Anticolonialisme

Le Mur n’a que deux côtés (Projet de tract pour le 26 Mai)

MACRON AU PIED DU MUR…

Confronté à la fois aux luttes sociales des cheminots et de nombreuses autres catégories de travailleurs, sans oublier les étudiants, Macron doit également faire face à ses engagements anciens envers l’État sioniste, pour démarrer, en Juin, une saison d’échanges « culturels » avec cet État criminel, alors que les cadavres des 113 victimes de la répression sanguinaire de la Marche du Retour sont à peine refroidis dans leurs linceuls et que des milliers de blessés subiront encore longtemps les séquelles des tirs meurtriers et pour certains, le reste de leur vie.

Indépendamment de ce massacre, cette « saison » était déjà un paravent grotesque pour faire oublier les conditions de vie absolument inhumaines, au quotidien, dans la bande de Gaza, et guère meilleures, dans le reste de la Palestine occupée et emmurée. Déjà dénoncée à ce titre par de nombreuses voix, l’inauguration de cette saison devient maintenant une honte évidente et absolue pour Macron et ses affidés, qui se font par là délibérément complices du crime sioniste permanent. Aujourd’hui, ils sont, quasi littéralement, au pied du mur.

Le Mur n’a que deux côtés…

Le Mur sioniste en Palestine, comme tout mur, n’a que deux côtés, et en inaugurant cette saison, Macron choisit le sien, celui des oppresseurs et des exploiteurs. Pas étonnant, c’est évidemment déjà son camp dans la lutte sociale en France, où il s’est fait le valet de la finance et du patronat, tout comme il se fait celui de l’impérialisme US dans toutes les guerres qui ensanglantent aujourd’hui le monde, en Syrie, au Yémen, etc…

Le Mur n’a que deux côtés, et du côté des victimes du sionisme, du côté de toutes les victimes de l’impérialisme et donc contre ses guerres incessantes, les travailleurs en lutte et tous les humains épris de justice et même simplement des valeurs humanistes supposées de la République, doivent se tenir ensemble, en solidarité avec toutes ces victimes, et aujourd’hui, singulièrement, avec celles du sionisme, à l’occasion de cette kollaboration « culturelle » particulièrement honteuse!

Mettre Macron face à ses responsabilités, au pied du mur, et alors qu’il doit répondre à ses engagements envers les sionistes, c’est déjà ce qu’on fait plus de 8000 signataires, en quelques jours, de la pétition « Nous demandons l’annulation de la saison France-Israël ».

Oser poser le principe légitime d’une renonciation à cet ensemble de manifestations « culturelles », c’est déjà un premier acte de Résistance, qui en appelle d’autres, au cours des mois à venir, au fil de ces « événements », s’ils sont malgré tout maintenus… On se rappellera, à propos, les « vacances écourtées » du Roi d’Arabie Saoudite, suite à une pétition de 300 000 signatures, commencée pourtant fort modestement…! Evidemment, l’enjeu, ici, à tous points de vue, est encore plus important, mais notre révolte l’est aussi encore davantage, et notre mobilisation doit être en conséquence!

Tribune Marxiste-Léniniste

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« Monsieur le Président de la République, nous demandons l’annulation de la saison France-Israël.

Cette inauguration aura lieu dans un contexte où le droit international dans les territoires palestiniens n’a jamais été aussi bafoué. L’extension des colonies se poursuit et l’ambassade des Etats-Unis a été transférée à Jérusalem. Que la « saison France-Israël 2018 » se déroule dans ces conditions est en soi inopportun, tant il est évident que cet événement participe d’une stratégie visant à redorer le blason d’un État dont la nature annexionniste n’est plus un secret pour personne.

Mais aujourd’hui, il serait inadmissible que cette « saison France-Israël » soit maintenue en dépit du dernier massacre de Gaza.(…)

LE TEXTE COMPLET ET LE LIEN VERS LA PÉTITION:

                                             https://tribunemlreypa.wordpress.com/

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Saison France – Israël: 2018 sera-t-elle l’année carte blanche pour l’apartheid israélien ?

 

 

Saison France – Israël:

2018 sera-t-elle l’année

carte blanche

pour l’apartheid israélien ?

 

Par Laëtitia Fromenteau – Agence Média Palestine – 9 février 2018

De juin à novembre 2018, les cultures, sciences, innovations et l’éducation israéliennes seront mises à l’honneur en France. L’Institut français célèbrera le rapprochement entre les deux pays à travers une opération de propagande « Saison croisée France-Israël ». A l’heure où de nombreuses associations appellent au boycott culturel et économique de l’Etat d’Israël, le timing est pour le moins étonnant.

Comme en 2006, l’Institut français a décidé, à nouveau, de mettre à l’honneur Israël. Selon le site qui lui est dédié, « la Saison France-Israël 2018 marquera une nouvelle et importante étape dans les relations entre les deux pays. Elle mettra à l’honneur, dans tous les domaines de la création, les liens étroits et de haut niveau qui existent déjà, tout en traçant des lignes d’horizon pour l’avenir » « avec des événements de grande ampleur en France et en Israël, l’initiative vise à présenter l’image des deux pays à travers des formes et des expressions des plus contemporaines », peut-on encore lire.

Paris espère donc tirer profit de cette Saison France-Israël et « nouer et renforcer des relations bilatérales entre professionnels, étudiants, universitaires et entrepreneurs ». Nul doute que, comme pour l’opération « Tel-Aviv sur Seine en 2015 », l’événement amènera son lot de polémiques. Et pour cause, Israël viole régulièrement les résolutions de l’ONU et la France s’apprête à célébrer là un pays condamné plusieurs fois par les différentes instances internationales pour ses attaques répétées contre le peuple palestinien.

Derrière la vitrine culturelle israélienne, une intolérable occupation

Le choix de 2018 pour cette opération de propagande ne peut-être une coïncidence. L’année prochaine marque le 70ème anniversaire de la Nakba. Ce terme arabe qui signifie « catastrophe » ou « cataclysme » se réfère à un tragique épisode historique lié à l’expulsion de centaines de milliers de Palestiniens de leur terre d’origine, ainsi que la destruction de près de 600 communautés et plus largement, de la vie palestinienne. Rappelons que cette appropriation territoriale s’est caractérisée, depuis 1948, par un remodelage du paysage afin qu’Israël puisse dénoter l’identité et la mémoire sionistes, tout en excluant l’identité et la mémoire palestiniennes.

Pour Emmanuel Halperin, principal co-organisateur israélien du festival 2018 (journaliste et présentateur de télévision, ainsi qu’ancien diplomate ayant à plusieurs reprises fait la promotion de la propagande anti-palestienne), « la catastrophe » des Palestiniens n’existe pas. L’année dernière, Halperin a déclaré que « le principal objectif des Palestiniens est la destruction d’Israël », grâce à « une stratégie très perverse ». Selon lui, les Palestiniens veulent « laisser la situation pourrir, afin de continuer à ternir l’image d’Israël et de soumettre le pays à la pression internationale ». Le ton est donné !

Récupérer la culture à des fins de propagandes

Ces événements visant à promouvoir Israël font passer les principes universels de justice et ceux des droits de l’homme au second plan. Et sa capacité à critiquer le gouvernement Netanyahou est remise en cause. « La Saison Croisée France-Israël » en est le parfait exemple. La bivalence du discours et des actes de la France maintient un dangereux double jeu. Une culture prise en otage à des fins politiques pour redorer l’image internationale d’un Etat.

Mais peut-on vraiment faire un focus sur ce pays sans parler des artistes palestiniens et cela d’autant plus dans un contexte très particulier avec une politique de répression sans limite menée par le gouvernement de Netanyahu, conduisant par exemple à la fermeture récente de théâtres à Jérusalem-Est ?

La culture ne doit pas être prise en otage pour les simples intérêts économiques d’un pays. A travers cette saison annoncée « France-Israël 2018 », la France lance un message de soutien à la politique coloniale d’Israël.

Un accord passé sous le quinquennat de François Hollande

Pour sa première visite d’Etat en Israël, François Hollande n’a pas hésité à défendre corps et âme le régime israélien, lors de sa déclaration du 18 novembre 2013. « Vous êtes une grande démocratie – vous l’avez rappelé et vous pouvez en être fiers – car malgré les épreuves que vous avez rencontrées, jamais, je dis jamais, vous n’avez cédé sur la démocratie, sur le pluralisme, sur les droits. » Jamais un président français n’était allé aussi loin dans l’expression de « son soutien indéfectible » à cet Etat colonisateur.

La coopération culturelle, scientifique et technique entre la France et Israël est fondée sur un accord bilatéral datant de 1959. La France occupe la position de 5ème partenaire d’Israël en matière de recherche scientifique et technologique. C’est sur cette coopération que François Hollande a voulu donner un nouveau souffle à l’amitié franco-israélienne. « … des entreprises françaises sont présentes en Israël dans des domaines importants : les énergies, les transports, les nouvelles technologies. Il y a eu des accords – et j’en suis heureux – entre entreprises françaises et entreprises israéliennes pour des infrastructures, notamment ferroviaires, ou pour le photovoltaïque. Mais reconnaissons qu’il n’y a pas assez d’entreprises françaises présentes en Israël, qu’il n’y a pas assez d’échanges commerciaux entre nos deux pays, que nous devons faire davantage. »

Nul doute que cette visite en compagnie d’Audrey Azoulay, actuelle directrice générale de l’UNESCO et anciennement conseillère culturelle et premier ministre de la culture et de la communication sous le quinquennat de François Hollande consistait à augmenter la part de marché de la France en Israël, ainsi que les flux commerciaux entre les deux pays. « Je parlais de culture, je propose que nous organisions une saison croisée, entre la France et Israël, en 2018, pour le soixante-dixième anniversaire de votre Etat. Voilà ce que nous avons à faire ensemble, comme pays amis. »

BDS dénonce une opération de communication masquée

Jeudi 26 octobre 2017, des militants de la campagne BDS France « Boycott, Désinvestissement et Sanctions » se sont rassemblés devant le siège de l’Institut français à Paris pour « dénoncer la scandaleuse opération de propagande France-Israël 2018, visant à renforcer les relations entre la France et le régime israélien d’apartheid ». A travers une série de slogans « Année France-Israël 2018: Année de l’apartheid! » Ou encore « Année France-Israël 2018, ou comment divertir l’apartheid israélien ? », BDS dénonce l’occupation et appelle la France à prendre ses responsabilités face à un Etat hors la loi. « Nous ne nous laissons pas abuser par les appels au dialogue quand ils concernent un État qui utilise la culture à des fins politiques pour redorer son image internationale. La culture ne pourra jamais blanchir l’État israélien de ses crimes, ses persécutions et ses discriminations, que ce soit contre les populations de Gaza ou de Cisjordanie, contre les Palestiniens vivant en Israël, ou contre les réfugiés palestiniens. »

Une propagande qui servirait principalement à présenter une image démocratique, libérale, dynamique et fausse d’un Etat d’exception permanent, colonisateur, visant à normaliser ce que l’ONU a récemment qualifié, dans un de ses derniers rapports – censuré par la suite – de « plus longue occupation de l’histoire récente ». Et le verdict est sans appel, en 50 ans d’occupation israélienne, les Territoires palestiniens n’ont cessé de s’appauvrir. Le rapport fait état d’une dégradation des conditions de vie sur l’ensemble des Territoires palestiniens et Gaza.

En l’absence totale de perspective de droit, et de paix, la célébration France Israel n’est ni opportune ni soutenable.

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Une saison « France-Israël »? Bas les masques « culturels » du crime sioniste! (Pétition)

Nous demandons l’annulation

de la saison France-Israël

 

we sign it - Nous demandons l’annulation de la saison France-Israël

 

 

Monsieur le Président de la République, nous demandons l’annulation de la saison France-Israël.

 

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Nous demandons l’annulation de la saison France-Israël

 

Monsieur le Président de la République,

Sous votre haut patronage, la République française s’apprête à lancer la « saison France-Israël 2018 ». Cet événement, lit-on,

« a […] pour ambition de montrer la vitalité de la relation bilatérale dans les domaines culturels et scientifiques, de marquer une nouvelle étape dans les relations économiques et de renouveler le regard que portent les Français sur Israël et les Israéliens sur la France ».

Bien plus,

« A travers plus de 400 événements dans les deux pays, la saison France-Israël 2018 résonnera dans une cinquantaine de villes en France et une vingtaine de villes en Israël autour de thèmes variés tels qu’innovation, sciences, économie, théâtre, danse, art contemporain, musique, éducation, cinéma, design, livre et débat d’idées ».

Cette inauguration aura lieu dans un contexte où le droit international dans les territoires palestiniens n’a jamais été aussi bafoué. L’extension des colonies se poursuit et l’ambassade des Etats-Unis a été transférée à Jérusalem. Que la « saison France-Israël 2018 » se déroule dans ces conditions est en soi inopportun, tant il est évident que cet événement participe d’une stratégie visant à redorer le blason d’un État dont la nature annexionniste n’est plus un secret pour personne.

Mais aujourd’hui, il serait inadmissible que cette « saison France-Israël » soit maintenue en dépit du dernier massacre de Gaza. Ce serait une atteinte irrémédiable à nos principes républicains et à nos valeurs de justice.

Citoyennes et citoyens français, nous ne pouvons accepter, dans les circonstances présentes, cette collaboration d’État à État entre la France et Israël. Nous ne pouvons nous soumettre à la normalisation avec un régime colonial bafouant les droits de l’Homme et les conventions internationales signées par la France.

Comment en effet pourrions-nous faire comme si de rien n’était ? Comme si des dizaines de jeunes gens n’avaient pas été assassinés de manière préméditée ? Comme si des centaines de manifestants demandant seulement le respect de leurs droits fondamentaux n’avaient pas été estropiés à vie ? Comme si le ghetto de Gaza ne courait pas le risque d’être purement et simplement liquidé, avec la complicité, active ou passive, de la communauté internationale ?

Pour cette raison, Monsieur le Président de la République, nous vous demandons de faire en sorte que la « saison France-Israël 2018 » n’ait pas lieu. Ne nous entretenons pas d’« éducation » ou d’« idées » avec un État qui a assassiné en quelques semaines plus de 110 jeunes gens épris de liberté et en a blessé ou mutilé plus de 8000. Envoyez un signal clair au gouvernement israélien en renonçant publiquement à la « saison France-Israël 2018 ». La société civile française ne saurait voir ces manifestations se tenir sans faire entendre sa désapprobation.

Premiers signataires:

Ahmed Abbes, directeur de recherche au CNRS, Paris

Samir Abdallah, cinéaste

Eric Alliez, professeur à l’Université Paris 8

Viviane Baladi, directrice de recherches au CNRS, Paris

Jean Barge, professeur retraité Ecole polytechnique

Arnaud Beauville, professeur émérite à l’Université Côte d’Azur

Jacques Bordé, ancien Directeur de Recherche au CNRS

Larbi Bouguerra, ancien directeur de recherche associé au CNRS, ancien attaché-assistant à la Faculté de Médecine de Paris

Remi Brulin, professeur, John Jay College of Criminal Justice, New York, USA

Bernard Caillaud, ingénieur général des Ponts, professeur à Paris School of Economics, Paris

Jean-Marc Capellero-Rabinovitz, co-président de l’UJFP

Laurent Cauwet, éditeur, écrivain

Christine Charretton, mathématicienne retraitée de l’Université de Lyon 1

Yves Chilliard, directeur de recherche à l’INRA, syndicaliste et responsable associatif

Elisabeth Cramer Bordé, Professeur honoraire à l’Université de Versailles St Quentin

Sophie Cribier, professeure Sorbonne Université

Laurent Cugny, professeur à Sorbonne Université

Dominique Delande, directeur de recherche au CNRS, Paris

Ivar Ekeland, ancien président de l’Université Paris-Dauphine, ancien président du Conseil Scientifique de l’École Normale Supérieure

Elisabeth Fröchen, professeure agrégée de l’université, retraitée

Jacques Fröchen, professeur agrégé de l’université, retraité

Philippe Enclos, maître de conférences en droit à l’Université de Lille

Christophe Fouqueré, professeur à l’Université Paris 13

Claire Gallien, maîtresse de conférences à l’UPVM3 et chercheuse au CNRS, Montpellier

Julie Gervais, maîtresse de conférences en science politique, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, CNRS/CESSP

Catherine Goldstein, directrice de recherche au CNRS, Paris

Dominique Grange, chanteuse engagée

Julien Grivaux, chercheur au CNRS, Marseille

Michel Gros, chercheur au CNRS, Rennes

Eric Guichard, maître de conférences à l’Enssib, Université de Lyon, ancien directeur de programme au Collège international de philosophie

Alain Guiraudie, cinéaste

Imen Habib, animatrice de la Campagne BDS France

Eric Hazan, éditeur

Bertrand Heilbronn, président de l’Association France Palestine Solidarité (AFPS)

Christine Huyghe, chercheure au CNRS, Strasbourg

Stéphanie Latte Abdallah, chercheure au CNRS, Paris

Jean-Marc Lévy-Leblond, professeur émérite de l’université de Nice

Roland Lombard, directeur de recherche émérite au CNRS, Paris

Kheridine Mabrouk, cinéaste

Jean-François Méla, ancien président de l’Université Paris 13

Madjid Messaoudene, Élu de Saint-Denis en charge de la lutte contre les discriminations

Michel Mietton, professeur émérite Université Lyon 3, Jean Moulin

Alain Mille, professeur émérite à l’Université Lyon 1

Pierre Nicodème, chercheur honoraire au CNRS

Joseph Oesterlé, professeur émérite à Sorbonne-Université

Josiane Olff-Nathan, retraitée de l’Université de Strasbourg

Perrine Olff-Rastegar – UJFP et porte-parole du CJACP

Ugo Palheta, sociologue

Guy Perrier, professeur émérite à l’Université de Lorraine

Dominique Plihon, professeur émérite à l’Université Paris 13 Sorbonne Paris Cité

Ghislain Poissonnier, magistrat

Marwan Rashed, professeur à Sorbonne Université

Roshdi Rashed, directeur de recherche émérite au CNRS, professeur honoraire à l’Université de Tokyo

Lionel Schwartz, professeur émérite à l’Université Paris 13

Eyal Sivan, cinéaste, professeur à Amsterdam University of Arts (AHK)

Pierre Stambul, co-président de l’UJFP

Annick Suzor-Weiner, professeure émérite à l’Université Paris-Sud

Taoufiq Tahani, universitaire, Président d’honneur de l’AFPS 

Gérard Toulouse, ancien Directeur de Recherche au CNRS, Ecole Normale Supérieure

Tardi, dessinateur

Dominique Vidal,  journaliste et historien

Dror Warschawski, chercheur au CNRS, Paris

 

Le lien vers la pétition:

 

http://annulationfranceisrael.wesign.it/fr

 

Être humains en Mai 2018 : « Nous sommes tous des palestiniens… ! »

Pour être encore des humains en Mai 2018 :

 

 

 

 

« Nous sommes tous

 

des palestiniens… ! »

 

 

 

https://i0.wp.com/s1.lprs1.fr/images/2018/05/16/7719645_96660be8-5912-11e8-aba9-269965d92401-1_1000x625.jpg

 

 

Valenton hisse le drapeau palestinien

en hommage aux victimes de Gaza

 

 

 

A l’appel de la Ville (PCF), près d’une cinquantaine de personnes se sont rassemblées devant la mairie pour apporter leur soutien aux victimes palestiniennes.

L’ambiance était au recueillement ce mercredi sur l’esplanade de la mairie. A l’appel de la Ville, près d’une cinquantaine de personnes se sont rassemblées pour condamner les massacres « effroyables », selon la maire (PCF), perpétrés par l’armée israélienne à la frontière de la bande de Gaza dans la nuit de lundi. Françoise Baud a rappelé dans son discours l’engagement de la commune à « défendre les droits des peuples palestiniens et israéliens à disposer chacun d’un Etat libre et indépendant ». Le Conseil municipal qui s’est d’ailleurs prononcé à l’unanimité pour la reconnaissance de l’Etat de Palestine, s’est dit « horrifié par ces crimes de guerre et cette répression impitoyable du droit élémentaire de manifester pacifiquement ».

Les drapeaux français accrochés à la devanture de la mairie ont été mis en berne en soutien aux victimes de l’offensive israélienne dans les territoires palestiniens. « Ce sera notre façon de dénoncer le manque de courage des plus hautes autorités de notre pays, l’installation illégale de l’ambassade américaine à Jérusalem ainsi que leur inaction pour protéger le peuple palestinien », a déclaré l’élue pendant que flottaient les couleurs du drapeau palestinien sur le fronton de la bâtisse.

 

http://www.leparisien.fr/val-de-marne-94/valenton-hisse-le-drapeau-palestinien-en-hommage-aux-victimes-de-gaza-16-05-2018-7719645.php

 

POUR GAZA, POUR LA PALESTINE : RASSEMBLEMENT Mardi 15 mai dès 18h Place des Terreaux Lyon

 

 

Halte aux massacres :

RASSEMBLEMENT Mardi 15 mai

dès 18h Place des Terreaux Lyon

 

lundi 14 mai 2018, Par Le Collectif 69

 

 

URGENT !!

 

Aux côtés de Gaza, aux côtés du peuple palestinien

Halte aux massacres

Justice pour la Palestine !

La journée de ce lundi 14 mai s’achève dans le sang à Gaza.

Le jour du transfert de l’ambassade des Etats unis à Jérusalem, Israël poursuit les massacres sans que l’Europe et la France ne bougent.

70 ans après les premiers massacres et du grand exode.

Nous ne pouvons pas rester silencieux face aux drames d’un peuple.

Nous appelons à nous rassembler

Mardi 15 mai dès 18h

Place des Terreaux Lyon 69001

Venez avec des drapeaux palestiniens, des bougies, des messages…

Que vive la Palestine !

 

Évènement Facebook  ]

 

 

https://www.romandie.com/news/photos/AFP_ed413b777e6a65e0de3bbe2521fa9396a8e2a0ec.jpg

 

 

Lundi 14 mai : Au moins 58 Palestiniens ont été assassinés à #Gaza et plus de 2410 autres blessés

Le bilan est provisoire ce lundi 14 mai à 16h20. Tandis que Mme Mogherini appelait à la retenue (après 40 morts par balles réelles sur des manifestants pacifiques !) … la France est encore à ce moment aux abonnés absents.

Al-Jazeera – Au moins 41 Palestiniens ont été assassinés à Gaza et plus de 1900 autres blessés alors que l’armée israélienne tirait à balles réelles, avec des gaz lacrymogènes et des grenades incendiaires sur les manifestants rassemblés le long de plusieurs points près de la barrière avec Israël.

La manifestation de lundi précède les commémorations annuelles de la Nakba, ou « catastrophe », lorsque l’État d’Israël a été établi le 15 mai 1948, après l’expulsion de centaines de milliers de Palestiniens de leurs villes et villages.

Les manifestations ont également été planifiées de façon à coïncider avec le déménagement de l’ambassade américaine de Tel-Aviv à Jérusalem, conformément à la reconnaissance par les États-Unis de Jérusalem comme capitale d’Israël en décembre dernier, renforçant les tensions et provoquant la colère des Palestiniens.

Depuis lundi matin, les Palestiniens de la bande de Gaza assiégée tentent dans le cadre de la Grande Marche de Retour, de franchir la barrière hautement fortifiée qui sépare l’enclave d’Israël.

Des dizaines de milliers de Palestiniens sont arrivés pour participer au rassemblement.

Des manifestations ont également débuté dans les villes de Ramallah et d’Hébron, en Cisjordanie occupée, en réponse à la décision de déménagement de l’ambassade américaine à Jérusalem. A Ramallah, les Palestiniens devraient protester depuis le centre-ville jusqu’au poste de contrôle militaire de Qalandia, le principal barrage militaire séparant Ramallah de Jérusalem.

Les manifestations dans la bande de Gaza font partie d’une initiative qui dure depuis plusieurs semaines et qui réclame le Droit au Retour des réfugiés palestiniens dans les zones d’où ils ont été expulsés en 1948.

« Le nombre de personnes qui se présentent pour participer est sans précédent par rapport aux sept dernières semaines de protestation », a déclaré à Al Jazeera le journaliste local Maram Humaid.

Environ 70% des deux millions d’habitants de la bande de Gaza sont des descendants de réfugiés.

Depuis le début des manifestations le 30 mars, les forces israéliennes ont assassiné au moins 90 Palestiniens dans l’enclave sous blocus et en ont blessé plus de 10 500.

 

http://collectif69palestine.free.fr/spip.php?article1231

 

 

 

 

IRAK : vers une nouvelle victoire des forces politiques de la Résistance !

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https://www.afp.com/sites/default/files/nfs/diff-intra/francais/journal/mon/17579d9bbb0ce62ab6271735162929ba4e2c4d50.jpg

 

 

 

 

IRAK :

 

vers une nouvelle victoire

des forces politiques

de la Résistance !

 

 

Les deux listes anti-système ont créé la surprise en arrivant en tête des législatives en Irak, devançant celle du Premier ministre sortant Haider al-Abadi, selon des résultats partiels officiels obtenus dans la nuit de dimanche à lundi par l’AFP.

L’alliance inédite du chef religieux chiite Moqtada Sadr et des communistes sur un programme anti-corruption (La marche pour les réformes) arrive en tête dans six des 18 provinces et en seconde position dans quatre autres.

L’Alliance de la Conquête, une liste d’anciens du Hachd al-Chaabi, supplétif crucial de l’armée dans la victoire contre le groupe Etat islamique (EI), prend la tête dans quatre provinces. Cette liste, qui compte de nombreux responsables proches de l’Iran, est en seconde position dans huit autres provinces.

M. Abadi, soutenu par la communauté internationale, est devancé dans toutes les provinces à l’exception de celle de Ninive, dont le chef-lieu est Mossoul, l’ancienne « capitale » de l’EI où M. Abadi avait annoncé la « libération » en juillet 2017.

Dans un premier temps, différents responsables politiques avaient placé le Premier ministre sortant en tête, lui attribuant une soixantaine de sièges.

Ces chiffres peuvent toutefois encore varier car ils ne tiennent pas compte des votes de près de 700.000 membres des forces de sécurité irakiennes, ainsi que des bulletins des près d’un million d’Irakiens vivant à l’étranger.

 

https://www.afp.com/fr/infos/335/irak-les-deux-listes-anti-systeme-en-tete-le-premier-ministre-devance-doc-14w5b61

 

 

Un point sur la situation politique en Irak,

à la veille de ces élections:

 

Traduction Viriato/TML d’un article sur le blog anglais « Socialist Fight »

 

« Le samedi 12 mai, l’Irak tiendra des élections nationales. Dans le cadre d’une coalition laïque qui comprend le Parti communiste irakien, le clerc chiite Moqtada al-Sadr contre le régime fantoche imposé par les États-Unis au Premier ministre Haider al-Abadi. Les communistes et les forces de Moqtada al-Sadr sont dans une alliance depuis 2015 qui proteste dans les rues pour réclamer des réformes antisectes, de meilleurs services publics et la fin de la corruption. Ces manifestations sont un mouvement majeur qui comprenait une manifestation de près d’un million de personnes détenues sur la place Tahrir de Bagdad le 26 février 2016.

Il s’agit d’un mouvement de protestation et d’une campagne électorale contre le régime fantoche imposé par les États-Unis au Premier ministre Haider al-Abadi et le système sectaire corrompu que les États-Unis ont imposé à l’Irak. Cela représente un défi nationaliste laïc important pour le système mis en place par les États-Unis après l’invasion, un système qui encourage le contrôle et la manipulation externes par le biais d’une division sectaire étroite et d’une politique de patronage corrompu.

Le mouvement parlementaire chiite de Moqtada al-Sadr, appelé le bloc Ahrar, compte 33 députés élus au parlement irakien. Al-Sadr les a exhortés à ne pas se présenter aux élections du 12 mai afin de faire place à la liste laïque commune actuelle.

Dans une interview de CBS en 2003, peu après l’invasion américaine de l’Irak, Moqtada al-Sadr a dit : « Le petit serpent est parti, et le grand serpent[les États-Unis] est arrivé ». Moqtada al-Sadr et son armée de Mahdi ont résisté à l’occupation de l’Irak par les États-Unis, ce qui lui a valu d’être nommé l’homme le plus dangereux de l’année sur la couverture de Newsweek en 2006.

Dans la lutte contre les fascistes suprémacistes sunnites de l’ISIS, les compagnies de paix de Moqtada al-Sadr ont participé à des opérations offensives, dont la libération de Jurf Al Nasr en octobre 2014 et de Tikrit en mars 2015. Dans le même temps, Moqtada al-Sadr s’est opposé à toute participation des troupes américaines à la campagne contre ISIS, déclarant leur statut d’objectifs militaires légitimes pour des attaques en résistance à l’occupation américaine, et s’opposant donc à toute intervention américaine, y compris les bombardements américains. [NDLR : une attitude anti-impérialiste conséquente, en contradiction logique avec celle des principaux partis kurdes, qui ont depuis longtemps choisi de collaborer, y compris les renégats du ML que sont devenus le PKK]

Les compagnies de paix de Moqtada al-Sadr faisaient partie des unités de mobilisation populaire irakienne (PMUI) d’environ 100 000 combattants qui ont joué un rôle central dans la défaite de l’ISIS en Irak. Il existe 70 milices idéologiques différentes au sein de l’UGP, dont beaucoup bénéficient du soutien de l’Iran. Ce sont des Irakiens, mais le secrétaire d’État américain Rex Tillerson a déclaré en riant qu’il était temps pour eux de quitter l’Irak après avoir vaincu ISIS. Bien que le PMU InterLife ait obtenu le soutien essentiel de l’Iran dans la lutte pour vaincre ISIS, la réalité est que les réelles troupes étrangères, et qui n’ont pas leur place en Irak sont évidemment les troupes américaines !

Le fait est que les unités de mobilisation populaire irakiennes (PMUI) sont devenues nécessaires parce que l’armée irakienne s’est effondrée face à un nombre relativement restreint de soldats de l’ISIS. C’est parce que cette armée « officielle » est une marionnette américaine sans cœur, travaillant essentiellement pour le chèque de paie…

Les milices les plus puissantes de PMUI ont toutes combattu les troupes de l’occupation américaine et, parfois même, l’armée irakienne. Il s’agit des Brigades de paix, de l’Organisation Badr, d’al-Nujaba, d’Asaib Ahl al-Haq et de Kitaeb Hezbollah.

L’armée officielle irakienne manque de soutien populaire tant pour ses attaques contre ces milices que pour ses crimes sectaires contre les sunnites. Cela ne veut pas dire que les milices chiites indépendantes n’ont pas également commis des crimes sectaires, mais l’idée que l’armée irakienne imposée par les États-Unis soit une influence modératrice moins sectaire sur les milices anti-impérialistes est une pure absurdité.

 

Le Parti communiste irakien s’est opposé à l’invasion de l’Irak par les Etats-Unis en 2003. Leur résistance à l’occupation américaine n’était cependant pas constante. En 2014, le Parti communiste irakien s’est organisé enAr mée Rouge en réponse à la menace d’anihilation par les fascistes sunnites de l’ISIS après qu’ils ont débordé de la guerre contre-révolutionnaire parrainée par les États-Unis en Syrie. Les combattants de l’Armée Rouge ont été crédités d’une victoire de combat avec des dizaines de pertes pour ISIS dans un combat près de Bagdad. Le Parti communiste irakien a aussi actuellement un représentant élu au parlement national irakien.

Le Parti communiste irakien était une force majeure dans la politique irakienne dans les années 1950 et 1960. Avec l’aide de la CIA, elle a été en grande partie anéantie par l’exécution de milliers de personnes dans les années 1960, après l’arrivée au pouvoir du parti Baasiste et de Saddam Hussein, également avec le soutien des États-Unis. Une grande partie de la nature laïque, pro-femme et socialiste du régime de Saddam Hussein est une survivance des acquis du gouvernement socialiste que les baathistes ont brisé et des communistes qu’ils ont assassinés.

Plus tard, alors que la contre-révolution capitaliste/impérialiste a à nouveau balayé une grande partie du monde, les efforts contre-révolutionnaires de Saddam Hussein au nom de l’impérialisme américain, comme l’invasion de l’Iran, l’assassinat de Kurdes et l’assassinat de communistes n’étaient tout simplement pas suffisants. Dans leur façon de voir les choses, il réduisait les profits impérialistes. La poursuite d’un bon nombre de bonnes politiques, comme la nationalisation du pétrole, le financement de la santé et de l’éducation publiques, devaient selon eux être arrêtés. En plus du désir impérialiste américain de détruire tous les restes du socialisme, ils avaient aussi besoin d’un ennemi pour justifier les dépenses militaires. Les riches capitalistes des États-Unis, qui profitent grandement des profits de l’industrie de l’armement américain gonflée, payés aux frais du contribuable, n’avaient plus l’Union soviétique comme ennemi et comme excuse. Le gouvernement russe de Boris Eltsine se conformait encore au pillage de l’économie américaine par le biais d’une contre-révolution capitaliste comprador qui a laissé les Russes sans emploi et sans services de base, tuant 6 millions de Russes (enregistré démographiquement comme une baisse de l’espérance de vie de 10 ans), alors ils ont transformé leur allié d’autrefois, Saddam Hussein, en ennemi.

La guerre des États-Unis contre l’Irak, qui a commencé en 1991, a tué des millions d’Irakiens, détruit son économie par la privatisation et la destruction militaire, créé un chaos sectaire religieux brutal à grande échelle, pillé le pétrole irakien, jonché l’Irak d’uranium appauvri mortel, coûté des milliards de dollars aux contribuables américains et coûté la vie de nombreux fils et filles aux familles de la classe ouvrière, tout en remplissant les poches des sponsors financiers de l’industrie de l’armement et du pétrole.

En plus de nombreux autres problèmes, l’invasion de l’Irak par les États-Unis a rendu le pays sûr pour les terroristes suprémacistes sunnites. Après l’invasion américaine, l’Irak allait souffrir du monstre Frankenstein d’Al-Qaïda de la CIA, créé par l’intervention de la CIA en Afghanistan. Malgré les mensonges de Bush, l’Irak n’avait rien à voir avec le 11 septembre et Al-Qaïda n’avait jamais opéré en Irak sous le régime de Saddam Hussein. Seulement, après l’invasion américaine, Al-Qaïda a effectivement réussi à contrôler une partie de l’insurrection contre l’occupation américaine. Leur tactique était centrée sur le déclenchement réussi du chaos d’une guerre civile sectaire. Comme leurs attaques terroristes ont abouti à des massacres contre les musulmans chiites, cela a contribué à déclencher une guerre civile à part entière, avec des massacres de type fasciste.

Al-Qaïda est entré en Irak à la suite de l’invasion américaine. Al-Qaeda a été créé en Afghanistan grâce aux armes, à la formation et au financement massifs des moudjahidin contre-révolutionnaires qui luttent contre le gouvernement communiste et pro-féminin du PDPA. Le PDPA bénéficiait à juste titre du soutien soviétique contre l’intervention par procuration américaine menée par les fanatiques religieux fascistes et misogynes anticommunistes des moudjahidin dont la contre-révolution a donné naissance à Al-Qaïda et aux talibans.

Lorsque la vague a défait Al-Qaïda en Irak, ils se sont installés en Syrie où ils se sont rebaptisés Jabhat al-Nosra et ont combattu aux côtés de l’Armée syrienne libre et du Front islamique wahhabite contre le gouvernement syrien. Ils ont obtenu, et obtiennent toujours, des armes, une formation et un financement massifs de la part des États-Unis, ce qui leur a permis de s’emparer d’une grande partie de la Syrie. Comme en Irak, Al-Qaïda et d’autres forces soutenues par les États-Unis ont perpétré un génocide contre des chrétiens, des alaouites, des chiites, des Kurdes, et d’autres minorités religieuses et nationales tout en réduisant les femmes en esclavage. Ils ont également mis en place des gouvernements islamiques pour remplacer celui de Bachar al-Assad, laïque, religieux, pro-femme, anti-impérialiste, antisioniste, et menant encore une politique sociale progressiste.

Une scisson importante de Jabhat al-Nosra et de certaines parties de l' »Armée libre syrienne » a été, bien sûr, ISIS, qui a également apporté une fois de plus la terreur et le chaos en Irak ainsi qu’en Syrie. La seule différence entre ISIS et Jabhat al-Nosra était le fait que ceux qui ont formé ISIS voulaient ramener la guerre en Irak pour prendre la place du gouvernement fantoche favori des États-Unis, et ceux qui sont restés avec Al-Qaïda voulaient continuer à recevoir directement des fonds de la CIA. Al-Qaïda continue de contrôler et de terroriser des pans importants de la Syrie avec l’appui des États-Unis, car ils constituent la principale force de l' » opposition  » soutenue par les États-Unis. Dans Syrian Idlib, les témoins du règne brutal de terreur d’Al-Qaïda, comme les exécutions massives de chrétiens et les conversions forcées, ont également souligné qu’un grand nombre de combattants d’Al-Qaïda ne sont même pas syriens et parlent à peine l’arabe. Les troupes turques sur le terrain défendent également le régime d’Al-Qaïda parrainé par les États-Unis à Idlib. ISIS a reçu la mauvaise publicité pour avoir fait la même chose qu’Al-Qaïda soutenu par les États-Unis, seulement parce qu’ils ont enfreint les règles de la CIA en menaçant de prendre la place du gouvernement fantoche favori des États-Unis en Irak.

Malgré les accusations extrêmement étranges du gouvernement américain de l’époque qui accusait Bachar al-Assad d’être responsable de l’ISIS, l’invasion de l’ISIS en Syrie provenait de territoires détenus par des contre-révolutionnaires formés, armés et financés par les États-Unis en Syrie. L’acheminement de ISIS près de la périphérie de Bagdad, à cause de l’armée irakienne corrompue et démotivée, entraînée, armée et financée par les USA, à l’époque, a précipité la montée en puissance du PMUI. L’aide iranienne au PMUI a été essentielle pour gagner la guerre contre ISIS en Irak.

La majorité des PMUI sont des chiites qui avaient une motivation énorme pour se battre dU fait que les fascistes wahhabites de l’ISIS commettaient un génocide contre eux. Le PMUI a été créé par les dirigeants chiites, mais il était clair dès le début qu’il n’avait pas l’intention de rester uniquement chiite. Le PMUI comprend également des forces chrétiennes, turkmènes, kurdes et yazidi. D’autres forces importantes ont également combattu à l’extérieur. Il s’agit notamment des forces Peshmerga kurdes et des forces kurdes du PKK. L’Armée Rouge, formée par le Parti communiste irakien et les communistes internationalistes du MLKP, a également combattu contre l’ISIS en Irak.

Trump revendique faussement le crédit américain pour la défaite d’ISIS. Il a enclenché et augmenté les bombardements aveugles des grandes villes lorsqu’il est arrivé au pouvoir, tuant beaucoup de civils, mais c’est surtout la Russie, la Syrie, l’Iran, le YPG/YPJ kurde, le Hezbollah et les Unités de mobilisation populaire irakienne (PMU), avec le soutien de l’Iran, qui ont vaincu ISIS. Parmi eux, la Russie a mis fin aux convois massifs de pétrole qu’ISIS pillait de l’Irak et de la Syrie et raffinait avec l’aide de l’allié américain, la Turquie, destination des convois pétroliers « clandestins », maus au vu de tous… Obama n’a pas voulu arrêter ces convois et n’a pas essayé d’amener la Turquie à cesser de les accepter. La Russie, comme premier acte majeur de leur entrée en guerre, a bombardé les convois pétroliers et coupé une partie importante du financement capitaliste d’ISIS.

Il n’y a pas de problème dans le monde que l’intervention impérialiste américaine n’aggravera pas. Quels que soient les problèmes d’un pays, car aujourd’hui la propagande impérialiste occidentale ment et exagère grandement ce qu’ils sont en Syrie, en Iran et en Corée du Nord, mais quels que soient ces problèmes, toute l’histoire prouve que les invasions impérialistes américaines et les contre-révolutions capitalistes soutenues par les États-Unis sont bien pires. Qu’il s’agisse de rendre la Libye à nouveau sûre pour l’esclavage ou des massacres et du chaos causés par les États-Unis en Irak, la leçon est claire : les nations pourraient bien avoir besoin d’armes de destruction massive pour se défendre contre les États-Unis. C’est en partie pour cette raison que les communistes défendent le droit de l’Iran à un programme d’énergie nucléaire, que son intention était ou non de fabriquer des armes nucléaires, et nous appuyons le droit de la Corée du Nord à l’autodéfense nucléaire armée.

L’Irak a été envahi en partie parce que l’Irak n’avait pas de meilleures armes, car l’Irak a cédé aux exigences de désarmement, et finalement à cause du blocus américain et de la famine entrainée par ce blocus, alors que le blocus de Clinton avait déjà tué plus d’un demi-million d’enfants irakiens. Par la suite, l’invasion et l’occupation de l’Irak par les États-Unis ont tué plus d’un million d’Irakiens, tous morts à la suite de l’invasion américaine, des bombardements, de l’imposition d’un gouvernement sectaire religieux, de l’échec de la protection contre les fascistes sunnites suprémacistes d’Al-Qaïda et de la guerre civile. Le libre-échange, la privatisation et la guerre ont dévasté l’économie irakienne, et la corruption permet le pillage massif des champs de pétrole sur le marché noir au profit des compagnies pétrolières impérialistes.

 

La coalition laïque que le Parti communiste irakien a formée avec le clerc chiite Moqtada al-Sadr pourrait bien offrir des solutions radicales aux problèmes irakiens imposés par l’impérialisme américain. De fortes campagnes sont menées contre cette coalition par l’establishment de marionnettes imposé par les États-Unis. Plus ce nouveau front réussit, plus ils a de chances d’être attaqué par l’impérialisme.

 

Dans de tels événements, il sera important pour les anti-impérialistes, les militants pour la paix, les nationalistes arabes, les partisans de la laïcité, les syndicalistes, les communistes et les socialistes de toutes les autres tendances dans le monde de défendre le droit de l’Irak à sa propre représentation et à son propre gouvernement dans le cadre de la reconquête de l’autodétermination de l’Irak. »

 

 

Le texte anglais original:

 

Communists in Coalition With Shia Cleric Moqtada al-Sadr

13/05/2018 published by socialistfight

May 12 Elections in Iraq – By Steven Argue

On Saturday, May 12, Iraq will hold national elections. Running as part of a secular coalition that includes the Iraqi Communist Party is Shia cleric Moqtada al-Sadr against the U.S. imposed puppet regime of Prime Minister Haider al-Abadi. The communists and the forces of Moqtada al-Sadr have been in an alliance since 2015 that has been protesting in the streets demanding anti-sectarian reforms, better public services, and an end to corruption. These protests are a major movement that included a protest of nearly a million people held in Baghdad’s Tahrir Square February 26, 2016.

This is a protest movement and election campaign against the U.S. imposed puppet regime of Prime Minister Haider al-Abadi and the corrupt sectarian system the United States has imposed on Iraq. This spells an important secular nationalist challenge to the system the U.S. set-up after the invasion, one that promotes external control and manipulation through narrow sectarian division and corrupt patronage-only politics.

Moqtada al-Sadr’s earlier Shia centered parliamentary movement called the Ahrar bloc has 33 elected MPs in Iraq’s parliament. Al-Sadr has urged them not to stand in this May 12th election in order to make way for the current joint secular list running.

In a 2003 CBS interview, soon after the U.S. invasion of Iraq, Moqtada al-Sadr said, “The little serpent has left, and the great serpent [the United States] has come.” Moqtada al-Sadr and his Mahdi Army resisted the U.S. occupation of Iraq earning him (under U.S. corporate media standards) being named the most dangerous man of the year on the cover of Newsweek in 2006.

In the fight against the Sunni supremacist fascists of ISIS, Moqtada al-Sadr’s Peace Companies participated in offensive operations that included the liberation of Jurf Al Nasr in October 2014 and Tikrit in March 2015. At the same time, Moqtada al-Sadr opposed all U.S. troop participation in the campaign against ISIS, declaring their continued status as legitimate military targets for attack in resistance to the U.S. occupation and opposed to all U.S. intervention, including U.S. bombing.

Moqtada al-Sadr’s Peace Companies were part of the Iraqi Popular Mobilization Units (PMU) of about 100,000 fighters that played a central role in defeating ISIS in Iraq. There are 70 different ideological militia groupings within the PMU, many of which get Iranian backing. They are Iraqis, yet U.S. Secretary of State Rex Tillerson laughably declared it time for them to leave Iraq after they defeated ISIS. While the PMU did get essential Iranian backing in the fight to defeat ISIS, reality is, the foreign troops that don’t belong in Iraq are the U.S. troops.

Fact is, the Iraqi Popular Mobilization Units (PMU) became necessary because Iraqi military crumbled in the face of a relatively few ISIS soldiers. This is because they are a U.S. puppet without heart, working for a pay check. The most powerful militias of the PMU all fought against the troops of the U.S. occupation and, at times, the Iraqi military. These were the Peace Brigades, the Badr Organization, al-Nujaba, Asaib Ahl al-Haq, and Kitaeb Hezbollah. The official Iraqi military lacks popular support both for its attacks on these militias and its sectarian crimes against Sunnis. That is not to say independent Shia militias haven’t carried out sectarian crimes as well, but the idea of the U.S. imposed Iraqi military being a less sectarian moderating influence over the anti-imperialist militias is pure nonsense.

The Iraqi Communist Party opposed the US invasion of Iraq in 2003. Their resistance to the U.S. occupation, however, was not consistent. In 2014, the Iraqi Communist Party organized in the Red Army in response to the threat of inhalation at the hands of the Sunni supremacist fascists of ISIS after they spilled over from the U.S. sponsored counterrevolutionary war in Syria. Red Army fighters have been credited with a battle victory with dozens of ISIS casualties in a fight near Baghdad. The Iraqi Communist Party also presently has an elected representative in Iraq’s national parliament.

The Iraqi Communist Party was a major force in Iraqi politics in the 1950’s and 60’s. With CIA assistance, it was mostly wiped out through the execution of thousands in the 1960’s after the Baathist Party and Saddam Hussein were brought to power, also with U.S. backing. Much of the secular, pro-woman, and socialist nature of the regime of Saddam Hussein can be credited to the socialist government the Baathists smashed and the communists they murdered.

Later, as capitalist counterrevolution swept much of the world, Saddam Hussein’s counterrevolutionary efforts on behalf of U.S. imperialism like invading Iran, murdering Kurds, and killing communists simply were not enough. In their way of looking at things, he was cutting in to imperialist profits. His continuation of a good number of socialist policies, including nationalized oil paying for healthcare and education, needed to be ended. This type of socialist spending on human needs is unacceptable to the U.S. imperial capitalists, as it cuts into their profits.

In addition to the U.S. imperialist desire to destroy all remnants of socialism, they also needed an enemy to justify military expenditures. The wealthy capitalists of the U.S. who benefit greatly in profits from the bloated U.S. arms industry, paid for at tax payer expense, no longer had the Soviet Union as enemy and excuse. Russia’s government of Boris Yeltsin was still compliant to U.S. looting of the economy through privatization in a capitalist counterrevolution that left Russians without jobs and basic services, killing 6 million Russians (registered demographically as a drop in life expectancy of 10 years.) So they turned their once ally, Saddam Hussein, into an enemy.

The U.S. war against Iraq, starting in 1991, has murdered millions of Iraqis, destroyed its economy through privatization and military destruction, created wide scale brutal sectarian chaos, looted Iraqi oil, littered Iraq with deadly depleted uranium, cost U.S. taxpayers trillions of dollars, and cost working class families the lives of many sons and daughter, all while lining the pockets of the arms and oil industries.

In addition to many other problems, the U.S. invasion of Iraq made the country safe for Sunni supremacist terrorists. After the U.S. invasion, Iraq was to suffer from the CIA’s Frankenstein monster of al-Qaeda, created through CIA intervention in Afghanistan. Despite Bush’s lies, Iraq had nothing to do with 9/11 and al-Qaeda had never operated in Iraq under Saddam Hussein’s rule. Unfortunately, after the U.S. invasion, al-Qaeda led a section of the insurrection against the U.S. occupation. Their tactics centered on successfully triggering the chaos of a sectarian civil war. As their terrorist attacks committed mass murder against Shi’ite Muslims, and this helped trigger an all sided civil war of fascistic mass murder.

Al-Qaeda moved into Iraq as a result of the U.S. invasion. Al-Qaeda was created in Afghanistan through massive U.S. arms, training, and financing to the counterrevolutionary mujahideen fighting against the pro-woman communist PDPA government. The PDPA rightfully had Soviet backing against the U.S. proxy intervention carried out by fascistic and misogynistic anti-communist religious fanatics of the mujahideen whose counterrevolution gave birth to al-Qaeda and the Taliban.

As the surge defeated al-Qaeda in Iraq, they moved into Syria where they renamed themselves Jabhat al-Nusra and fought alongside the Muslim Brotherhood led Free Syrian Army and the Wahhabist Islamic Front against the Syrian government. They got, and still get, massive U,S, arms, training, and financing that enabled them to take large swaths of Syria. As in Iraq, al-Qaeda together with other U.S. backed forces carried out genocide against Christians, Alawites, Shi’ites, Kurds, and other religious and national minorities while enslaving women. They also established Islamic governments to replace that of Bashar al-Assad’s secular, religiously diverse, pro-woman, anti-imperialist, anti-Zionist, semi-socialist government.

An important split from Jabhat al-Nusra and parts of the “Free Syrian Army” was, of course, ISIS, which also once again brought major terror and chaos to Iraq as well as Syria. The only difference between ISIS and Jabhat al-Nusra was the fact that those who formed ISIS wanted to take the war back into Iraq to fight against the U.S. puppet government there, and those who remained with al-Qaeda wanted to continue to receive CIA funding. Al-Qaeda still controls and terrorizes important swaths of Syria with U.S. backing, as they are the main force of the U.S. backed “Opposition”. In Syrian Idlib, witnesses to al-Qaeda’s brutal reign of terror like mass executions of Christians and forced conversions have also pointed out that large numbers of the al-Qaeda fighters aren’t even Syrian and barely speak Arabic. Turkish troops on the ground are now also defending U.S. sponsored al-Qaeda rule in Idlib. ISIS got the bad publicity for doing the same things U.S. backed al-Qaeda still does, only because they broke CIA rules by threatening the U.S. puppet government in Iraq.

Despite extremely strange accusations from the U.S. government at that time blaming Bashar al-Assad for ISIS, that ISIS invasion from Syria was from territories held by U.S. trained, armed, and financed counterrevolutionaries in Syria. The routing of the corrupt and unmotivated U.S. trained, armed, and financed Iraqi Army at that time, with ISIS near the outskirts of Baghdad, precipitated the rise of the PMU. Iranian aid to the PMU was critical to winning the war against ISIS in Iraq.

The majority of the PMU are Shias who had huge motivation to fight in the fact that the Wahhabist ISIS fascists were committing genocide against them. The PMU was established by the Shia leadership, but was clear from its beginnings it did not intend to remain only Shia. The PMU also contains Christian, Turkman, Kurd, and Yazidi forces. Other important forces fought as well outside of the PMU. These included Kurdish Peshmerga forces and Kurdish PKK forces. Also fighting against ISIS in Iraq were the Red Army, formed by the Iraqi Communist Party and the internationalist communists of the MLKP.

Trump falsely claims U.S. credit for the defeat of ISIS. He escalated the indiscriminate bombing of major cities when he came into office, killing a lot of civilians, but it was mostly Russia, Syria, Iran, the Kurdish YPG / YPJ, Hezbollah, and the Iraqi Popular Mobilization Units (PMU), with Iranian backing, that defeated ISIS. Among these was Russia who ended the massive convoys of oil that ISIS was looting from Iraq and Syria and refining with the help of U.S. ally Turkey, the destination of the oil convoys. Obama didn’t touch those convoys and didn’t try to get Turkey to stop accepting it. Russia, as an early major act of their entry into the war, bombed the oil convoys and cut off an important part of the capitalist financing of ISIS.

There is no problem in the world that U.S. imperialist intervention won’t make worse. Whatever any country’s problems are, as today western imperialist propaganda both lies and greatly exaggerates what they are in Syria, Iran, and North Korea, but whatever those problems are, all of history proves that U.S. imperialist invasions and U.S. backed capitalist counterrevolutions are far worse. From the U.S. making Libya safe for slavery again to the mass murder and chaos the U.S. caused in Iraq, the lesson is clear, nations may well need weapons of mass destruction to defend themselves from the United States. This is part of why communists defend the right of Iran to a nuclear energy program, whether or not its intent was to build nuclear weapons, and we support North Korea’s right to an armed nuclear self-defense.

Iraq was invaded partly because Iraq didn’t have better weapons, as Iraq gave in to U.S. starvation blockade demands of disarmament made as Clinton’s blockade murdered over half a million Iraqi children. Following that, the U.S. invasion and occupation of Iraq has killed well over a million Iraqis, all dead as a result of the U.S. invasion, bombing, the imposition of a sectarian government, failure to protect from the Sunni supremacist fascists of al-Qaeda, and the civil war all of this ignited. Free trade, privatization, and war have devastated Iraq’s economy, and corruption allows the massive looting of oil fields on the black market for the profit of imperialist oil firms.

The secular coalition the Iraqi Communist Party has formed with Shia cleric Moqtada al-Sadr may well offer radical solutions to Iraq’s problems imposed by U.S. imperialism. Strong campaigns are being waged against this coalition by the U.S. imposed puppet establishment. The more successful they are, the more likely they will come under more imperialist attack as well. In such events, it will be important for anti-imperialists, peace activists, Arab nationalists, supporters of secularism, trade unionists, communists, and socialists of all other stripes around the world to defend Iraq’s right to their own representation and their own government as part of regaining Iraq’s self-determination.

 

https://socialistfight.com/2018/05/13/communists-in-coalition-with-shia-cleric-moqtada-al-sadr/