anticapitalisme

Anti-impérialisme : quels alliés possibles pour le prolétariat?

[ NDLR: édition originale remise à jour sur TML le 20/04/2019

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/04/18/en-reponse-a-aymeric-monville-et-a-son-texte-latlantisme-voila-lennemi/   ]

https://asialyst.com/fr/wp-content/uploads/2017/04/CHINE-ETATS-UNIS-RENCONTRE-TRUMP-XI-e1491560019482.jpg

Anti-impérialisme:

quels alliés possibles

pour le prolétariat?

En réponse à Aymeric Monville

et à son texte

« L’atlantisme, voilà l’ennemi… ! »

A propos de l’«anti-atlantisme» du PRCF et en réponse à l’appel Kollaborationniste pro-impérialisme chinois de M. Monville (PRCF) par sa…

 

« Proposition liminaire pour penser l’impérialisme dans le moment actuel »

(   Aymeric Monville – L’atlantisme, voilà l’ennemi…!_  )   Doc PDF

Bien évidemment, il est stupide de se livrer à une lecture et à un application dogmatique des classiques du Marxisme-Léninisme, que ce soit Marx, Lénine, mais aussi Dimitrov, du reste…

Ce qui reste essentiel, en tout temps, c’est l’analyse de l’infrastructure, de la base économique. C’est ce qui détermine les interactions dans la superstructure, et notamment, les rivalités entre puissances économiques et financières.

Ce n’est donc pas pour rien que Lénine insiste sur la dimension internationale du capitalisme financier, dès son époque. Ce sont déjà essentiellement les mouvements de capitaux entre les nations qui déterminent leurs rapports de force.

Dans la définition de l’impérialisme le critère d’exportation de capitaux est déjà essentiel, non pas en soi-même, évidemment, mais bien en tant qu’instrument de domination politique et économique d’une nation sur une ou plusieurs autres.

Autrement dit, une nation impérialiste a d’abord une balance excédentaire dans ses échanges de capitaux, en export de capitaux. Le critère d’une balance commerciale excédentaire n’est pas suffisant en soi, voire même, pas indispensable, on le voit bien avec la situation actuelle des USA…

Évidemment, au cours de la phase d’ascension d’une puissance impérialiste, l’un ne va pas sans l’autre.

La base de départ reste le développement d’une industrie lourde relativement endogène, qui permet notamment la constitution d’un complexe militaro-industriel.

Mais au delà de cette base, c’est bien la capacité de domination financière qui est l’élément décisif, l’arme principale et le nerf de la guerre, au propre comme au figuré, sur le terrain comme sur les marchés.

Autrement dit, encore, c’est M. Monville lui-même qui introduit ici une confusion majeure sur la base d’une lecture dogmatique de Lénine :

« C’est pourquoi, pour le moment, toutes les discussions – fréquentes dans nos milieux – sur la réalité, l’importance ou la dangerosité d’un impérialisme russe ou chinois, certes, sont légitimes dans la mesure où la Russie et la Chine participent à l’exportation de capitaux sur la base de la fusion du capital bancaire et du capital industriel en capital financier, critère léninien majeur de l’impérialisme, »

Alors que ces « discussions », précisément, ne sont « légitimes » que sur la base de l’analyse des chiffres, des rapports de proportions, de la réalité des balances commerciales et financières de ces pays, et donc dans quelle mesure ils ont ou auraient les moyens d’en asservir d’autres par leurs exportations de capitaux, notamment, sinon même, essentiellement. En effet, quelle serait la signification d’une éventuelle conquête ou domination territoriale stricto sensu, si celle-ci coûte nettement plus chère au pays conquérant que ce qu’elle ne peut lui rapporter, et à la limite, risque même de le ruiner financièrement ? (…Voir le cas de l’URSS en Afghanistan!)

Dès 1916 Lénine pointe déjà le fait que la conquête territoriale directe n’est pas le trait dominant de l’impérialisme, mais que c’est bien la domination financière. L’interventionnisme ne vient déjà plus, en quelque sorte, que seconder ou compléter la domination économique et financière, et non la précéder.

Le cas du fascisme allemand et même italien (…et de l’expansionnisme nippon, du reste) est donc en quelque sorte atypique, dans cette définition, et c’est ce qui en fait la particularité, du reste.

Ce sont des puissances arrivées tardivement à la table du partage mondial, et qui doivent donc utiliser des moyens « rétrogrades » en quelque sorte, pour s’y imposer.

On voit donc bien, également, en quoi la situation actuelle diffère de celle de l’époque de Dimitrov et en quoi il faut donc se garder de transposer ses principes comme base de notre stratégie actuelle.

Évidemment, on pourrait être tenté d’assimiler la stratégie actuelle de la Russie à ce type de démarche, et certains, même et surtout « à gauche », ne se gênent pas pour le faire, mais qu’en est-il, réellement, de la base économique et financière de la Russie actuelle, et surtout, en comparaison de la Chine et des USA ?

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/02/20/limperialisme-nest-pas-un-complot-cest-un-systeme-economique-a-la-base-du-capitalisme-mondialise/

Extrait : « Si le budget militaire US représente à lui seul 40% du budget militaire mondial, il en va de même déjà simplement pour la capitalisation boursière située aux USA, qui représente donc également 40% du total mondial. Sur l’ensemble mondial des titres financiers, ce sont largement plus de 50% qui sont contrôlés par des américains…

Par comparaison, la capitalisation boursière de la Chine, son challenger, équivaut à 40% …de celle des USA, soit environ 16% du total mondial.

La capitalisation boursière de la Russie, pour sa part, représente moins de 1,5% de la capitalisation US, soit aux environs de 0,6% du total mondial !

Une seule entreprise américaine, comme Apple, représente à elle seule plus du double de la capitalisation boursière totale en Russie… !

Et qu’en est-il de l’exportation « massive » de capitaux russes qui devrait être la manifestation essentielle de cet « expansionnisme » dévergondé… ?

Comparons les chiffres chinois et russes pour l’année 2016 :

La Chine a exporté en 2016 pour 183 Millards de Dollars de capitaux, et en a importé 133, soit un différentiel POSITIF, pour l’export, de 50 Mds de Dollars.

https://www.tradesolutions.bnpparibas.com/fr/implanter/chine/investir

Cette même année, la Russie a importé en tout moins de 33 Milliards de Dollars, et n’en a exporté que 22, soit un solde NEGATIF de près de 11 Mds.

https://www.tresor.economie.gouv.fr/Ressources/File/438470

Et encore, selon la source, environ 70% de ces 22 Mds exportés le sont vers des « zones à fiscalité privilégiée », et ne sont donc pas réellement de l’investissement productif. Plutôt de l’évasion fiscale, en termes moins diplomatiques… »

Il est donc particulièrement absurde de parler de la Russie et de la Chine comme deux candidats également potentiels au titre de challenger impérialiste des USA ! C’est manifestement vrai dans le cas de la Chine, et faux dans le cas de la Russie.

Le fait que la Russie ait une alliance relativement privilégiée avec la Chine par rapport aux USA et même par rapport à l’Europe c’est encore une évidence géostratégique qui peut se passer d’explication mais qui n’infère rien, quoi qu’il en soit, et à priori, concernant la nature de classe de ces deux États. Une autre évidence est cependant que ce sont bien deux États capitalistes, quoi que certains le nient encore, y compris le PC chinois lui-même, du reste, et pour commencer !

Ce n’est donc pas non plus la nature de classe qui les distingue, mais, simplement et précisément, le stade de développement du capitalisme où ils en sont :

La Chine est bel et bien rentrée dans le concert des nations impérialistes et la Russie, non !

Quant à l’interventionnisme russe, on voit bien qu’il est quasiment contraint et forcé comme seule voie de résistance à l’encerclement imposé par les USA et que ses gains de territoires sont quelque part entre minimes et dérisoires en termes d’expansionnisme, visant à ne récupérer que marginalement ce qui était la zone d’influence de l’URSS.

Que la Russie en arrive à soutenir économiquement et militairement d’autres pays eux-mêmes victimes des manœuvres et manipulations de l’impérialisme US, cela fait manifestement partie d’une stratégie de résistance solidaire bien compréhensible mais certainement bien plus coûteuse que lucrative et cela n’en fait en rien la marque d’un impérialisme, au contraire.

Que la Chine encourage peu ou prou cette stratégie, cela se comprends d’autant plus aisément que cela lui évite de mettre les mains dans le cambouis et éventuellement les doigts dans l’engrenage. Pour ses propres ambitions, elle a d’autres moyens, avec des exportations de capitaux qui deviennent considérables et omniprésentes.

https://media.ouest-france.fr/v1/pictures/8abeee6d276c6645579c4f1029a7f6ad-argentine-le-diner-entre-trump-et-xi-jinping-s-est-tres-bien-passe.jpg?width=1260&height=712&fill=0&focuspoint=50%2C24&cropresize=1&client_id=cmsfront&sign=e44c51cfcf2dd19573da0901cb9920df9dec23f4740edc5437293b5a05a03e5a

Une première conclusion qui s’impose, c’est qu’en termes d’alliances tactiques éventuelles, pour les communistes marxistes-léninistes, ces deux pays ne peuvent absolument pas être considérés de la même manière.

Ce point est important, car, à l’évidence, c’est le sujet de l’article : les communistes doivent passer des alliances…

Mais des alliances dans quel but ? A priori, le titre l’indique, c’est l’influence de l’impérialisme US, sinon cet impérialisme lui-même, qu’il faudrait combattre. A priori, une intention louable de l’auteur, donc, face aux ravages que cause cet impérialisme à l’échelle mondiale, une autre évidence, effectivement, qui a du mal à se dissimuler malgré les efforts médiatiques incessants du système dans ce but.

Mais combattre l’hégémonie US ne peut se faire sans lui opposer une alternative politique crédible, et c’est là que le flou le plus total s’installe dans le propos de M. Monville.

Si le socialisme y est évoqué, on comprend bien que ce n’est pas sa préoccupation immédiate, ( «  plus tard la construction du socialisme »), et l’on cherche à comprendre le « détour tactique » par lequel il veut nous faire passer…

Bien malin celui qui trouverait qu’il nous en fait un exposé limpide, mais néanmoins, il se réfère assez clairement au PRCF, et cela nous rend donc la stratégie de ce parti encore un peu plus douteuse et incompréhensible qu’elle ne l’était déjà, au lieu d’un d’éclaircissement espéré.

Où veut-il en venir ? On se rappelle qu’un paradigme de départ de son propos serait la différence de situation entre l’époque de Lénine et la notre, et qui inviterait donc à une « relecture non dogmatique » de ses principes, une évidence dont on a également bien voulu convenir.

Selon l’auteur il y aurait donc une nouvelle étape caractéristique du capitalisme de notre époque, qu’il appelle « capitalisme des monopoles généralisés », selon une formule qu’il reconnaît lui-même emprunter à Samir Amin. On se demande bien ce que serait le sens d’un monopole, …s’il n’était généralisé, mais voyons ce que Samir Amin voulait mettre dans ce concept, et qui aguiche tant M. Monville…

Selon Samir Amin, ce qui caractériserait une nouvelle étape serait le caractère transnational du capitalisme… (« Capitalisme transnational ou Impérialisme collectif ? » https://www.pambazuka.org/fr/global-south/capitalisme-transnational-ou-imp%C3%A9rialisme-collectif ). Or, à l’évidence, un tel caractère transnational du capitalisme n’a rien de spécialement nouveau et se trouvait déjà parfaitement mis en lumière par Lénine lui-même, notamment à travers sa description du système des « participations croisées » entre monopoles internationaux. Il y a donc, toujours à l’évidence, une interaction dialectique entre le caractère relativement national des pôles de concentration du capital financier et leurs ramifications internationales. Que cette dialectique soit de plus en plus active dans la phase de mondialisation actuelle, c’est un développement qui ne fait que confirmer la justesse des analyses de Lénine, mais n’apporte rien de nouveau en soi, et évidemment pas en termes d’une éventuelle nouvelle étape du capitalisme.

Ce que M. Monville prétend donc « découvrir » à travers la littérature de Samir Amin et de ses alter ego, ce serait une nouvelle « déperdition de souveraineté dont notre peuple est victime ». et qui imposerait donc de « comprendre que, bien que la France soit elle aussi un pays impérialiste, son peuple a besoin d’être défendu en tant que tel. » … « La classe ouvrière ne doit pas s’interdire de passer des alliances – comme toutes les alliances : ponctuelles, et sur la base de l’intérêt réciproque – avec des forces non communistes qui défendent l’indépendance nationale de leur pays. » 

Et c’est donc contre cette « déperdition de souveraineté » que M. Monville se propose donc de « passer des alliances »… Or, comme on l’a vu, une telle « déperdition », intrinsèque au capitalisme, et encore plus, à l’impérialisme, n’a rien de nouveau.

C’est clairement pour les pays victimes de l’impérialisme que cette « déperdition » impose des conditions particulièrement dégradantes et ouvre une possibilité d’alliance entre prolétariat et bourgeoisie nationale, s’il s’en trouve une, et non, bien évidemment, dans les pays impérialistes eux-mêmes !

Du reste, M. Monville semble tout de même être assez lucide pour constater la disparition de toute bourgeoisie nationale en France, actuellement.

« le gaullisme en France est devenue une option subjective et nostalgique mais non plus l’expression d’une classe, en l’occurrence une bourgeoisie nationale capable de résister. »

Et donc, ipso facto, son « parallèle » avec la situation des années 30 et du front anti-fasciste tombe de lui-même, et le panel de forces « nationales » auquel il prétend s’adresser reste pour le moins mystérieux !

Pour en finir, et tenter de comprendre, il nous faut donc en revenir au début, là où il nous parlait d’alliance avec tel ou tel impérialisme, comprenant bien, in fine, que c’est donc nécessairement, en réalité, de l’impérialisme chinois qu’il s’agit.

Il nous parle donc du PRCF comme d’un prétendu « parti marxiste-léniniste » qui deviendrait l’allié d’un « front de libération nationale », libérant la France, de quoi déjà? Ah, oui, certes, de l’ « Atlantisme »… « Voilà l’ennemi » ! Et donc, finalement, pour faire de la France un satellite de la Chine… Solution qu’une bonne partie de la bourgeoisie française monopoliste serait certainement capable de choisir d’elle-même, même sans les conseils « avisés » de M. Monville et du PRCF, effectivement, en cas de renversement du rapport de forces international.

D’ici là, le PRCF peut continuer à recycler les discours creux de Samir Amin et consorts, ce n’est pas grave, il n’est là, au mieux, que pour fournir l’emballage, de toutes façons.

Ceci-dit, bien évidemment, il ne s’agit pas de substituer à une stratégie de collaboration de classe avec l’impérialisme chinois une stratégie qui se limiterait au soutien à la bourgeoisie nationaliste russe, ou même à la lutte de résistance du peuple russe contre l’impérialisme US et ses clones dans la région.

La priorité stratégique reste évidemment le développement des luttes de classe en France, et notamment et y compris contre la politique interventionniste de l’impérialisme français. Avec l’objectif de construire une avant-garde prolétarienne marxiste-léniniste, la dimension internationaliste des luttes doit prendre une importance de plus en plus grande, dans un contexte de résistance globale contre la « mondialisation » impérialiste.

Cela inclut à la fois le soutien aux luttes de libération nationale qui se poursuivent encore, et en premier lieu, en Palestine, mais aussi un soutien dialectique aux nations en lutte pour conserver leur indépendance contre l’impérialisme, qu’il soit US, français ou autre…! Dialectique, parce que ce soutien doit également s’articuler avec les luttes sociales des prolétaires de ces pays, y compris contre les aspects réactionnaires des politiques de leurs bourgeoisies nationales. Comme c’est le cas avec la lutte des prolétaires russes contre la réforme réactionnaire des retraites.

Dialectique, également, parce que cela doit nous amener à discerner les actions interventionnistes que les bourgeoisies nationales sont amenées à faire en résistance contre l’impérialisme des actions interventionnistes impérialistes elles-mêmes, comme c’est le cas en Syrie.

Luniterre

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Pour aller plus loin:

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/02/20/limperialisme-nest-pas-un-complot-cest-un-systeme-economique-a-la-base-du-capitalisme-mondialise/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/03/03/capitalisme-et-imperialisme-sont-les-deux-faces-dune-meme-piece/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/10/07/2008-2018-situation-internationale-10-ans-de-crise-quel-remede/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2015/09/01/de-la-structuration-maoiste-de-la-bulle-chinoise/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/chine-capitalisme-ou-socialisme-aux-racines-du-maoisme/

https://tribunemlreypa.files.wordpress.com/2019/04/samir-amin-capitalisme-transnational__.pdf

Aymeric Monville – L’atlantisme, voilà l’ennemi…!_

 

10 OBJECTIFS REVENDICATIFS POUR LE 1ER MAI ET ENSUITE… !

[ Liste également intégrée à la mise à jour de la pétition:

https://www.change.org/p/emmanuel-macron-mettre-fin-au-scandale-%C3%A0-40-milliards-du-cice-et-de-son-substitut-actuel-82eed49b-2055-4be5-a0b0-4dcc8e80e771/u/24378388  ]

 

 

 

 

 

10 OBJECTIFS REVENDICATIFS POUR LE 1ER MAI ET ENSUITE… !

 

 

 

__1_Le SMIC sera porté à 1400€ net, permettant ainsi à une famille monoparentale de dépasser le stade de pauvreté « Eurostat ».

__2_Tous les salaires actuellement jusqu’à 2000€ net seront réévalués d’autant. (+229€ net)

Tous les salaires compris entre 2000€ et le salaire moyen seront réévalués en net de 150€.

Tous les salaires, retraites, allocations et minima sociaux seront indexés sur l’inflation.

__3_Fixation d’un minimum retraite unique, toutes catégories, à 1200€ net/mois.

__4_L’ARGENT DE NOS IMPÔTS ET DES TAXES NE DOIT PLUS SERVIR A PAYER LES CHARGES SOCIALES DES ENTREPRISES >>> Abrogation totale et définitive du CICE et de tous les financements publics des charges d’entreprises.

__5_NOUVELLE RÉPARTITION DES CHARGES ET COTISATIONS SOCIALES : La valeur créée par les entreprises est essentiellement le fruit du travail des salariés. Elle doit donc répondre à leurs besoins sociaux, et notamment sous forme de financement du budget de la Sécurité Sociale. Le financement global de ce budget sera donc principalement réparti entre les entreprises à la fois en fonction du nombre de salariés par entreprises et de la valeur qu’elles génèrent, selon un quotient approprié. >>> Le salaire net devient le salaire de référence de base, et non plus le salaire brut.

__6_ABOLITION DE LA CSG et établissement des COTISATIONS SOCIALES SPÉCIFIQUES DES NON-SALARIÉS : Tous les bénéficiaires de prestations de la sécurité sociale ne sont pas des salariés. Il est donc normal qu’ils contribuent néanmoins à son financement par un mode de cotisation approprié. C’était officiellement l’idée originelle de la CSG , aujourd’hui complètement dévoyée. Elle est devenue un impôt inégalitaire de plus et doit donc être abolie en tant que telle. Les catégories de bénéficiaires non salariés doivent contribuer socialement selon leurs cas spécifiques, au prorata de leurs revenus, et non plus de manière faussement « généralisée ».

__7_L’ISF supprimée sera remplacée par une CONTRIBUTION SOCIALE SPÉCIFIQUE SUR LES REVENUS DU CAPITAL, à hauteur de 20%, entièrement reversée au budget de la Sécurité Sociale, et qui remplacera donc également l’ensemble de la « flat tax » actuelle. L’IFI sera maintenu.

__8_Dans le cadre du remplacement de la CSG par un ensemble de Contributions sociales spécifiques, la CSG sur les revenus du patrimoine immobilier sera également remplacée par une Contribution spécifique pouvant être modulée en faveur de l’investissement privé dans le logement social locatif, sous condition d’une limitation des loyers, dans un rapport loyer/surface à définir, devenant, dans ce cas, une « Contribution au Logement Social ».

__9_PRIX DES CARBURANTS : A l’origine de la crise actuelle, la solution avancée en Décembre 2018 reste inefficace. De France, le cours du brut ne peut pas être maîtrisé, mais le coût des taxes, oui. Au lieu de varier en fonction du cours, elle seront fixes en rapport du volume, au tant par litre, se résumant ainsi en une taxe unique. De plus, les fournisseurs qui ne répercutent pas suffisamment vite les baisses de cours doivent se voir pénaliser au prorata.

__10_GAZ- ÉLECTRICITÉ – FIOUL DOMESTIQUE : Le même principe de base d’une taxe unique sur chacune de ces formes d’énergie sera donc appliqué. De plus, en remplacement du dérisoire « chèque énergie  », elle seront modulées, dans leur application, en fonction d’un quotient familial approprié, revenus/nombre de personnes par foyer.

 

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https://gjles42revendications.wordpress.com/2019/04/03/mouvement-social-10-objectifs-revendicatifs-pour-le-1er-mai-et-ensuite/

 

https://gjles42revendications.wordpress.com/2019/04/06/revendications-sociales-qui-paye-quoi/

 

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https://www.change.org/p/emmanuel-macron-mettre-fin-au-scandale-%C3%A0-40-milliards-du-cice-et-de-son-substitut-actuel-82eed49b-2055-4be5-a0b0-4dcc8e80e771/u/24378388

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Mouvement social : 10 objectifs revendicatifs pour le 1er Mai et ensuite… !

 Mouvement social : 10 objectifs revendicatifs pour le 1er Mai et ensuite... !

Embarqués, malgré eux ou non, « à l’insu de leur plein gré », serait-on tenté de dire, dans la grande galère médiatique du spectacle macronien hebdomadaire de « street (…)

1143 visites 4 avr. 2019 |

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Revendications sociales : « Qui paye quoi ? »

 

 

Revendications sociales :

 

« Qui paye quoi ? »

 

On a suffisamment reproché au mouvement GJ, à ses débuts, cette contradiction : comment vouloir à la fois plus de progrès social et moins de taxes, sachant que c’est l’État qui finance une bonne partie des politiques sociales, et que l’État, c’est nous, financièrement, nous les contribuables et les taxes-payeurs !

Et effectivement Macron a su piéger le mouvement en faisant formellement des « concessions », mais qui seront aux frais du contribuable, d’une manière ou d’une autre… !

Depuis lors, le mouvement GJ n’a cessé de chercher sa voie, sans réellement sortir de ce cercle vicieux, d’ « Acte en Acte », tournant en rond dans les centres-villes, s’épuise, et voit surtout son soutien populaire s’éroder, inexorablement, malgré qu’aucune des questions sociales posées à partir du 17 Novembre n’ait été concrètement et durablement résolue.

En marge de la parution sur Agoravox de l’ébauche de plate-forme en 10 points, s’est donc esquissé, par contre, le début d’un débat qui mériterait d’être développé.

Mouvement social : 10 objectifs revendicatifs pour le 1er Mai et ensuite… !

 Mouvement social : 10 objectifs revendicatifs pour le 1er Mai et ensuite... !

Embarqués, malgré eux ou non, « à l’insu de leur plein gré », serait-on tenté de dire, dans la grande galère médiatique du spectacle macronien hebdomadaire de « street (…)

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En effet, la question « qui paye quoi ? » en termes de revendications sociales permet concrètement d’aller plus loin et de mieux comprendre l’impasse dans laquelle s’est fourvoyé le mouvement GJ, et avant lui, le « syndicalisme » traditionnel, y compris cégétiste.

Le fond de la question réside dans la source et la fonction du capital, et de savoir s’il peut ou non accéder aux revendications sociales, et surtout, en temps de crise.

En effet, le capital n’a pas pour fonction de répondre à des besoins sociaux, mais simplement de s’accumuler en se valorisant financièrement.

La production de biens et de services n’est qu’un des moyens de valorisation, pour le capital, mais pas le seul, depuis la financiarisation de l’économie, spectaculaire depuis ces dernières années, mais dont les racines remontent à la constitution des monopoles au début du 20ème siècle, même s’ils n’ont jamais été tout à fait absolus.

Autrement dit, les moyens financiers de satisfaire les revendications sociales les plus urgentes existent, même avec la « crise », et ils ont toujours existé.

La crise n’est jamais que celle de la valorisation, désormais fictive, du capital. Le capital « fictif » se valorise financièrement davantage en dehors du circuit productif qu’avec lui, même s’il en reste dépendant, paradoxalement.(*)

La valeur « fictive » du capital permet néanmoins au capitaliste financier d’assurer son train de vie en biens et services qui, eux, ont une valeur bien réelle.

Il n’a nul besoin de répondre concrètement aux besoins sociaux du plus grand nombre. Dans la concurrence effrénée que les capitalistes se livrent entre eux, répondre aux besoins sociaux du plus grand nombre c’est un frein à la rentabilité des capitaux et rien d’autre.

En dehors de l’économie financière stricto sensu seuls les besoins solvables les plus rentables les intéressent encore. Ils ne sont pas entre eux en lutte pour un équilibre économique précaire qui répondrait aux besoins de tous, mais simplement pour une rentabilité maximum du capital.

C’est pourquoi exprimer les revendications sociales les plus urgentes, simplement mais carrément et sans détour, cela aboutit à remettre en cause le pouvoir du capital, et c’est pourquoi le mouvement GJ est dans l’impasse et ne peut formuler une plate-forme revendicative répondant réellement aux besoins du plus grand nombre : aucun de ses leaders peu ou prou reconnus ne veut réellement remettre en cause le capitalisme. Il en va de même du syndicalisme, y compris CGT, qui ne veut négocier que dans des limites compatibles avec le pouvoir des monopoles, en fait.

Pour comprendre cela, il faut encore rappeler que leur financement dépend essentiellement des subventions patronales et étatiques, ce qui revient au même, l’État étant depuis très longtemps au service des monopoles.

En France il est évident que la base économique et sociale est encore partagée avec une masse très importante de TPE-PME, mais qui dépendent, pour leur financement, des monopoles, à travers les banques qui sont également à leur service.

Il est tout aussi évident que la pression sociale est au maximum sur cette masse de « petites boites » qui représentent 70% du salariat en France, mais que rien ne peut être fait pour les soulager, au delà du seuil de leur survie, sans empiéter sur la rentabilité du grand capital, à travers une nouvelle répartition des charges sociales, et c’est aussi pourquoi ni le mouvement GJ, ni les syndicats ne vont dans ce sens, qui les mettrait face au véritable ennemi de la société : le capitalisme.

Un lecteur pose la question : «… ça pose un problème d’égalité devant la loi : sur quel fondement une entreprise paierait proportionnellement plus de cotisations sociales que d’autres ? »

Une question en guise de réponse… : « Où voyez vous une « égalité » dans le système actuel ? »

Il n’y en a aucune, vu la complexité, précisément, des usines à gaz que sont les différents dispositifs « légaux » dans ce domaine…

Il s’agit donc de déterminer un quotient, ce qui, précisément, permet d’éviter les effets de seuil [ autre question de ce lecteur].

Chiffres d’affaires et effectifs restent évidemment des critères de base, même si ce ne sont pas forcément les seuls.

Avec les outils informatiques modernes établir un tel quotient est nécessairement possible et peut être modulé, précisément, en fonction des données qui interviennent dedans. Il ne s’agit donc pas du pouvoir de la machine, ici, mais de son utilisation dans un but déterminé et négocié socialement et de fait, politiquement, au bon sens du terme.

Donc, non seulement ce n’est pas une voie sans issue, mais c’est même la seule qui soit rationnelle !

Actuellement, à travers tous les dispositifs mis en place par le système, très peu d’entreprises paient intégralement leurs charges, sinon aucune, nous fait remarquer ce lecteur. Et pourtant, in fine, à travers d’autres dispositifs, et notamment fiscaux (CSG, CRDS), le budget de la Sécu doit nécessairement être bouclé, tôt ou tard… Il reformule donc sa question : « doit il forcément être assis sur le travail ? »

Alors que cette question n’a pas de sens réel, en fin de compte, dans la mesure où l’essentiel de la valeur est bien créé par le travail, quoi qu’il en soit, d’une manière ou d’une autre, que ce soit l’argent des retraites, des impôts ou les dividendes du capital, et le capital lui-même, à la base…

Et donc, d’où que vienne l’argent, c’est essentiellement du travail, transformé sous une forme ou sous l’autre.

A travers les revendications sociales, il s’agit donc de restituer aux travailleurs et à leurs familles ce qui leur revient légitimement pour satisfaire au moins les besoins sociaux essentiels, ce qui n’est bien souvent plus le cas, avec la crise. 

Donc, pour en revenir à notre questionnement de base : « Qui paye quoi ? », « payer » n’a de sens négatif que dans la mesure ou la valeur est détournée par le capital. Dans la mesure où elle peut être restituée, c’est simplement de répartition qu’il s’agit.

Et si, en fonction du rapport de force dans la lutte de classe, elle peut être intégralement restituée et répartie entre les travailleurs et leurs familles, c’est alors de socialisme, au véritable sens du terme, qu’il s’agit, et non plus de capitalisme.

Dans ce cas « payer » c’est simplement faire valoir le droit que chacun a à sa part personnelle du fruit du travail collectif de la société.

C’est aussi pourquoi, au delà de la formulation claire et carrée des revendications sociales les plus immédiates se pose essentiellement la question de la finalité de la production de biens et de services, c’est à dire du travail de tous :

__En fonction de la rentabilité du capital ou en fonction de la réponse aux besoins sociaux immédiats du plus grand nombre ?

C’est, en réalité à travers la question du prix des carburants, la question qui s’est ébauchée le 17 Novembre, et qui a été presque aussitôt mise de côté par tous les intervenants, et dès le 24 Novembre au soir, au « 20h » sur les Champs Élysées !

Luniterre

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(* __ https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/03/10/aux-racines-de-la-crise-le-statut-des-actions-dans-le-capital-fictif/

__  https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/03/15/aux-racines-de-la-crise-le-statut-des-actions-dans-le-capital-fictif-suite/     )

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POUR APPROFONDIR, DEUX ARTICLES IMPORTANTS A RELIRE, DONC:

Aux racines de la crise :

 

le statut des actions

        dans le « capital fictif ». . .

En réponse au camarade WH, du site « les prolétaires de fer », suite à une nouvelle controverse sur le rôle du capital financier et spéculatif…

Bonjour, camarade

Le capitalisme est, par essence, un phénomène dialectique. Mais l’« idéal » du capitaliste reste le plus court chemin, A-A’, pour l’accumulation du capital… Depuis l’usure antique, ce n’est que par l’évolution des rapports de production et la nécessité de son implication de plus en plus directe dans le processus productif qu’il a, en partie, mais en partie seulement, pris conscience que la source réelle de son « bonheur » est la sueur du travailleur !

Essentiellement par nécessité politique, en outre, de justifier sa domination, sinon par pure hypocrisie, ce qui revient le plus souvent au même, du reste, il tente par tous les moyens de dissimuler cette réalité basique…

Mais cette chape d’ignorance en ramène néanmoins une grande partie d’entre eux à leur chimère A-A’…

Tout capital a donc nécessairement un double caractère, et « productif » et « spéculatif ». Un aspect ou l’autre devient seulement prépondérant selon les situations.

L’article intégral, en deux parties, sur TML:

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/03/10/aux-racines-de-la-crise-le-statut-des-actions-dans-le-capital-fictif/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/03/15/aux-racines-de-la-crise-le-statut-des-actions-dans-le-capital-fictif-suite/

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Sur le même thème, cet autre article également republié sur AGORAVOX:

« Les Taxateurs »

Il est pas un jour qui n’apporte sa taxe. Vous savez compris il n’y a pas une faute d’orthographe, mais ceux qui en font une ce sont tous ces élus Lrem qui croient au Dieu monnaie comme tous les hommes de la planète et en ont fait un sarcophage meurtrier pour qui s’y intègre au delà de son utilité échange. S’instruire et comprendre l’existence ne se « mathématise » pas.  Quand nous faisons cela nous réduisons nos capacités d’innovations de créativités en chaque citoyen pour produire des élites politiques nourris au même sein.

Ce gouvernement, face au ras le bol déclenché par les taxes qui se substituent aux impôts continu dans cette voie entre promesses de réduction des impôts et création de taxes en compensation.
Pourtant les gilets jaunes ne sont pas en reste. Ils refusent de financer le coût de leur existence qui se traduit par la réalisation de services qu’ils réclament tout en acceptant une organisation monétaire qui les « Plume ».
J’aurais aimé lire ou entendre renversons la bourse ou la BCE, ou bien créons de la monnaie. En réponse le pouvoir pour financer leurs demandes va leur prélever ce qui leur donne. Qui donc voulons nous qui paient les riches ne le sont pas devenus par leur travail, mais par ceux qui l’exécutaient. Cela n’a pas changé. L’entreprise ne crée ni de la richesse ni des emplois. Seul l’homme qui travaille ou fabrique les outils qui le remplace créer son bien-être. Mais encore faudrait il qu’il soit au fait de la connaissance de son existence, ce qui n’est pas le cas, sans cela nous ne serions pas dans une organisation capitaliste du travail.
En douterions-nous ? Quand un  employeur versé un salaire a celui dont il loue les services, il doit vendre le produit du travail de son employé augmenté de sa marge.
Ainsi si l’employé reçoit un salaire de 100 € son travail sera revendu avec une marge en plus, admettons 10 €, cela portera, le produit, le bien, le service à 110 €. Qui donc est le client ?  Celui qui dispose d’un revenu, du foyer fiscal. Il y en à combien ? Sur une population française de 67 millions d’habitants  28 mils disposent d’un revenu, 6 mils comme employeurs et 22 mils comme salariés. Ce sont donc les  salariés qui compose
le groupe social familial qui consomme le plus. C’est groupe social qui en consommant achete toutes les charges et prélèvements qui est réclamé aux entreprises. Ex, l’entreprise verse 100€ de salaire, 10 € de charges salariales, 10 € d’impôt, plus 10 € d’autres taxes, et 20 € de tous frais de production, au total la production du salarié revient à 150 €. A cette somme l’entreprise y ajoutera sa marge, 10 € , l’entreprise devra vendre le travail réalisé 160 €. Il est donc aisé de comprendre qu’avec seulement 100 € de revenu le salarié ne pourra pas acheter son travail qui est vendu à 160 €.

Mais plus loin dans la réflexion que sont les 20 € de frais de production ?
Ils ne sont que le coût du travail des hommes qui ont été rémunéré avec ces 20 €. Continuons, que sont les 10 € de charges, les 10 € d’impôts, les 10 € d’autres taxes ?
Je pense que chacun à déjà compris que ce sont des sommes qui serons reversé en revenus pour payer tous les agents des services publics et des services réglé par le budget de l’État.
Que faut il comprendre de tout cela, que personne d’autre que les salariés et en moins grands nombres les employeurs ne paieront le coût de l’existence humaine. L’ENTREPRISE ne paie rien, l’ÉTAT ne paie rien : que faut il pour ne pas comprendre cela si ce n’est retourner s’instruire et en retour recevoir un revenu de 60 € à fin de créer de la monnaie hors du seul travail et enrichir nôtre intelligence pour construire une société à inventer pour sortir de cette dualité de l’exploitation d’hommes par d’autres, pour qu’entreprendre, être entrepreneur ne soit pas synonyme d’exploitation.

Les gilets jaunes n’ont pas avoir peur de revendiquer, maintenant l’on sait qui paiera.
Pour nous diriger l’on sait maintenant pour qui il ne faut pas voter, bon courage.

http://ddacoudre.over-blog.com/2019/03/les-taxateurs.html

[ NDLR: A noter que dans un autre article, cet auteur appelle assez clairement à l’abstention pour les élections européennes.]

http://ddacoudre.over-blog.com/2019/04/abstenez-vous-ou.html

MOUVEMENT SOCIAL: 10 OBJECTIFS REVENDICATIFS POUR LE 1ER MAI ET ENSUITE…!

MOUVEMENT SOCIAL:

 

10 OBJECTIFS REVENDICATIFS

 

POUR LE 1ER MAI ET ENSUITE…!

 

 

[ Cette nouvelle édition sera également proposée comme mise à jour de la pétition Ab.CICE ]

https://www.change.org/p/emmanuel-macron-mettre-fin-au-scandale-%C3%A0-40-milliards-du-cice-et-de-son-substitut-actuel-82eed49b-2055-4be5-a0b0-4dcc8e80e771

Embarqués, malgré eux ou non, « à l’insu de leur plein gré », serait-on tenté de dire, dans la grande galère médiatique du spectacle macronien hebdomadaire de « street fighting », il ne semble plus que les « Gilets Jaunes » soient en mesure de mobiliser les larges masses, malgré la répression féroce dont ils sont victimes et leur farouche résistance, qu’il convient de saluer, vu la durée du « conflit-spectacle ».

Pourtant, le 1er Mai arrive à grands pas, et avec lui le « joli mois » des luttes politiques et des révoltes sociales…

Le mouvement GJ continuera-t-il à servir d’éteignoir au pouvoir ou bien la flamme rejaillira-t-elle de là où on ne l’attend plus, mais où pourtant réside la vraie braise rouge et la mémoire des luttes, c’est à dire du prolétariat ?

C’est un débat récent et utile, vu l’évolution du mouvement, et qui porte en fin de compte sur la question d’un projet de plate-forme revendicative.

Près de cinq mois après le début de la lutte, il n’existe toujours pas de plate-forme revendicative réellement unitaire à laquelle on puisse se référer pour comprendre les objectifs du mouvement.

Si la répression féroce dont il est l’objet de la part du pouvoir ne mobilise pas davantage, ne crée pas suffisamment d’élan de solidarité populaire active, c’est bien que les objectifs du mouvement ne sont plus compréhensibles pour la plupart des gens, en regard de leurs besoins sociaux immédiats et urgents, alors que ce lien s’était pourtant fortement établi à partir du 17 Novembre.

Le but n’est donc pas d’ « attendre » passivement le 1er Mai, mais de le préparer comme une occasion de redonner l’initiative au mouvement de masse, comme une occasion à la fois unique et nouvelle de renouer le lien du 17 Novembre.

Le 1er Mai appartient historiquement et traditionnellement au prolétariat et c’est donc l’occasion de lui redonner une perspective de lutte sociale.

Évidemment c’est cette perspective qui devrait aussi être celle du mouvement GJ, s’il veut sortir du piège où l’a enfermé la Macronie En Marche et c’est dans ce sens qu’une plate-forme résumée est vitalement nécessaire et peut être utilement communiquée : dans le but de réorienter la démarche vers le prolétariat, à cette occasion importante, où il y a une possibilité élargie de mobilisation de masse, qui dépasse, précisément, la problématique dans laquelle le pouvoir a réussi à encercler et diviser le mouvement GJ.

Sous une apparence « unitaire », le RIC, même s’il peut présenter un intérêt politique à plus long terme, est bien l’une des impasses vers lesquelles le pouvoir a réussi à aiguiller le mouvement pour le tenir actuellement éloigné du terrain des luttes sociales prolétariennes et de la réponse rapide nécessaire aux situations d’urgences créées par la crise, qui ont suscité l’élan populaire massif et irrésistible du 17 Novembre.

C’est cet élan que le 1er Mai peut permettre de retrouver pour reconstruire le rapport de force qui fera réellement plier le pouvoir, cette fois ci, sans accréditer une nouvelle pirouette de Macron comme celle du 10 Décembre.

Cela ne peut encore se faire que sur la base d’une plate-forme nécessairement résumée, car le temps est court d’ici le 1er Mai et il s’agit de s’en tenir à ce qui est vraiment indispensable et incontournable, à la fois en termes d’unité populaire et de légitimité visible et lisible par le plus grand nombre.

Une des causes de la révolte du 17 Novembre est le déclassement des classes moyennes. C’est pourquoi la faible hausse du SMIC a suffi à rompre le lien en train de se faire avec les classes prolétariennes les plus démunies. Pour éviter un nivellement par le bas des salaires il faut donc à la fois rétablir l’indexation des salaires et des retraites sur l’inflation, et un relèvement du SMIC et du minimum retraite, et de tous les bas salaires.

Et non pas accepter des mesures qui alourdissent encore la fiscalité, comme celles prises par Macron le 10 Décembre.

Cela n’aboutit qu’à renforcer encore plus les causes de la crise et leurs conséquences sur les classes populaires. Alors qu’il faut au contraire réduire la pression fiscale, par exemple en abolissant carrément la CSG, et donc alléger le budget de l’Etat, notamment en abrogeant totalement le CICE et ses substituts.

La valeur créée par les entreprises est essentiellement le fruit du travail des salariés. Elle doit donc répondre à leurs besoins sociaux, et notamment sous forme de financement du budget de la Sécurité Sociale. Le financement global de ce budget ne doit plus dépendre du contribuable et devra donc être principalement réparti entre les entreprises à la fois en fonction du nombre de salariés par entreprises et de la valeur qu’elles génèrent, selon un quotient approprié.

>>> Le salaire net doit donc devenir le salaire de référence de base, et non plus le salaire brut.

Une nouvelle revendication essentielle peut donc être l’ABOLITION DE LA CSG et l’établissement de COTISATIONS SOCIALES SPÉCIFIQUES DES NON-SALARIÉS  :

Tous les bénéficiaires des prestations de la sécurité sociale ne sont pas des salariés. Il est donc normal qu’ils contribuent néanmoins à son financement par un mode de cotisation approprié. C’était officiellement l’idée originelle de la CSG  , aujourd’hui complètement dévoyée. La CSG vise aujourd’hui à transférer sur le contribuable une part importante des charges sociales incombant normalement aux entreprises. Elle est devenue un impôt inégalitaire de plus et doit être abolie en tant que telle. Les catégories de bénéficiaires non salariés doivent contribuer socialement selon leurs cas spécifiques, au prorata de leurs revenus, et non plus de manière faussement «  généralisée  ». 

Le rétablissement de l’ISF est devenu une des rares revendications emblématiques du mouvement GJ, alors qu’il s’agit plus d’un symbole que d’une réalité chiffrée, très secondaire en pratique. De plus, la partie «  immobilière  » existe toujours, en fait, sous la forme de l’IFI, et c’est la partie «  mobilière  », capital, peu touchée, réellement, par l’ISF, qui semble relativement escamotée dans ce processus.

Les revenus du capital, eux font déjà l’objet d’une réglementation spécifique, «  flat tax  », qui comprend une part CSG/CRDS, donc reversée à la Sécu, pour 9,7%, et une part «  Impôt de solidarité  », qui rentre, en fait, dans le budget général de l’Etat, pour 7,5%. Soit une «  flat tax  » totale de 17,2%.

La CSG étant à abolir, on proposera donc de remplacer également l’ensemble de la «  flat tax  » par une Contribution Sociale Spécifique sur les Revenus du Capital, à hauteur de 20%, et donc entièrement reversée au budget de la Sécurité Sociale.

Couplée avec le maintien de l’IFI, cette nouvelle Contribution sociale sur les revenus du Capital remplacera donc l’ISF.

Dans le cadre du remplacement de la CSG par un ensemble de Contributions sociales spécifiques, la CSG sur les revenus du patrimoine immobilier sera également remplacée par une Contribution spécifique pouvant être modulée en faveur de l’investissement privé dans le logement social locatif, sous condition d’une limitation des loyers, dans un rapport loyer/surface à définir, devenant, dans ce cas, une «  Contribution au Logement Social ».

Concernant le maquis des taxes sur l’énergie et le carburant, à l’origine de la crise du 17 Novembre et encore actuelle, il reste inextricable, et plutôt que de rentrer dans le détail, une solution enfin efficace, contrairement à celle du 10 Décembre, consiste à simplifier:

___De France, le cours du brut ne peut pas être maîtrisé, mais le coût des taxes, oui. Au lieu de varier en fonction du cours, elle seront fixes en rapport du volume, au tant par litre, se résumant ainsi en une taxe unique. De plus, les fournisseurs qui ne répercutent pas suffisamment vite les baisses de cours doivent se voir pénaliser au prorata. 

___GAZ-ELECTRICITÉ-FIOUL DOMESTIQUE : Le même principe de base d’une taxe unique sur chacune de ces formes d’énergie sera donc appliqué. De plus, en remplacement du dérisoire « chèque énergie », elle seront modulées, dans leur application, en fonction d’un quotient familial approprié, revenus/nombre de personnes par foyer.

Il ne s’agit pas pour autant d’imposer tel ou tel type de revendication, mais en fonction des études et articles publiés au cours de ces cinq mois de lutte, de proposer une remise à jour des objectifs de lutte en fonction des données économiques réelles et actuelles qui en ressortent.

Ci dessous, en résumé et également en DOC PDF imprimable,

les 10 points essentiels :

MOUVEMENT SOCIAL: 10 OBJECTIFS REVENDICATIFS

POUR LE 1ER MAI ET ENSUITE…!

__1_Le SMIC sera porté à 1400€ net, permettant ainsi à une famille monoparentale de dépasser le stade de pauvreté « Eurostat ».

__2_Tous les salaires actuellement jusqu’à 2000€ net seront réévalués d’autant. (+229€ net)

Tous les salaires compris entre 2000€ et le salaire moyen seront réévalués en net de 150€.

Tous les salaires, retraites, allocations et minima sociaux seront indexés sur l’inflation.

__3_Fixation d’un minimum retraite unique, toutes catégories, à 1200€ net/mois.

__4_L’ARGENT DE NOS IMPÔTS ET DES TAXES NE DOIT PLUS SERVIR A PAYER LES CHARGES SOCIALES DES ENTREPRISES >>> Abrogation totale et définitive du CICE et de tous les financements publics des charges d’entreprises.

__5_NOUVELLE RÉPARTITION DES CHARGES ET COTISATIONS SOCIALES : La valeur créée par les entreprises est essentiellement le fruit du travail des salariés. Elle doit donc répondre à leurs besoins sociaux, et notamment sous forme de financement du budget de la Sécurité Sociale. Le financement global de ce budget sera donc principalement réparti entre les entreprises à la fois en fonction du nombre de salariés par entreprises et de la valeur qu’elles génèrent, selon un quotient approprié. >>> Le salaire net devient le salaire de référence de base, et non plus le salaire brut.

__6_ABOLITION DE LA CSG et établissement des COTISATIONS SOCIALES SPÉCIFIQUES DES NON-SALARIÉS : Tous les bénéficiaires de prestations de la sécurité sociale ne sont pas des salariés. Il est donc normal qu’ils contribuent néanmoins à son financement par un mode de cotisation approprié. C’était officiellement l’idée originelle de la CSG , aujourd’hui complètement dévoyée. Elle est devenue un impôt inégalitaire de plus et doit donc être abolie en tant que telle. Les catégories de bénéficiaires non salariés doivent contribuer socialement selon leurs cas spécifiques, au prorata de leurs revenus, et non plus de manière faussement « généralisée ».

__7_L’ISF supprimée sera remplacée par une CONTRIBUTION SOCIALE SPÉCIFIQUE SUR LES REVENUS DU CAPITAL, à hauteur de 20%, entièrement reversée au budget de la Sécurité Sociale, et qui remplacera donc également l’ensemble de la « flat tax » actuelle. L’IFI sera maintenu.

__8_Dans le cadre du remplacement de la CSG par un ensemble de Contributions sociales spécifiques, la CSG sur les revenus du patrimoine immobilier sera également remplacée par une Contribution spécifique pouvant être modulée en faveur de l’investissement privé dans le logement social locatif, sous condition d’une limitation des loyers, dans un rapport loyer/surface à définir, devenant, dans ce cas, une « Contribution au Logement Social ».

__9_PRIX DES CARBURANTS : A l’origine de la crise actuelle, la solution avancée en Décembre 2018 reste inefficace. De France, le cours du brut ne peut pas être maîtrisé, mais le coût des taxes, oui. Au lieu de varier en fonction du cours, elle seront fixes en rapport du volume, au tant par litre, se résumant ainsi en une taxe unique. De plus, les fournisseurs qui ne répercutent pas suffisamment vite les baisses de cours doivent se voir pénaliser au prorata.

__10_GAZ- ÉLECTRICITÉ – FIOUL DOMESTIQUE: Le même principe de base d’une taxe unique sur chacune de ces formes d’énergie sera donc appliqué. De plus, en remplacement du dérisoire «  chèque énergie  », elle seront modulées, dans leur application, en fonction d’un quotient familial approprié, revenus/nombre de personnes par foyer.

[ DOC PDF >>> CLIQUER SUR L’IMAGE >>> ]

Mai 2019 : une mutinerie sociale générale est-elle encore possible?

 

 

 

 

 

 

 

Embarqués, malgré eux ou non, « à l’insu de leur plein gré », serait-on tentés de dire, dans la grande galère médiatique du spectacle macronien hebdomadaire de « street fighting », il ne semble plus que les « Gilets Jaunes » soient en mesure de mobiliser les larges masses, malgré la répression féroce dont ils sont victimes et leur farouche résistance, qu’il convient de saluer, vu la durée du « conflit-spectacle ».

Pourtant, le 1er Mai arrive à grands pas, et avec lui le « joli mois » des luttes politiques et des révoltes sociales…

Le mouvement GJ continuera-t-il à servir d’éteignoir au pouvoir ou bien la flamme rejaillira-t-elle de là où on ne l’attend plus, mais où pourtant réside la vraie braise rouge et la mémoire des luttes, c’est à dire du prolétariat ?

C’est un débat récent et utile, vu l’évolution du mouvement, et qui porte en fin de compte sur la question d’un projet de plate-forme revendicative.

Le but n’est justement pas d’ »attendre » le 1er Mai, mais de le préparer comme une occasion de redonner l’initiative au mouvement de masse, ce qui n’est pas le cas des divers processus actuellement en cours.

Le 1er Mai appartient historiquement et traditionnellement au prolétariat et c’est donc l’occasion de lui redonner une perspective de lutte sociale.

Évidemment c’est cette perspective qui devrait aussi être celle du mouvement GJ, s’il veut sortir du piège où l’a enfermé la Macronie En Marche et c’est dans ce sens qu’une plate-forme résumée est nécessaire et peut être utilement communiquée : dans le but de réorienter la démarche vers le prolétariat, à cette occasion importante, où il y a une possibilité nouvelle et élargie de mobilisation de masse, qui dépasse, précisément, la problématique dans laquelle le pouvoir a réussi à encercler et diviser le mouvement GJ.

Concernant le RIC, absent de la liste, ce n’est pas actuellement réellement une préoccupation sociale, ni des masses, ni du prolétariat, plus spécifiquement, et n’a donc pas sa place dans les revendications immédiates.

Pour autant, il est encore possible de le « resocialiser » en quelque sorte, sur un objectif et un débat concret, en lien avec la hiérarchie des salaires.

En effet, il nous faut à la fois combattre les risques d’un tassement vers le bas et la réalité bien actuelle des inégalités exponentielles qui se sont creusées.

En PJ, deux docs de données utiles sur le sujet.

Salaires PDG en France

SALAIRES DIRECTEURS ET CADRES

A mettre en débat, donc, l’idée d’une « fourchette » de salaires/revenus, allant du SMIC à N fois le SMIC…!

5, 10, 20, 50, 100, 1000 fois le SMIC pour un salaire maxi ??? Voilà un débat public qui promet d’être animé et de pointer les aberrations extrêmes et l’absurdité économique et sociale que représente le capitalisme, et par conséquent, d’ouvrir également le débat sur la possibilité d’une alternative socialiste prolétarienne…!

Actuellement, selon « Proxinvest », cela peut aller jusqu’à 1300 fois le SMIC, en France…!

Cette idée concrète de débat et de RIC pourrait figurer dans un bref exposé de la situation sociale actuelle en France, au verso d’un tract reprenant la plate-forme, et donc en complément des revendications immédiates.

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>>> Quelques réflexions qui ont guidé cette recherche, et le résultat final, à la suite :

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Résumée ou pas, la plate-forme  ???

>>> oui, nécessairement résumée, car le temps est court d’ici le 1er Mai et il s’agit de s’en tenir à ce qui est vraiment indispensable et incontournable, à la fois en termes d’unité et de légitimité visible et lisible par le plus grand nombre.

>>> au maximum une dizaine de revendications, à la fois les plus urgentes et les plus stratégiques en termes d’unité, et si possible résumées, au final sur une seule face A4…

(>>> voir un essai pdf en PJ >>> ESSAI PLATE FORME >>> Au verso, un court exposé de la situation serait donc possible également.)

Les articles, publiés sur Solydairinfo et TML, entre autres, au fil de ces mois de lutte avaient pour but de provoquer la réflexion sur le thème de cette plate-forme, et non d’imposer telle ou telle solution. A mesure du temps ils ont exposé au cours de cette réflexion les principales données économiques et sociales du problème.

Pourtant, effectivement, cela n’a pas mobilisé, n’ a pas abouti. Pourquoi  ? En cherchant à avancer, notamment sur la question du SMIC, il semble que la nature interclassiste du mouvement, et son origine principale dans les classes moyennes en voie de «  déclassement  » en sont encore la cause.

En effet un mouvement centré sur le relèvement du SMIC risquait et risque encore d’aboutir à un tassement de la hiérarchie des salaires vers le bas et confirmer ce «  déclassement  » au lieu de le combattre. Ce syndrome tend à éloigner les classes moyennes d’un soutien actif à cette revendication et il faut donc en tenir compte.

Néanmoins, il a été pris pour base, dans les articles, le fait que le SMIC puisse maintenir une famille monoparentale au dessus du seuil de pauvreté «  Eurostat  », et donc porté à 1400 € net. (contre 1171 actuels et 1300 dans la liste des 42)

>>> On doit garder cela en point n°1  :

«  __1_Le SMIC sera porté à 1400€ net, permettant ainsi à une famille monoparentale de dépasser le stade de pauvreté «  Eurostat  ».  »

Mais en conséquence, le point 2 pourrait donc être  :

«  __2_Tous les salaires actuellement jusqu’à 2000€ net seront réévalués d’autant. »

En même temps que son tour de bonneteau, malheureusement assez réussi, sur le SMIC, le pouvoir a tenté d’entortiller les retraités avec son histoire de «  hausse de CSG non appliquée  ». Concernant la CSG, on verra ce qu’il en est plus loin, mais la question d’un «plancher retraite» demeure, et était posée dans la liste des 42, à 1200€. En conséquence, le point 3 peut être  :

«  __3_Fixation d’un minimum retraite unique, toutes catégories, à 1200€ net/mois. »

>>>  «1200 net  » en raison d’une Contribution Sociale spécifique, non plus «  Généralisée  » >>>voir ce point + loin.

D’une manière générale, pour éviter un nouveau tassement des revenus des classes populaires il est nécessaire de ré-instaurer une échelle mobile en fonction de l’inflation  :

«  __(4)_Indexation de tous les salaires, retraites, allocations et minima sociaux sur l’inflation.  »

>>> ce point peut avantageusement être rapproché et intégré au 2, qui deviendrait  :

«  __2_Tous les salaires actuellement jusqu’à 2000€ net seront réévalués d’autant. 

Tous les salaires, retraites, allocations et minima sociaux seront indexés sur l’inflation.  »

>>> Les deux points suivants traitent des charges et cotisations sociales et expliquent d’eux-mêmes le pourquoi des revendications en net, et non pas en brut, sans qu’il soit réellement besoin d’un exposé théorique complémentaire  :

«  __4_L’ARGENT DE NOS IMPÔTS ET DES TAXES NE DOIT PLUS SERVIR A PAYER LES CHARGES SOCIALES DES ENTREPRISES  :

>>> Abrogation totale et définitive du CICE et de tous les financements publics des charges d’entreprises.  »

«  __5_NOUVELLE RÉPARTITION DES CHARGES ET COTISATIONS SOCIALES  :

La valeur crée par les entreprises est essentiellement le fruit du travail des salariés. Elle doit donc répondre à leur besoins sociaux, et notamment sous forme de financement du budget de la Sécurité Sociale. Le financement global de ce budget sera donc principalement réparti entre les entreprises à la fois en fonction du nombre de salariés par entreprises et de la valeur qu’elles génèrent.

>>> Le salaire net devient le salaire de référence de base, et non plus le salaire brut.  »

A approfondir, néanmoins >>> «  Le financement global de ce budget sera donc principalement réparti entre les entreprises à la fois en fonction du nombre de salariés par entreprises et de la valeur qu’elles génèrent.  » >>> Quotient à déterminer.

Dans cette même logique on en arrive donc au problème de l’abolition de la CSG, qui se comprend également de lui-même  :

«  __6_ABOLITION DE LA CSG et établissement des COTISATIONS SOCIALES SPÉCIFIQUES DES NON-SALARIÉS  :

Tous les bénéficiaires de prestations de la sécurité sociale ne sont pas des salariés. Il est donc normal qu’ils contribuent néanmoins à son financement par un mode de cotisation approprié. C’était officiellement l’idée originelle de la CSG  , aujourd’hui complètement dévoyée. La CSG vise aujourd’hui à transférer sur le contribuable une part importante des charges sociales incombant normalement aux entreprises. Elle est devenue un impôt inégalitaire de plus et doit être abolie en tant que telle. Les catégories de bénéficiaires non salariées doivent contribuer socialement selon leurs cas spécifiques, au prorata de leurs revenus, et non plus de manière faussement «  généralisée  ».  »

Le rétablissement de l’ISF est devenu une revendication emblématique du mouvement GJ, alors qu’il s’agit plus d’un symbole que d’une réalité chiffrée, très secondaire en pratique. De plus, la partie «  immobilière  » existe toujours, en fait, sous la forme de l’IFI, et c’est la partie «  mobilière  », capital, peu touchée, réellement, par l’ISF, qui semble relativement escamotée dans ce processus.

Les revenus du capital, eux font déjà l’objet d’une réglementation spécifique, «  flat tax  », qui comprend une part CSG/CRDS, donc reversée à la sécu, pour 9,7%, et une part «  Impôt de solidarité  », qui rentre, en fait, dans le budget général de l’Etat, pour 7,5%. Soit une «  flat tax  » totale de 17,2%.

La CSG étant abolie, on proposera donc de remplacer également l’ensemble de la «  flat tax  » par une Contribution Sociale Spécifique sur les Revenus du Capital, à hauteur de 20%, et donc entièrement reversée au budget de la Sécurité Sociale.

«  __7_L’ISF supprimée sera remplacée par une CONTRIBUTION SOCIALE SPÉCIFIQUE SUR LES REVENUS DU CAPITAL  , à hauteur de 20%, entièrement reversée au budget de la Sécurité Sociale, et qui remplacera donc également l’ensemble de la «flat-tax» actuelle. L’IFI sera maintenu.  »

«  __8_Dans le cadre du remplacement de la CSG par un ensemble de Contributions sociales spécifiques, la CSG sur les revenus du patrimoine immobilier sera également remplacée par une Contribution spécifique pouvant être modulée en faveur de l’investissement privé dans le logement social locatif, sous condition d’une limitation des loyers, dans un rapport loyer/surface à définir, devenant, dans ce cas, une «  Contribution au Logement Social  »  .  »

Concernant le maquis des taxes sur l’énergie et le carburant, il reste inextricable, ( https://selectra.info/energie/guides/tarifs/taxes ) et plutôt que de rentrer dans le détail, le mieux est de simplifier  :

«  __9_PRIX DES CARBURANTS  : A l’origine de la crise actuelle, la solution avancée en Décembre 2018 reste inefficace. De France, le cours du brut ne peut pas être maîtrisé, mais le coût des taxes, oui. Au lieu de varier en fonction du cours, elle seront fixes en rapport du volume, au tant par litre, se résumant ainsi en une taxe unique. De plus, les fournisseurs qui ne répercutent pas suffisamment vite les baisses de cours doivent se voir pénaliser au prorata.  »

«  __10_GAZ-ELECTRICITÉ-FIOUL DOMESTIQUE : Le même principe de base de taxe unique sera appliqué. De plus, elle seront modulées, dans leur application, en fonction d’un quotient familial approprié, revenus/nombre de personnes par foyer.  »

A DÉBATTRE…!!!

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Que l’on ne se méprenne pas, le but d’une telle plate-forme est bien à l’évidence d’être communiquée partout où c’est possible!

Simplement, il n’ y a pas de priorité spéciale pour les diverses « tendances » du mouvement GJ, qui, jusqu’à présent, ne font pas du 1er Mai une priorité ou un objectif particulièrement important, ou même, pas du tout, jusqu’à preuve du contraire!

Ce qu’il faut bien constater, c’est l’isolement relatif dans lequel s’est fourvoyé le mouvement GJ: malgré sa résistance acharnée et méritoire, il s’est pour l’essentiel coupé des masses et ne peut plus être qualifié de tel, malgré le nombre encore relativement important de gens qu’il peut mobiliser.

Il n’y a donc pas plus de « mouvement de masse GJ », à proprement parler, à l’heure actuelle, que de beurre en broche…

Il ne s’agit donc pas de cela, mais effectivement de susciter un débat sur la perspective d’un 1er Mai qui pourrait relancer le mouvement social sur des bases revendicatives nouvelles, mais qui sont la suite du 17 Novembre, quant au fond.

Politiquement, l’idée de proposer un RIC sur la rémunération maximum des Big Bosses peut être intéressante en termes de communication et serait effectivement un moyen d’intéresser concrètement un public plus large au  sujet du RIC, pourquoi pas…

En réalité il semble que le RIC, actuellement, même pour ses promoteurs zélés, n’est qu’un hochet intellectuel et qu’ils n’ont pas réellement envie de le voir aboutir… C’est pour la plupart simplement un truc qui leur permet de se poser en société, de causer dans les médias et les salons, éventuellement en réunion publique, et c’est tout…

Ce thème de RIC à mettre en avant, sur une « fourchette » entre SMIC et salaire maxi, peut donc être aussi un moyen de mettre au pied du mur les promoteurs acharnés du RIC et de les démasquer pour les opportunistes qu’ils sont, le plus souvent…!

Le RIC ne sera vraiment une arme révolutionnaire que lorsque les masses s’en empareront sur un thème qui les mobilise, et celui-ci est un débat assez récurrent, dans l’air du temps… De plus, il permet de remettre en cause le principe même des superprofits actuels et donc de remettre en cause le système, si on arrive à mener ce débat intelligemment.

 

 

A Marseille comme à Paris, le double spectacle de la pseudo- « révolution » en France !

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/03/17/a-marseille-comme-a-paris-le-double-spectacle-de-la-pseudo-revolution-en-france/

 

 

https://france3-regions.francetvinfo.fr/provence-alpes-cote-d-azur/sites/regions_france3/files/styles/top_big/public/assets/images/2019/03/16/zini_ftv4396-00_00_01_09-4140012.jpg?itok=a790vhT1

A Marseille comme à Paris,

le double spectacle

de la pseudo- « révolution » en France !

Après le spectacle de la pseudo « révolution » du 24 Novembre 2018 à Paris, organisée en Kollaboration avec l’extrême-droite fascisante dans le but de casser l’élan populaire du 17 Novembre, le pouvoir a eu quatre mois pour peaufiner sa stratégie de manipulation et de répression, et substituer la manipulation des groupuscules « gauchistes » à celle de l’extrême-droite, qui commençait à être trop visible et donc impraticable.

De plus, le système a clairement besoin d’une Marine Le Pen « en réserve de la République », même si ce n’est encore que comme repoussoir électoral, actuellement.


Et, cerise sur le gâteau, les « écolos » sont rentrés dans la danse!

Le spectacle nouveau organisé ce Samedi 16 Mars 2019 par la Macronie en Marche est doublement efficace dans la mesure où il joue de la dualité « violence/pacifisme » entre mouvement GJ et « écolos-pacifistes-contre le réchauffement climatique ».

Alors que d’un côté comme de l’autre il s’agit de « réformer démocratiquement » un système qui surexploite à la fois l’humanité et les ressources naturelles.

Alors qu’il suffit de définir démocratiquement quels sont réellement les besoins sociaux incontournables que nous voulons satisfaire par notre travail productif, et d’en imposer la réalisation et la mise en œuvre, dans les limites des ressources qui s’imposent à tous et qui doivent être respectées collectivement de manière impératives, et non pas « pacifiquement » !

Limite des besoins à définir, limite des ressources à employer pour les satisfaire, il n’y a pas de place pour l’accumulation du Kapital, là dedans, pas de place pour le capitalisme macronien, lepéniste, social-démocrate ou autre…

La seule véritable démocratie est celle par laquelle le peuple répond collectivement, par son travail, à ses propre besoins.

Producteurs de biens et de services, sauvons nous nous-mêmes !

…Et nous sauverons la planète en même temps !!

Luniterre

 

 

 

« (F)RANCE INFO » >>> « Double manifestation sur le Vieux Port

Le rendez-vous était à la même heure et au même lieu : sous l’ombrière du Vieux-Port : d’un côté les Gilets Jaunes, de l’autre les marcheurs pour le climat.
Des milliers de personnes mais pour des combats différents, les cortèges se sont vite séparés.

Les Gilets Jaunes, rivés sur leurs téléphones à Marseille, ont suivi de près les graves incidents de Paris. Leur manifestation s’est élancée vers la gare Saint Charles en passant par la porte d’Aix. 800 personnes ont été comptabilisées officiellement.

Des échauffourées ont eu lieu entre manifestants et police, qui a dispérsé des groupes dans la gere Saint Charles. Deux interpellations ont eu lieu pour jets de projectiles. 

Le reportage de Frédérique Poret et Emmanuel Zini :

https://france3-regions.francetvinfo.fr/provence-alpes-cote-d-azur/bouches-du-rhone/marseille/marseille-incidents-lors-acte-18-gilets-jaunes-1639722.html

AUTRE SON DE CLOCHE, DONT NOUS NE PARTAGEONS PAS NON PLUS TOUS LES POINTS DE VUES, MAIS QUI MONTRE ASSEZ BIEN LE DÉCALAGE ENTRE L’APPROCHE MÉDIATIQUE « OFFICIELLE » ET LA RÉALITÉ OBSERVÉE SUR LE TERRAIN:

 

 

SUR LE MÊME THÈME:

https://solydairinfo.wordpress.com/2019/02/22/trois-mois-de-luttes-du-mouvement-gj-mise-a-jour-de-la-petition-ab-cice/

 

16 Mars : Quel sens réel pour le réveil « anti-autoritaire » de la FI?

 

 

 

 

16 Mars: les députés FI se découvrent « anti-autoritaires » !

12 février 2019 Communiqué de presse

Communiqué du groupe parlementaire de la France insoumise.

« 16 mars : Contre la dérive autoritaire, rassemblons-nous !

Le pouvoir méprise la colère populaire qui s’exprime depuis plus de trois mois dans le pays.
Face à l’exigence sociale et démocratique, sa dérive autoritaire est devenue évidente : légitimation et incitation à l’usage disproportionné de la violence policière, lois liberticides, arrestations préventives par milliers, perquisitions contre l’opposition ou un journal indépendant, usage politique des moyens de police et de justice, propagande d’État envahissante en guise de « Grand Débat » monopolisant les médias privés comme publics.

C’est assez !

Nous appelons toutes celles et tous ceux qui sont attachés aux droits démocratiques, aux libertés fondamentales et à l’État de droit à réagir contre cette dérive dangereuse.

Nous proposons un rassemblement à Paris le 16 mars, pour dire : « Non à la dérive autoritaire. Pour le respect de l’Etat de droit et des libertés démocratiques ».

À l’issue de ce rassemblement, les présents se joindront à la marche hebdomadaire des Gilets Jaunes.
Nous invitons toutes celles et tous ceux qui le souhaitent à se joindre à cet appel et à se rencontrer pour préparer ensemble ce rassemblement. »

https://lafranceinsoumise.fr/2019/02/12/16-mars-contre-la-derive-autoritaire-rassemblons-nous/

Quel sens réel

pour ce « réveil » (tardif) de la FI ?

Cultiver des illusions sur la démocratie bourgeoise n’a, en soi, rien de progressiste.

Pour que cela soit tactiquement justifié, il faudrait qu’il y ait au moins un autre but progressiste en jeu, même si simplement tactique.

Le mouvement de masse ne s’épuise pas à cause des manifs à répétition, ni même à cause de la répression, mais à cause du manque d’objectif revendicatif concrètement exprimé et visible.

La FI essaye simplement de se remettre en piste sur la base de la haine anti-Macron, mais, tout comme les syndicats, sans objectif revendicatif précis, au delà de l’illusion démocratique, qu’elle contribue à entretenir.

Le pouvoir vient encore de jouer magistralement le coup en condamnant Dettinger à une peine très modérée en rapport d’autres GJ moins connus…

Du reste, Dettinger ne fait pas appel, ce qui se comprend, et si le Procureur lui-même ne fait pas appel de cette relative clémence, ce jugement apparaîtra au plus grand nombre comme une volonté d’apaisement de la part du pouvoir.

La société du spectacle est ici à l’œuvre: un truc qui n’existait pas du temps de Lénine! Mais terriblement efficace, et bien plus fort que les matraques, en fait.

Le pétard du 16 Mars est donc déjà mouillé avant même d’être allumé, en termes de « mobilisation de masse démocratique ». Juste un pas de plus, après la journée CGT du 5 Février, dans l’enterrement du mouvement de masse du 17 Novembre et dans le retour au jeu politico-syndical habituel.

D’ici le 16 Mars la donne ne pourrait changer que sur la base d’un programme revendicatif. C’est clairement, aujourd’hui, la « gauche militante » qui fait le meilleur rempart du système en entretenant l’agitation sur des bases déconnectées des besoins concrets des masses. C’est cela qui contribue à éloigner les masses du mouvement, c’est cela qui contribue à la stratégie d’usure menée par le pouvoir.

Actuellement, faire chorus avec ceux qui continuent de manipuler ce mouvement loin de ses buts revendicatifs et sociaux réels, c’est simplement les aider à enterrer le mouvement et c’est cela qui fait le jeu du pouvoir en dilapidant le capital de sympathie né le 17 Novembre.

La gauche, « extrême » ou non, ne s’est pas mobilisée pour soutenir et appuyer le mouvement de masse quand il était dans sa phase ascendante, mais elle se « mobilise » maintenant pour le faire rentrer dans les rangs du système et contribuer à son enterrement. Libre à chacun de suivre la procession et même d’ajouter une fausse fleur « rouge » à la couronne mortuaire.

Alors qu’il faudrait encore, éventuellement, réfléchir au moyen de faire capoter le corbillard… En constituant enfin une plateforme revendicative réellement démarquée des syndicats et des partis « de gauche », même « extrêmes », actuellement à la manœuvre.

Le 16 Mars, la FI prend simplement le relais de la CGT dans le rôle du croque-mort…

 

 

Pierre GRINDSABLE

 

 

SOURCE:

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/02/14/16-mars-quel-sens-reel-pour-le-reveil-anti-autoritaire-de-la-fi/

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