If not now when? Résistances au cœur des Citadelles !!

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If not now when ?

Si pas maintenant, quand ?

RESISTANCE !!

jusqu’au cœur

des Citadelles…!!

USA-Israël

Grève de la faim en Palestine

Manif anti-AIPAC de la jeunesse juive US

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Israël : plus de 1.000 Palestiniens

en grève de la faim

@ AFP

Un mouvement de protestation inédit depuis des années a été lancé par Marwan Barghouthi, leader de la deuxième Intifada, ce lundi. Il vise à « mettre fin aux abus » de l’administration pénitentiaire.

17 avr 2017 18:39Thomas Guien

« Mettre fin aux abus » de l’administration pénitentiaire israélienne. C’est la raison pour laquelle plus d’un millier détenus de Palestiniens ont entamé lundi une grève de la faim collective. Un mouvement de protestation inédit depuis des années, lancé par Marwan Barghouthi, leader de la deuxième Intifada et condamné à la perpétuité.

Ce mouvement de protestation faisait lundi la Une des médias palestiniens, tant la question des prisonniers incarcérés par l’Etat hébreu – actuellement 6.500 – est centrale pour les Palestiniens. Depuis 1967 et l’occupation par l’armée israélienne des Territoires palestiniens, plus de 850.000 d’entre eux ont en effet été emprisonnés par Israël, selon leurs dirigeants.

« La fin de négligences médicales »

Nombreux d’entre eux se sont lancés par le passé dans des grèves de la faim pour protester contre des abus. Elles les ont mené au bord de la mort et se sont conclues par des accords sur leur libération. En outre, ces initiatives individuelles ont suscité de vifs débats dans la société palestinienne, de nombreuses voix dénonçant des actes dangereux pour ceux qui les mènent et sans impact sur les conditions de l’ensemble des prisonniers. La dernière grève massive dans les prisons israéliennes remonte à février 2013, lorsque 3.000 Palestiniens avaient refusé de se nourrir, durant une journée, pour protester contre la mort en détention d’un des leurs.

Cette fois-ci, ce mouvement devrait durer plus d’une journée afin de porter « des demandes humanitaires prévues dans le droit international et reconnues comme faisant partie des droits de l’Homme », a indiqué Fedwa Barghouthi, l’épouse de Marwan Barghouthi. Ce que veulent les prisonniers ? Entre autres, des téléphones publics dans les prisons, des droits de visite élargis, la fin des « négligences médicales » et des mises à l’isolement, ainsi que l’accès à des chaînes télévisées et de la climatisation.

300 mineurs détenus

Des revendications destinées aux 6.500 Palestiniens actuellement détenus par Israël. Parmi eux figurent 62 femmes et 300 mineurs. Environ 500 d’entre eux sont sous le régime extra-judiciaire de la détention administrative qui permet une incarcération sans procès ni inculpation. Treize députés sont aussi emprisonnés.

Environ 1.300 prisonniers participent au mouvement « et ce chiffre pourrait augmenter dans les heures à venir », a déclaré Issa Qaraqee, chargé de la question des prisonniers au sein de l’Autorité palestinienne. Pas sûr que cela suffise à faire fléchir les autorités : le porte-parole de l’administration pénitentiaire israélienne Assaf Librati a parlé d' »environ 1.100″ détenus dans huit prisons israéliennes, évoquant « des mesures disciplinaires déjà prises ». « L’administration pénitentiaire israélienne ne négocie pas », a-t-il prévenu.

http://www.lci.fr/international/israel-plus-de-1-000-palestiniens-en-greve-de-la-faim-2045266.html

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USA : la jeunesse juive se révolte

contre le lobby israélien (Vidéos)

Entre 1.000 et 5.000 jeunes, selon les sources, ont défilé dans les rues de la capitale états-unienne, avant de se déployer devant le hall où l’AIPAC tenait son congrès annuel.

Tandis qu’à l’intérieur de la salle, l’ambassadeur d’Israël aux Etats-Unis, se réjouissait de l’arrivée au pouvoir de l’islamophobe Donald Trump, à l’extérieur, les jeunes manifestaient sous la bannière « Les Juifs ne seront pas libres tant que les Palestiniens ne le seront pas ». Une douzaine d’entre eux ont même réussi à s’enchaîner aux portes du bâtiment, perturbant la cérémonie d’apologie des crimes de guerre.

La manifestation était notamment organisée par la toute jeune association « If not now » (« Maintenant ou jamais ! »), née au début de l’année en réaction aux premières mesures racistes de l’administration Trump, contre les migrants, contre les réfugiés, contre les musulmans.


Dans la foulée, ces mêmes jeunes américains, qui se réclament pour la plupart d’une identité juive et qui criaient dimanche leurs slogans aussi bien en anglais qu’en hébreu, ont réalisé que leur combat passe aussi par la lutte contre la colonisation et la reconnaissance des droits du peuple palestinien.

« Non, l’AIPAC n’a pas le monopole de la représentation des Juifs de ce pays », déclarent-ils, appelant au développement de #ResistAIPAC et #JewishResistance.

L’acronyme AIPAC signifie American Israeli Political Affairs Committee.

CAPJPO-EuroPalestine

http://www.europalestine.com/spip.php?article12818&lang=fr

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 Résistance contre la réaction fasciste !

 

 

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(NDLR: cette vidéo est identique à l’une des vidéos « facebook » mentionnée ci-dessous, au dessus de INSIDE AIPAC,

mais qui n’apparait donc pas toujours, selon les navigateurs )

 

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INSIDE AIPAC

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Pаlestine

 

 

 

Pourquoi nous sommes
en grève de la faim
dans les prisons d’Israël

Marwan Barghouti, The New York Times, mardi 18 avril 2017

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Prison de Hadarim, Israël — Ayant passé les 15 dernières années dans une prison israélienne, j’ai été à la fois témoin et victime du système illégal israélien d’arrestations collectives arbitraires et des mauvais traitements des prisonniers palestiniens. Après avoir épuisé toutes les autres options, j’ai décidé que le seul choix pour résister à ces mauvais traitements était de se mettre en grève de la faim.

Quelque 1 000 prisonniers palestiniens ont décidé de participer à cette grève de la faim, qui commence aujourd’hui, la journée que nous célébrons ici comme la Journée des Prisonniers. Faire la grève de la faim est la forme la plus pacifique de résistance qui existe. Elle fait souffrir uniquement ceux qui y participent et ceux qui leur sont chers, dans l’espoir que leur estomac vide et leur sacrifice aideront à ce que le message trouve un écho au-delà des limites de leur sombre cellule.

Des décennies d’expérience ont prouvé que le système israélien inhumain d’occupation coloniale et militaire a pour but de briser le courage des prisonniers et de la nation à laquelle ils appartiennent, en infligeant des souffrances à leur corps, en les séparant de leur famille et de leur société, en faisant usage de mesures humiliantes pour les obliger à se soumettre. Malgré de tels traitements, nous ne nous soumettrons pas.

Israël, la puissance occupante, a violé le droit international de multiples façons depuis près de 70 ans, et a cependant bénéficié de l’impunité pour ses actes. Il a perpétré de graves violations des Conventions de Genève à l’encontre des Palestiniens ; les prisonniers, parmi lesquels des hommes, des femmes et des enfants, ne font pas exception.

Je n’avais que 15 ans quand j’ai été emprisonné pour la première fois. J’avais à peine 18 ans quand un interrogateur israélien m’a forcé à écarter les jambes, alors que j’étais debout et dénudé dans la salle d’interrogatoire, avant de me frapper sur les parties génitales. Je me suis évanoui de douleur et la chute qui en a résulté m’a laissé au front une cicatrice pour le reste de ma vie. L’interrogateur s’est ensuite moqué de moi, en disant que je ne procréerai jamais parce que des gens comme moi ne donnent naissance qu’à des terroristes et des meurtriers.

Quelques années plus tard je me suis trouvé de nouveau dans une prison israélienne, menant une grève de la faim, quand mon premier fils est né. Au lieu des bonbons que nous distribuons habituellement pour célébrer de telles nouvelles, j’ai distribué du sel aux autres prisonniers. Quand il a eu à peine 18 ans, il a à son tour été arrêté et il a passé quatre ans dans les prisons israéliennes.

L’aîné de mes quatre enfants est maintenant un homme de 31 ans. Cependant je suis toujours ici, poursuivant ce combat pour la liberté en même temps que des milliers de prisonniers, des millions de Palestiniens et avec le soutien de tant de personnes dans le monde entier. Quel problème y a-t-il avec l’arrogance de l’occupant, de l’oppresseur et de leurs partisans qui les rende sourds à cette simple vérité : nos chaînes seront brisées avant que nous ne le soyons, parce qu’il est dans la nature humaine de répondre à la demande de liberté quel qu’en soit le prix.

Israël a construit presque toutes ses prisons en Israël plutôt que dans les territoires occupés. En agissant ainsi, il a illégalement et par la force transféré les civils palestiniens en captivité, et a utilisé cette situation pour restreindre les visites des familles et pour infliger des souffrances aux prisonniers par de long transports dans des conditions douloureuses. Il a transformé des droits fondamentaux qui doivent être garantis en application du droit international — y compris certains obtenus à grand peine par les grèves de la faim précédentes — en privilèges que son service pénitentiaire décide de nous accorder ou de nous retirer.

Les prisonniers et les détenus palestiniens ont souffert de la torture, de traitements inhumains et dégradants, et de négligences médicales. Certains ont été tués alors qu’ils étaient détenus. Selon le dernier bilan du Club des prisonniers palestiniens, environ 200 prisonniers palestiniens sont morts depuis 1967 à cause de tels actes. Les prisonniers palestiniens et leurs familles demeurent aussi une cible prioritaire de la politique israélienne d’imposition de châtiments collectifs.

Par notre grève de la faim, nous cherchons à mettre un terme à ces mauvais traitements.

Au cours des cinq décennies passées, selon l’association Addameer de défense des droits de l’homme, plus de 800 000 Palestiniens ont été emprisonnés ou détenus par Israël — soit l’équivalent d’environ 40 % de la population masculine des Territoires palestiniens. Aujourd’hui, environ 6 500 d’entre eux sont toujours emprisonnés, avec parmi eux certains qui ont la lugubre distinction de détenir les records mondiaux des plus longues périodes de détention de prisonniers politiques. Il n’y a guère de famille en Palestine qui n’ait enduré de souffrances provoquées par l’emprisonnement d’un ou de plusieurs de ses membres.

Comment rendre compte de cet incroyable état de choses ?

Israël a créé un double régime juridique, une forme d’apartheid judiciaire, qui assure une quasi-impunité aux Israéliens qui commettent des crimes contre les Palestiniens, tout en criminalisant la présence et la résistance palestiniennes. Les tribunaux d’Israël sont une parodie de justice, et sont clairement des instruments de l’occupation coloniale et militaire. Selon le département d’Etat, le taux de condamnation des Palestiniens devant les tribunaux militaires est de presque 90 %.

Parmi les centaines de milliers de Palestiniens qu’Israël a emmenés en captivité il y a des enfants, des femmes, des parlementaires, des activistes, des journalistes, des défenseurs des droits de l’homme, des universitaires, des personnalités politiques, des militants, des passants, des membres de la famille des prisonniers. Et tout cela avec un seul but : enterrer les aspirations légitimes d’une nation toute entière.

Au lieu de cela, cependant, les prisons d’Israël sont devenues le berceau d’un mouvement durable pour l’autodétermination palestinienne. Cette nouvelle grève de la faim démontrera une fois encore que le mouvement des prisonniers est la boussole qui guide notre combat, le combat pour la Liberté et la Dignité, nom que nous avons choisi pour cette nouvelle étape dans notre longue marche vers la liberté.

Israël a cherché à tous nous marquer au fer en tant que terroristes pour légitimer ses violations du droit, parmi lesquelles les arrestations collectives arbitraires, les tortures, les mesures punitives et le restrictions rigoureuses. Dans la volonté israélienne de saper la lutte palestinienne pour la liberté, un tribunal israélien m’a condamné à cinq peines de prison à perpétuité et à 40 ans de prison au cours d’un procès transformé en spectacle politique qui a été dénoncé par les observateurs internationaux.

Israël n’est pas la première puissance occupante ou coloniale à recourir à de tels expédients. Tout mouvement de libération nationale dans l’histoire peut rappeler des pratiques analogues. C’est pourquoi tant de personnes qui se sont battues contre l’oppression, le colonialisme et l’apartheid se tiennent à nos côtés. La Campagne internationale pour la libération de Marwan Barghouti et de tous les prisonniers palestiniens que la figure emblématique de la lutte anti-apartheid, Ahmed Kathrada, et ma femme, Fadwa, ont lancé en 2013 depuis l’ancienne cellule de Nelson Mandela sur l’île de Robben Island a bénéficié du soutien de huit lauréats du Prix Nobel de la Paix, de 120 gouvernements et de centaines de dirigeants, de parlementaires, d’artistes et d’universitaires du monde entier.

Leur solidarité révèle l’échec moral et politique d’Israël. Les droits ne sont pas conférés par un oppresseur. La liberté et la dignité sont des droits universels qui sont inhérents à l’humanité, qui doivent profiter à toutes les nations et à tous les êtres humains. Les Palestiniens ne feront pas exception. Seul le fait de mettre fin à l’occupation mettra fin à cette injustice et marquera la naissance de la paix.

http://www.france-palestine.org/Pourquoi-nous-sommes-en-greve-de-la-faim-dans-les-prisons-d-Israel

Marwan Barghouti est un dirigeant et parlementaire palestinien.

Traduit pour l’AFPS et pour le site Ballast de l’anglais par Yves Jardin, membre du GT de l’AFPS sur les prisonniers.

 

 

 

 

 

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