anticapitalisme

CORÉE : SOLIDARITÉ AVEC LA RÉSISTANCE DE LA RPDC !!

Un article repris du blog

TML

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/08/12/coree-solidarite-avec-la-resistance-de-la-rpdc/

Contre « le feu et la colère » de la rage impérialiste US

SOLIDARITÉ

avec

la RÉSISTANCE

de la RPDC !!

Si la République Populaire de Corée nous apparaît aujourd’hui comme un pays isolé, nous ne devons pas oublier qu’elle fut longtemps l’un des principaux soutien des luttes anti-impérialistes dans le monde :

A l’Assaut du CIEL ! (2) Une Brève histoire de solidarité internationaliste

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/02/21/a-lassaut-du-ciel-suite/

Aujourd’hui le camp anti-impérialiste est de plus en plus réduit sur la planète, depuis la mutation de la Chine en un nouveau pôle financier, mutation amorcée dès le début des années 70, avec les accords Mao-Nixon, et ensuite l’effondrement définitif de l’URSS, aux « bons soins » de Gorbatchev et Eltsine.

Hormis Cuba, dont le destin est encore « en balance », semble-t-il, la RPDC est donc le seul état à avoir constitué une force de résistance capable de le mettre à l’abri de l’agressivité de l’impérialisme US.

La motivation de ce petit pays est grande : on se rappellera qu’il fut la victime du plus épais tapis de bombe dont le bourreau US ait jamais couvert l’une de ses victimes…

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/02/27/en-reponse-a-un-ami-ecologiste-sur-le-nucleaire-militaire-coreen/

Plus « frais » dans les mémoires, ceux du Vietnam nous donnent une idée de ce que cela a put être…

Il est donc juste que les marxistes-léninistes expriment et manifestent leur solidarité totale avec la résistance de la RPDC.

Cela fait notamment partie d’une conception du front uni anti-impérialiste telle qu’a tenté de la développer Andreï Jdanov en son temps, et notamment contre le révisionnisme et l’opportunisme des dirigeants de la « gauche » en Europe occidentale, et singulièrement contre l’attitude du PCF, qui n’a fait que dégénérer depuis, s’enfonçant toujours plus dans sa mutation kollaborationniste.

https://tribunemlreypa.wordpress.com/la-doctrine-jdanov-du-front-anti-imperialiste/

( Sur l’attitude du PCF, voir spécialement « les bonnes feuilles »:

https://tribunemlreypa.wordpress.com/doctrine-jdanov-les-bonnes-feuilles-commentees-selon-eduscol-du-rapport-jdanov-de-1947/  )

Pour autant, l’idéologie dominante actuellement en RPDC n’est plus le marxisme-léninisme, mais le Juché, hérité de Kim Il-sung et aujourd’hui essentiellement tourné vers l’indépendance nationale.

Dans le contexte international actuel, ce choix est donc tout à fait compréhensible et cela ne doit pas arrêter notre solidarité.

Comme nous l’avions déjà indiqué dans un article récent:

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/07/31/ete-2017-face-au-chaos-en-marche-faire-renaitre-la-resistance/

c’est donc sans confusionnisme que les marxistes-léninistes soutiennent partout le droit des nations et des peuples à disposer d’eux-même, tout en montrant que la seule voie durable vers l’indépendance et la liberté est la voie du socialisme, la voie d’un développement équilibré entre forces productives et besoins sociaux, basé sur la valeur-travail, sur le pouvoir des travailleurs !

Mais dans l’immédiat et à court terme, la solidarité des ML français pourrait s’exprimer par l’exigence de reconnaissance de la RPDC par l’État français, seul geste qui, dans le contexte actuel, serait un signal suffisamment fort pour lui permettre de jouer le rôle diplomatique « pacifiste » auquel il prétend de façon purement formelle.

Cette exigence doit également s’accompagner d’une autre, tout aussi évidente : la levée immédiate des sanctions économiques qui visent à nouveau uniquement à réduire ce peuple à la misère pour le mettre à genoux devant l’impérialisme US.

Malheureusement on ne peut que constater que dans l’état actuel de déliquescence de la « gauche » française à quel point sont loin les élans de solidarités qui avaient autrefois contribué, tant ici qu’à l’échelle internationale, à mettre un sérieux frein à l’agressivité US, et finalement à la faire reculer dans l’ensemble du Sud-Est Asiatique, au point de l’affaiblir suffisamment pour encourager le renouveau des luttes à l’échelle planétaire.

Une des rares bonnes nouvelle et consolation des temps actuels pour les anti-impérialistes est précisément la continuité de la détermination farouche du peuple coréen à ne pas céder et à continuer d’avancer dans la voie de l’indépendance et de la réunification, malgré que cet objectif aille contre les intérêts majeurs des principales puissance impérialistes dans le monde, et notamment des USA et de la Chine.

Luniterre

Sur le même thème, voir aussi :

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/02/19/a-lassaut-du-ciel/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/03/01/debat-sur-le-nucleaire-coreen-suite/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/04/18/agression-us-en-coree-le-point-de-la-situation-actuelle/

Et à la suite des communiqués de Sputnik News, quelques nouvelles illustrations également empruntées à ce média et qui reflètent, de la part des reporters russes, un regard tout de même moins univoque sur le sujet, que celui des occidentaux…

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Washington risque d’«apprendre à ses dépens la puissance des missiles nord-coréens»

 

© Sputnik. Igor Mikhalev

14:34 09.08.2017(mis à jour 14:59 09.08.2017) 

Le tir d’essai du missile Minuteman III réalisé par le Pentagone, les manœuvres au-dessus de la péninsule coréenne, ainsi que les menaces de la part du Président américain à l’encontre de la Corée du Nord, représentent pour Pyongyang des provocations qui la forcent à prendre des mesures de dissuasion.

Pyongyang menace d’attaquer les États-Unis en tant que «mesure de prévention» en réponse aux provocations de Washington, a annoncé l’agence nord-coréenne KCNA, citant un communiqué des Forces stratégiques du pays.

Selon le communiqué diffusé en Corée du Nord par l’agence, «la Corée du Nord étudie un plan opérationnel prévoyant de porter une frappe d’envergure» par des missiles balistiques stratégiques à moyenne et longue portée Hwasong-12, contre les bases militaires américaines de Guam, à 4.000 km de Pyongyang, dans le Pacifique, dès que le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un prendra une décision en ce sens.

«Si ce plan est réalisé, les Américains seront les premiers à apprendre à leurs dépens la puissance des missiles nord-coréens», est-il indiqué dans le communiqué.

En outre, selon l’agence nord-coréenne, les États-Unis se font des illusions en pensant que les missiles de Pyongyang ne pourront pas attaquer le continent américain.

«Les États-Unis devraient savoir avec certitude que les missiles balistiques des troupes stratégiques nord-coréennes sont en alerte constante dans la direction de l’océan Pacifique», conclue la KCNA.

Le Président américain Donald Trump a déclaré mardi que Pyongyang ferait mieux de ne plus lancer de menaces à l’encontre des États-Unis, puisqu’il ne récolterait que «le feu et la colère».

La déclaration du dirigeant américain intervient sur fond de fortes tensions politiques entre Washington et Pyongyang. La Corée du Nord est accusée de poursuivre la réalisation de son programme nucléaire.

https://fr.sputniknews.com/international/201708091032582173-usa-coree-nord-puissance-missiles-menaces/

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La Corée du Nord menace d’attaquer aux missiles les bases US de Guam

© REUTERS/ KCNA

01:13 09.08.2017(mis à jour 15:13 09.08.2017)

La Corée du Nord menace d’attaquer aux missiles les bases militaires américaines à Guam, dans le Pacifique, suite à la déclaration du Président US Donald Trump qui a promis «le feu et la colère» à Pyongyang si ce dernier menaçait de nouveau son pays.

La Corée du Nord étudie la possibilité de frapper les bases militaires américaines de Guam, à 4.000 km de Pyongyang, dans le Pacifique, par des missiles balistiques stratégiques à moyenne et longue portée Hwasong-12, a annoncé l’agence nord-coréenne KCNA citant un communiqué des Forces stratégiques du pays.

«La Corée du Nord étudie un plan opérationnel prévoyant de porter une frappe d’envergure» contre ce site militaire, dès que le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un prendra une décision en ce sens, lit-on dans un communiqué diffusé en Corée du Nord.

L’île de Guam abrite la base aérienne américaine d’Andersen où les bombardiers stratégiques B-1 font des escales de ravitaillement lors de leurs survols de la Corée du Sud, ainsi que la base navale d’Apra Harbor.

Pyongyang menace d’adopter cette «mesure de prévention» en réponse aux provocations de Washington.

Le Président américain Donald Trump a déclaré mardi que Pyongyang ferait mieux de ne plus lancer de menaces à l’encontre des États-Unis, puisqu’il ne récolterait que« le feu et la colère». 

En juillet dernier, la Corée du Nord a mené deux tests de missiles balistiques Hwasong-14. Selon les États-Unis, la Corée du Sud et le Japon, ces missiles sont intercontinentaux. Les experts russes estiment qu’il s’agit de missiles à moyenne portée. Pyongyang a pour sa part annoncé le succès des deux essais de missiles intercontinentaux.

https://fr.sputniknews.com/international/201708091032578411-coree-nord-guam-missiles/

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BUFFET

MÉTRO

PETIT COMMERCE

SORTIE DU CIRQUE

MÉTALLURGIE

CLASS ROOM

JEU IMPROVISÉ

BALADE EN BARQUE

MÉTRO (2)

BALCONS

VOIE FERRÉE

OMBRELLES

 

Et l’orchestre aussi…!

Prix du pétrole : Effondrement des cours et effondrement d’une théorie pseudo « marxiste-léniniste » !

Prix du pétrole :

Effondrement des cours

et effondrement d’une théorie

pseudo « marxiste-léniniste » !

L’effondrement récent des cours du brut, ces dernières années, a remis en lumière la capacité de l’impérialisme US à manipuler le cours des matières premières à l’échelle mondiale en vue de contrôler ses alliés, de neutraliser une partie importante de ses adversaires et de tenter d’en réduire d’autres brutalement à merci…

Aujourd’hui cette stratégie est largement utilisée contre la Russie de Poutine et le Vénézuéla de Maduro, entrainant néanmoins de fortes résistances.

La Russie a prouvé une capacité d’autonomisation économique déjà suffisante pour imposer aux USA de renouveler et d’augmenter les « sanctions économiques » déjà établies en vue d’affaiblir ce pays.

Cette stratégie n’est pas nouvelle, et avait déjà été un des facteurs aboutissant à l’effondrement de l’URSS dans la deuxième moitié des années 80.

Elle repose sur un axe USA-Arabie Saoudite où ce dernier pays fait en apparence le « sacrifice » provisoire de ses marges extensives sur le prix du baril… En réalité c’est précisément le caractère extensif de ces marges par rapport à ses coûts de production réduits, exceptionnellement bas du fait de ses facilités d’exploitation, qui lui permet de suivre son « allié », en réalité son suzerain, dans cette stratégie.

A terme la « perte » sera compensée par la reconquête de nouveaux marchés, perdus par certains producteurs faillis du fait de leurs coûts de production prohibitifs.

Impérialisme US et dumping commercial saoudien font, aujourd’hui comme hier, très bon ménage.

Aux USA eux-mêmes il peut y avoir une perte de revenus sur les ressources naturelles locales, du fait de ce « dumping », mais elle est largement compensée par la baisse des cours du brut à l’importation.

Les revenus de l’industrie US s’en trouvant même globalement améliorés, une bonne partie de leur « compétitivité » est retrouvée, à l’export, sur le marché mondial.

C’est précisément toute la différence entre une métropole impérialiste capable d’agir par le poids de sa finance mondialisée et une nation capitaliste « émergente » comme le Venezuela, la Russie ou d’autres, qui ont connu des sorts encore moins enviables !

Dans cette affaire la Chine se trouve relativement « neutralisée » vu qu’elle a elle-même besoin d’un cours des matières premières le plus bas possible, en vue de relancer ses exportations, également en berne, tout étant relatif…

On a déjà vu dans d’autres articles, plus approfondis sur le sujet, que son « développement » continue de dépendre de ses exportations, même s’il tend à s’autonomiser en tant que pôle financier, désormais exportateur de capitaux lui-même et donc maintenant le principal challenger impérialiste de l’expansionnisme US.

La seule pirouette, de pure façade, que la Chine puisse se permettre à ce propos, c’est de contraindre en plus la Russie à accepter de faire les transaction dans cette monnaie de singe qu’est le yuan chinois…

Malgré l’immensité des deux pays, le rapport de force est loin d’être égalitaire et l’ »amitié » n’est donc que de pure façade diplomatique, contrainte et forcée. Ce n’est pas un hasard si une partie de la défense stratégique russe est toujours orientée contre son « allié » chinois…

Pour fixer les idées, chacune des deux plus grandes grandes firmes US, Apple et Google, possède à elle seule un capital financier largement supérieur à la totalité du capital financier de la Russie…

Le rapport de proportion Chine/Russie, dans ce domaine, en milliards de dollars, tourne autour de 11000/ 300…

Le fait de présenter les BRICS comme une sorte d’ « alliance anti-impérialiste » relève soit de la duperie, soit de la farce, à moins qu’il ne relève de la complicité stipendiée avec l’impérialisme chinois…

C’est pourtant cette illusion grotesque que défendent divers groupements et tendances françaises se réclamant du « communisme », et même du « marxisme-léninisme » !!

Les BRICS ne sont que l’un des biais par lesquels l’impérialisme chinois tente de se créer une zone de suzeraineté sur un ensemble de vassaux, fondamentalement de la même manière que les USA ont créé la leur, même si avec plus de « diplomatie » dans la forme…

Une autre aberration, apparemment contradictoire, consiste, pour certains gauchistes, trotskystes, maoïstes, et également certains qui se prétendent « marxistes-léninistes », à présenter la Russie comme une puissance « impérialiste »…

Le fait que la Russie soit une nation capitaliste « émergente » et développe une certaine puissance militaire pour survivre n’en fait pas pour autant une puissance impérialiste, à moins de revoir complètement la définition léniniste de l’impérialisme, basée précisément sur la domination du capital financier.

Mais le comble du raffinement « théorique », pour ceux-ci qui se prétendent « marxistes-léninistes », est de chercher à prouver que le prétendu « impérialisme » russe actuel serait l’héritier direct d’un non moins prétendu « social-impérialisme soviétique », datant des dernières décennies de l’URSS…

Or, dans la dernière décennie de l’URSS, et en plein milieu, 1985, peu avant la plongée vers l’effondrement final, se trouve précisément le premier épisode de « contre-choc » pétrolier, c’est à dire de baisse brutale des cours du brut, déjà tout à fait orchestrée par l’axe USA-Arabie Saoudite, dans des conditions très similaires à l’actuelle, et qui a mis en lumière, dès cette époque, la dépendance de l’économie russe à l’égard de la rente pétrolière. Cette chute a également mis en lumière le fait que cette rente soit utilisée non seulement pour les besoins intérieurs de la Russie, mais également pour l’entretien dispendieux de sa zone d’influence, notamment sur l’Europe de l’Est, qui avait donc tout d’une coûteuse « danseuse » et rien d’une rente financière impérialiste telle que définie par Lénine dans son célèbre ouvrage…

Il en allait de même pour les rapports de l’URSS avec de nombreux pays du tiers-monde, et notamment avec Cuba.

Parler d’impérialisme ou de « social-impérialisme », à propos de la Russie et de l’URSS, c’est, aujourd’hui comme hier, un grossier déni du marxisme-léninisme.

Utilisée par les chinois dans leur propagande pseudo « marxiste-léniniste », et en réalité purement nationaliste et anti-soviétique, cette formule n’a abouti à rien d’autre qu’à leur collaboration avec l’impérialisme US.

Reprise par les albanais aux même fins nationalistes et isolationnistes, elle n’a abouti qu’au fiasco final de ce petit pays qui avait pourtant une capacité de résistance relativement extensive, du fait de ses ressources naturelles.

En URSS, la période « Brejnevienne », terminée en apparence avec la mort de Brejnev lui-même, se prolonge, en quelque sorte avec l’intermède gérontocratique Andopov-Tchernenko. C’est dans ce contexte instable en URSS que survient le « contre-choc » pétrolier, paralysant toute chance de nouveau développement économique de l’URSS, et même toute chance de survie, probablement.

Les « réformes » de Gorbatchev, à partir de 1985, ne feront qu’officialiser le retour à l’économie capitaliste déjà initié par les « réformes » de même nature de Khrouchtchev, dès la fin des années cinquante, en les amplifiant dans un sens ouvertement « libéral », déchainant une nouvelle vague d’accumulation primitive du capital de type maffieuse, mais incapable de relancer le développement global de l’activité économique.

Par comparaison, la période « brejnevienne », se caractérisant par une grande stabilité, comme corollaire de sa relative stagnation économique, est restée dans le souvenir de nombreux russes un peu comme celui de nos « trente glorieuses » en France…

Évidemment, cela n’a rien à voir avec la nature de classe du régime, considéré du point de vue de l’analyse marxiste-léniniste, et il n’y avait aucune illusion à ce sujet, pas plus que les Français ne pensent avoir vécu sous le « socialisme » des « trente glorieuses »…

Toutefois, les « acquis sociaux » de l’URSS étaient bel et bien un héritage lointain des conquêtes du socialisme et de la Révolution d’Octobre, même s’ils étaient, à ce moment précis, essentiellement entretenus par la rente pétrolière.

C’est pourquoi la nostalgie de l’URSS qui perdure actuellement et semble même étrangement se renouveler avec les générations, et cela même selon les observateurs occidentaux, qui n’y comprennent rien, présente un caractère ambigu où les souvenirs, la mémoire populaire des acquis, des faits historiques, de la victoire contre le fascisme, de la grandeur de l’URSS, jusque et y compris, à la veille de sa chute, tout cela se confond donc dans ce phénomène global de nostalgie populaire.

Pour autant de nombreux russes se penchent désormais sur leur propre histoire et cherchent à en démêler les arcanes à partir des documentations d’époque maintenant accessibles.

La seule période qui semble universellement exécrée est bien celle de Gorbatchev, qui a précipité, et semble-t-il, délibérément, le syndrome de la chute, par ses « réformes » aux effets désastreux et de toutes façons, absolument incontrôlables.

Bien évidemment, l’analyse historique marxiste-léniniste doit porter sur l’ensemble de la période soviétique pour en distinguer les différentes phases et leur nature de classe, mais elle ne peut se contenter de reprendre celles qui ont abouti aux formules inappropriées et grossièrement fausses de « social-impérialisme », qu’elles soient héritées de Chine ou d’Albanie.

Il s’avère pourtant évident qu’on ne peut pas à la fois parler de « social-impérialisme soviétique » et s’appuyer sur le fait que ce prétendu « empire » était entièrement dépendant de sa « rente pétrolière » pour sa survie économique, et surtout pour acheter une « paix sociale » à la manière du Vénézuela de Chavez-Maduro, aujourd’hui en faillite…

Aujourd’hui, pour tenter de redonner une certaine « actualité » à ces « théories », de prétendus « marxistes-léninistes » avancent ce mensonge grossier que la nostalgie russe pour l’URSS ne porterait que sur la période Lénine-Staline, et non sur l’ensemble. Même si les causes de cette nostalgie sont multiples et en grande partie confuses, le fait qu’elle soit globale est bien la réalité, que cela nous plaise ou non, et prétendre le contraire, c’est, notamment à l’occasion du centenaire d’Octobre, vouloir baser l’action d’agit-prop sur un mensonge  !

Cette attitude mensongère est à la fois grossièrement en contradiction avec le matérialisme dialectique et historique, avec le marxisme-léninisme, et avec le simple respect, du tant au peuple russe qu’au prolétariat français auquel ils prétendent s’adresser.

Alors que partir du niveau de conscience réel des masse populaires russes peut être un moyen, sinon de les faire avancer, ce qui appartient aux camarades russes eux-mêmes, du moins un moyen de faire avancer le niveau de conscience des masses prolétariennes et populaires françaises, et en partant de ce constat et en commençant à aborder la différenciation des périodes de l’histoire de l’URSS et leur signification.

C’est la démarche choisie et initiée par Tribune Marxiste-Léniniste,

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/08/03/100-ans-apres-octobre-vu-par-les-russes/

même si elle est rejetée, aujourd’hui, tant par ceux qui restent dans l’optique anti-soviétique traditionnelle et/ou gauchisante que par ceux-là même qui avaient prétendu y participer au départ, au nom du Marxisme-Léninisme !!

Luniterre

REBLOGUÉ  ÉGALEMENT SUR:

Prix du pétrole : Effondrement des cours et effondrement d’une théorie pseudo « marxiste-léniniste » !

ET SUR:

Prix du pétrole : Effondrement des cours et effondrement d’une théorie pseudo « marxiste-léniniste » !

100 ans après, Octobre vu par les Russes…!

 

 

En cette année 2017, en Octobre,

la Russie Soviétique

aurait pu avoir 100 ans…

Les capitalistes occidentaux ont réussi à persuader leurs peuples que l’URSS fut un échec d’un bout à l’autre…

Alors que potentiellement, lors de sa dissolution, en 1991, elle était encore la seconde puissance mondiale.

Son effondrement devait être la « fin de l’histoire », la « libération des peuples de l’Est », le « développement économique par le capitalisme », etc…

Aujourd’hui, plus d’un quart de siècle après cette «  libération  », plus de 55% des Russes, même selon les instituts de sondage US, s’affirment nostalgiques de l’URSS, et Lénine et Staline y sont considérés parmi les chefs d’Etat russes les plus populaires, que cela « choque » l’Occident ou non !

Pourtant, le retour au pouvoir d’un parti communiste, même s’il en reste d’influents, n’y semble pas imminent…

Gorbatchev, liquidateur de l’URSS en 1991, avait déjà depuis des années livré officiellement l’économie de son pays aux bandes maffieuses constituées par les gangs tout droit sortis des anciens goulags. C’était ce qu’il prétendait être la « perestroïka » (reconstruction)  !! Parachevant cette ruine économique tragique et entraînant un appauvrissement généralisé de la population, sous l’ère Eltsine, ces gangs de futurs « oligarques » se sont affrontés de manière sanglante pendant des années, jusqu’à ce que le clan Poutine, issu du KGB, prenne le dessus et impose son ordre, toujours en place, depuis 1999. Aujourd’hui, la Russie reste un état capitaliste «  émergent  », capable de défendre militairement son indépendance, mais d’une puissance financière à peu près équivalente à celle de l’Espagne, infiniment plus petite…

Aujourd’hui la Russie Soviétique qui suscite la nostalgie n’est donc pas celle, dégénérée, de Gorbatchev, déjà ravagée depuis longtemps par le capitalisme, mais bien celle qui est sortie de terre à l’issue de la Grande Révolution d’Octobre, il y a cent ans.

Celle qui a émergé du néant, saignée à blanc par la 1ère guerre mondiale, puis par la guerre « civile », guerre soutenue en fait par toutes les puissances impérialistes occidentales, dont la France.

Celle qui, dès 1917, organisait le pouvoir des Soviets, assemblées ouvrières et paysannes sur la société, alors que chez nous « démocratie » rime encore avec ploutocratie, oligarchie et surtout duperie !

Celle qui, en 20 ans, est devenue, à partir d’un pays totalement ruiné, une puissance économique industrielle capable de résister à l’Allemagne Nazie, puissance dominante en Europe, et de la vaincre!

Une nouvelle fois ruinée par cet effort immense, l’URSS se releva à nouveau en quelques années, sans déchoir de son rang de deuxième puissance mondiale

Avec la prétendue « libéralisation économique », véritable rétablissement du capitalisme, entrepris par Khrouchtchev, s’ouvrira une ère de stagnation économique et de recul social, parachevée sous l’ère Gorbatchev.

Néanmoins, de nombreux acquis sociaux de la première période y ont perduré suffisamment pour que l’on puisse comprendre à la fois la nostalgie actuelle et la méfiance à l’égard des divers «  communistes  », héritiers de l’ère Gorbatchev, même s’ils font mine de s’en défendre et n’hésitent pas à se référer formellement à Lénine et Staline pour tenter de capter une part de leur prestige historique.

Les véritables communistes sont parfaitement conscients des légendes noires, mensonges et calomnies déversées par la bourgeoisie pendant des dizaines d’années sur leur propre histoire. Ils ne se contentent pas de proclamations nostalgiques mais tirent les leçons utiles de l’histoire de l’édification de l’Union Soviétique, qui a rayonné un temps sur le tiers de la planète.

Leur but n’est pas de la reconstituer en l’état, mais de construire un nouveau projet d’alternative prolétarienne, à la fois digne du Grand Octobre et capable de répondre, en 2017, au chaos de la crise du capitalisme ainsi qu’à sa mascarade de démocratie, et notamment en Macronie !

« NOUS NE SOMMES RIEN ? SOYONS TOUT ! » – Eugène POTTIER – « L’Internationale »

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POUR DÉBATTRE D’UNE ALTERNATIVE POLITIQUE

ET ÉCONOMIQUE A LA CRISE!

Toutes les richesses créées, en biens et services socialement utiles, sont le fruit du travail, devenu précaire et de plus en plus mal payé, des forces vives productives qui sont la force essentielle de la société.

Leur fonction naturelle est de répondre aux besoins sociaux des travailleurs et de leurs familles.

Avec la crise, le fait qu’elles soient détournées au profit de l’accumulation du capital apparait de plus en plus flagrant.

Les besoins sociaux les plus élémentaires d’une part croissante de la population ne sont plus satisfaits, alors que prolifèrent les services et productions superfétatoires et de luxe, gaspillant les ressources de la planète.

Rendre aux forces productives vives leur fonction sociale première, c’est l’exigence de l’heure!

Dans ce but, il est nécessaire de rendre à chacun le pouvoir de s’y impliquer, en y participant par son travail, afin de recevoir en échange la juste part qui lui en revient, pour soi-même et sa famille.

8 points du débat de fond :

___1_Refonte complète des institutions politiques et de l’état, en donnant tout le pouvoir aux travailleurs, qui doivent être représentés par eux-mêmes et avoir le droit de révoquer leurs élus. Donner à la démocratie prolétarienne la direction de l’économie.
Électivité et révocabilité du personnel de l’appareil d’état (police, armée, justice, responsables administratifs).
Élus politiques, cadres et officiers, dont le salaire est ramené au salaire des ouvriers et ouvriers qualifiés, selon grade et responsabilités.

__2_Créer un nouvel équilibre économique où les forces productives sont employées pour répondre aux besoins sociaux réels, et non à l’accumulation du capital. Cela seulement rendra possible le partage du travail entre tous, éliminant ainsi le chômage et la précarité.

L’avenir du mouvement social n’existe donc concrètement qu’autour des revendications pour un tel partage véritablement socialiste prolétarien du travail, impliquant la socialisation des moyens de production et des services essentiels.

__3_Recensement des besoins sociaux urgents actuellement non satisfaits, notamment en matière de logement et de santé.

__4_Recensement des forces productives disponibles et nécessaires à développer pour satisfaire ces besoins réels.

__5_Redéfinition d’un budget en équilibre, en base valeur-travail, entre ces forces productives et ces besoins.

__6_Redéfinition, dans cet équilibre, de la durée moyenne hebdomadaire de travail, nécessaire pour atteindre cet objectif.

__7_Réajustement, dans le cadre de cet équilibre, du SMIC à un niveau permettant d’accéder au moins à la satisfaction pour tous des besoins sociaux essentiels, notamment en matière de logement, éducation, culture, sport, etc…

__8_Prise en compte, dans cet équilibre, de l’effort collectif nécessaire aux objectifs de sécurité, de développement social et de solidarité.

Tribune Marxiste-Léniniste

Célébrons OCTOBRE !

https://tribunemlreypa.wordpress.com/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/08/03/100-ans-apres-octobre-vu-par-les-russes/

 

 

 

ÉGALEMENT REPUBLIÉ SUR:

https://nousnesommesriensoyonstout.wordpress.com/2017/08/04/100-ans-apres-octobre-vu-par-les-russes/

 

https://solydairinfo.wordpress.com/2017/08/04/100-ans-apres-octobre-vu-par-les-russes/

 

Manifeste du Collectif Marxiste-Léniniste OCTOBRE !

MANIFESTE

DU

Collectif Marxiste-Léniniste

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 OCTOBRE !

1917-2017 : Octobre arrive !!

Que faire du centenaire ?

Un premier élément de réponse…

Quelle fut la véritable portée historique d’Octobre, de la Révolution Bolchévique, sinon la naissance de l’URSS, cinq ans plus tard, en fait, mais devenant rapidement le pivot historique, la pierre d’angle du XXème siècle… ?

C’était déjà le constat d’une première approche de la question :

Que faire d’Octobre ? La question du centenaire de la Révolution Bolchévique

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/06/24/que-faire-doctobre-la-question-du-centenaire-de-la-revolution-bolchevique/

Célébrer Octobre, c’est donc célébrer 70 ans d’URSS…

70 ans qui ont profondément marqué le monde, celui du XXème siècle,et le nôtre aussi, en réalité…

Dans ses écoles, dans ses livres d’histoire, l’Occident ne raconte guère les 70 ans de cette pierre angulaire que comme une sorte de bloc monolithique, et quasiment sous la forme exclusive d’une légende noire, à laquelle l’Occident « libérateur » aurait mis fin, sauvant la veuve et l’orphelin du maléfice bolchévique-stalinien!

100 ans après, qu’y aurait-il donc à commémorer, célébrer, fêter ? La naissance de la première et de la plus grande nation socialiste peut-elle être saluée et honorée par ceux qu’elle a eu mission de libérer, les travailleurs ?

Vu de France, vu d’Occident, la question paraît devoir entraîner une réponse négative, selon l’historiographie officielle, les médias officiels, les syndicats et partis politiques officiels, etc…

Néanmoins, dans la France de M. Macron, qui profite encore de l’été pour réduire pratiquement à néant le droit social, le travailleur syndicaliste, militant politique, ou tout simplement un tant soit peu conscient de ce qui l’attend à la rentrée peut s’interroger…

Quelle image les russes ont-ils eux-même gardé de leur passé socialiste ? Octobre arrive…!! Ce centenaire a-t-il un sens pour nos luttes politiques et sociales ?

Le débat a surgi, vif et acerbe, entre quelques militants marxistes-léninistes… Faut-il opposer à la « légende noire » une « légende rouge », en réalité « repeinte en rose », pour en gommer les aspérités dérangeantes, ou bien suffit-il simplement, pour ouvrir le débat de fond, de parler de la réalité des faits et de la perception que le peuple russe en a lui-même ?

C’est cette dernière option, la réalité historique sans fard, avec sa grandeur et ses faiblesses, qu’ont choisi une poignée de militants marxistes-léninistes, désormais regroupés dans le Collectif Marxiste-Léniniste OCTOBRE !

Voici leur première publication, leur manifeste, en quelque sorte, qui est, pour l’essentiel, un appel au débat sur ces questions de fond :

__Quelles leçons tirer de l’histoire d’Octobre et de l’histoire de l’URSS ?

__Quelles perspectives d’alternative politique et sociale ouvrir dans la France du XXIème siècle ?

Leur but est que ce message circule et soit diffusé, le plus directement possible, dans les quartiers ouvriers et populaires, là où sont les véritables héritiers d’Octobre, ceux qui ont quelques enseignements réellement utiles à tirer de l’histoire.

C’est pourquoi il a été pensé sous la forme d’un tract recto-verso, avec, d’un côté, une approche résumée de la portée historique d’Octobre, et de l’autre, les points fondamentaux à débattre pour une alternative aujourd’hui !

Le tract en version PDF:

Tract CELEBRONS OCTOBRE!

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1917-2017

Les travailleurs doivent-ils fêter

le centenaire de la Révolution d’Octobre  ?

Même si l’URSS n’a été officiellement créée qu’en 1922, la Révolution d’Octobre en est incontestablement l’acte fondateur. Lors de sa dissolution, en 1991, elle était encore potentiellement la seconde puissance mondiale.

Son effondrement devait être la «  fin de l’histoire  », la «  libération  des peuples de l’Est  », le «  développement économique par le capitalisme  », etc…

Aujourd’hui, plus d’un quart de siècle après cette «  libération  », plus de 55% des Russes, même selon les instituts de sondage US, s’affirment nostalgiques de l’URSS, et LÉNINE et STALINE y sont considérés parmi les chefs d’Etat russes les plus populaires.

Pourtant, le retour au pouvoir d’un parti communiste, même s’il en reste d’influents, n’y semble pas imminent…

Gorbatchev, liquidateur de l’URSS en 1991, avait déjà depuis des années livré officiellement l’économie de son pays aux bandes maffieuses constituées par les gangs tout droit sortis des anciens goulags. C’était ce qu’il prétendait être la «  perestroïka  »(reconstruction)  !! Parachevant cette ruine économique tragique et entraînant un appauvrissement généralisé de la population, sous l’ère Eltsine, ces gangs de futurs «  oligarques  » se sont affrontés de manière sanglante pendant des années, jusqu’à ce que le clan Poutine, issu du KGB, prenne le dessus et impose son ordre, toujours en place, depuis 1999. Aujourd’hui, la Russie reste un état capitaliste «  émergent  », capable de défendre militairement son indépendance, mais d’une puissance financière à peu près équivalente à celle de l’Espagne, infiniment plus petite…

Aujourd’hui la Russie Soviétique qui suscite la nostalgie n’est donc pas celle, dégénérée, de Gorbatchev, déjà ravagée depuis longtemps par le capitalisme, mais bien celle qui est sortie de terre à l’issue de la Grande Révolution d’Octobre, il y a cent ans.

Celle qui a émergé du néant, saignée à blanc par la 1ère guerre mondiale, puis par la guerre «  civile  », guerre soutenue en fait par toutes les puissances impérialistes occidentales, dont la France.

Celle qui dès 1917, organisait le pouvoir réel des ouvriers et paysans sur la société, alors que chez nous « démocratie » rime encore avec ploutocratie, oligarchie et surtout duperie! Celle qui, en 20 ans, est devenue, à partir d’un pays totalement ruiné, une puissance économique industrielle capable de résister à l’Allemagne Nazie, puissance dominante en Europe, et de la vaincre!

Une nouvelle fois ruinée par cet effort immense, l’URSS se releva à nouveau en quelques années, sans déchoir de son rang de deuxième puissance mondiale.

Avec la prétendue « libéralisation économique », véritable rétablissement du capitalisme, entrepris par Khrouchtchev, s’ouvrira une ère de stagnation économique et de recul social, parachevée sous l’ère Gorbatchev.

Néanmoins, de nombreux acquis sociaux de la première période y ont perduré suffisamment pour que l’on puisse comprendre à la fois la nostalgie actuelle et la méfiance à l’égard des divers «  communistes  », héritiers de l’ère Gorbatchev, même s’ils font mine de s’en défendre et n’hésitent pas à se référer formellement à Lénine et Staline pour tenter de capter une part de leur prestige historique.

Les véritables communistes sont parfaitement conscients des légendes noires, mensonges et calomnies déversées par la bourgeoisie pendant des dizaines d’années sur leur propre histoire. Ils ne se contentent pas de proclamations nostalgiques mais tirent les leçons utiles de l’histoire de l’édification de l’Union Soviétique, qui a rayonné un temps sur le tiers de la planète.

Leur but n’est pas de la reconstituer en l’état, mais de construire un nouveau projet d’alternative prolétarienne, à la fois digne du Grand Octobre et capable de répondre, en 2017, au chaos de la crise du capitalisme ainsi qu’à sa mascarade de démocratie !

« NOUS NE SOMMES RIEN ? SOYONS TOUT ! »

– Eugène POTTIER – « L’Internationale »

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POUR DÉBATTRE D’UNE ALTERNATIVE POLITIQUE

ET ÉCONOMIQUE A LA CRISE!

Toutes les richesses créées, en biens et services socialement utiles, sont le fruit du travail, devenu précaire et de plus en plus mal payé, des forces vives productives qui sont la force essentielle de la société.

Leur fonction naturelle est de répondre aux besoins sociaux des travailleurs et de leurs familles.

Avec la crise, le fait qu’elles soient détournées au profit de l’accumulation du capital apparait de plus en plus flagrant.

Les besoins sociaux les plus élémentaires d’une part croissante de la population ne sont plus satisfaits, alors que prolifèrent les services et productions superfétatoires et de luxe, gaspillant les ressources de la planète.

Rendre aux forces productives vives leur fonction sociale première, c’est l’exigence de l’heure!

Dans ce but, il est nécessaire de rendre à chacun le pouvoir de s’y impliquer, en y participant par son travail, afin de recevoir en échange la juste part qui lui en revient, pour soi-même et sa famille.

8 points du débat de fond :

___1_Refonte complète des institutions politiques et de l’état, en donnant tout le pouvoir aux travailleurs, qui doivent être représentés par eux-mêmes et avoir le droit de révoquer leurs élus. Donner à la démocratie prolétarienne la direction de l’économie.
Électivité et révocabilité du personnel de l’appareil d’état (police, armée, justice, responsables administratifs).
Élus politiques, cadres et officiers, dont le salaire est ramené au salaire des ouvriers et ouvriers qualifiés, selon grade et responsabilités.

__2_Créer un nouvel équilibre économique où les forces productives sont employées pour répondre aux besoins sociaux réels, et non à l’accumulation du capital. Cela seulement rendra possible le partage du travail entre tous, éliminant ainsi le chômage et la précarité.

L’avenir du mouvement social n’existe donc concrètement qu’autour des revendications pour un tel partage véritablement socialiste prolétarien du travail, impliquant la socialisation des moyens de production et des services essentiels.

__3_Recensement des besoins sociaux urgents actuellement non satisfaits, notamment en matière de logement et de santé.

__4_Recensement des forces productives disponibles et nécessaires à développer pour satisfaire ces besoins réels.

__5_Redéfinition d’un budget en équilibre, en base valeur-travail, entre ces forces productives et ces besoins.

__6_Redéfinition, dans cet équilibre, de la durée moyenne hebdomadaire de travail, nécessaire pour atteindre cet objectif.

__7_Réajustement, dans le cadre de cet équilibre, du SMIC à un niveau permettant d’accéder au moins à la satisfaction pour tous des besoins sociaux essentiels, notamment en matière de logement, éducation, culture, sport, etc…

__8_Prise en compte, dans cet équilibre, de l’effort collectif nécessaire aux objectifs de sécurité, de développement social et de solidarité.

 

                                   Tribune Marxiste-Léniniste

                                    Célébrons

 

                OCTOBRE !

 

 

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Maintenant sur Agoravox, le 14 Juillet « in the New France », et autres articles…

 


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 AgoraVox:

14 Juillet 2017 : Bienvenue « In the New France », le pays des « gens qui ne sont rien »…

 14 Juillet 2017 : Bienvenue « In the New France », le pays des « gens qui ne sont rien »...

Trump est l’invité « d’honneur » de Macron, au motif prétexté de la célébration du centenaire de l’intervention US en France, dès la première guerre (…)

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14 Juillet 2017 : 

Bienvenue « In the New France »,

le pays des « gens qui ne sont rien »…

 

 

Trump est l’invité « d’honneur » de Macron, au motif prétexté de la célébration du centenaire de l’intervention US en France, dès la première guerre mondiale, en 1917.

Une reconnaissance officielle tardive, en fait, pour ce qui est d’admettre que de « victoire française » dans ce conflit, il n’y eut déjà pas, en réalité, tant cette intervention US fut décisive dans le renversement du rapport de forces.

Elle consacrait la réalité de l’arrivée des USA au tout premier plan des puissances mondiales, et comme puissance montante dont on ne connaissait pas encore réellement les limites…

(…)

Ce que le G20 confirme, au delà des rodomontades verbales, c’est que la « regimbade » du pantin Macron, même relayée par son Tartuffe-écolo Hulot, sur la question « climatique », demeurée controversée quant au fond, était une regimbade à bon marché, en réalité, si le prix en était donc de rétablir très officiellement l’image des USA comme « libérateurs » de la planète, et cela dès 1917!

Il est vrai que depuis la seconde moitiée du XXème siècle, elle avait quelque peu souffert… !

Mais l’image de la France que Macron tente de nous imposer est bien aussi une pâle copie de ce modèle sociétal impérialiste…

Son image de la « réussite » n’est que celle empruntée à son « sponsor » Xavier Niel, le Pape des « strat-up », et mise en scène directement en son royaume ubuesque de la « Station F », « The New France », d’où 90% des passagers de ce train infernal seront inexorablement débarqués, selon ses propres statistiques, et donc rejetés dans la masse « des gens qui ne sont rien », selon le mot du Président…

Dans une autre France, donc, un autre pays, celui de ceux qui travaillent vraiment, de ceux qui voudraient encore pouvoir gagner leur vie au travail, des retraités qui voudraient bien vivre tranquillement leurs dernières années sur le fruit de leur travail, des mères de famille qui espèrent un avenir pour leurs enfants, et de tant d’autres, supposés avoir une vie devant eux…

 

C’est d’une autre société, en réalité, dont il s’agit ici, une société qui reste en devenir, et nécessite impérativement une alternative au système actuel !

 

14 Juillet 2017 : Bienvenue « In the New France »,

le pays des « gens qui ne sont rien »…

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/07/08/14-juillet-2017-bienvenue-in-the-new-france-le-pays-des-gens-qui-ne-sont-rien/

 

 

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14 JUILLET – Geste indécent !

 

À l’attention : Emmanuel MACRON

Compte tenu de l’augmentation des violences guerrières sur la planète et des agressions contre les peuples dans lesquelles les deux nations, France et USA, sont impliquées, nous considérons que l’invitation du Président Macron au Président Trump pour le 14 Juillet 2017 est un geste indécent et inapproprié au rétablissement de la paix dans les régions du monde ensanglantées par des conflits.

 

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14 Juillet 2017 : Bienvenue « In the New France », le pays des « gens qui ne sont rien »…

 

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14 Juillet 2017 :

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Bienvenue « In the New France »

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le pays des « gens qui ne sont rien »…

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Trump est l’invité « d’honneur » de Macron, au motif prétexté de la célébration du centenaire de l’intervention US en France, dès la première guerre mondiale, en 1917.

Une reconnaissance officielle tardive, en fait, pour ce qui est d’admettre que de « victoire française » dans ce conflit, il n’y eut déjà pas, en réalité, tant cette intervention US fut décisive dans le renversement du rapport de forces.

Elle consacrait la réalité de l’arrivée des USA au tout premier plan des puissances mondiales, et comme puissance montante dont on ne connaissait pas encore réellement les limites…

Néanmoins l’historiographie officielle avait, dès 1918, réussi à gommer cette évidence des esprits et des manuels scolaires, tant était encore présent le mythe de la « grandeur française » soutenu par l’Empire colonial encore très solide en termes d’implantation territoriale.

En pratique, la puissance financière et économique avait déjà pris le pas, dans l’univers moderne encore naissant, sur l’extension territoriale, et les empires britanniques et français étaient déjà entrés dans leur phase déclinante.

Si la deuxième guerre mondiale a confirmé spectaculairement l’effondrement de la puissance française, difficilement limité par l’éphémère « sursaut » gaulliste, plus symbolique que réel, elle aurait pu ménager la susceptibilité de nos voisins britanniques tant la résistance de leurs îles fut opiniâtre, et pour l’essentiel, couronnée de succès.

On sait aujourd’hui, même si cette réalité est également encore le plus souvent occultée, que Churchill ne souhaitait pas, initialement, le débarquement en France, à partir de ses côtes britanniques, mais plutôt le renforcement de la tête de pont alliée en Italie, ce qui était, du reste, la voie du bon sens à tous points de vue, sur le plan géostratégique et sur le plan de l’économie de moyens, et encore plus, de l’économie de vies humaines.

Qui s’en rappelle? Très exactement à la veille du débarquement en Normandie, Rome tombait déjà, et avec beaucoup moins de moyens militaires engagés, et de plus, pour ce qui nous concerne, une participation très active de l’armée française…

Le débarquement en Normandie, pour les USA, représentait donc avant tout et bien davantage un enjeu géopolitique et symbolique vis à vis de ses propres « alliés », plutôt qu’une opération prétendument vitale pour en finir avec la puissance allemande…

C’était une manière d’effacer ce qui restait des prétentions britanniques à avoir contribué en premier lieu à la défaite allemande, et par le sacrifice spectaculairement tragique et en réalité tout à fait inutile de milliers de jeunes soldats sur nos plages, tenter d’effacer la dette de sang immense que l’Europe entière devait à l’Union Soviétique pour avoir terrassé l’essentiel des forces nazies sur les fronts de l’Est.

Le spectacle de la mort concentrée sur les plages de Normandie est d’abord et avant tout une des premières grandes victoires du pouvoir de l’image sur la réalité, et d’autant plus que les acteurs y ont été, néanmoins et pour ce qui les concerne, véritablement sacrifiés comme des pions. C’est une prolongation moderne du pouvoir mythique spectaculaire du sacrifice « religieux », au sens basique du terme, qui « relie » les humains.

Aujourd’hui, si Trump a quelque peu écorné l’image de l' »Amérique » par son comportement fantasque et caricatural, il n’en représente pas moins la puissance encore dominante des USA, difficilement challengée par l’occupation de quelques îlots stratégiques en Mer de Chine…

Au delà des rodomontades verbales, il n’hésite pas à y réaffirmer, par la présence de sa marine militaire, sa capacité à les récupérer le cas échéant, et sans coup férir, très probablement, vu la réaction très passive des chinois…

C’est néanmoins un foyer de guerre potentielle supplémentaire qu’il n’hésite pas non plus à entretenir, parmi tous ceux déjà très actifs qui ravagent la planète.

Dans l’univers moderne, la puissance militaire n’est le plus souvent que la prolongation de la puissance financière par d’autres moyens…

A défaut de puissance industrielle, en voie de délitement total, la France de Macron, comme celle de Hollande, Sarkozy et prédécesseurs, tente de sauver les restes de sa puissance financière et de son pré carré africain, qui lui est en quelque sorte concédé par les USA, au prix d’une caution politique désormais systématique, sinon d’un renfort militaire direct, pour leur opérations extérieures diverses…

La « regimbade » de Macron sur la question « climatique », demeurée controversée quant au fond, était une regimbade à bon marché, en réalité, si le prix en était de rétablir très officiellement l’image des USA comme « libérateurs » de la planète, et cela dès 1917!


C’était donc, en fait, une sorte d’extension temporelle dans la soumission à l’impérialisme US, pour justifier, en la « redorant » formellement, l’actualisation de la soumission présente…
La « réussite » de Macron n’est que celle d’un simple tour de prestidigitation, dont les ficelles, au demeurant grossières, sont néanmoins assez bien dissimulées à grand renfort de communication univoque sur tous les médias au service du système, c’est à dire la très grande majorité.

L’une des dernières « ficelles » du pantin Macron a déjà bien failli craquer complètement suite au « show » de la « station F » où il s’est mis en vedette aux bons soins de Xavier Niel, le « Pape » des « start-up »…

Macron s’y est mis en scène, ostensiblement et de lui-même, comme une « start-up » qui aurait réussi… En réalité c’est donc bien l’image qu’il veut délibérément donner de sa conception de la réussite « à la française », mais plus précisément « in the New France », dans le royaume imaginaire de Xavier Niel, comme chef de gare de ce train fantôme vers un futur pour le moins incertain, sinon carrément chimérique et délétère…


En effet, si, à première vue, le royaume des start-up est aussi celui de la création d’emplois en CDI, cette notion de « durée indéterminée » prend un tout autre sens, en fonction des statistiques de survie des dites « start-up »…
Concrètement, selon « les Echos », 60% des start-up françaises n’atteignent pas le cap des 4 ans…

https://www.lesechos.fr/tech-medias/hightech/0211800593832-diriger-une-start-up-le-ba-ba-2065687.php

Tandis que pour « 1001 startups », pourtant site dédié, mais donc assez honnête, semble-t-il, 74% des start-up tournent à perte, et au final, 90% échouent carrément!

http://1001startups.fr/chiffres-cles-startups-france/


Si la notion de « réussite », pour l’avenir de la société française, tient dans les 10% de start-up survivantes, c’est bien une image extrêmement restrictive de l’humanité, et même franchement dégradée, que Macron veut nous imposer, et si les vies de la grande masse des autres humains, non embarqués dans ce train infernal, « ne sont rien », selon ses propres dires, il y a donc sans aucun doute possible, et malgré la brosse à reluire médiatique en mouvement perpétuel autour de sa personne « jupitérienne », de quoi s’inquiéter sérieusement…

Si l’objectif « entrepreneurial » du « startupper » est la « création de valeurs », c’est à dire, en clair et selon les critères mêmes de cette vision économique, la reproduction et l’élargissement du capital investi, on en voit tout de suite les limites, surtout en termes d’utilité sociale.

Combiner utilité sociale réelle et élargissement du capital, cela reste tout aussi antinomique, sinon plus encore, dans l’univers des start-up, que dans le reste de l’économie capitaliste.
Et c’est toujours, dans le meilleur des cas, limiter le concept de « réussite » humaine à celui de l’élargissement du capital.

Mais on comprend bien qu’après avoir, des décennies durant, abandonné au duo américano-chinois et à sa cousine germaine Merkel le champ du développement industriel, le capital français cherche à se recentrer, sinon à se concentrer tout de suite, sur ce domaine illusoire et éphémère des start-up pour se redonner un peu de volume en termes d’investissement ayant au moins l’apparence d’une « productivité », et marginalement, une très relative efficacité, en termes de création d’emploi…

Pour faire face à la crise mondiale, et en plus faire face à son déclassement inexorable dans l’ordre du capital productif, le capital « français » tente aujourd’hui d’entraîner l’ensemble de la vie économique et sociale du pays dans cette spirale en réalité tout à fait destructrice de ce qui y reste d’encore à peu près sain. La seule « création de valeurs » liées aux « chaines de valeur » de la mondialisation, obère, ici comme ailleurs, toute possibilité de développement économique réellement endogène et relié à des échanges internationaux véritablement équitables, c’est à dire autrement que sur l’étiquette…

C’est dans le cadre de cette contrainte absolue de «  compétitivité internationale  » que le capital «  français  » se trouve face à la nécessité de précariser tout ce qui reste d’emploi en dehors de la sphère des start-up, déjà précaire par nature. Il ne s’agit pas seulement de sauvegarder des super-profits, mais de tenter de sauvegarder son modeste rang de puissance impérialiste désormais secondaire.

C’est la réalité de ce déclassement qui consacre cette nécessité, et non une volonté perverse de surexploitation, même si c’est bien ce qui en résultera, inévitablement.

La perte des «  acquis sociaux  » de la très mythique «  libération  » est une conséquence inéluctable de la réduction des super-profits que le capital «  français  » a pu provisoirement encore retirer de son empire colonial restructuré en forme de «  Françafrique  », aujourd’hui en voie de délitement, tout comme sa capacité industrielle, sous la poussée de l’émergence chinoise.

Ces «  acquis sociaux  » étaient d’abord et avant tout le fruit de la collaboration de classe du parti thorézien et de la bourgeoisie monopoliste française pour la reconstitution éphémère des restes de l’Empire colonial. Ils étaient le prix du sang des indigènes écrasés par le néocolonialisme «  à la française  », cherchant à se rapprocher progressivement du modèle US, mais avec nettement moins d’efficacité…

De plus, tant que l’URSS était debout, tant que des luttes anti-impérialistes se développaient à travers le monde, le risque du retour à une radicalité dans les luttes sociales persistait, et le rôle de collaboration de classe des partis révisionnistes, comme le parti thorézien en France, était précieux pour la bourgeoisie, et il lui fallait donc lâcher du lest « social » de temps à autre, pour intégrer au système une partie de l’aristocratie ouvrière et de la bureaucratie réviso-réformiste.

C’est dans ces conditions que l’illusion réformiste a pu s’enraciner dans les masses et que s’est forgé le mythe du CNR comme forme embryonnaire d’une transition vers le socialisme et celui, en conséquence, des « acquis sociaux » comme fruit de la lutte de classe. Alors qu’il s’agissait précisément de tenter d’y mettre fin et de barrer la voie de toute alternative au système.

Aujourd’hui n’existent plus aucunes des conditions qui ont permis ce « compromis », au demeurant et par nature tout à fait stérile comme alternative au capitalisme.

Aujourd’hui l’URSS a disparu et la Chine est devenue l’un des poumons essentiels de la finance impérialiste mondialisée.

La « Françafrique » s’est réduite comme peau de chagrin sous la pression de nos « amis » chinois et américains, et il en revient surtout, politiquement, la trace des millions de cadavres que la France y a laissé, comme au Rwanda.

Vouloir entretenir l’illusion réformiste des « acquis sociaux » et le mythe du CNR c’est vouloir faire tourner à rebours la roue de l’histoire, vouloir contribuer à sauvegarder l’impérialisme français, vouloir sauvegarder à tout prix les prébendes de la bureaucratie syndicale et politique constituée à cette époque révolue. C’est l’idéologie de classe d’une petite bourgeoisie bureaucratique qui en était le produit et dont la fonction essentielle était celle d’un relai pour la collaboration de classe.

Aujourd’hui, les condition économiques et sociales qui ont permis l’existence d’une telle classe et la survie de cette bureaucratie réviso-réformiste n’existent plus. Aujourd’hui la fonction de collaboration de classe que la bourgeoisie veut encore accorder à la frange bureaucratique résiduelle n’est plus que celle d’un auxiliaire pour la liquidation des derniers restes de ces « acquis sociaux ». C’est aussi dans cette perspective qu’il faut considérer l’épisode ubuesque du « Revenu Universel » et la mansuétude et même le soutien médiatique dont ont bénéficié les « collectifs démocratiques », genre « nuits debout » et autres foyers de « mobilisation » anarcho-spontanéistes et anarcho-syndicalistes. Il s’agit toujours de barrer la voie qui mènerait à un véritable réveil de la conscience de classe, à la constitution d’une véritable alternative prolétarienne.

C’est la constitution d’une telle alternative qui est la seule voie possible pour un modèle de développement économique et social endogène mettant en correspondance le développement des forces productives et la réponse aux besoins sociaux réels. C’est une révolution qui rend au travail sa véritable valeur et finalité. C’est la fin des illusions réformistes, la Révolution du Retour au Réel…!

Luniterre

Nous ne sommes rien,

Soyons tout !

Eugène Pottier- « L’Internationale »


 

2017, POUR SORTIR DE L’IMPASSE… LA RÉVOLUTION DU RETOUR AU RÉEL !

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017-pour-sortir-de-limpasse-la-revolution-du-retour-au-reel/ 

 

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De la Station F à la Station R . . . ! Réussite de la Résistance !!!

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De la Station F  à la Station R . . . !

      « The New France… »

« Station F… »

L’endroit « tendance » où Macron a fait fureur …à l’Américaine !

« Une gare, c’est un lieu où on croise les gens qui réussissent et les gens qui ne sont rien »

Une Française « qui n’est rien »

répond à Emmanuel Macron

Et de par le monde, il y a des « petits » peuples qui tentent de résister à la « mondialisation » impérialiste « à l’américaine… »

                        Il y en a même qui…  

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        RÉUSSISSENT !

Selon les autorités de la RPDC, le lancement, décidé et supervisé par le Maréchal Kim Jong-un, a permis à l’engin d’atteindre une altitude de 2 802 km. Il a volé sur une distance de 933 km, avant de tomber dans la mer de l’Est. Toujours selon les médias de la RPDC, la Corée du Nord, puissance nucléaire, serait désormais dotée d’ICBM lui permettant de « frapper tout endroit au monde« . 

Philippe Pons, auteur de l’ouvrage Corée du Nord, un Etat-guérilla en mutation, et correspondant au Japon pour Le Monde, parlait ainsi, en mai 2017 de ce qu’il intitule « la rationalité de Pyongyang » :

« Les programmes nucléaires et balistiques nord-coréens ne sont plus une monnaie d’échange dans une négociation : ils relèvent d’une nécessité stratégique »

Selon Pons, la République de la Corée du Nord  »fait preuve de la même farouche indépendance (qu’autrefois) en défiant Washington autant que Pékin ». Depuis 2016, sa nucléarisation est une réalité irréversible qui se heurte à l’obsession américaine de la non-prolifération. Toujours d’après Pons, « les programmes nucléaires et balistiques nord-coréens ne sont plus une monnaie d’échange dans une négociation : ils relèvent d’une nécessité stratégique. »

Sur le plan de sa politique interne, la population se désunirait rapidement si ses terribles conditions de vie ne trouvaient plus de raison dans le budget de la défense du pays. L’ennemi commun permet au pouvoir de se maintenir, la politique de dissuasion étant devenue une condition sine qua non de sa permanence. En outre, la stratégie de Kim Jong-Un vise dans une certaine mesure la normalisation de ses relations avec les Etats-Unis, dans le but de relancer sa croissance économique, ayant conscience que sa force nucléaire est peut-être à l’avenir ce que le pétrole est aux pays du Golfe.(EXTRAIT DU JDD…)

INTERVIEW : L’historienne Juliette Morillot analyse les enjeux du nouveau tir de missile balistique opéré ce mardi par la Corée du Nord…

Corée du Nord: «Ce tir de missile permet au régime de garantir son existence»

 

Propos recueillis par Anissa Boumediene, pour « 20 Minutes »

Publié le 04/07/17 à 19h35 — Mis à jour le 04/07/17 à 19h35

La Corée du Nord a affirmé ce mardi avoir testé avec succès un missile intercontinental, ce qui serait une avancée majeure dans ses efforts pour être en mesure de menacer les Etats-Unis du feu nucléaire. La Télévision centrale coréenne a indiqué que le projectile tiré ce mardi avait atteint une altitude de 2.802 km et volé sur une distance de 933 km.

Un essai dont le calendrier ne doit rien au hasard, puisqu’il intervient le jour de la fête de l’indépendance américaine, célébrée chaque 4 juillet outre-Atlantique. « Ce type n’a-t-il rien de mieux à faire de sa vie ? », a écrit un Donald Trump furieux sur Twitter au sujet du dirigeant nord-coréen Kim Jong-un.

Le président américain a demandé à Pékin, principal soutien international de Pyongyang, de « mettre fin à cette absurdité une bonne fois pour toutes ». Pour Juliette Morillot, historienne spécialiste de la Corée du Nord et coauteure de La Corée du Nord en 100 questions (éd. Tallandier), ce tir nord-coréen « permet à Pyongyang de garantir son existence ».

Si la Corée du Nord dispose effectivement de missiles intercontinentaux, quel degré de menace cela représente-t-il ?

Si c’est avéré, c’est une nouvelle de grande importance : on parle de tirs capables de toucher l’Alaska. Il ne s’agit certes pas du cœur des Etats-Unis, mais symboliquement, le sol américain peut être atteint par Pyongyang. Et un tel tir, réalisé le jour de la fête de l’indépendance américaine, c’est très fort. C’est un message clair envoyé aux Etats-Unis.

Certains experts estiment que ce tir est raté et doutent de la capacité de Pyongyang à miniaturiser une tête nucléaire pour la monter sur un missile, ainsi que de sa maîtrise de la technologie de rentrée dans l’atmosphère. Mais ce qu’il faut y voir, c’est avant tout les progrès technologiques très réguliers accomplis par la Corée du Nord dans son programme nucléaire. Contrairement à son père, Kim Jong-un a mis en place une nouvelle politique dans le cadre de laquelle les ingénieurs nord-coréens sont encouragés à multiplier les essais nucléaires pour apprendre. Et on observe que depuis ce tournant fin 2011, cette nouvelle gestion du programme balistique de Pyongyang est efficace.

Faut-il y voir de la pure provocation de la part de Pyongyang ?

Il y a une part évidente de provocation, mais dans le même temps, la Corée du Nord se sent menacée par les Américains, et de fait, elle l’est. En atteste il y a quelques semaines l’annonce par Trump de l’envoi d’un porte-avions américain dans la zone. Kim Jong-un craint que Donald Trump, qui a 28.000 soldats américains postés sur le sol sud-coréen, ne décide d’envoyer ses troupes envahir la Corée du Nord. D’ailleurs, entre Donald Trump et Kim Jong-un, c’est bien Donald Trump qui est le plus imprévisible des deux. Les tensions ont d’ailleurs atteint un pic en début d’année lorsque Donald Trump s’est dit prêt à régler seul, et si besoin par la force, la question nord-coréenne.

La Corée du Nord, elle, reste sur sa position, inébranlable. Tandis que Trump a tout tenté avec la Chine, intermédiaire dans le dossier et alliée de Pyongyang, sans succès.

Que peut-il se passer désormais ?

Entre la « patience stratégique » de Barack Obama et les gesticulations de Donald Trump, on voit bien que les Américains ne parviennent pas à trouver le moyen de gérer le dossier nord-coréen.

Plusieurs scénarios sont à craindre : soit Trump réagit de manière intempestive, soit un dérapage – américain ou coréen — met le feu aux poudres. Ce sont des possibilités qu’il faut envisager. Mais si les Américains se lançaient dans la voie de frappes ciblées, les conséquences pourraient être cataclysmiques ! D’autant que la capitale sud-coréenne, Séoul, est très proche de la frontière avec la Corée du Nord et Kim Jong-un pourrait décider de frapper son voisin du Sud en représailles.

Comment éviter cela et tenter de mettre un terme à ce conflit ?

Il y a une multiplication des essais nucléaires nord-coréens depuis 2006, malgré l’interdiction par l’ONU de ses programmes nucléaire et balistique. Mais il ne fait absolument aucun doute que les sanctions décidées par l’ONU ne servent strictement à rien. Ce n’est pas non plus par la voie de la Chine qu’une solution sera trouvée : Pékin n’acceptera jamais des troupes étrangères à ses portes, c’est pourquoi elle n’est pas près de laisser tomber son allié nord-coréen. D’autant que la Chine ne souhaite pas que les deux Corées soient réunifiées.

Il y a toute une somme d’intérêts particuliers et contradictoires qui sont en jeu dans la balance : la Russie suit le dossier de près, tout comme la Chine, et les Etats-Unis ont besoin d’être présents dans la région.

Mais dans le même temps, la Corée du Sud, via son nouveau président Moon Jae-in, est pour sa part plus dans l’apaisement : elle souhaite ramener la Corée du Nord au dialogue, et cherche à relancer la diplomatie entre les deux Corées par différents biais, souhaitant même associer Pyongyang à l’organisation des JO d’hiver qui doivent se dérouler en Corée du Sud en 2018. Et surtout, il a gelé le déploiement du bouclier antimissile THAAD sur son sol, auquel les Américains sont pourtant si attachés.

Quelles sont les attentes véritables de Kim Jong-un ?

La Corée du Nord se sent menacée et aujourd’hui, Kim Jong-un a l’impression d’être comme David contre Goliath. Aux yeux des Nord-Coréens, le programme balistique est légitime et justifié dans le sens où, en tant que petit pays cerné de grandes puissances, il représente leur assurance-vie. Pour eux, seule l’arme nucléaire garantit leur existence. C’est également, selon eux, ce qui leur permet de montrer qu’ils sont capables de se défendre et de tenir la dragée haute à des puissances comme les Etats-Unis.

Ce que veut vraiment Kim Jong-un aujourd’hui, c’est signer un traité de paix sur la péninsule, obtenir un pacte de non-agression des Etats-Unis et la reconnaissance du régime nord-coréen par les Américains.

SOURCES:

http://www.20minutes.fr/monde/2099167-20170704-coree-nord-tir-missile-permet-regime-garantir-existence

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http://www.lejdd.fr/international/asie/mais-pourquoi-la-coree-du-nord-continue-de-tirer-des-missiles-balistiques-3380225

http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2017/07/04/la-coree-du-nord-a-tire-un-nouveau-missile-balistique_5155093_3216.html

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Pour plus d’info sur le conflit USA/RPDC, voir la première version de

De la Station F à la Station R…

https://solydairinfo.wordpress.com/2017/07/04/de-la-station-f-a-la-station-r/

sur SOLYDAIRINFO, avec de nombreux liens sur l’historique et la situation actuelle.

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« Nous ne sommes rien, Soyons tout ! »
Eugène Pottier
« L’Internationale »

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