Géopolitiquement, Moscou et Pékin — ainsi que Téhéran — ont gardé un silence assourdissant et stratégique sur la saga à la Pulp Fiction du consulat saoudien d’Istanbul, ce qui est lourd de sens. En parallèle, contrairement aux hommes d’affaires américains, des officiels et entrepreneurs russes et chinois se sont dûment rendus au Davos du désert.

Et puis, abruptement, l’histoire macabre de Khashoggi, qui avait pris en otage le cycle de l’information pendant trois semaines, a tout simplement disparu de la Une des journaux, et s’est vue remplacer par la campagne sur les bombes artisanales américaines envoyées par la poste.

L’énigme de l’assassinat

Pourtant, le quad d’Istanbul est directement lié à l’affaire à la Pulp Fiction d’Istanbul. Après qu’Erdogan ait magistralement joué sur le tableau de la communication avec sa série de fuites au goutte-à-goutte — et qu’en plus de cela, il ait déterminé la pleine responsabilité de l’Arabie Saoudite dans le meurtre et le démembrement de Jamal Khashoggi — il est maintenant clair qu’un accord a été conclu avec la Maison des Saoud. La torture chinoise de la goutte d’eau déployée par les médias turcs a disparu comme par magie.

Alzheimer ou pas, le roi Salmane a dû envoyer un émissaire de très haut vol, le prince Khalid al-Faisal, gouverneur de La Mecque et de Médine, à Ankara pour des négociations. Les conditions restent confuses : un plan d’investissement saoudien de 5 milliards de dollars – qui pourrait en fait s’élever à 30 milliards de dollars — en Turquie pourrait en faire partie, de même que la fin du blocus du Qatar par les Émirats Arabes Unis et l’Arabie Saoudite. De plus, ce n’est pas un hasard si l’administration de Trump a soudainement fait marche arrière et décidé de ne pas couper l’Iran du système SWIFT.

Et puis, il y a la Syrie. Erdogan a demandé et obtenu que la Maison des Saoud cesse pour de bon d’armer une série de groupes djihadistes — parallèlement à la fin de la collaboration de Washington avec les Kurdes syriens.

Géopolitiquement, Erdogan est au sommet du monde, du moins de son monde. L’horrible vidéo-audio de l’assassinat de Khashoggi, qui a fait l’objet d’un examen de la part de la directrice de la CIA Gina Haspel, offre des moyens de pression illimitées.

Aucun accord ne pourrait être conclu sans implication directe de l’administration de Trump. Le roi Salmane ne peut tout simplement pas se permettre de laisser tomber son fils Mohammed ben Salmane (MBS) et Trump non plus, car MBS est la pierre angulaire de sa stratégie au Moyen-Orient.

Le prince Turki ben Faisal, ancien proche d’Oussama ben Laden, ancien chef des renseignements saoudiens et ancien sponsor de Jamal Khashoggi, affirme que, quoi qu’il arrive, la Maison des Saoud se ralliera à MBS.

Mais d’autres sont d’avis différents, selon une source occidentale du milieu des affaires très proche de la Maison des Saoud qui a déclaré à Asia Times, « la CIA n’a jamais voulu de MBS. Son homme était Mohammed ben Nayef. Il est toujours assigné à résidence, et c’est l’erreur fatale du roi Salmane. Mohammed ben Nayef est un homme sage et s’élève contre le terrorisme. Il devrait être le prochain roi, et cela se rapproche peut-être. MBS a commis une erreur fatale en arrêtant les fils du roi Abdallah tels que Mutaib. Il a perdu la Garde nationale, le clergé, la famille royale et l’armée à cause de la mésaventure du Yémen. »

Dans tous les scénarios apparents, la Maison des Saoud est en train de pourrir de l’intérieur. Les médias turcs, alignés sur Erdogan, affirment que toute la Maison des Saoud doit disparaître.

Néanmoins, la préférence de l’État profond pour Ben Nayef par rapport à MBS présuppose que rien de dramatique ne devrait arriver au pétrodollar, quel que soit le dirigeant saoudien. Pour maintenir MBS au pouvoir, la question est de savoir comment apaiser les milliardaires saoudiens — dont certains sont d’anciens « invités » de la prison du Ritz-Carlton — qui vont demander la destitution de MBS par tous les moyens possibles.

Salmane et la Russie-Chine

Nombre d’éléments restent des inconnues. Comme Alastair Crooke l’a écrit, personne ne sait si Erdogan pourra un jour tirer l’administration Trump de sa dépendance aux Saoudiens et aux Emiratis pour soutenir à la place le modèle des Frères musulmans turcs.

Certains ont avancé que la CIA savait que des hommes de main de MBS avaient l’intention de kidnapper Khashoggi, mais qu’elle ne l’a pas prévenu.

Ce qui nous amène à l’affirmation explosive de Yiğit Bulut, l’un des principaux conseillers d’Erdogan, selon laquelle « le meurtre de Khashoggi a été organisé pour mettre l’Arabie Saoudite et le roi dans une position très difficile et livrer complètement l’Arabie Saoudite aux États-Unis ».

Et cela pourrait précipiter un changement de donne géopolitique potentiellement monumental. De quoi le roi Salmane a-t-il vraiment discuté avec le président Poutine lorsqu’il s’est rendu à Moscou il y a presque un an ? Et si la Russie — sans même parler de la Chine — était le plan B du matois vieux roi, s’il avait estimé que son alliance avec les États-Unis arrivait à son déclin ? Et si la Russie, la Chine et l’Arabie Saoudite commençaient bientôt à contourner le pétrodollar ?

On peut affirmer que la Maison des Saoud, lentement mais sûrement, peut avoir été réorientée — par le roi, non par MBS — vers un partenariat stratégique avec la Russie-Chine, ce qui signifie l’intégration de l’Eurasie. Fait significatif, le roi Salmane a appelé Poutine, et non Trump, lorsque l’affaire à la Pulp Fiction d’Istanbul a commencé à se calmer.

La roue tourne encore. Il pourrait bien être confirmé que MBS est le commanditaire du meurtre à la scie. La Maison des Saoud peut encore une fois se sauver grâce à sa capacité à payer pour se tirer des situations les plus épineuses. Mais tout le roman à épisodes aurait tout aussi bien pu être une psy-op tordue conçue pour piéger MBS, empêcher toute possibilité d’une coopération plus étroite entre la Russie, la Chine et l’Arabie Saoudite, et placer la Maison des Saoud sous le ferme contrôle des États-Unis.

Istanbul n’a certainement pas dévoilé tous ses secrets.

Traduction Entelekheia

http://www.entelekheia.fr/2018/10/28/le-sommet-distanbul-et-les-ramifications-de-laffaire-khashoggi/

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Summit in Istanbul

as ramifications of the Khashoggi debacle roll on

he Russia-Turkey-Germany-France summit in Istanbul today (October 27) is an extraordinary affair. The Kremlin has been deploying a wily strategy, downplaying the summit as just “comparing notes”, and not a breakthrough.

Yet Istanbul is a de facto breakthrough in itself – on superimposed layers. It signals the top two EU powers acquiescing that Russia is in control of Syria’s future. It confers extra legitimacy to the Astana format (Russia, Turkey, Iran) on Syria, as well as adding new meaning to the efficacy of a quad.

The nominal Quad (US, Japan, India and Australia) is essentially a mechanism of Chinese containment already showing signs of derailment. In contrast, there’s a Eurasian Quad that will be discussing not only the geopolitical chessboard in wider southwest Asia but also the supreme trans-Atlantic dilemma: how to deal with Washington’s sanction obsession.

Istanbul, of course, won’t “solve” the tragedy in Syria. President Putin is carefully maneuvering around President Erdogan’s neo-Ottoman ambitions while the EU pair is not exactly in a strong negotiating position.

Putin has already appeased Saudi Arabia, and that’s no mean feat. No more funding and weaponizing of any forms of Salafi-jihadism in Syria. The Arab League – with no Saudi objections – is even embarking on normalizing relations with Damascus.

Imran Khan seeking resolution for Yemen

Riyadh is now part of the Russian Direct Investment Fund (RDIF), which will in fact be “renamed as the Russian-Chinese-Saudi Fund”, as revealed by its director, Kirill Dmitriev, at the Future Investment Initiative, or “Davos in the Desert”. The fund was originally set up in 2012 by RDIF and China Investment Corporation (CIS) to turbo-charge bilateral economic cooperation between Moscow and Beijing.

Davos in the Desert, by the way, yielded a bombshell that was virtually ignored by the 24/7 news-cycle dementia. Prime Minister Imran Khan, fresh from receiving a much-needed Saudi cash injection to his nation’s economy, revealed that Pakistan is mediating a resolution for the tragedy in Yemen between Saudi Arabia and Iran.

Geopolitically, Moscow and Beijing – as well as Tehran – have kept a thunderous, strategic silence on the Pulp Fiction saga at the Saudi consulate in Istanbul, which is pregnant with ramifications. In parallel, unlike US businessmen, Russian and Chinese executives duly attended Davos in the Desert.

And then, just out of the blue, the grisly Khashoggi story that kept the global news cycle hostage for three weeks simply vanished from the front pages, displaced by the US pipe bomb “suspicious package” mail campaign.

Bone Saw conundrum

Still, the Quad in Istanbul is directly linked to Pulp Fiction in Istanbul. After Erdogan masterfully played Death by a Thousand Leaks – and on top of it determined full Saudi responsibility for the killing and dismemberment of Jamal Khashoggi – by now it’s clear that a deal has virtually been struck with the House of Saud. The Chinese torture of leak after leak, deployed by Turkish media, magically vanished.

King Salman, Alzheimer’s or not, had to send an ultra-high level emissary, Prince Khalid al-Faisal, the governor of Mecca and Medina, to Ankara for some heavy bargaining. Terms remain hazy: a heavily rumored $5 billion – or as much as $30 billion – Saudi investment package in Turkey may be part of it, as well as the end of the Saudi and UAE blockade of Qatar. Additionally, it’s no accident the Trump administration suddenly backtracked and decided not to cut Iran off SWIFT.

And then there’s Syria. Erdogan has prevailed on his demand that the House of Saud must cease for good weaponizing an array of Salafi-jihadi outfits – in parallel to Washington ending its collaboration with Syrian Kurds.

Erdogan is, geopolitically, sitting at the top of the world, at least his world. The gruesome audio-video soundtrack of the killing of Khashoggi – crucially examined by CIA head Gina Haspel in her whirlwind return flight – offers unbounded leverage.

No deal could possibly be clinched without direct Trump administration involvement. King Salman simply cannot afford to let his son Mohammed bin Salman (MBS, or Mohammed Bone Saw, as cynics prefer), fall. Neither can Trump, as MBS is the cornerstone of his Middle East strategy.

Prince Turki bin Faisal, a former close pal of Osama bin Laden, former head of Saudi intel and former sponsor of Jamal Khashoggi, maintains that whatever happens the House of Saud will rally behind MBS.

That may not be the case, according to a Western business source very close to the House of Saud, who told Asia Times, “the CIA never wanted MBS but Mohammed bin Nayef. He is still under house arrest and that was King Salman’s fatal mistake. Mohammed bin Nayef is wise and against terrorism.  He should be the next King and that may not be far away. MBS made a fatal mistake in arresting the sons of King Abdullah such as Mutaib. He has lost the National Guard, the clergy, the royal family and the military through the Yemen misadventure.”

In all plausible scenarios the House of Saud is rotting from the inside. Erdogan-aligned Turkish media, incidentally, now is going no holds barred: it’s the whole House of Saud that’s gotta go.

Still, a US Deep State preference for Nayef over MBS presupposes nothing drastic should happen to the petrodollar. The question is how to tame the array of Saudi billionaire princes – some of them former, royally extorted “guests” at the Ritz-Carlton jail – who will double down on getting rid of MBS by any means necessary.

Salman does Russia-China

Major loose ends are not tied up – yet. As Alastair Crooke argues no one knows whether Erdogan will ever be able to extricate the Trump administration from relying on the Saudis and the Emiratis and instead support the Turkish Muslim Brotherhood model.

Some have claimed that the CIA knew MBS intel goons were planning to kidnap Khashoggi, but never warned the Washington Post writer.

Which brings us to Erdogan’s chief aide Yigit Bulut’s explosive claim that “Khashoggi’s murder was staged to put Saudi Arabia and the king in a very difficult position and to surrender Saudi Arabia completely to the United States.”

And that leads us to the potentially larger than life geopolitical game-changer. What did King Salman really discuss with President Putin when he went to Moscow almost a year ago? What if Russia – not to mention China – are the wily old king’s “alliance” backup plan, as he figured the alliance with the US might finally be dwindling? What if Russia, China and Saudi Arabia soon start bypassing the petrodollar?

A case can be made that the House of Saud, slowly but surely, might have been steered – by the King, not MBS – towards a Russia-China strategic partnership, which means Eurasia integration. Significantly, King Salman called Putin, and not Trump, when Pulp Fiction in Istanbul started to calm down.

The roulette is still turning. MBS might as well be confirmed as The Bone Saw Killer. The House of Saud may once again save itself via its ability to buy its way out of anything. Alternatively, the whole Pulp Fiction may have been a convoluted psy-ops designed to frame MBS, pre-empt any possibility of closer Russia-China-Saudi cooperation, and place the House of Saud under unmistakable US control.

Istanbul has certainly not unveiled all its secrets.

http://www.atimes.com/article/summit-in-istanbul-as-ramifications-of-the-khashoggi-debacle-roll-on/